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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 07:08

tu-me-plais.jpgManon est une élève de première atteinte d’un cancer, épuisée par les traitements, elle ne peut plus aller en cours. Alors ce sont souvent ses amies qui viennent la voir, et même Quentin, le plus beau garçon du lycée, qui est amoureux d’elle. Touché par sa personnalité, ses valeurs, il lui avoue son amour, « tu me plais, tout simplement », lui dit-il, alors qu’elle a le crâne rendu chauve et lisse comme un œuf par la chimio.

Mais il y a aussi Eva, une amie fragile et en souffrance, plus effacée, personne ne l’apprécie vraiment. Eva va oser se confier à Manon, elle souffre de dépression sévère, elle est au fond du trou et ne pense qu’à mourir. Dit comme cela, on peut penser que la barque est un peu chargée, surtout qu’Eva cache un terrible secret qui bien évidemment la ronge et la détruit, et que ce secret est en lien avec Quentin. Trop de drama dans ce court roman ? D’autant que la dépression est ici pensée comme « plus grave » que le cancer, car avec un cancer, « tout le monde vous soigne et est aux petits soins pour vous », alors que la dépression, on vous dit juste « allez, secoue-toi un peu ». Les deux jeunes filles souffrent, différemment, mais l’une a la chance d’être aimée et entourée, l’autre moins. C’est le message qu’il faut y voir.

Tout cela fait quand même beaucoup pour un aussi bref roman, et pourtant, ça fonctionne. C’en est presque léger, plaisant, une belle histoire d’amitié et d’amour, où souffle l’espoir et la force de la vie.

 

A découvrir, mais en connaissance de cause.

 

(dès 13 ans)

 

Flammarion, coll. [Tribal], mars 2010, 113 pages, prix : 8 €

Etoiles : stars-3-0__V7092079_.gif

Crédit photo couverture : © Susanna Erkheikki / Flickr/ Getty Images et éd. Flammarion

 

 

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Publié par Laure - dans Livr'ados
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commentaires

AP 18/12/2010 15:56



C'est marrant, moi aussi j'ai lu ce livre (dans le cadre d'un concours) et j'ai vraiment eu du mal... Pas du tout avec le
pathos (ça ne me dérange pas, au contraire, j'aime mieux ça plutôt qu'une histoire de fille qui s'est cassé un ongle au pays des Bisounours :-) mais avec la manière de le traiter :


Sur le fond, donc : 


La dépression plus grave que le cancer: et si c'était vrai ? Franchement, non seulement l'argumentation se tient, mais il faut vraiment n'avoir jamais connu ni l'un ni l'autre dans son entourage
pour croire que le cancer est "forcément" plus grave. Plus grave, par rapport à quoi, déjà ? Parce qu'il serait plus mortel que la dépression ? C'est faux. Tout dépend du type de cancer, de sa
localisation. Bref :c'est la question de la "gravité" que pose ce livre, et il a raison de le faire. Le problème, c'est qu'il le fait assez vite et assez mal. Le roman passe trop vite sur le
cancer lui-même, qualifié de "rare et compliqué", la narratrice prétendant ne pas se souvenir du nom que les médecins ont donné (alors que la connaissance de la maladie est une donnée
fondamentale de la guérison : j'ai vu des pédiatres en cancérologie expliquant à des bambins de 3 ans ce qu'est un lymphocite, par exemple...). Cancer par ailleurs non localisé (alors que ça
ferait toute la différence). Rien à voir avec, par exemple, les romans de Marie-Aude Murail sur le sujet (Oh boy!) ou de Catherine Leblanc (Rock de Lou).


Sur la forme :


Le style coule tout seul, c'est fluide, ça va vite, on ne s'ennuie pas. Mais quelle lourdeur dans les dialogues ! On se croirait chez Eric Rohmer : rien n'est fait pour qu'on y croie, au
contraire, on dirait que l'auteur veut casser l'illusion réaliste. C'est peut-être son but, après tout, et il y des amateurs de Rohmer qui défendront ce parti pris... Pour tous ceux qui aiment y
croire, ce sera une déception, les ados comme les adultes. 


 



Laure 22/12/2010 20:57



wouah, excellente analyse Anne !


je fais partie de ceux qui aiment y croire, alors... ça a marché moyen !



Karine :) 30/11/2010 20:05



Je pense que j'aurais un peu de mal avec ce qui est sous-entendu (la dépression plus grave que le cancer) mais je suis quand même bien curieuse... je verrai chez mon libraire!



Melanie B 16/11/2010 13:57



Et on ressort de la lecture dans quel état ? Parce que même si tu dis que ça fonctionne et que ce n'est pas si pesant, quand je lis ton résumé, j'ai un doute !



Laure 16/11/2010 19:58



Je ne sais pas comment le vivrait un lecteur ado (pas encore eu de retour dessus) mais pour ma part (et mon grand âge ), disons que ça passe bien, que c'est optimiste et presque léger, parce que c'est une histoire d'amour, parce que c'est
tellement pas possible (le cancer, la dépression, le grand secret de famille, etc. tout ça sur 3 personnes et 100 pages) que tu sais que tu es dans une histoire... fabriquée. J'ai eu un moment de
choc tout de même en découvrant que la dépression était bien plus grave que le cancer, mais c'est bien argumenté et ça se tient. C'est discutable, mais ce n'est pas l'objet du roman non
plus...


La dernière phrase semble prêter à discussion aussi... mais je n'en dis pas plus !


 



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