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  • : 44 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 18:22

 

traduit de l'anglais (américain) par Bee Formentelli

 

ce-qu-ils-n-ont-pas-pu-nous-prendre.jpgLina, 15 ans, a un avenir prometteur dans le dessin, art pour lequel elle excelle, quand elle est arrêtée avec sa mère et son jeune frère un jour de juin 1941, dans leur ville de Lituanie. Son père, doyen d'université, a disparu depuis la veille. Comme beaucoup d'autres habitants des pays baltes, ils sont déportés par le NKVD, la police secrète soviétique.

Le roman est l'histoire aussi forte que dramatique de leur déportation en Sibérie, de leur lutte pour survivre dans le kolkhoze où ils sont exploités, puis de leur déplacement dans un autre camp de travaux forcés au Pôle Nord. Les parallèles avec les camps nazis sont évidents, les déportations inhumaines en wagon à bestiaux surchargés, sans nourriture et sans hygiène aussi. On ne peut parfois s'empêcher de penser (et c'est terrible) que l'on sait déjà tout cela, la littérature ne manque pas sur ce sujet. L'angle est différent, peut-être a-t-on un peu moins de témoignages sur les purges staliniennes effectuées sur les Lituaniens, et il en ressort néanmoins que le roman est très bien construit, laissant apparaître même au plus sombre de l'horreur, une lueur d'humanité.

Publié dans une collection destinée à des adolescents, on ne peut qu'approuver l'intelligence historique d'un tel roman, fictif mais largement documenté, et il va sans dire qu'il peut être lu bien au-delà de l'adolescence. Toutefois, je ne partage pas le « coup de coeur » souvent rencontré sur les blogs et le net pour ce roman, peut-être pour son côté « déjà vu », ce qui pose aussi la question délicate de la part romanesque que l'on peut créer sur un tel sujet. Document ou fiction, histoire ou Histoire ?

 

 

Gallimard, coll. Scripto, octobre 2011, 423 pages, prix : 14,20 €

Etoiles : stars-3-5__V45687331_.gif

Crédit photo couverture : © « photo de la pousse » iStockphoto.com /Smit / et éd. Gallimard.

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Publié par Laure - dans Livr'ados
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commentaires

Fantasia 10/11/2012 17:05


Toujours pas lu, je crois que c'est peut-être cette peur du déjà-vu qui me freine. Comme si trop parler d'un sujet finissait par l'écraser, aussi important soit-il...

clara 05/11/2012 14:58


Je suis passée à côté de cette lecture, pas un coup de coeur pour moi...

cyruliszin 05/11/2012 13:57


Je ne suis pas tout à fait d'accord, j'ai pour ma part été bouleversée par ce récit "roman" mais avec une grande part de vérité. comment peut-on faire subir de telles sévices à des êtres humains.
! Mais je n'ai trop lu de livres sur ce sujet et ne peut donc y retrouver "du déjà vu". 


bonne semaine et bonne lectures 

Laure 05/11/2012 19:34



le fond de réalité historique est effectivement très fort, horrible, et tristement vrai. Mais sur 2 ans de déportation, au coeur du pire, alors qu'ils n'ont pas de
quoi manger ni se vêtir, ça ne vous a pas frappé que jamais jamais jamais Lina ne manque de papier pour dessiner ?



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