Les jardins d'Hélène

Il n'y a pas de grandes personnes - Alix de Saint-André

23 Novembre 2007, 10:25am

Publié par Laure

pas-de-grandes-personnes.jpgJ’ai reçu ce roman dans la sélection « documents » du Grand Prix des Lectrices de Elle 2008, et est-ce la fatigue et la surcharge de travail en ce moment, je ne peux vraiment pas dépasser les 50 pages. D’autant que ce livre, pourtant bien accueilli par la critique, en compte bien 400 (pages).

Alix de Saint-André a une passion hors du commun pour Malraux et ses écrits, et une amitié sans pareille pour sa fille Florence. Le livre s’ouvre sur Alix, collégienne à Saumur, qui découvre les bonheurs de la lecture : « déjà trop grandes pour être des petites filles, mais pas encore assez vieilles pour être des jeunes filles, nous étions à l’âge où on lit. Délaissant les bibliothèques rouge et or, rose ou verte, nous dévorions tout papier imprimé sans images, surtout les livres de poche, faciles à planquer sous les bureaux pendant les cours. Il ne s’agissait pas, bien sûr, d’œuvres au programme, mais de bouquins qui arrivaient par la bande, par les copines ou les grandes sœurs. Plus ils étaient gros, mieux c’était. Les sagas familiales ou les pavés dits « romantiques » avaient la cote. […] Ces lectures dévorantes entraînaient des échanges, des prêts, mais rarement des discussions au-delà du qualificatif génial. […] On lisait à toute allure, en accélérant dans les tournants ; on prenait des livres comme on prend le train. » (page 12)

Avec une telle approche, on s’imagine déjà plonger dans un tourbillon de pages hommages à la littérature, et l’on salive d’avance devant les gourmandises promises, même si l’on sait qu’elles seront plus spécialement dédiées à André Malraux. Mais tout de suite on sombre dans un fouillis bavard, brouillon, essoufflant, qui enfile les digressions comme les perles sur un trop long collier. Anecdotes, citations, souvenirs, on ne sait pas trop de quel genre est ce livre, un « machin » aurait dit Malraux, mais pour ma part, il me fait fuir et le reposer sans regrets aucun.

 

Gallimard, mai 2007, 410 pages, prix : 20 €

Ma note : 7/20

Crédit photo couverture : éd. Gallimard et Amazon.fr

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Gambadou 28/11/2007 14:31

J'ai réussi à lire le début mais pas la fin, un "machin" effectivement

Patricia 26/11/2007 20:17

C'est drôle, mais Clarabel e l'avait dit : on a exactement la même analyse de la chose ! Moi c'est à la page 95 que tout se dégrade...

cathulu 24/11/2007 06:38

Jamais lu Malraux mais cen'est pas ce livrequi va me  donner envie !

philippe 23/11/2007 19:28

beurkkkkkk !