Les jardins d'Hélène

L'amant de la ligne 11 - Rina Novi

15 Mai 2008, 14:59pm

Publié par Laure

Cécile, jeune veuve d’une trentaine d’années, prend le métro quotidiennement pour aller travailler. Un soir, elle sent la caresse d’un doigt sur son sein, alors que debout dans la foule des passagers, elle se tient à la barre verticale. Elle se surprend elle-même à trouver la sensation agréable. Commence alors une quête journalière d’une petite dose de plaisir, où tous ses sens sont en éveil et quémandeurs de la caresse ou du baiser généreusement donnés par un inconnu. Chaque jour ou presque, il est là, lui glisse un petit mot pour lui donner une consigne pour le lendemain, comme être nue sous son chemisier de soie par exemple. L’attente du trajet du soir devient l’objectif de sa journée.

Un maître amoureux très particulier, qui a focalisé toute son attention sur les seins féminins, et qui s’impose un jeu très contrôlé : mener la femme au plaisir sans pourtant jamais la pénétrer.

Un roman léger et sensuel, où les effleurements vont crescendo vers le plaisir, pour une envolée des sens de la jeune Cécile. Si le début du roman est charmant, ça s’essouffle un tout petit peu vers les 2/3, un brin répétitif. Mais le maître particulier forme un nouvel élève à sa plaisante méthode…  D’un érotisme léger, ce petit roman éveillera-t-il vos sens au fantasme de l’inconnu dans le métro ? (facile pour moi de dire cela, hi hi, je vis en rase campagne, et suis obligée de circuler en voiture J)

 

L’avis de Clarabel (que je remercie pour le prêt !) : ici

 

Cet extrait p. 79 : « Elle se rendait compte à quel point c’était la situation, et non l’inconnu, qui la séduisait. Leur jeu inavoué, la façon dont il se manifestait toujours par surprise comme s’il savait d’avance qu’elle ne se déroberait pas, le fait qu’aucune parole n’ait jamais été prononcée. Ce mélange d’indécence avec laquelle il lui caressait les seins aux yeux de tous, et d’extrême discrétion qui lui laissait le choix de ne pas être vue. La suavité de ses frôlements qui déclenchait le désir. L’évidence qu’il saurait attendre que son plaisir s’épanouisse, sans jamais manifester d’impatience, sans réclamer autre chose d’elle qu’un unique et véritable abandon quelques instants entre ses mains. La certitude enfin, et ce détail lui sembla le plus important, de voir s’installer entre eux des préliminaires qui n’en finiraient pas puisqu’à aucun moment elle n’envisageait de donner une suite plus intime à ces rencontres fortuites… »

 

 

Buchet-Chastel, février 2008, 226 pages, prix : 14,50 €

Ma note : 3,5/5

Crédit photo couverture : © DR, © RATP

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liliba 16/05/2008 23:33

Je l'ai lu et commenté aussi sur mon blog. j'avais bien aimé le début, en effet assez original, mais la fin... et je ne sais pas si l'auteur prend vraiment le métro à Paris, mais ça ne m'est jamais arrivé en 10 ans !!!

Laure 17/05/2008 09:33



pour certaines scènes décrites, elles me semblent difficilement réalisables dans le métro sans être vu ;-)) mais ce n'est pas l'important du livre...