Les jardins d'Hélène

Eloge de la cellulite et autres disgrâces - Dominique Dyens

29 Mars 2007, 16:00pm

Publié par Laure

J’ai beaucoup aimé  les précédents romans de Dominique Dyens, la femme éclaboussée  et Maud à jamais  (je n’ai pas lu une maison bleue), mais en empruntant celui-ci, je n’ai pas fait attention qu’il s’agissait d’un recueil de nouvelles et non d’un roman. Pourtant c’est écrit en sous-titre : nouvelles caustiques ! Et pour être caustiques, ça oui, elles le sont ! Pour mon plus grand régal d’ailleurs : j’ai adoré la plupart des textes ! (il y en a 7 en tout).

La première nouvelle, Eloge de la cellulite, nous plonge tout droit dans un futur pas si invraisemblable : celui de la chirurgie esthétique devenu le seul credo des femmes, on se croirait vraiment dans la série nip/tuck. Mais voilà, les hommes en ont marre, les petites rondeurs, le moelleux et l’authenticité, ça leur manque sacrément ! Dans la seconde, La ménagère de moins de cinquante ans, on est en avril 2007 (tiens, tiens), une femme, Henriette Laverge, est élue présidente de la République (tiens, tiens) et fait ouvrir des MCFR : maisons closes pour femmes respectables, où elles pourront consommer librement du mâle . Grand succès, mais qui ne plaît pas à tout le monde. Les deux nouvelles suivantes sont mes préférées. Dans Noces de verre, un couple est invité aux dix ans de mariage de leurs amis, Bettina et François. Tout est délicieusement égratigné, ce petit monde du chic et des fringues où l’apparence est reine, la copine envieuse et jalouse, mais la fête et surtout le cadeau du mari se transforment en véritable bombe à retardement : c’est jubilatoire ! Puis dans la soumission de Marie, une femme finit par accepter de coucher pour que son mari puisse obtenir un contrat, et ainsi de suite. Un régal de faux-semblants, de bourgeoisie chic qui vole en éclats, de couples qui s’ennuient (va voir chez les autres)… Bref, ce livre ne m’avait pas attirée pour une bête histoire de couverture que je trouvais moche et de titre pas terrible, et il m’a très agréablement surprise. Un vrai plaisir de lecture !

Toutefois, si vous croyez au couple à la vie à la mort je t’aimerai toujours, passez votre chemin.

Ed. Héloïse d’Ormesson, fév. 2006, 171 pages, prix : 16 €

Ma note : 4,5/5

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Delphine 01/04/2007 22:22

Moi j'ai détesté ce livre. Je pensais bien rire...et en fait, pas du tout!J'avais été tentée par de bonnes critiques et le titre m'amusait vraiment!J'essaierai de lire d'autres livres du même auteur.PS : Le père Olson avait toute ma sympathie ( supporter une sale bonne femme comme ça et des enfants odieux...)C'était le seul gentil de la famille!

Anne 31/03/2007 08:52

J'y crois, je passe.

Laure 31/03/2007 10:20

vous savez les filles, on peut y croire et jouer à se faire peur, ou plus fièrement, voir comment ça se passe (moins bien !) chez les autres !

Lilly 30/03/2007 17:01

Bon, ben moi j'y crois toujours. Je passe donc...

Florinette 30/03/2007 16:40

Comme quoi, il ne faut pas se fier à la couverture, j'en ai fait l'expérience avec "Je vous aime" de Catherine Siguret ! ;-)

Sandra 30/03/2007 13:24

Laure tu me tentes !!!

Clarabel 29/03/2007 18:41

Contrairement à Cuné, moi j'aimais beaucoup la famille Olson !!! hihihi ! ;))

Clarabel 29/03/2007 18:40

Non je n'y crois pas ! Donc pas mal fait pour moi aussi, il me semble ... C'était le titre qui ne m'emballait pas ! Comme quoi, les préjugés peuvent se battre ! Chouette ! ;))

Laure 29/03/2007 19:17

oui tu as tout à fait raison Clara, dans ma critique sur amz j'ai ajouté "titre moyen" à "couverture moche"! Il y a une pointe de Castillon au meilleure de sa forme là-dedans, je pense que ça pourrait effectivement te plaire ! C'est grinçant, incisif, mais humm fort plaisant !
Moi j'adore détester Mme Olson ;-)))

Cunᅵ 29/03/2007 18:13

Me souviens que Tatiana en avait fait un bon éloge à l'époque sur son blog,  et que j'avais personnellement détesté ! Ca ne t'étonnera pas, allez, j'ai toujours préféré Caroline Ingalls à Harriett Olson... ;o))

Laure 29/03/2007 19:18

Caroline est trop lisse voyons... la gentillesse faite femme, ohh !