Les jardins d'Hélène

J'ai envie de toi - Federico Moccia

28 Juillet 2008, 09:31am

Publié par Laure

Traduit de l’italien par Anaïs Bokobza

 

Mon Dieu, quel calvaire ce bouquin ! Il n’aurait pas fait partie de la sélection 2008 du Prix des Lecteurs du Livre de Poche  (auquel je participe), je ne l’aurais 1) jamais lu : avec un titre aussi tarte, franchement ! (je précise qu’il est littéralement traduit de l’italien, d’ailleurs l’auteur semble en faire une marque de fabrique, son précédent roman s’appelait trois mètres au-dessus du ciel, et son tout dernier s’intitule J’ai failli te dire je t’aime ; 2) je ne l’aurais jamais fini parce que bon… ma patience a des limites, mais au final j’ai triomphé ! Youpi, par acquit de conscience, je suis venue à bout des 570 pages ! Pour vous dire que vous ne m’y reprendrez pas de sitôt à lire du Moccia !

Alors… de quoi ça cause… d’abord, c’est la suite d’un précédent roman : trois mètres au-dessus du ciel, dans lequel Step vivait un grand amour avec Babi mais la perdait, et pour s’en remettre, partait étudier aux Etats-Unis. Dans J’ai envie de toi, le voici donc de retour à Rome après 2 ans d’absence, il reprend vite ses habitudes : la moto, les bagarres, le squat chez le frère, trouver un boulot, voir sa mère mourir, apprendre un peu tard que Babi se marie, mais entre temps vivre une histoire d’amour avec une fille un peu barge : Gin. Etre follement épris, de son corps, de ses lubies. La quatrième de couv nous dit « follement romantique, l’histoire de l’amour  impossible entre Step et Gin est devenue le roman culte de toute une génération en Italie » Ah bon ? Romantique, oui, par tartines de clichés qui reviennent régulièrement, mais tellement éculés qu’on en baille… roman culte d’une génération ? Elle doit avoir moins de 20 ans alors cette génération ! Parce que trouver un mec séduisant juste parce qu’il gagne toutes les bagarres, crier au génie parce qu’une pauv’ fille se fait violer suite à une blague entre potes, et qu’elle garde avec amour le môme qui en résulte, mouais…

Inégal, long (beaucoup trop), mais tenant la route sur la construction, y compris dans son raccord au roman précédent (les deux titres sont des phrases écrites l’une sur un pont l’autre sur un immeuble par Step amoureux), j’ai toutefois trouvé ce roman vraiment sans intérêt. Même pas à la plage. Non.

 

Le livre de poche n°31038, mai 2008, 570 pages, prix : 7.50 €

Ma note : 1,5/5

Crédit photo couverture : © MP / Leemage

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Luna 13/11/2011 09:27



Je suis un tout petit peu déçue, le livre est bien, mais j'ai préféré "3 mètres au dessus du ciel"... Babi et Pallina m'ont manqué dans ce tome !


Cela dit, c'est tout de même une lecture très agréable :)



niki 14/08/2008 11:07

j'ai le premier livre de cet auteur, en italien car il m'avait été recommandé par ma petite prof.je ne l'ai pas encore lu mais ton commentaire sur le suivant ne m'enthousiasme guère à commencer le premier

Laure 18/08/2008 13:53


le premier était beaucoup mieux, d'après les avis sur Amazon....


Lilly 29/07/2008 07:58

J'ai vu le titre de son dernier il n'y a pas longtemps, ça m'a tout de suite fait penser à Musso. Tu me confortes dans cet avis.

Laure 29/07/2008 10:16


Musso a au moins le mérite de se lire bien plus vite :-))


Karine 29/07/2008 00:06

J'ai tendance à être pas mal d'accord avec toi, bien qu'en relisant mon billet (c'était au tout début du blog), je ne crois pas que ça ait paru tant que ça.  Si j'avais trouvé ça un peu facile sur le coup, mon souvenir de lecture est estampillé "mauvais" après quelques mois de décalage.  Étrange comme ça évolue, parfois!!!

lael 28/07/2008 16:44

de prime abord, je l'aurais vu en librairie avec un titre comme ca, j'aurais dit mouais, passes ta route!!!heureusement il y a beaucoup mieux mais rien que le titre ca me donne pas envie!!!!

Laurence 28/07/2008 14:11

Ce que j'ai trouvé intéressant justement c'est le paradoxe entre la façade (machisme, violence...) et la réalité. Si on lit entre les lignes, Step est loin d'être si macho que ça, c'est l'image qu'il veut se donner. Et le roman nous raconte comment il parvient à dépasser cette image.

Laure 28/07/2008 14:20


oui, ... enfin il en met quand même du temps... et puis coucher à droite à gauche... sur le même roman, il couche quand même avec 3 nanas différentes, pour un type
méga amoureux qui ne se remet pas de son premier chagrin d'amour... c'est pas piqué des hannetons ! (bon OK, l'hôtesse de l'air, c'est avant Gin, et Babi, il s'en veut terriblement mais pour moi
tout cela ne sert qu'à renforcer l'image d'une jeunesse cool et d'un mec hyper macho)


Argantel 28/07/2008 14:08

Ca a le mérite d'être clair ! De toute façon, le sujet ne me tentait pas trop :-)

Laure 28/07/2008 14:22


oui ...l'auteur serait français je serais déjà en train de brûler en enfer après m'être fait copieusement insultée. C'est le revers des blogs. mais personnellement je
n'aime pas tout ce que je lis, donc je le dis aussi :-))


Laurence 28/07/2008 11:21

Une fois encore nous n'avons pas du tout le même ressenti (mais ça va finir par être une habitude ;-) ). J'ai trouvé justement que ce roman traduisait bien cette génération un peu paumée de ce 21ème siècle. Ces deux jeunes adultes qui se cherchent en permanence parce qu'ils ne savent pas mettre des mots sur leurs émotions est quelque chose que j'ai souvent pu constater chez les jeunes dont je m'occupe. Et puis j'ai bien aimé le mode narratif.

Laure 28/07/2008 13:26


C'est vrai que nous avons en général des avis divergents !
Je suis d'accord avec toi sur la jeunesse perdue qui se cherche comme elle peut, mais je crois que c'est le référent culturel qui m'a gênée : Step est apprécié et respecté de tous simplement
parce qu'il casse la gueule à tout le monde, pique des voitures (même avec humour !) etc... et puis très macho dans l'ensemble !