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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 07:48

elisa.jpgJ’avais découvert Nathalie Ferlut avec Lettres d’Agathe, album que j’avais beaucoup aimé. On retrouve cette auteure (scénario et dessin) en ce début d’année avec Elisa, toujours dans la même collection, mais sur un ton et un style très différent.

Automne 1989, chute du Mur de Berlin. Peu de temps avant, en France, Rachel, Daniel et Elisa forment un trio de copains, amis, amoureux, ... A la mort accidentelle de Rachel dans un accident de voiture, Elisa perd pied et quitte sa famille, sa banlieue et ses études pour une fuite à Paris, dont on saura peu de choses. Sinon que dans ses errances et amochée, elle rencontre Antoine, jeune père divorcé un peu paumé mais attentif et protecteur, malgré leurs fréquentes engueulades.

Je n’ai pas retrouvé dans cet album ce qui m’avait charmée dans Lettres d’Agathe. Ici le scénario me paraît plus fouillis, embrouillé, inutilement alourdi et développé. L’histoire d’amour (entre Elisa et Daniel ? entre Elisa et Antoine ?) joue à cache-cache, et l’on aimerait bien que ça aboutisse quelque part, mais pour cela, il faudra vraisemblablement attendre un tome 2.

Ambiance très différente, des couleurs ocres très présentes qui vont bien au dessin, mais un cadre historique finalement peu exploité : quel intérêt d’avoir mis là la chute du Mur ? Pour parler d’une époque, et d’une génération sans doute, celle qui avait 20 ans en 1989, les enfants des soixante-huitards, la génération Mitterrand, à qui on reproche une mollesse d’engagement par rapport à celle de 68, une génération sans révolte et sans idéaux. Errance amoureuse et rebelle, même désappointement et indécision vis-à-vis de la famille et de l’amitié, qu’on chahute mais dont a viscéralement besoin quand même, Elisa, que tous ou presque appellent Lolita dans l’histoire, est un peu paumée. Lolita, Elisa, Nabokov, Gainsbourg, des figures lourdes à porter. 

De même en début d’album une allusion très claire à une certaine Princesse de Clèves qui ne sert à rien ni personne (« ha ha ! C’est sûr que ça, tes élèves, ils s’en serviront vachement dans la vie active ! ») mais qui n’a pas grand-chose à voir avec 1989.

Un scénario riche mais qui à mon goût s’éparpille un peu trop, part un peu dans tous les sens, pour finalement pas mal de redites, ou le même jeu un peu longuet du chat et de la souris à la  je t’aime moi non plus. Un peu dommage.

 

Delcourt, collection Mirages, janvier 2010, 110 pages, prix : 14,95 €

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Crédit photo couverture : © Nathalie Ferlut et éd. Delcourt

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Publié par Laure - dans Boite à BD
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commentaires

valérie 21/02/2010 21:16


J'ai mis la même note que toi. J'ai adoré les dessins , moins l'histoire. Mais je note celui que tu as aimé.


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