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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 11:06

chanson-de-richard-strauss.jpgDeux petits garçons habitent le même immeuble et sont amis. Ils partagent tout, jeux et bleus aux genoux. Le jeune Richard Strauss (qui n’est pas le musicien, même si l’on pourra y voir des liens antinomiques) est juif, ce n’est pas dit, mais l’illustration et l’histoire le font entendre tout en drame et finesse. La peur s’insinue, enfle et prend de l’ampleur, la voix à la radio, le bruit des bottes, les drapeaux qui remplacent les fleurs sur les balcons, et dans l’illustration, une étoile de David peinte sur un volet, une croix gammée accrochée en étendard : c’est bien de la guerre, des arrestations et de la déportation dont il s’agit.

Un jour Richard disparaît, il ne reste plus que son chien, « moitié blanc / moitié noir / et court sur pattes / C’était un corniaud / un bâtard », et son ami solitaire, avec son violon dont il n’a plus envie de jouer, et cette chanson, la sienne, texte de l’album mais aussi celle de la vieille femme à son volet qui déjà annonçait « Comment faire ? Comment faire ? / On y croit, on espère. / Comme enfer, comme enfer / On ne peut pas mieux faire ».

Le texte, poétique et en chanson est somptueux. Spontanément je l’ai lu à voix haute. L’illustration, à travers des couleurs vives et des détails qui s’inscrivent discrètement, complète parfaitement le texte.

Si l’adulte comprend de suite le contexte, l’enfant lui aura sans doute besoin d’accompagnement, mais c’est cette distance et cette poésie qui font justement la qualité de cet ouvrage, qui n’est pas un « énième » livre sur le sujet, mais une œuvre d’art à part entière, littéraire et artistique.

 

(à partir de 9 ans)

 

Une analyse très juste et quelques images en plus chez Sophie et Fantasia.

 

Sarbacane / Amnesty International, avril 2012, 34 pages, prix : 15,50 €

Etoiles : stars-4-5__V7092073_.gif

Crédit photo couverture : © Alexandra Huard et Sarbacane éd.

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commentaires

Fantasia 16/01/2013 11:02


Oh, c'est un souvenir non pas beau, vu le sujet, mais fort ! J'aime toujours ces deux artistes, l'auteur et l'illustratrice.

Un autre endroit... 13/01/2013 22:51


Une belle année 2013 à toi !

Laure 14/01/2013 10:06



à toi aussi Isabelle, et à tes poulettes ... que l'année s'apaise et vous soit plus douce...



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