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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 23 ans, 21 ans et 16 ans 1/2. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-huit ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 16:01

 Traduit de l'anglais par Raymond Clarinard

 

rose-tdr.jpg1868 à Paris. Rose prend la plume pour écrire une longue lettre à son époux Armand, décédé dix ans auparavant. Elle se terre dans leur maison tant aimée de la rue Childebert, maison vouée à la destruction du fait des travaux d'embellissement de Paris par le baron Haussmann, préfet de la ville sous Napoléon III, qui a la folie des grandeurs et des grands boulevards. Les actes d'expropriation et les dédommagements financiers n'y changeront rien : Rose ne veut pas quitter sa maison.

Mais avant que les travaux de destruction ne commencent, elle doit se confier à Armand, lui confesser ce lourd secret qu'elle n'a pas eu la force de lui révéler de son vivant. Mais sa longue lettre est aussi l'occasion de revisiter leur bonheur, leur rencontre, la naissance de leurs enfants, la difficulté que Rose a à aimer de manière égale ses deux enfants, sa belle-mère Odette qui l'aime comme sa fille, les amis qui lui sont chers et qui l'ont soutenue à la mort d'Armand : Alexandrine, la fleuriste, M. Zamaretti le libraire, la comtesse de Vresse ; et de découvrir une page méconnue de l'histoire sur l'évolution de Paris. 

Si j'avais des doutes sur ma capacité à apprécier un roman historique (ce n'est pas ma tasse de thé), j'ai vite oublié mes craintes pour me laisser emporter par ce roman à l'écart de la frénésie moderne, au charme légèrement suranné, où la lenteur de la plume conduit le rythme. Tatiana de Rosnay sait à merveille raconter une histoire et vous faire vivre avec ses personnages. On croirait sentir le parfum des roses et des fleurs de la boutique d'Alexandrine, revivre l'amitié de ces deux femmes si différentes, balayer la poussière des travaux incessants et démesurés, qui ont fait de Paris ce qu'elle est aujourd'hui. 



p. 52 « Comment pourrais-je jamais quitter cette maison, mon amour ? Cette haute maison carrée, c'est ma vie. Chaque pièce a une histoire à raconter. Retranscrire l'histoire de ce lieu sur le papier est devenu un besoin terrible, irrépressible. Je veux écrire afin que nous ne soyons pas oubliés. Oui, nous les Bazelet de la rue Childebert. Nous avons vécu ici, et en dépit des embûches que le sort nous a réservées, nous y avons été heureux. Et personne, écoutez-moi bien, personne ne pourra jamais nous l'ôter. »  

p. 88 : « Le préfet et l'empereur rêvaient d'une cité moderne. Une très grande cité. Et nous le peuple de Paris, n'étions que des pions dans cette gigantesque partie d'échecs. »

 

 J'ai aimé :

- le roman épistolaire au long cours

- la parenthèse hors du temps, j'ai vécu dans une bulle quelques heures avec les personnages

- la fin, assumée et sans équivoque (j'ai horreur des fins ouvertes où le lecteur doit imaginer ce qu'il veut et de préférence le meilleur), je me demandais sincèrement jusqu'où irait l'auteur, si il y aurait un revirement ou pas. La tension allait croissant, vraiment ! Non seulement j'ai eu la réponse que j'imaginais, mais avec une surprise en plus.

 

J'ai un doute :

- sur le secret confessé, enfin pas tant sur le secret lui-même que sur les conséquences qu'il a eu sur la vie de Rose, j'ai un peu de mal à y adhérer, même si elle s'en justifie au détour d'une phrase. (C'est énigmatique mais je ne veux pas trop en dévoiler)

 Nul doute que Rose séduira son lectorat !

 

A lire : l'article de Véronique B. sur le blog de Cultura   

A voir : la vidéo de Tatiana qui présente son roman :

 

 

 

Ed. Héloïse d’Ormesson, mars 2011, 247 pages, prix : 19 €

Etoiles : stars-4-0__V7092073_.gif

Crédit photo couverture : © Cédric Porchez et éd. Héloïse d'Ormesson.

 

 

 

  

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Publié par Laure - dans Romans étrangers
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commentaires

Luna 20/09/2011 15:02



Je dois dire que j'ai eu un peu de mal avec l'histoire au début du livre, mais finalement, les quarante premières passées, ce n'a été que du bonheur !

Le personnage de Rose est vraiment extraordinaire. Elle a eu une vie comme la plupart, avec du bonheur mais aussi des malheurs et de gros, très gros regrets... Je me suis vraiment attachée à elle
:)

Plus je découvre Tatiana de Rosnay et plus j'ai envie de la lire !



toka 12/04/2011 19:36



"Sarah..." étant incontestablement au top 10 de mes livres préférés, et ayant également apprécié les autres , j'ai eu envie de lire celui-ci d'autant plus que ma famille (3 familles ) avons été
victimes d'expropriation lorsque j'avais 14 ans . L'histoire de Paris m'interessait aussi mais j'ai été un peu déçu. Il se lit bien mais ne m'a pas touché, aucune résonnance (et pourtant je
découvre régulièrement  à quel point cet événement a marqué ma vie - j'ai 43 ans pourtant ). Bref , pas le meilleur Tatiana de Rosnay . Néanmoins je suis satisfaite d'avoir pu la
rencontrer et le faire dédicacer à cette occasion .



eho 10/03/2011 17:17



Petite info !


Pour une plongée dans l'univers de Rose, rendez-vous sur le site compagnon :


http://www.tatianaderosnay-rose.com/


 


Vous y trouverez entre autres un résumé du livre, plusieurs textes de l'auteur, une interview du traducteur...


 


pour nous contacter : communication@editions-heloisedormesson.com


A très bientôt !


 



Karine:) 06/03/2011 14:27



Ce livre-là me tente, contrairement à d'autres titres de l'auteure que j'ai vus un peu partout.  Je le lirai probablement en anglais, par contre.  Les secrets, les trucs historiques...
c'est pour moi. 



Mona 05/03/2011 16:37



Il s'est passé exactement la même chose en Roumanie dans les années 80 à Bucarest: Caucescu avait décidé de construire une grande avenue, sorte de Champs Elysées, menant à son palais démesuré,
qui existe toujours d'ailleurs. Pour cela il a juste tracé un trait sur une carte et toutes les habitations se situant sur ce tracé ont été démolies...Les habitants n'ont eu que quelques semaines
seulement pour déménager dans un deux ou trois pièces dans un de ces immeubles tous identiques, avec en prime l'honneur de payer un loyer mensuel...


En tous cas ce livre me tente beaucoup, d'autant plus que j'avais adoré "Elle s'appelait Sarah".



Theoma 04/03/2011 19:26



comme j'aime bcp les romans épistolaires, il m'attend sur l'étagère...



Laure 04/03/2011 22:09



J'espère que tu l'aimeras autant que moi !



sandrine 02/03/2011 16:28



ton commentaire me donne envie de le lire!


un prochain achat donc!


j'adore les romans épistolaires...le cercle littéraire....est un de mes derniers coups de coeur par exemple!


alors, cela avance ta prépa au concours?


bon courage!



Laure 02/03/2011 16:32



hein de quoi, une préparation au concours moi ?


euh...   chut !



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