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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 13:26
7 Shakespeares, volumes 1 à 6 - Harold Sakuishi

Traduit du japonais par Thibaud Desbief

 

L’histoire commence par un long prologue : à Londres, en 1600, la pièce de Shakespeare, Hamlet, rencontre un succès populaire. Même la reine y goûte avec plaisir. Mais le théâtre est alors considéré comme un art vulgaire et entraîne des émeutes :

« Comte Cecil, nous ne pouvons plus hésiter par peur de froisser la reine. Le théâtre est un spectacle abject. Mettez les tous en prison et faisons-leur goûter au châtiment qui les attend en enfer. Comédiens, régisseurs, imprésarios, poètes, … Ne me dites pas que vous rechignez à tuer un écrivain… »

Au même moment dans une taverne, un homme dit être en possession du manuscrit non édité de la pièce et affirme que celui qui prétend être Shakespeare est un imposteur…

Au chapitre suivant, l’histoire revient en arrière, en 1587 à Liverpool dans le quartier de Chinatown. La jeune Li a un don particulier, celui de voir ce qui va se dérouler, ce qui cause bien des ennuis à sa famille et la met elle-même en danger. (Je n’en dis pas plus !). Le récit prend une tournure de roman d’aventure légèrement surnaturel que j’ai trouvé vraiment prenant, mystérieux et intriguant. Shakespeare réapparaît à la toute fin, pour entretenir plus encore le mystère et donner envie vraiment, de lire la suite.

Des personnages aux traits fins, très expressifs, une histoire envoutante, un très bon 1er tome !

 

Kazé éditions / coll.  seinen, avril 2012, 264 pages, prix : 9,99 €

Etoiles :

Crédits photos couvertures : © Harold Sakuishi et éd. Kazé.

 

 

Vol. 2

« the lost years ». Pendant sept années, à partir de 1585, on perd toute trace de Shakespeare. Nul ne sait vraiment ce qu’il a fait… Dans sa biographie, on les appelle « the lost years ». Pendant ce temps-là, en 1587, Lance Carter (qui deviendra Shakespeare, donc) et son ami Wallace ont recueilli Li. Elle se sent apaisée chez eux, même si elle ne comprend pas leur langue. Elle passe beaucoup de temps avec Mill, leur camarade, qui lui apprend l’anglais. Elle a des capacités étonnantes. Toujours aussi intrigante et mystérieuse, Wallace est persuadé que Li peut avoir une influence dramatique sur leur avenir. Pourtant, elle va les aider dans l’arnaque dont ils sont victimes auprès de leur patron, elle va écrire des textes poétiques qui inspireront Lance… « Cette fille cache en elle les traces d’un passé incroyable… et j’ai l’impression qu’elle est capable de conjurer un avenir tout aussi incroyable » dit Wallace.

Une impression de douceur ressort de ce volume essentiellement consacré à la jeune Li, au mystère qui l’entoure, et à la fascination qu’elle provoque auprès de ceux qui la fréquentent. Et son rôle dans l’écriture du futur Shakespeare ne semble pas anodin…

On n’attend qu’une chose : la suite de cette histoire toujours aussi captivante !

 

Kazé éditions / coll.  seinen, juin 2012, 215  pages, prix : 9,99 €

Etoiles :

Crédits photos couvertures : © Harold Sakuishi et éd. Kazé.

 

 

Vol. 3

« La douzième nuit »

Le tome démarre doucement sur le passé de Li, pour prendre plus d’ampleur et d’intrigue avec le duel théâtral de « la douzième nuit ». Lance prend un pari avec un auteur concurrent dont l’enjeu est l’amour d’une jeune femme, la belle Anette. Le perdant devra renoncer à Anette mais surtout, renoncer à écrire des pièces. Lance bien conscient de la qualité des textes de Li, est complexé par son manque d’éducation et se lance dans la lecture effrénée de toutes sortes d’ouvrages pour se cultiver.

Le tome 3 fait la part belle à l’importance du théâtre amateur dans la ville, et à ce qu’il régit implicitement : « La guilde des marchands de vin et celle des marchands d’aliments sont les deux corporations qui investissent le plus dans le théâtre… Elles sont rivales. Leurs pièces sont évaluées selon la puissance des applaudissements du public. Elles mettent en jeu le pain distribué par l’Eglise…. Parfois même elles jouent de l’argent. Elles se livrent un combat acharné. Nos pièces, celles de guilde des marchands de sel, n’ont jamais été plus applaudies que les leurs. C’est de la folie de les défier, Lance ! »

Alors, « laquelle de nos pièces sera la plus raffinée, et la plus brillante ? Laquelle sera vulgaire et décriée ? »

La compétition théâtrale a lieu, on est dans Shakespeare, vous vous doutez bien du gagnant, et pourtant, tout n’est pas si simple, notamment dans le sort d’Anette et le devenir de Lance, Wallace, Li et Mills.  « Épouser un être qui ne vous fait pas vibrer revient à mener une vie remplie de vide ».

Et si l’avenir de Lance et de ses amis était à Londres ? Et qu’en est-il de ce bracelet offert par Lance à Wallace gravé de noms qui ne sont pas les leurs ? Tous porteraient donc des faux noms ? (Pourquoi le futur Shakespeare s’appelle-t-il Lance Carter ?)

Intrigues, théâtre, rivalités, poésie, amours, secrets, humour et détente : nul doute, cette série est toujours aussi bonne, et je vais me plonger avec plaisir dans le tome 4 !

 

 

Kazé éditions : coll Seinen, septembre 2012, 266 pages, prix : 9,99 €

Etoiles :

Crédits photos couvertures : © Harold Sakuishi et éd. Kazé.

 

 

Vol. 4

 

Toujours aussi réussi ce tome 4 ! On se replonge cette fois réellement dans l’enfance de Shakespeare, l’ambition de son père à obtenir des armoiries, un rang social qui s’achète, avec son lot de magouilles. L’amitié de William avec John Combe, l’amour naissant entre Cathy Hamlet et John, le drame qui s’ensuit, sur fond de querelles religieuses, les protestants pourchassant alors les prêtres catholiques pour les torturer dans la fameuse tour de Londres… un tome très historique mais suffisamment scénarisé pour que ce soit toujours passionnant et agréable à suivre. Un volume qui s’arrête sur une histoire inachevée, qui ne peut qu’inciter à filer vers le 5ème !

 

Kazé éditions : coll Seinen, janvier 2013, 270 pages, prix : 9,99 €

Etoiles :

Crédits photos couvertures : © Harold Sakuishi et éd. Kazé

 

 

Vol. 5

 

Un tourbillon d’épreuves cruelles et injustes pour le jeune Shakespeare dans ce tome 5, c’est toujours aussi prenant !

Le jeune Shakespeare assiste aux messes secrètes de John Cottam, un jeune prêtre de Stratford, dont le frère a été arrêté et enfermé à la Tour de Londres pour ces mêmes raisons : la religion catholique est jugée dissidente, elle est donc combattue.

John Cottam est arrêté et emporté par une voiture aux armoiries représentants 3 grands brochets : celles du protestant Sir Thomas Lucy. Le même jour, il y avait dans la foule une jeune protestante : Anne Hathaway. John Cottam sera torturé et exécuté le 30 mai 1582.

Anne, enceinte d’un homme qui ne veut pas d’elle, monte un traquenard à l’encontre de Shakespeare : « mais le plus désagréable, c’était son rire moqueur, ce rire bestial qu’elle avait libéré tournait dans la tête de William Shakespeare… et s’accompagnait d’un grand regret » (p. 89-90). Le jeune homme est pris au piège d’une sombre manipulation, qui ne s’arrête pas là, il sera également victime d’un autre piège avec son ami John Combe… Sans trop en dire, les épreuves sont rudes dans ce tome, et tiennent le lecteur en haleine. Les dessins des scènes de sexualité, sensuels et vénéneux, traduisent bien les pensées secrètes des personnages (ou plus exactement leur réel dessein !) et apportent un nouveau cachet à l’histoire.

Une qualité d’ensemble qui ne faiblit pas, bien au contraire avec ce tome.

 

Kazé éditions : coll Seinen, mai 2013, ~200 pages, prix : 9,99 €

Etoiles :

Crédits photos couvertures : © Harold Sakuishi et éd. Kazé

 

 

Vol. 6

Emprisonnés dans les geôles de Sir Thomas Lucy pour un vol de cerfs qu’ils n’ont pas commis, Will et John ne peuvent s’expliquer comme ils le souhaiteraient. Au contraire, humiliés et rabaissés, c’est l’épisode qui va les convaincre de changer de vie. Bienvenue désormais à Lance et Wallace. La boucle est ainsi bouclée et l’on revient aux premiers tomes avec les personnages de Mill et Li. On comprend à présent pourquoi les personnages ont changé de nom et qui ils sont réellement.

Le tome insiste sur les questions de rang social et les persécutions des Catholiques, amenant ainsi le conflit entre Elizabeth et Marie Stuart, et la guerre entre l’Espagne et l’Angleterre.

Il vaut mieux lire les tomes dans la foulée afin de ne pas être trop perdu dans les personnages, la construction des 6 tomes se jouant des époques et des noms et étant assez riches de faits.  Ces 6 tomes forment un premier cycle, qu’on espère bientôt suivi d’un second cycle de 6 volumes, mais la série semble en pause au Japon pour le moment, il va donc falloir patienter. Dommage car on aimerait à présent pouvoir revenir davantage au théâtre qui nous occupait au tout début de la série, et qui nous laisse sur notre faim.

 

Kazé éditions : coll Seinen, nov 2013, 260  pages, prix : 9,99 €

Etoiles :

Crédits photos couvertures : © Harold Sakuishi et éd. Kazé

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Publié par Laure - dans Boite à BD
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commentaires

zarline 17/05/2014 20:25

Je lis peu de mangas mais je dois dire que le thème de Shakespeare vu du Japon est plutôt intriguant. Pourquoi pas...

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