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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 20:12

Traduit de l'anglais par Georges-Michel Sarotte


julius winsomeJulius Winsome, la cinquantaine, vit seul dans un châlet au fin fond de la forêt du Maine (USA), entouré de plus de 3000 livres légués par son père, et de son chien Hobbes. Il mène une vie tranquille faite de lectures au coin du feu, de balades dans la nature, et de passion pour un glossaire typiquement shakespearien qu'il cultive avec dévotion.

De son père et de son grand-père, il a gardé une haine viscérale pour la violence et les armes à feu. Alors quand Hobbes disparaît, vraisemblablement abattu sciemment par un chasseur, Julius entre dans un engrenage infernal....

Surprenant roman qui démontre combien on ne connaît ni ne maîtrise jamais la nature humaine ! Même quand elle se veut lettrée et sage. Personnage solitaire et sauvage dans ses rares relations, Julius bascule dans une violence aussi inattendue que disproportionnée, froide et terriblement raisonnée. Les paysages, le froid, la neige, le vent, occupent une place importante dans le récit. Shakespeare aussi, élément étonnant qui vient contrebalancer dans son étude posée la tension croissante. Comment tout cela va-t-il finir ? Je vous laisse le découvrir ! Superbement écrit, et traduit.


p. 89 : « On combat l'hiver en lisant toute la nuit, tournant les pages cent fois plus vite que tournent les aiguilles, de petites roues en actionnant une plus grande pendant tous ces mois. Un hiver dure cinquante livres et vous fixe au silence tel un insecte épinglé, vos phrases se replient en un seul mot, le temps suspend son vol, midi ou minuit, c'est bonnet blanc ou blanc bonnet. Chaque coup d'oeil rencontre de la neige. Chaque pas s'enfonce vers le nord. Voilà l'heure du Maine, l'heure blanche. »


Seuil, février 2009, 244 pages, prix : 19,50 €

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Crédit photo couverture : © Stephen Strathdee / iStockphoto, et Seuil éd.

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Publié par Laure - dans Romans étrangers
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commentaires

Hambre 09/02/2010 10:04


Ah !! encore un titre inconnu, je le note (au cas où) :(


l'or des chambres 07/02/2010 14:12


Je viens de faire un billet sur ce livre que j'ai vraiment beaucoup aimée... Une très belle écriture...


la Pyrénéenne 31/01/2010 09:27


Plus que tentant !!!


cathulu 31/01/2010 08:33


C'est gentil, Laure, mais je vais d'abord vérifier s'il est à la médiathèque et sinon j'attendrai sans problème la sortie en poche. je prévoirai aussi une boîte de mouchoirs en papier, je me
connais !:)


cathulu 30/01/2010 21:45


Bizarrement, malgré la mort du chien, ce livre m'attire de plus en plus!:)


Laure 31/01/2010 08:23


et cette mort du chien sera une obsession tout au long du roman.... !
(c'est un exemplaire de la bibli sinon je t'aurais fait suivre volontiers, je crois avoir vu quelque part qu'il sort bientôt en poche ??)


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