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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 15:11

 

Traduit du norvégien par Alex Fouillet

 

trouble-helene-uri.jpgLe roman s'ouvre sur une probable scène d'inceste, tout en sous-entendus, à vrai dire on ne sait pas, et c'est bien ce qui fera le trouble de ces 360 pages ! Juste après vient l'enterrement du père de famille soupçonné, Karsten Wiig, auquel assistent six personnes seulement. Construit en boucle, le récit reprend le fil de ce qui fit la perte de ce père, la suspicion d'inceste, son reniement, et tout du long le doute et la culpabilité des uns et des autres.

Dit comme cela, cela peut paraître sombre et déprimant, pourtant c'est un grand roman qui interroge en permanence sur la réalité des choses, la justice, la parole des enfants, la parole des experts, l'amour d'un père, le délitement d'un couple, le zèle d'un juge qui s'est juré d'être parfait pour se racheter d'un drame vécu enfant. Ils sont peu de personnages en réalité, le juge Edvard Frisbakke et sa sœur Alma, les fillettes Henriette et Elise, le couple qui se sépare au départ pour cause d'adultère (Karsten Wiig et Marianne Henriksen), et la nouvelle compagne de Karsten, Barbara. Tous sont extrêmement fouillés par l'auteur, sans pour autant que jamais le doute ne se lève dans la tête du lecteur, doute dans un sens ou dans l'autre, tant les arguments des uns et des autres semblent fiables. Il faudra attendre la toute fin du roman pour enfin savoir (encore que, toute autre interprétation n'est pas complètement exclue !) et l'évolution des personnages tout au long du récit est intéressante, notamment l'attitude des deux filles lorsqu'elles deviennent adultes.

Un roman passé quasi inaperçu à sa sortie, et qui pourtant, mérite un vrai détour et questionnement. Le titre français choisi, Trouble, lui va parfaitement, tant c'est ce qu'éprouve en permanence le lecteur. Le titre original, Den Rettferdige, si j'en crois les logiciels de traduction, signifierait « les justes », ce qui après lecture, fait sens tout autant !

Troublant, attirant, intéressant.

 

 

Jean-Claude Lattès, mai 2011, 359 pages, prix : 22 €

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Crédit photo couverture : © Simon Cook / Getty Images et éd. JC Lattès


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Publié par Laure - dans Romans étrangers
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commentaires

clara 30/04/2012 16:33


Ca y est, je l'ai dans ma PAL !

Laure 30/04/2012 17:03



tu en nous diras des nouvelles bientôt j'espère alors !



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