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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 07:53

mes-petites-morts.jpgAnna est très proche de sa sœur Sarah, mais maintenant que celle-ci est enceinte et sur le point d’emménager dans un nouvel appartement avec son amoureux, il est temps pour Anna de s’éloigner. Elle a choisi l’Irlande, elle ne sait pas trop pourquoi : « Cork était « une ville de brouillards ». C’est à Sarah que je laissais la lumière, on ne pouvait pas toujours tout partager ».

Marek, de son côté, quitte Prague pour Cork lui aussi. Le lecteur sait qu’il est malade, et qu’il n’en a sans doute pas pour longtemps à vivre. Anna et Marek vont tomber amoureux, mais Marek voudra la protéger en gardant le silence sur la réalité. Comme il semble vouloir demeurer un amoureux transi perpétuellement indécis, Anna va se rapprocher d’Otto, bien que ce ne soit pas lui qu’elle aime …

Court roman sur le très classique triangle amoureux. Bien sûr vous n’aurez pas manqué de relever qu’Elsa Fottorino est fille de (Eric Fottorino) et l’on peut imaginer que cela aide pour faire éditer son premier roman, à tout juste 23 ans. Alors qu’en est-il vraiment de ce premier roman ? L’écriture est classique, sobre, extrêmement soignée, classieuse.  Pour ma part, c’est un point fort (Solenn, elle, la trouve trop travaillée et trop rigide), mais cela ne me semblait pas suffisamment pour combler l’aspect trop creux et trop lisse du récit. C’est beau oui, mais un peu vide quand même. Et puis j’ai trouvé cette histoire de plus en plus profonde au fil du texte, j’ai beaucoup aimé le rapprochement des deux sœurs lors d’une visite à Paris, permettant de rompre un peu avec l’enfermement amoureux, et de souligner les priorités, alors que Sarah va mal : « J’étais hantée par la manière indigne avec laquelle je m’étais trompée de priorité. Marek et Otto s’éloignaient peu à peu de mes pensées. » (p.109)

A partir de là, tout semble gagner en maturité, et la fin qu’on imagine arrive presque trop vite. J’ai changé d’avis en cours de lecture, m’y suis davantage attachée, et trouvé finalement bien beau ce petit roman. Quelques faiblesses de jeunesse peut-être, mais un beau texte tout de même. Non, il ne faudrait jamais avoir peur en amour.

p. 145 : « Je me suis souvent demandé s’il existait un seuil au-delà de l’intolérable. Je sais maintenant qu’il existe et que c’est la vie elle-même. »

 

Rien à voir mais j’ai souri à la lecture de cette phrase, qui n’a rien d’original mais qui colle à la perfection à une situation qui m’est familière en ce moment : « Pire arme que le mépris était l’indifférence » (p.83)

 

Flammarion – janvier 2010 – 147 pages – prix : 13 €

Etoiles : stars-3-5__V45687331_.gif

Crédit photo couverture : © Ed. Flammarion

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commentaires

sylire 14/05/2010 19:51



J'aime beaucoup la plume du père et ce que tu dis sur celle de la fille me tente bien. Si l'occasion se présente, pourquoi pas.



Laure 16/05/2010 12:14



il faudra que j'essaie un livre du père un jour alors..


(mais il y a tant de choses à lire !)



Richard 14/05/2010 13:17



Très bonne chronique !!!! Merci pour cette suggestion de lecture !!!


Bon week-end !!!!



Djemaa Pascal 14/05/2010 10:53



Bonne fin de semaine ! Merci pour ces beaux textes ! Pascal.



zarline 14/05/2010 10:46



J'ai lu l'année passée L'homme qui m'aimait tout bas d'Eric Fottorino. Une lecture gênante pour moi mais j'ai trouvé le style remarquable. Je serais assez curieuse de découvrir si ce talent passe
par la génétique. Peut-être avec le deuxième roman...



Laure 14/05/2010 10:56



Je n'ai jamais rien lu du père alors je ne sais pas...  ! ;-)



Solenn 14/05/2010 10:07



Un truc qui m'a turlupiné après ma lecture: Au début la soeur est enceinte, mais ensuite il n'est plus jamais question du bébé jusqu'à la fin du roman ou alors ça m'a échappé... Est ce qu'elle a
accouché, est ce qu'elle l'a perdu, est ce que le père est parti avec lui? C'est un détail mais ça m'a agacé de ne pas comprendre ce qui s'était passé! Si tu peux m'éclairer ;)



Laure 14/05/2010 10:55



J'ai compris qu'elle avait eu un petit garçon mais que soit il était chez son père à ce moment-là, soit c'est le père qui en a la garde, car elle a sombré dans
l'alcool.  J'ai essayé de trouver un passage explicatif, je ne retrouve que celui-ci : (p. 133)  "Une fois à Paris, ma soeur m'attendait. Elle ne chercha plus à me cacher le départ
de Nathan. il ne voulait pas exposer son couple et son enfant à une femme dévastée. Je retrouvai Sarah ivre de chagrin et nous ne pouvions décider laquelle de nous deux était la plus
enviable."


(J'ai donc interprété que Nathan était parti avec l'enfant, la laissant seule)



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