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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 19:09

 

Durée : 1h50

Avec : Tilda Swinton, John C. Reilly, Ezra Miller, ...

 

Adapté du roman éponyme de Lionel Shriver.

 

we-need-to-talk-about-kevin.jpgLe synopsis d'Allociné : « Eva a mis sa vie professionnelle et ses ambitions personnelles entre parenthèses pour donner naissance à Kevin. La communication entre mère et fils s’avère d’emblée très compliquée. A l’aube de ses 16 ans, il commet l’irréparable. Eva s’interroge alors sur sa responsabilité. En se remémorant les étapes de sa vie avant et avec Kevin, elle tente de comprendre ce qu’elle aurait pu ou peut-être dû faire. »

 

On reste sous le choc quelques heures après le visionnage de ce film, comme le besoin d'aller respirer un grand bol d'air. Eva est la seule à sembler se rendre compte que son fils (encore enfant) est différent, elle peine à construire une relation avec lui, il est dur, violent, cruel avec elle. Manipulateur, haineux, maléfique ? Le regard du petit Kevin est glaçant. Mais le père ne trouve rien d'anormal, allez, ce n'est qu'un enfant, et ce n'est pas bien grave s'il porte encore des couches à 6 ans. Et l'enfant sait jouer et rire avec son père...

La narration du film est éclatée, des flashbacks permettent de reconstituer le drame qui a conduit Kevin en prison, et l'interrogation permanente de cette mère qui a fait ce qu'elle a pu pour élever son fils, en surmontant les épreuves terribles qu'il a fait endurer à sa famille (notamment envers sa petite sœur Célia), et tout ce qu'il faut continuer à endurer après. Et que sont devenus le mari et la petite sœur ? On ne le saura qu'à la fin. La mère semble s'être toujours sentie bien seule pour surmonter tout cela, et n'a pas pu (su) trouver d'aide extérieure. L'histoire fait froid dans le dos à bien des moments, la mise en scène est vraiment réussie et Tilda Swinton et Ezra Miller sont impressionnants dans leur rôle. L'omniprésence de la couleur rouge marque, la peinture qu'Eva passe son temps à nettoyer, la sauce tomate à plusieurs reprises, le rouge qui annonce le sang (qu'on verra très peu au moment du drame), mais la stigmatisation de cette mère que la société rend coupable, l'incapacité à se faire aider ou ne serait-ce qu'entendre, c'est frappant, dur, terrifiant.

Un film dont on ne ressort pas indemne, sans toutefois avoir vraiment de réponse sur le pourquoi, ce qui laisse ouvertes toutes les interprétations. Même si le final laisse entendre que peut-être, tout n'est pas fini dans cette relation mère-fils.

A voir, assurément, mais en sachant que la tension est croissante !

 

(Film interdit en salles aux moins de 12 ans.)

 

Etoiles : stars-4-5__V7092073_.gif

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Publié par Laure - dans mes soirées DVD
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commentaires

Steph 12/01/2016 17:28

J’ai bien aimé la prestation d’Ezra Miller dans The Perks of Being a Wallflower, ce film ne peut être que divertissant :).

Cegosum 15/04/2012 20:54


Le sujet me parait intéressant mais je trouve que la réalisation gâche tout, en étant lourdissime sur plein de points. Ah oui ce rouge qu'on montre tout le temps avec plein de répétitions "pour
bien qu'on comprenne l'allusion 'subtile". Idem sur un long plan avec le reflet d'un objet dans un oeil...


Bref j'ai cordialement détesté le film (je n'ai pas lu le livre) car trop caricatural pour que je me sente impliqué.


J'espère aussi que ce n'est pas une "vraie" thèse sur un enfant intrinsèquement méchant avec une personne depuis sa naissance (et même avant) car je trouve que c'est moralement proche d'une
limite un peu nauséabonde.

Leiloona 22/02/2012 15:27


As-tu lu le livre ? Si oui, quel support me conseilles-tu ? 

Laure 22/02/2012 15:55



Non, je ne l'ai pas encore lu mais d'après le commentaire de Bill, et par rapport au film, le choix scénaristique semble différent. Le film est marquant, le livre
semble l'être tout autant. Personnellement je préfère commencer par le livre, en général après un film, je n'ai pas trop envie de lire le livre : le film est une adaptation, ça ne me gêne pas de
connaître déjà l'histoire, on peut en voir les différences, dans l'autre sens, ça m'intéresse moins...



In Cold Blog 20/02/2012 22:37


Bill a posé la question que je voulais te poser : savoir si tu avais lu le roman et si tu avais repréré de grosses différences entre l'original et l'adaptation...
J'ai le film et je me demandais justement s'il ne valait pas mieux que je lise le roman d'abord...

Laure 21/02/2012 09:44



Non je n'ai pas encore lu le livre, mais d'après ce qu'en dit Bill, le choix de la réalisation semble très différent, donc si tu as le roman aussi, commence par le
roman (car même si l'on n'a pas lu le roman, ce qui était mon cas, on connaît l'élément principal, tant on l'a vu partout et tant il collait aux faits divers américains aussi)



Bill 20/02/2012 20:30


As tu lu le livre dont ce film est tiré ? Il m'a laissé un souvenir encore trè sprésent ...
Construit sous forme de lettres à son époux, ce roman est l'un des plus bouleversants que j'ai lu avec un dénouement atroce ...
Un vrai chef d'oeuvre

Laure 21/02/2012 09:41



Non, je ne l'ai pas [encore] lu, mais justement tu m'intrigues car la forme épistolaire destinée à son époux semble très différente de la réalisation choisie. Je
pense que je le lirai pour comparer, même si d'ordinaire je préfère l'inverse : voir le film après lecture...



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