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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 09:55

nanouk-et-moi-copie-1.jpgThomas est un petit garçon bouleversé par des cauchemars, et surtout ce qu’il appelle des « cauchemars éveillés », lorsqu’il repense au film Nanouk l’Eskimo, de Robert Flaherty. Plus exactement, c’est la phrase écrite qui ouvre ce film documentaire qui le hante : On apprend avant même le début du film que Nanouk est mort de faim en allant chasser le cerf deux ans après le tournage. Thomas a la chance d’avoir des parents attentifs et ouverts qui vont lui proposer d’aller voir le docteur Zblod (c’est un pseudonyme inventé par Thomas pour que vous n’alliez pas téléphoner au docteur en vrai pour lui faire des blagues, oui, il y a aussi beaucoup d’humour dans ce livre, on est dans l’enfance, n’oublions pas !). Le docteur Zblod est (sans doute) un excellent pédopsychiatre, neutre et bienveillant, qui peu à peu va aider Thomas à exprimer ses peurs et à comprendre combien il est normal d’avoir peur de la mort.

Pas de panique si vous ne connaissez pas le film de Robert Flaherty, Thomas résume très bien l’histoire de Nanouk, à la demande du médecin qui ne s’en souvient plus très bien (et au passage, ça rend bien service au lecteur, voyez l’habileté romanesque de la chose).

Grâce au docteur Zblod, Thomas va dépasser ses angoisses : « tu as découvert que la mort était infiniment inquiétante et triste. Tu as aussi vérifié que tu pouvais y penser sans devenir fou. » (p. 90). A propos d’inquiétude, l’auteur nous en fait traverser une grande aussi, lorsque Thomas décide d’avaler des médicaments trouvés dans l’armoire à pharmacie familiale, pour retrouver la gaîté car il a entendu à la télé que c’était possible grâce aux anti-dépresseurs. Là encore, belle écoute et réponse du docteur Zblod. (Je vous rassure, le médicament ingéré n’était en fait que des comprimés … contre les aphtes !)

C’est donc un très beau roman sensible et fin que nous offre Florence Seyvos pour aborder ce thème délicat. C’est aussi un roman qui ouvre plein d’autres pistes, désacralise la psychiatrie, donne une folle envie de voir le film de 1920 Nanouk l’Eskimo, rappelle les débuts de la photographie, la vie des Inuits, … Une belle relation enfant / médecin, enfant / parents, un livre intelligent qui fait du bien !

 

(à proposer dès 9/10 ans)

 

L’école des loisirs, coll. Neuf, janvier 2010, 103 pages, prix : 8 €

Etoiles : stars-4-5__V7092073_.gif

Crédit photo couverture : © Gabriel Gay et éd. l’école des loisirs

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commentaires

Malice 27/10/2012 10:15


Je  viens de le lire et c'est vraiment un magnifique roman jeunesse intelligent et sensible un gros coup de cœur aussi ;-)

Theoma 19/03/2010 14:58


Alors là, je dis oui, je craque tout de suite ! Merci ;-)


Laure 19/03/2010 15:53


ab bah écoute, si tu le dis...
(parce que ce n'est pas forcément un thème très attirant ! mais il est très bien traité)


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