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  • : 44 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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Et la vie dans tout ça

Je n'arrive plus à trouver de temps pour le blog, alors je poursuis ... à mon rythme !

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 20:24

(toutes images cliquables)

 

Se shooter en toute légalité : mille mercis à ma fournisseuse officielle ! (elle se reconnaîtra).

 

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Avoir un gros coup de blues en reprenant seule le TER de Nantes à Sablé. Ça y est, il prend son envol mon petit grand. L'internat est vieux et petit par rapport à celui de Touchard qui était grand luxe (on ne s'en rend compte qu'après!), mais reconnaissons qu'il y a pire comme vue en ouvrant sa fenêtre de chambre. Son cothurne est vendéen, et ça a l'air de bien coller entre eux.

 

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Jamais, jamais, jamais je n'aurais pu avoir cet emploi du temps. Mais chacun ses tares, moi c'est en thème latin et en linguistique française que je m'éclatais.

 

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Le jardin des Plantes est juste en face : un peu d'air qu'il saura prendre, je l'espère...

 

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Les regarder s'adorer ces deux-là, le chat accepte d'elle bien plus que de moi, je me revois enfant à faire mener pis que pendre au chat de ma grand-mère, elle me regardait éclater de rire parce que je faisais courir son gros matou après le reflet du soleil en jouant avec un miroir...

 

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Lire aussi, toujours, mais ne pas toujours prendre le temps d'en parler ici.

 

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(oui chez moi les post-it sont tous horizontaux, à la hauteur de la ligne que je veux retrouver. Psychorigide si vous voulez, ou juste organisée)

 

En quelques mots :

 

Le théorème de Kropst, Emmanuel Arnaud, éd. Métailié, janvier 2012, 135 pages, prix : 14 €

Pas envie d'en parler parce que j'éxècre cette mentalité des prépas, pas forcément des élèves, mais du système tel qu'il est fait. Oui je sais, mon fils vient d'y entrer. En est ravi, dopé par cette stimulation intellectuelle, fatigué déjà sans doute aussi, l'avoir vu 30 heures à la maison et déjà soucieux, enfin vu seulement à table, enfermé dans sa chambre le reste du temps à faire des maths et de la physique, et y penser tout le temps, y compris en mangeant. Même s'il l'a choisi, comme il dit. Ça ne m'empêche pas de rester critique, dans cette situation paradoxale d'avoir accepté cette orientation formatée par le système éducatif français, poussée par ses enseignants, désirée par lui, encouragé par son entourage.

Donc le théorème de Kropst parle de la vie en maths sup, et de tous les moyens qui sont bons pour réussir, même les plus malhonnêtes. Le roman est pas mal, c'est le sujet qui m'énerve.

 

p. 96 : « Parce qu'il sait depuis des mois que la prépa est profondément injuste, qu'elle n'est pas cet univers de pure objectivité qu'il imaginait quand il était en classe de terminale. Au départ en septembre, il croyait naïvement que tout se jouerait à égalité entre quarante cerveaux survoltés s'affrontant par devoirs de maths et de physique interposés. Une compétition dure, mais noble, où seuls les cœurs vaillants seraient récompensés. Une ambiance somme toute comparable aux Chevaliers du Zodiaque, le dessin animé japonais qu'il regardait à la télévision quand il avait dix ans. Dans les faits, rien à voir. Il a rapidement compris la situation : les dés sont pipés dès le premier jour, ou presque. Dans la classe on trouve déjà, on l'a dit, une dizaine d'ex-élèves des terminales du lycée Louis-le-Grand, dont la fameuse TS1, qui ont pendant deux ans préparé l'intégralité du programme de maths sup. Ils ont une bonne année d'avance sur le reste des élèves. C'est normal ? A côté d'eux, ou en même temps, car rien n'interdit de cumuler les avantages, au contraire, se dressent une vingtaine d'élèves dont l'un ou l'autre des parents sont professeurs de mathématiques en prépa ou bien anciens élèves de l'ENS. Ceux-là ont été programmés depuis l'âge de dix ans pour entrer à Polytechnique et leurs parents leur ont également déjà enseigné toutes les ficelles de maths sup. Ce sont de vrais robots, d'ailleurs en général leurs frères et sœurs aînés ont déjà tous intégré l'X. Ça aussi, c'est normal ? Et ceux qui n'appartiennent à aucune de ces deux catégories composent la brochette d'authentiques surdoués étrangers au QI supérieur à 130, du type de Spirikov. Tous sur un pied d'égalité en septembre, c'était bien cela l'idée, n'est-ce pas ? Les salopards. Alors quand à côté on est un pauvre élève de banlieue dont les parents sont fonctionnaires de base, et qu'on ne dispose pas d'un QI de 200, qu'est-ce qu'on fait ? On s'écrase ? On se laisse marcher dessus par toute la classe pendant un an, on finit trentième et on est viré à la fin de l'année en se consolant benoîtement en pensant « Merde qu'est-ce qu'ils étaient forts dis donc à LLG ! Vraiment y a rien à faire contre de pareils génies! J'suis déjà bien content d'avoir pu les connaître un an dans ma vie ! » ? »

 

La réparation, Colombe Schneck, Grasset, 212 pages, prix : 17 €

J'aime beaucoup Colombe Schneck, du moins la journaliste que j'ai connue à Arrêt sur images, avec Daniel Schneidermann il y a pas mal d'années (1995-1997, merci Wikipedia). Mais ce roman est si personnel, si autobiographique, que je n'y trouve pas ma place en tant que lectrice. Oui c'est la Shoah, oui c'est terrible, mais le pivot du livre (pourquoi et comment, sur quels choix, est morte la petite Salomé) tarde trop à venir. Le reste, c'est une histoire personnelle. Celle de l'auteur et de sa famille, sans que je parvienne à y trouver une portée universelle, celle de la grande Histoire. Dommage, j'y vois plus une thérapie personnelle qu'un roman.


Franck Pavloff, L'homme à la carrure d'ours, Albin Michel, janvier 2012, 202 pages, prix : 15 €

Voilà typiquement le genre de roman qui a priori ne m'intéresse pas (tout ce qui est trop loin de moi, paysages et modes de vie) mais que j'ai lu dans le cadre d'un jury de prix littéraire. Et il est hérissé de post-it, tant j'ai relevé de belles phrases, de passages sur lesquels revenir. C'était pas gagné, je n'aime pas quand je ne comprends rien dès les premières pages, qui fait quoi, qui est qui, pourquoi, mais un peu de persévérance et l'effort est récompensé. Intriguant, très bien écrit, peut-être un peu trop lyrique et contemplatif de cette nature arctique, au détriment de l'enjeu politique du roman.

 

Jean-Luc Coatalem, Le gouverneur d'Antipodia, Le dilettante, janvier 2012, 188 pages, prix : 15 €. Là encore, un livre à mille lieues de mes choix habituels, lu dans le cadre d'un jury littéraire. Mais cette fois une vraie belle découverte, et paradoxalement si familière, un cousin éloigné ayant vécu cette quasi même expérience en terre australe ! La vie si particulière de ces deux hommes très différents, l'isolement, la rudesse du climat, le troisième homme qui apparaît, et la tension qu'on sent poindre.... Passionnant, bons personnages romanesques, et fascinant !

 

 

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Quelques livres jeunesse dans la collection des Premières lectures et des Premiers romans de chez Nathan jeunesse. Mention particulière pour Un amour sur mesure, de Roland Fuentès et Alexandra Huard, et Le jongleur le plus maladroit, d'Evelyne Brisou-Pellen et Nancy Peña. (août 2012)

Un amour sur mesure m'a plu d'emblée pour ses illustrations (je trouve l'histoire sur l'acceptation des différences plus conventionnelle) mais ma curiosité est piquée désormais pour les dessins d'Alexandra Huard. Le jongleur le plus maladroit réunit qualités du récit (Moyen-Age, humour, lutte contre l’injustice) et de l'illustration : les deux m'ont beaucoup plu !

(Collection valeur sûre à la bibliothèque, qui plaît autant aux parents – qui sont guidés par le repérage des âges, le code couleur des sous-collections – qu'aux enfants qui s'attachent à l'une ou l'autre série et aux personnages qu'ils retrouvent. (quelques titres isolés comme les deux cités, mais aussi des séries, il y en a pour tous les goûts !)

 


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Publié par Laure - dans Blabla
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commentaires

Un autre endroit... 18/09/2012 13:02


Mais qu'on previenne la SPA !!! Ce chat souffre !

Fantasia 16/09/2012 16:18


Ah mais, ostéopathe pour chevaux, c'est un métier qui a de l'avenir ! Je dis ça sans rigoler : pour avoir une pépette fragile, j'avais examiné un temps les différentes possibilités qu'offre la
médecine vétérinaire, et (comme pour les humains) on en revient de la médication à outrance. En plus, c'est très rare comme métier, j'en connais un seul dans toute ma région !

Marylène 15/09/2012 21:29


TROP FORT le petit chat sous les draps !!!! ;-)

Laure 16/09/2012 14:05



Elle l'a recouvert une fois qu'il dormait, elle en fait vraiment ce qu'elle veut de ce minet, mais il n'a pas la même patience avec tout le monde ! :-))



Fantasia 15/09/2012 11:40


Oh, ça rappelle des souvenirs... avec la chance de rentrer à la maison, par contre. Allez, tu as encore du temps devant toi avec la petite (et charmante, avec Chaussette !) dernière ! Je suis
toujours épatée devant la force de caractère de tes enfants, qui ont l'air de savoir exactement ce qu'ils veulent. J'ai tâtonné des années avant de trouver une voie plus ou moins sûre...

Laure 16/09/2012 14:07



et Mosquito, qui entre en 6ème, veut être ostéopathe pour chevaux (oui, oui, ça existe) lol


 



jp 14/09/2012 18:27


bon courage à JB (ça rappelle des souvenirs) - moi, j'ai adoré le théorème de Kropst, que j'ai trouvé malin, pertinent et juste...je crois vraiment que c'est un des 4 ou 5 romans qui m'aura
marqué cette année :))


 

Laure 14/09/2012 20:50



quand j'ai fait lire ce passage parmi d'autres du roman à JB, il m'a rétorqué que n'importe quoi ton bouquin, et après 10 jours il me dit que : 1/3 de la classe a
déjà vu tout le programme de 1ère année de prépa en Terminale, 1/3 sont des vrais génies à la culture gé sans limite et à l'intuition mathématique innée (+1 ou 2 autistes Asperger dans le
groupe), et le dernier tiers, dont il fait partie donc, rame et tente de surnager. Ben finalement, il avait raison mon bouquin alors ? tsss.



sylire 12/09/2012 22:51


@Laure : il me semble bien parti !

sylire 11/09/2012 18:58


Pour ce qui est de la prépa, mon fils est passé par là. Je crois qu'on peut rester soi-m^eme. Les coups bas, ce n'est pas son truc du tout. Il a beaucoup travaillé en équipe avec ses camarades.
C'est possible ! Il en a bavé parfois mais il n'est pas sorti de là traumatisé.

Laure 12/09/2012 21:43



Non non je ne dis pas non plus qu'ils en sortent tous cassés, et puis il y a roman et réalité, et Nantes  c'est pas Louis-Le-Grand non plus Aux dernières nouvelles, ils s'organisent pour bosser ensemble et optimiser leur temps, et quand je lui demande s'il a qd même
le temps de vivre, il me répond "oui, là, je joue du piano". Je suppose qu'il y a un piano qq part dans le lycée.  Donc tout va bien  (Le piano c'est impro pour se détendre, hein, pas d'exercices ni rien, son sas de décompression à lui!)



Sandrine(SD49) 10/09/2012 07:31


Vu ce que tu en dis ce doit être Clémenceau ? Bravo à ton fiston, il faut être vraiment bon pour aller là, des enfants d'amis y sont allés mention TB au bac comme JB.

Laure 10/09/2012 10:08



Oui c'est bien Clémenceau. Il ressort de leurs premières conversations qu'ils ont tous eu entre 17 et 20 de moyenne aux épreuves du bac, ce qui
place JB quasi dans les moins bons avec son 17.70 . Enfin pour le moment ils gardent l'esprit de solidarité, et ce qui
les motivent, c'est d'enfin être confrontés à des exercices qui leur résistent. On sait que c'est 2 ans hors du monde dans la vie d'un jeune, un peu comme la première année de médecine (au
secours, c'est ce que veut faire ma deuxième), mais je reste vigilante et sur sa santé et sur sa "prise de tête"...



Bill 09/09/2012 23:10


J'ai eu le même avis que toi sur le livre de Colombe Schneck


Bon courage à ton fils. Il a un emploi du temps un peu plus léger que celui qu'à eu ma fille en ses temps similaires ... Dans sa prépa, les DS étaient toujours le samedi après midi sauf les
veilles de vacances scolaires !

Laure 10/09/2012 09:59



Pour le moment il rentre le week-end, mais il m'a déjà prévenue que ce ne serait bientôt plus le cas.... travail oblige ! Comme c'est encore le tout début de
l'année, les DS sont remplacés par des cours de maths, à volonté, c'est-à-dire que comme il n'y a pas de cours derrière, le prof continue aussi longtemps qu'il en a envie... Ouch ! faut vraiment
aimer les maths !



In Cold Blog 09/09/2012 22:22


Bienvenue chez les psychorigides organisés qui placent leur post-it à hauteur du passage à retrouver. Ahhhhhhhhhhhh, ça fait un bien fou de savoir que je ne suis plus seul au monde

Laure 09/09/2012 22:42



Ah tu me réjouis ! (nan mais c'est vrai quoi, sur les photos des autres y en a toujours partout, en haut notamment, ça sert à rien en haut, enfin ça fait marque page
mais pas marque-passage )


Et on va me prendre pour une folle quand je dis que le Pavloff est hérissé de post-it alors qu'on en voit 3-4. C'est que les autres sont tous dans la partie basse du
livre, cachés par le Colombe Schneck !



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