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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 23 ans, 21 ans et 16 ans 1/2. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-huit ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 17:48

Albert, encore au lit auprès de sa femme, se réveille avec une douleur insupportable qui le laisse immédiatement penser qu'il fait un infarctus. Mais plutôt que d'alerter sa compagne, il préfère endurer en silence et voir jusqu'où va le mener ce « premier jour de sa mort ».

Pas dans son assiette, il vaque au ralenti à quelques occupations, et se remémore les choix et les échecs de sa vie. Personnage détestable par sa vanité et son égoïsme, le lecteur est néanmoins intrigué par lui, et les révélations qui se déroulent au fil de la journée.

 

Je préfère ne pas trop en dire, mais les ressorts sont nombreux, donnant un bon rythme au roman. On pourra regretter une accumulation dramatique trop irréaliste, surtout sur la fin, et si au final le roman s'attache à montrer comme la vie de couple peut être triste quand chacun a ses secrets et ses faux-semblants, difficile de prendre en pitié cet Albert, qui avec ses propos sexuels parfois à la limite du vulgaire et ses obsessions érotiques permanentes, se révèle un homme pitoyable.


 

Il y a un ton, un rythme, une analyse de l'intime, mais il y a aussi, hélas, un trop grand enchaînement de clichés dramatiques pour un faire un très bon roman. Un « trop » qui dessert son ensemble malgré de très bons passages (toute la scène avec les pompes funèbres notamment)

A mon habituel regret, un nombre bien trop important de coquilles et fautes d'orthographe et d'accords, surtout dès le début du roman, vient remettre ici en cause la crédibilité de l'éditeur. Quand même la quatrième de couverture affiche « J'ai encore rien dis ! » avec un S, on se dit qu'au contraire, tout est dit. Correcteur est un métier, on voit le résultat quand on préfère le sacrifier. Un plafond plein de fissure sans s, s'afférer au lieu de s'affairer. La mort de l'orthographe dans les romans. Ce n'est pas nouveau, mais c'est de pis en pis.


 

Hugo Roman, septembre 2015, 164 pages, prix : 15 €

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Crédit photo couverture : © iStock et éd. Hugo & Cie

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