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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 20:24

cheveux-de-la-poupee.jpgPour ses dix ans, l’oncle de Charlotte lui propose de choisir une poupée dans sa vaste collection : il est en effet fin connaisseur et collectionneur de poupées anciennes, au point d’envisager d’ouvrir un musée. Charlotte ne trouve pas son bonheur du premier coup, mais apprend en discutant avec son oncle comment elles sont fabriquées : moulages,  biscuit (car cuites deux fois), etc. Et c’est dans le carton reçu le matin même que Charlotte choisit sa poupée, parfaite, avec des yeux « riboulants » et ses cheveux naturels. Jusque là tout va bien, on est dans l’innocence de l’enfance, et la joie d’une petite fille qui va nouer une relation intime avec sa poupée à qui elle cherche un nom.

Mais faut-il continuer à raconter leur histoire ? Car « elle n’est pas simple et elle fait mal », nous annonce Charlotte dès la première page.

Le récit se déroule sur trois jours : la veille de l’anniversaire, le jour J, et le lendemain. C’est quand son amie Marianne lui apprend que sa poupée a des cheveux « de morte » que Charlotte sombre dans un profond désespoir. Elle va découvrir la réalité et l’horreur des camps de concentration, les déportés qui étaient rasés avant d’être gazés, et les cheveux longs des femmes qui ont pu servir en effet à la fabrication de ces poupées.  Il faudra à Charlotte un long moment de discussion avec sa mère puis avec son oncle pour se remettre de ce qu’elle a appris malgré elle, et apprendre du même coup la disparition de ses grands-parents.

C’est un roman très bref (60 pages à peine) qui contient en quelques pages un condensé d’Histoire, mêlant fiction pure et  vérité historique, une approche de la déportation par un détour surprenant et inédit. Comme se le demandait Clarabel dans son billet, on peut effectivement se poser la question de l’âge du lectorat visé par ce roman : 10 ans, comme l’héroïne ? Il y a l’innocence et la fraîcheur de l’enfance dans le début du roman, puis très vite la gravité du sujet, qui devient horreur et répulsion pour la petite fille.  Attendre que ce soit au programme d’histoire, soit en classe de 3ème actuellement, à 14 / 15 ans, quand on ne joue plus à la poupée depuis longtemps ? Peut-être un entre deux, dès 13 ans dirais-je ?  Parce que c’est un roman grave et que je ne suis pas sûre que plus jeune il touche vraiment son public.  Quoiqu’il en soit, c’est un texte à découvrir !

(Mais pour répondre à l’interrogation de Clarabel, si si, il y a des enfants passionnés d’histoire dès 10ans, au point de lire tout le rayon documentaire de la bibli, même si certains livres sont pour plus grands !, et dans le roman d’Eva Almassy, le personnage de Marianne me semble caractériser ce basculement dans la préadolescence : elle est attirée par le maquillage, les trucs de filles, tout ça, et n’a plus la naïveté de la petite Charlotte, c’est elle qui va la sortir de l’enfance.)

 

L’Ecole des Loisirs, coll. Médium, septembre 2009, 60 pages, prix : 7,50 €

Etoiles : stars-4-0__V7092073_.gif

Crédit photo couverture : © Franck Juery et l’école des loisirs

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Publié par Laure - dans Livr'ados
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commentaires

Vero 01/06/2010 09:21



Je note, je note! Le Zenatti est dans la bib de la Loute, vais aller lui piquer, tiens! Des bises à toute la famille! Eh chouette ce kiné! ;-)



Clarabel 31/05/2010 10:10



(oui, c'était bien le zenatti - présenté comme son livre coup de coeur à l'école !)



Laure 31/05/2010 13:02



je note doublement le Zenatti alors !


(reçu le rita et machin ce matin, la miss à l'école, j'ai ouvert le paquet : il est GENIAL ! On en reparle sûrement très vite !)



Clarabel 29/05/2010 10:32



cela me fait penser à l'héroïne du roman de valérie zenatti, adieu mes neuf ans, qui est aussi épatante, car cette fillette s'interroge sur la société qui l'entoure, de façon très
existentialiste.


alors que je m'interroge sur la crédibilité du livre, ma propre lectrice de dix ans est tombée en amour, me livrant sa propre perception de l'histoire, claire et sensée.


je crois qu'il y a une lecture à deux vitesses dans les romans *jeunesse* et c'est bien lorsque nos deux lectures se rejoignent. finalement nous tentons parfois de décrypter un livre avec notre
regard d'adulte alors qu'un enfant est plus prosaïque.


à propos, mes questions sur le livre d'eva almassy n'enlèvent en rien sa très qualité littéraire ! :)



Laure 30/05/2010 20:02



ah mais je sais bien que tu ne mettais pas en cause la qualité du livre !


en ce qui concerne les niveaux de lecture, oui, ça se vérifie beaucoup en jeunesse, c'est aussi ce qui fait qu'un adulte ne s'ennuiera pas sur un bon livre jeunesse
! et que l'enfant y piochera ce qui lui parle à lui !


(je note le zenatti, et sinon pour la lecture de miss C. je ne sais pas si tu parlais du zenatti ou du almassy ?)



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