Présentation

  • : Les jardins d'Hélène
  • Les jardins d'Hélène
  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
  • Contact

Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

Bienvenue à vous,

 

Recherche

Et la vie dans tout ça

Je n'arrive plus à trouver de temps pour le blog, alors je poursuis ... à mon rythme !

Archives

22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 07:30

 

cercle-des-cendres.jpgSur l’île de Lanzarote à la fin des années 70, une femme rencontre un homme qui devient son amant, mais fait moins banal, elle le ramène et l’installe chez elle, à Munich, auprès de son mari et de son fils. Curieux éclat de vie que cette présence, déstabilisation totale dans l’enfance du petit garçon qui en restera à jamais marqué. Trente ans plus tard, le petit garçon de Munich devenu adulte revient sur le parcours de ce Friedhart Stahl et sur sa lourde implication dans leur vie.

Solaire et envoûtant, aride et chaud comme le paysage volcanique de l’île de Lanzarote, ce roman est étonnant et un peu dérangeant : tournant en cercles sur les différents grands moments de leur vie, le narrateur revient sur le ménage à trois de ses parents et de cet amant. Bien écrit et architecturalement dépaysant (tant dans la construction littéraire que dans la maison bâtie dans une grotte de l’île), j’ai toutefois un peu de mal à voir où l’auteur a voulu en venir, au-delà d’une illustration légèrement provocante de la libération sexuelle de ce couple et de son implication sur l’enfant devenu adulte…

 

p. 88 : « Je ne sais toujours pas distinguer la réalité de la fabulation et des fantasmes dans ces interminables récits pornographiques de ma mère, et j’ai mis longtemps à comprendre les raisons de son impudeur, de son besoin de se confesser, de peindre jusque dans les détails les plus intimes sa vie sexuelle, sa vie de femme. (…) Cette impudeur était un exorcisme : user de la transgression suprême – la parole incestueuse et obscène – pour régler son compte à jamais avec les hommes et le désir. »

 

Plus je lis de romans français contemporains, et plus j’ai l’impression de toujours lire la même histoire, dont seuls les détails varieraient.

 

Lu en juin 2010 dans le cadre d'un partenariat Rentrée littéraire avec Libfly.com et le Furet du Nord.

 

rentree litt sept10

 

Philippe Rey éd., août 2010, prix : 17 €

Etoiles : stars-3-0__V7092079_.gif

Crédit photo couverture : éd. Philippe Rey

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

In Cold Blog 25/08/2010 12:06



Malgré ta réserve, je garde le titre de ce roman dans un coin de ma petite tête. Même si j'aime aussi, comme toi, la diversité, j'apprécie également les variations sur le même thème.



Richard 22/08/2010 11:49



Ta dernière phrase sur le roman français contemporain ... c'est une opinion partagée par la majorité ???


Autant la littérature noire me semble dynamique et ouverte, la littérature blanche ... me semble pas très originale !!!



Laure 25/08/2010 14:36



Je ne sais pas si c'est la majorité, c'est la mienne en tout cas. Même la noire me semble de plus en plus formatée. Seule la littérature jeunesse (en ados en
particulier) me semble encore innovante, engagée, courageuse, originale.... On trouve encore des pépites quand même en littérature générale française, mais combien de romans inutiles ou peu
intéressants pour un truc bien !



Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -