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  • : Les jardins d'Hélène
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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 23 ans, 21 ans et 16 ans 1/2. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-huit ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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Je n'arrive plus à trouver de temps pour le blog, alors je poursuis ... à mon rythme !

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 18:03

Incipit : « ça se passe très vite. Paola me quitte. Je bascule hors d'une zone de sécurité. Je glisse, et, déjà je construis ma défaite. D'avance, je connais le prix de la séparation. »

 

Phrases courtes, lapidaires, qui donnent le ton du roman et souvent, sa qualité. Qu'en est-il, à la fin d'un amour ? Pour faire face à la perte de celle qui était sa compagne depuis dix ans, la narratrice multiplie les aventures (homo)sexuelles comme une fuite en avant. Si quelques réflexions ici ou là sonnent juste, quelques belles scènes, une errance qui tente de s'ancrer chez le psy, le roman, aussi court soit-il, lasse vite : pauvre petite fille riche qui traverse le monde de long en large, d'avion en TGV, pour aller b... ailleurs avec la première venue. Je n'ai pas réussi à avoir de l'empathie pour l'héroïne, sans doute est-ce là la raison de ma distance et de mon désintérêt. C'est un peu vain, tout cela.

 

p. 72 : « Pourquoi laissez-vous autant de place à la séduction? Etes-vous une sex addict ?

Je paie. Je sors. Je vais pleurer sur l'île Saint-Louis.

Je maudis ses questions car mon analyste vise juste. J'ai besoin de ces rencontres pour laisser le vide laissé par Paola. […] Rien ne détruit autant qu'aimer. »

 

p. 86 : « On s'habitue à la douleur, au silence, jamais à l'absence. »

 

Mercure de France, août 2013, 200 pages, prix : 16,50 €

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crédit photo couverture : © Savannah Daras / Arcangel Images (détail) / et éd. Mercure de France

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