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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 16:21

Sortie de classes - Laurent TorrèsJulien est enseignant dans un collège de banlieue parisienne. Il raconte le quotidien avec les élèves, la difficulté des enseignants à les motiver, leur attention néanmoins envers chacun, et la volonté d'essayer de les aider, même si la communication avec les familles est souvent vaine.

 

En parallèle, Julien se souvient de sa propre scolarité, de son camarade Louis, brillant élève par là-même décalé, à qui il s'était attaché. Dans sa propre classe aujourd'hui en tant qu'enseignant, il y a Sofiane, cet élève qu'il aimerait aider sans y parvenir. Sofiane et Louis, deux élèves que la différence écarte et rassemble à travers les années.

 

Un roman désabusé qui dit bien toute la difficulté de l'école et de sa maison-mère, l’Éducation Nationale, aujourd'hui.

 

Ce premier roman souffre des poncifs habituels de l'exercice : un récit plus ou moins autobiographique, qui peine à basculer dans la fiction réellement, mais qui s'inscrit bien en tant que roman. Un héros solitaire, dépassé, tant par son métier que par sa vie sentimentale, ou plus exactement son absence.

 

S'il pose un constat assez déprimant sur le collège aujourd'hui, il ne donne pas de clés, il s'attache plutôt à en faire un récit très personnel, avec une large part consacrée au passé, et au déterminisme social qui lui ne s'estompe pas. Déculturation, inadaptation de l'école, errance sentimentale, c'est un portrait très désenchanté que dresse l'auteur.

 

Il n'a pas manqué de me faire bondir quand il se plaint des heures tardives des rencontres avec les parents d'élèves, placées à 17h et 18h. Mais bien sûr, tous les salariés quittent leur job à 16h pour être au collège à 17h, c'est bien connu. Et dans l'établissement de ma fille, on met au centre du discours le dialogue avec les parents, avec des rencontres à 17h, quand en zone rurale, 97% des élèves prennent le car scolaire faute de parents disponibles à la sortie à cette heure-là. Hum.

 

Heureusement qu'il reste toujours des enseignants qui ont la pêche, et bien du courage de garder intacte leur motivation.

 

« Sortie de classes » est à lire davantage comme un roman sur les liens passés d'une amitié scolaire que comme un roman sur l'école, où d'autres témoignages ou essais plus pertinents ne manquent pas.

 

(Lu en juillet 2016)

 

Albin Michel, août 2016, 268 pages, prix : 18 €

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Crédit photo couverture : © éd. Albin Michel

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