Les jardins d'Hélène

Le rêve des chevaux brisés - William Bayer

22 Mai 2007, 14:05pm

Publié par Laure

Traduit de l’américain par Gérard de Chergé.

 

reve-chevaux-brises.jpg Je lis assez peu de romans policiers depuis quelques années, et hélas, ce n’est pas celui-ci qui va me donner envie d’en lire davantage ! J’ai peiné, vraiment, pour le finir. Sans compter que les mises en page de chez Rivages sont denses et les polices de caractères petites ! 350 pages en rivages thriller, c’est bien 500 ailleurs. Mais là n’est pas vraiment la question !

Loué par la critique, je n’ai pourtant rien trouvé d’exceptionnel à ce roman noir puisque je m’y suis ennuyée, le trouvant long et bien trop délayé.

David Weiss est dessinateur de portraits-robots indépendant. Il couvre un procès où les caméras de télévision sont interdites, à Calista, ville moyenne (imaginaire) du Midwest, USA. Il est originaire de cette ville, où 26 ans plus tôt, alors qu’il était enfant, un double meurtre sanglant a été commis. Une femme, Barbara Fulraine, et son amant, Tom Jessup, sont sauvagement assassinés alors qu’ils font l’amour dans une chambre d’hôtel. En quoi cela concerne-t-il David ? L’amant était son professeur à l’école, le fils de Barbara était un de ses camarades de classe, mais surtout, son père, psychanalyste, soignait Barbara Fulraine. Pourquoi son père s’est-il suicidé peu après ? Et qui a bien pu enlever la petite fille de Barbara quelques années auparavant ? Entre extraits de journaux intimes et de dossiers médicaux, on tente de percer la personnalité de Barbara Fulraine, constamment hantée par un cauchemar (le rêve des chevaux brisés), fortement sexuel. Chantage, manipulation, psychanalyse, une galerie de personnages secondaires assez importante gravite autour des deux victimes. Par le biais du dessin, David Weiss va dénouer la vérité. Une vérité un peu tirée par les cheveux, même si elle tient la route. Mais un polar qui manque cruellement de dynamisme, plutôt soporifique pour bien dormir.

 

Existe en poche en Rivages noir (491 pages), 9 €. 


Rivages thriller, août 2004, 352 pages, prix : 21 €

Ma note : 2,5/5

Crédit photo couverture : éd. Rivages et Amazon.fr

 

 

 

Commenter cet article

Michel 02/03/2017 13:45

Entièrement d'accord à 100 %. Je viens de lire en "Poche" : pratiquement 500 pages avec certains caractères minuscules (notes en bas de pages) et une intrigue décevante et finalement ne dévoilant jamais ce qu'est devenue la petite fille disparue. J'ai même relevé 2 erreurs de traduction. Bien à toi. Michel

oliv 19/10/2008 10:44

Et bien, j'ai beaucoup aimé. Mais, vraiment. Aussi parce que je suis moi-même illustrateur. Les personnages ont de la profondeur et l'univers est bien documenté.Du coup, j'ai emprunté à la bibliothèque d'autres romans de cet auteur. Je viens de terminer "La ville des couteaux", et c'est encore mieux. Peut-être parfois des longueurs , mais je trouve ça bien les longueurs. Un livre documenté sur le tango, sur les dictatures en Argentine, qui vous donne envie de prendre un billet pour Buenos Aires et de prolonger votre lecture en vous renseignant sur les thèmes abordés.

Gachucha 23/05/2007 08:49

Il m'a fait le même effet, un polar qui n'apporte rien de plus. Je ne comprends pas les critiques élogieuses sur ce titre !

Laure 23/05/2007 09:13

je vois que nous avons toutes eu la même impression. En effet je ne comprends l'enthousiasme de la presse pour ce livre, considéré comme le "chef-d'oeuvre" de Bayer !

Clarabel 22/05/2007 17:18

Je l'avais reçu du temps de sa sortie, mais j'avais été également incapable d'apprécier. J'ai abandonné, d'ailleurs ! :(

Florinette 22/05/2007 17:09

Soporifique !!!! j'attends tout sauf ça d'un polar. Dommage que tu aies fait une mauvaise pioche !

Cune 22/05/2007 16:08

Oui, je l'ai commencé moi aussi la semaine dernière et abandonné assez vite, rien pour me retenir...