Les jardins d'Hélène

Le bord de la rivière qui coule dans le ruisseau qui mouille quand ça pleut pas.

20 Mars 2008, 02:25am

Publié par Laure

 

(oui c’est un titre stupide mais les habitués comprendront)

 

Mon premier roman est paru il y a quelques semaines à peine. Sept exactement. Si vous saviez l’exaltation tremblante quand je suis allée à la Fnac de Tours le 7 novembre pour vérifier qu’il était bien en place. J’ai failli pleurer là, debout plantée au milieu du rayon littérature et embrasser le vendeur qui était plié en deux au-dessus de sa caisse grise pleine de bouquins à mettre à plat sur table.

Nan mais Ducon, on s’en fout du roman de Tartempion, c’est le mien qu’il faut qu’on voie, le mien seulement. Enfin, le mien surtout. Hop, ni vue ni connue, j’ai mis le premier de la pile des miens sur le haut de la pile d’à côté, un truc moche au titre incompréhensible.

 

En rentrant, j’ai donné double ration de croquettes au chat, tellement je ne savais plus ce que je faisais. Et champagne ! Même si j’étais déjà grise de ce rêve enfin réalisé. Le bonheur. Du bonheur en barre à l’état pur.

 

Depuis, tous les matins, je tape mon nom dans Yahoo et Google pour voir si… au cas où…

J’ai déjà trois super commentaires sur F***c.com : 10/10, époustouflant. 9/10, un premier roman très abouti. Et 10/10, excellent !

Bon, à vous je peux bien le dire maintenant, le premier c’est tante Georgette, elle se met à l’Internet avec le club des aînés, elle était ravie de me rendre service. Le deuxième, c’est ma petite sœur Caro. Merci soeurette, j’t’adore. Le troisième, c’est grand-père André. On l’a écrit pour lui parce qu’à son âge, vous pensez bien qu’il n’a pas d’ordinateur, et qu’il n’y songe même pas. On a même créé une nouvelle adresse email pour l’occasion. Pépé André sur Internet, sacré pépé va !

 

Le mois dernier Evelyne Delassarre a publié un article adorable dans le Bord de la Loire Libéré (à croire que c’est seulement le bord qui a été libéré). Le problème, c’est qu’il y a peu de gens qui lisent le Bord de la Loire Libéré. Et ceux qui le lisent ne décortiquent pas vraiment les pages culture. N’empêche que l’article d’Evelyne (oui, maintenant je l’appelle Evelyne tellement elle est gentille), je l’ai découpé, scanné, et envoyé aux copines par mail. Même qu’Anne-Sophie a fait sa chouineuse parce que ça remplissait sa boîte mails et qu’elle attendait des choses plus urgentes que ma gloire toute neuve. Des photos de son chéri sûrement, le bel Edouard. Ah les copines, sympas je vous jure ! Tiens, tu  veux que je te le dise, il devrait te quitter, Edouard !

 

Et puis ce matin, en allant sur www.lapagequidéchapitre.fr, j’ai vu. J’ai lu. L’horreur.

Une inconnue sortie de je ne sais où qui a eu le culot de trouver mon roman pas mal, mais bof quoi. Enfin je ne sais plus, j’ai failli balancer l’écran tellement elle m’a énervée. Merde, un écran plat 21’ à quatre cent cinquante euros ! Heureusement, je me suis retenue.

Nan mais qui c’est cette pétasse d’abord ? Pour qui elle se prend ? « Laure ». Ouais, ben c’est pas de l’or son commentaire ! Quelle conne ! Et pourquoi elle l’a acheté alors mon roman hein ? Vous pouvez me dire ? Et ça se prétend critique littéraire ? Je vais lui montrer ce que c’est moi, une vraie critique littéraire. Comment ça je ne suis pas critique littéraire non plus ? Mais on s’en fiche, c’est pas le problème ! En plus elle est conne comme ses pieds, elle a même laissé son adresse mail dans son profil, faut pas être futée quand même ! Elle aurait pu se la jouer secret life. Je vais me la faire celle-là, tu vas voir ! Non mais pour qui elle se prend cette nana ?

Voilà, je lui ai balancé un mail bien salé à cette bécasse, et je vous préviens, le premier qui dit encore un mot de travers sur mon roman alors que je ne lui ai rien demandé, c’est mon poing direct dans la gueule. Critique littéraire, c’est ça ouais ! Heureusement que Tante Georgette est venue à la rescousse, on va tous les dégommer ces abrutis qui pètent plus haut que leur … non là je deviens vraiment trop vulgaire, faut que je me calme.

 

Marie, mon éditrice, vient de m’appeler.

- Mais arrête, tu ne vas pas te laisser abattre par un petit commentaire de rien du tout, on s’en moque, qui la connaît d’abord, cette Laure ? Tu crois vraiment que c’est elle qui va influer sur tes ventes ? Te bile pas, un petit mail à Frédérique, et je t’obtiens un super papier dans l’Echo des Livres. Ça au moins, c’est du sérieux.

- Oui, mais tu vas encore devoir envoyer des SP, et la maison n’est pas bien riche…

- T’occupe ma puce, pour ton roman, faut ce qu’il faut, et je me battrai pour toi ! Et fais-moi plaisir, arrête de penser à cette Laure. Quand on mettra les cons sur orbite, elle a pas fini de tourner celle-là !

- Merci Marie, merci. Je vais demander à Natacha de mettre un commentaire positif sur lapagequidéchap… attends, ne quitte pas, on m’appelle sur mon portable. – quoi ?! Non ce n’est pas possible ! Vous vous trompez ! Où ça ? Mais pourquoi ? OK, j’arrive tout de suite. Oh mon Dieu.  – Ciao Marie, je t’expliquerai plus tard.

 

Cela fait trois heures que je tourne en rond dans la salle d’attente à attendre qu’un médecin vienne me parler. Je sors tous les quarts d’heure fumer une cigarette à peine sur le pas de la porte de peur de manquer le médecin. Mon fils a glissé à scooter sur la route mouillée, a percuté de plein fouet la voiture qui venait en face.

Quand je pense qu’il y a trois heures je me prenais encore le chou pour un commentaire désobligeant, je veux bien en vendre zéro exemplaire de mon roman, mais mon Dieu, faites que mon fils s’en sorte, c’est tout ce que je demande.

           

NB : comme tous les articles de la catégorie « fantaisies », ce texte est une fiction, et RIEN QU’UNE FICTION.

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Frisette 26/03/2008 01:09

Je ne viens surtout pas jeter de l'huile sur un feu qui semble s'être drôlement propagé.  Je voulais juste te féliciter pour ce billet qui m'a fait éclater de rire tellement il était juste.  Et puis je voulais aussi te dire que moi, je les adore tes critiques, même les tièdes ou les viles.  Elles me permettent de sélectionner plus efficacement les livres que j'ai envie de lire et c'est ça le plus important, car c'est ce qui nous fait fréquenter la blogosphère.Merci d'agrémenter mes passages sur  le Web. :)

Lilly 22/03/2008 15:00

Désolée Laure, je m'incruste...Toutes ces histoire me font bondir, parce qu'il y a un truc qui m'échappe quand même. Un écrivain qui passe de très nombreux obstacles pour parvenir à la publication est censé avoir vraiment très très envie d'être lu, de partager ses écrits avec des gens qu'il ne connait pas, non ? C'est donc quand même volontairement qu'un écrivain publié vient demander l'avis de ses lecteurs, et s'expose donc à des réactions négatives. Alors, pourquoi ces insultes (pour le coup vraiment basses et pas constructives) et cette paranoïa ? Je comprends qu'un avis négatif soit frustrant, mais j'ai beau lire le fameux billet, je n'arrive pas à voir où Laure a écris "Ce livre, excusez-moi, je reprends : cet auteur est une daube, n'achetez surtout pas son livre." Autre chose, en quoi une critique totalement négative ne pourrait pas être constructive ? Dire en quoi un livre nous a déçu me paraît plus constructif que "c'est sûrement moi qui suis conne, donc ce livre est génial en fait." Certains écrivains et éditeurs ont quand même une conception très étrange du métier qu'ils font...  En tout cas Laure, tu as tout mon soutien. Et j'ai beaucoup aimé cette "fantaisie" :o)

Thom 21/03/2008 22:47

Merci, Laure. Mais admettons que c'est beaucoup plus facile de "démontrer hors affect" quand ce n'est pas nous qui nous faisons prendre à partie de manière si virulente. Le jour où ça me (ré)arrivera...là, on verra ce que je vaux vraiment :-)A bientôt !

Thom 21/03/2008 18:52

- Dis papa, y a rien d'plus minable qu'un critique littéraire, hein ? - Mais si, mon fils. Il y a un blogueur ! (ceci n'est pas un dialogue de fiction...mais une fantaisie des plus réalistes)Chère Muriel, puisque vous vous adressez à nous, permettez que je m'adresse à vous. Je vous le dis tout de go : je ne lirai pas votre livre. Avec un soupçon finesse vous auriez pu en faire un succès bloguien de scandale - las...si le terme "fiel" est peut-être un brin exagéré, ceci n'enlève malheureusement rien à l'aspect déplacé de votre texte !- "je pense que j'ai droit à mon droit de réponse"...justement, c'est un peu ça le problème. Passons sur les "c'est toi qu'a commencé", "non, c'est toi !"...entre nous, quel intérêt d'envoyer, en amont, un mail à l'auteur de la critique ? Soit, une mauvaise critique blesse (cela dit en passant j'ai vu des critiques bien pires que celle de votre livre). Bien sûr, cela touche profondément, et je vous accorde que bien souvent blogueurs comme critiques ne se rendent pas toujours compte de l'impact qu'ils ont non pas tant sur les ventes (les blogs ne sont en rien vendeurs, tout au plus vaguement prescripteurs), mais sur l'ego des auteurs. Ok. Accordé, donc. Mais pourquoi écrire ? Pourquoi se manifester ? Vous manifestez-vous quand c'est un journaliste qui casse votre livre ? Vous manifesteriez-vous si Laure l'avait encensé ? Si oui...il s'agit d'un manque cruel de distance. Les auteurs d'un côté, les lecteurs de l'autre, les critiques (ou individus exerçant une fonction critique) de leur coté à eux. C'est encore ainsi que les choses se passent le mieux, mais il est vrai que le web 2.0 a complètement bouleversé cette donne ancestrale, et que c'est là l'une des principales dérives de l'interactivité à tout va.- "Vous vous dîtes critique littéraire…mais vous n’écrivez pas, à part vos blogs." Effectivement. Seulement la fonction critique n'est pas cantonnée au journalisme (elle ne l'est plus depuis un bail, pour tout dire). Bien sûr que les blogueurs exercent une fonction critique, même si leur statut n'est pas critique littéraire à proprement dire. Ils sont acteurs du système, le sont de plus en plus au fil des années...et honnêtement les auteurs publiant des livres à faible tirage comme vous devraient en être ravis vu le peu d'intérêt accordé par les professionnels aux "petits éditeurs". Laure a parlé de votre livre en mal...seulement elle, au moins, en a parlé. C'est forcément agaçant qu'une critique négative soit la première entrée quand on tape le titre de votre livre sur google...mais au moins, il y en a une ! Si je voulais être taquin je vous dirais même que rien que cette semaine on a visiblement plus parlé de votre livre que durant tout le reste de l'année !- "Est-ce une frustration pour vous venger de la sorte ? Manquez-vous à ce point d’être publiée pour dénigrer les auteurs de si vile manière… ? Vous n’écrivez pas car si vous écriviez vous auriez un minimum d’égard pour vos confrères…" Quel rapport, entre nous ? Dire qu'on n'a pas aimé un livre, est-ce dénigrer un auteur ? En quoi la critique de Laure est-elle vile ? Les mots ont un sens, Muriel, "vile" est un terme violent qui s'applique bien mal au court texte de Laure. Quant au fait d'écrire et de respecter ses collègues...eh bien moi, j'écris. Ca ne m'empêche pas de cogner dix fois plus fort que la critique de Laure quand l'envie m'en prend. Lorsque mon livre sortira (soit donc...un jour...) j'espère bien que Laure le tapera si elle estime devoir le taper (ceci n'est pas une incitation, hein), Laure ou n'importe qui d'ailleurs. La question n'est pas tant de savoir si elle écrit...que de savoir si vous, vous avez déjà exercé une activité critique. Visiblement non, sans quoi vous sauriez que dans les sociétés contemporaines il n'y a pas grand chose qui soit plus important que l'esprit critique, la liberté de pensée et la liberté de ton. Et vous respecteriez les avis, même négatifs, comme le font nombre d'écrivains de ma connaissance (car rappelons tout de même qu'une grande majorité d'auteurs ne réagissent pas aux mauvaises critiques, ce qui ne signifient pas qu'ils sont moins blessés - juste qu'ils ont la bonne distance).- "Ca vous plairait de lire cela en commentaire d’un de vos blogs… ?" Oui bon...alors là, si vous confondez une critique de livre sur un blog (Laure) et l'exercice d'un art (vous)...c'est plus que préoccupant et c'est presque insultant pour votre livre !!!- "Avez-vous pensé une minute au tord que votre commentaire pourrait causer au livre" ...comme je l'ai dit plus haut : au moins, ici, on en parle. C'est toujours bon à prendre vue l'exposition très, très faible de votre livre. Votre réaction à l'emporte-pièce, croyez-en un vieux routier du Net, lui fait inifiment plus de tort que la critique de Laure.- "Avez-vous pensé à la ténacité qu’il faut pour être publiée, et à la croix et à la bannière ensuite pour le vendre quand un petit éditeur n’a pas les moyens médiatiques d’une grande maison d’édition… ?" Qui a dit le contraire ? Mais la somme de travail ne préjuge en rien de la qualité d'un livre. Qu'on ait mis dix ans à être publié ou six mois, qu'on ait mis un an ou une semaine pour écrire le livre...ce n'est qu'une donnée personnelle dénuée du moindre intérêt pour quelqu'un d'autre que l'auteur et ses proches.- "mais votre devoir n’était pas de venir « descendre » un auteur qui ne vous a rien fait…c’est faire acte de méchanceté gratuite, comme le font les critiques littéraires de magazine alors qu’eux, sont payés pour ça, vous, vous l’avez fait gracieusement…pour faire le mal, pour empêcher qu’on l’achète…" Là encore...vous vous trompez de cible, et donc d'argumentaire. Auriez-vous dit cela si Laure avait encensé votre livre, crié au génie ? Vous auriez dit quoi ? Qu'elle avait fait acte de gentillesse ? Mais dans un cas comme dans l'autre, ce ne sont pas des arguments recevables. On exerce pas une fonction critique (quelle qu'elle soit) pour être gentil ou méchant, mais juste pour donner son avis de la manière la plus honnête qui soit. On ne peut ni doit, JAMAIS, penser à la réaction de l'auteur au moment d'écrire une critique. Parce qu'on ne critique pas un auteur, mais un livre. Et la critique de Laure portait sur un travail, pas sur une personne. Qu'attendez-vous qu'on vous réponde ? Pensez-vous une seconde que quelqu'un qui tombera sur vos interventions par hasard sera de votre avis ?!Je ne suis pas sûr que vous mesuriez la publicité désastreuse que vous faites à votre livre. Vraiment. Vous donnez l'image d'un auteur rancunier qui n'a pas supporté qu'on lui fasse une critique (et les lecteurs, qu'ils bloguent ou non, détestent ça). Accessoirement vous vous aliénez la quasi totalité des blogueurs, sans doute le seul support promotionnel viable pour un ouvrage édité dans une maison d'édition n'ayant qu'une petite année d'ancienneté. C'est vraiment dommage. Surtout pour votre livre, qui ne méritait sans doute pas que vous lui tiriez une telle balle dans le pied.(salut, Laure, hein, sinon :D)

Laure 21/03/2008 22:00



Que pourrais-je ajouter Thom ? sinon, salut, Thom, hein !


Tu as ce talent que je n’ai pas, réagir hors affect en démontrant,
efficacement.


 



martinella muriel 21/03/2008 16:12

Bonjour à tous,je suis l'auteur du livre "incriminé" en fait un de des "malfaisants" que Laure attire, ce serait moi...en fait, c'est dommage que le ton ne soit pas perçu dans les mots car si quelqu'un est dénué d'agressivité, c'est bien moi...je suis tombé dans le piège du récit de Laure, croyant naivement qu'une autre personne que moi avait subi sa critique...j'ai rigolé en constatant qu'avec humour, c'est laure elle-même qui avait fait cette parodie de l'auteur blessé...bravo laure, bien réussi ! tu devrais te mettre à écrire...N'y vois surtout aucun sarcasme dans mon ton, je le répète, je suis quelqu'un de plutot gentil, simplement un peu blessée comme tout auteur et je vois que tu l'as très bien compris dans ta parodie...Je voudrais juste revenir sur ce fameux "fiel" dont tu m'accuses... je pense que j'ai droit à mon droit de réponse puisque tu as publiée la tienne sans mettre la mienne. La voici : le lecteur jugera par lui-même s'il s'agit de fiel. Ensuite, tu n'entendras plus parler de moi, vous pourrez continuer à démolir ce bouquin sans que je vienne lire, cela ne m'interesse plus... c'est vrai que mes amis mis au courant et qui eux ont aimé (et oui, il y en a quelques uns quand même !) sont venus à ma rescousse pour me prêter main forte. Tu en aurais fait autant Laure, te connaissant...normal, ce bouquin doit être défendu comme le fruit d'un travail sur lequel j'ai travaillé de longs mois...donc, la voici cette réponse fielleuse :

Bonjour Laure,
Je suis l’auteur d’Hôpital, même pas mal ! dont vous m’avez si gentiment gratifiée d’un commentaire…
Vous vous dîtes critique littéraire…mais vous n’écrivez pas, à part vos blogs. Est-ce une frustration pour vous venger de la sorte ? Manquez-vous à ce point d’être publiée pour dénigrer les auteurs de si vile manière… ? Vous n’écrivez pas car si vous écriviez vous auriez un minimum d’égard pour vos confrères… Entre nous,
Je ne suis pas contre la critique quand elle est constructive mais avouez que votre commentaire n’est que négativité…Ca vous plairait de lire cela en commentaire d’un de vos blogs… ? Vous jetez cela à la face du monde gratuitement alors que l’on ne vous a rien demandé…Avez-vous pensez une minute au tord que votre commentaire pourrait causer au livre…Avez-vous pensé à la ténacité qu’il faut pour  être publiée, et à la croix et à la bannière ensuite pour le vendre quand un petit éditeur n’a pas les moyens médiatiques d’une grande maison d’édition… ? Vous n’avez pas aimé, soit, mais Dieu soit loué, vous n’êtes pas seule au monde…d’autres que vous ont beaucoup aimé… Ils le crient haut et fort mais dommage pour moi, n’ont pas trouvé le temps de laisser une appréciation…(mais cela devrait changer prochainement).
Vous le qualifiez dénué d’émotions alors que cette émotion vous ne l’avez pas ressentie…j’ai écrit délibérément avec détachement comme une caméra se promènerait dans les couloirs d’un hôpital sans y être invitée…c’est un ton que j’adopte très souvent dans l’écriture mais l’émotion est là, elle est où vous n’avez pas voulu entrer…c’est votre droit…mais votre devoir n’était pas de venir « descendre » un auteur qui ne vous a rien fait…c’est faire acte de méchanceté gratuite, comme le font les critiques littéraires de magazine alors qu’eux, sont payés pour ça, vous, vous l’avez fait gracieusement…pour faire le mal, pour empêcher qu’on l’achète… Réfléchissez-y et essayer d’interroger votre conscience, vous sentez-vous mieux après cela ?
Bonne nuit,
Muriel Martinella.

Laure 21/03/2008 21:56


comme vous je copie-colle sur les 2 articles :


Bonjour,


Je vous accorde bien évidemment votre droit de réponse, vous avez eu votre coup de chaud
concernant mon avis sur votre livre, j’ai eu le mien concernant votre mail et ce que vous me reprochez : me prendre pour une critique littéraire.


Je n’ai jamais prétendu cela, je fais simplement ce que font tous les blogueurs :
parler de leur passion, ici la lecture, comme d’autres le font sur des blogs de tricot ou de cuisine. D’ailleurs c’est curieux, ils n’ont jamais de problème. Peut-être parce que les petites
fleurs et la toile de lin sont moins susceptibles que l’humain.


Tiens c’est une idée ça, je vais faire un blog de jardin, comme ça j’aurai que des oh, ah,
que c’est beau !


Ecrire (au sens littéraire, parce que sinon écrire c’est ce que je suis en train de faire
en tapant sur mon clavier pour vous répondre),  moi ? à vrai dire ça ne m’intéresse même pas, sinon ce blog serait composé de 700 « fantaisies » comme celle qui vous a fait
rire, et non de 700 bla-blas divers et variés sur mes lectures et parfois mes enfants. Alors oui de temps en temps quand on me cherche on me trouve, et alors naît une
« fantaisie ».


J’ai bien noté que les propos sur « habiller vos enfants » n’étaient pas de vous,
néanmoins le commentaire de Sophie Lanque étant tombé quelques minutes après (ou avant je ne sais plus) votre mail, on pouvait penser qu’elle était de vos amies et venait ainsi vous défendre.
Sauf qu’à vouloir vous aider, plus elle tentait de vous secourir, plus elle vous desservait, et s’enfonçait elle-même par la même occasion. (Sophie, vous avez le droit de réagir si vous le
souhaitez, mais si c’est juste pour me dire que je suis une vilaine méchante, ça tout le monde le sait déjà).


 


Bonne continuation à vous Muriel,


 


Et à tous ceux qui rêvent un jour de voir leur nom sur la couverture d’un livre, le grand
jour enfin venu, enfermez-vous pour l’éternité dans un bunker sans électricité pour ne pas être tenté par l’appel du web et vérifier ainsi que le monde entier adore votre génialissime
chef-d’œuvre.



zazimuth 20/03/2008 18:27

Plus vrai que vrai !

In Cold Blog 20/03/2008 14:53

Ma parole, tu les attires !!! Tu ne songerais pas des fois à te reconvertir en "paratonnerre à fâcheux" ? Parce que, si tes honoraires sont raisonnables, je ferais p'têt bien appel à tes services.Comme Cuné, je pense que tu n'as à te justifier en rien de ce qui touche à ta vie privée dont la frustrée en question ne connaît pas même le moindre petit détail.Je souhaite simplement que cette nouvelle "polémique", plutôt que de te dégoûter et t'abattre, te confortera dans ta démarche.
P.S. : je voulais donner certains de mes vieux vêtements aux Emmaüs. T'en voudrais pas des fois pour tes pauvres enfants ?? ;o)

Laure 20/03/2008 20:51



ah ICB, merci pour les éclats de rire !


Habiller mes pauvres enfants te coûterait au final trop cher en frais de poste, va pour Emmaüs, va, avec l'économie ainsi réalisée, tu pourras t'offrir une nouvelle
chemise ;-)


Quant au paratonnerre, non merci, je décline ton offre. Les aigris et autres frustrés, j'en ai ma dose !



philippe 20/03/2008 12:43

joli............... mais ça t'es arrivé en vrai ? Enfin je veux dire ça t'es arrivé en fiction ?

Karine 20/03/2008 12:15

Je viens d'aller lire les commentaires et je suis estomaquée moi aussi.   Ceci dit, j'aime beaucoup ton billet... c'est très parlant!

cathulu 20/03/2008 09:47

Je viens de lire les  commentaires du livre incriminé, je ne m'abaisserai pas à  donner son titre, tellement c'est bas !  Une bonne nouvelle  nénamoins :  le livre de  Ron va sortir en poche !

Laure 20/03/2008 20:58



merci pour la bonne nouvelle, ce livre mérite vraiment un tirage poche pour le relancer !