Les jardins d'Hélène

La constante de Hubble - Stéphanie Janicot

1 Mai 2006, 17:29pm

Publié par Laure

Juliette est une mère de famille comblée. La quarantaine, elle a 4 beaux enfants dont elle s’occupe à plein temps : Justine 12 ans, Fabrice 10 ans, Albertine 6 ans, et Nathanaël dit Nour, 3 ans. Des enfants aux prénoms de grands romans. Tout va bien jusqu’à ce que débarque Théodora, la maîtresse du mari de Juliette : elle vient de découvrir que celui-ci la mène en bateau depuis 4 ans et qu’il s’est enfui avec une autre. Juliette, elle, découvre tout simplement que Thomas la trompe depuis une éternité, et à tout va !

Vite, les amies sont convoquées : Alma, qui est aussi la cousine de Juliette, une avocate féministe spécialisée dans les divorces (et divorcée d’Arno, astrophysicien), et Louise, meilleure amie homosexuelle. Cette tribu amicale profite de l’été pour passer 2 mois à réfléchir (divorcer ou pas ?) dans une maison provençale, en compagnie des enfants, avec la grande fille d’Alma aussi, Sybille, 16 ans, et avec Théodora, la maîtresse trompée, en l’absence du mari volage quand même.

Tout ce petit monde va raconter à tour de rôle son été et sa vision des choses. Mais j’ai comme l’impression que je raconte mal là ! C’est avant tout un beau roman plein de sensibilités autour du couple, de l’amour, du désir, du divorce, de la famille. Les adolescentes (Sybille et Justine) apportent fraîcheur et pertinence au récit (premier amour, premières règles, etc.) Tous ces personnages se donnent le mot pour un roman léger mais bien vu, où l’on a souvent envie de noter des passages très justes, où l’on se retrouve forcément un peu dans son idée du couple et de la famille. Ce qui m’a agacée, c’est ce parallèle constant avec Hubble et sa théorie, suivant laquelle plus la distance est grande entre les galaxies, plus celles-ci s’éloignent les unes des autres à grande vitesse, théorie qui s’appliquerait au couple.

Nombreux sont les passages (et ce dès les premières pages qui m’ont un peu affolée !) qui parlent d’astrophysique et de cosmologie. Je les ai lus quand même, sans y attacher d’intérêt particulier ou chercher à comprendre les démonstrations scientifiques : tout bonnement parce que ça ne m’intéresse pas, je suis allergique aux sciences. C’est ce qui nuancera mon appréciation, car j’ai beaucoup aimé tout le reste !

Livre de poche, nov. 2005, 338 pages, ISBN 2-253-11490-1, prix : 6.50 €

 

Ma note : 3/5

 

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clarabel 02/05/2006 14:37

Je partage ton point de vue car grosso modo j'ai un peu oublié ! J'avais lu ce livre à sa sortie et puis je l'ai un peu trop mis de côté. J'aime beaucoup Stéphanie Janicot, mais je trouve que ce n'est pas là son meilleur livre.
A lire : "Cet effrayant besoin de famille" par exemple !

Laure 02/05/2006 18:19

son dernier est sur une étagère dans mon bureau, mais comme je suis une bibliothécaire trop gentille, dès qu'il est traité, je le mets en prêt : les lecteurs passent avant moi ! Bien sûr j'ai bien envie de faire une exception pour le Janicot, et de le lire la première, mais il y aurait alors tant d'autres exceptions à faire, et ma PAL perso qui est déjà énorme... Alors il viendra en son temps...