Les jardins d'Hélène

Les poupées russes - Cédric Klapisch

17 Février 2006, 22:46pm

Publié par Laure

Aussi curieux que cela puisse paraître, je n’ai jamais vu [encore] l’auberge espagnole. Pas de comparaison pour moi donc, ni de retrouvailles particulières avec les personnages. Je regarde ce film d’un œil neuf. Parce qu’à force d’en entendre parler hein… et pourtant je ne suis pas spécialement fan de Romain Duris. J’aime la construction du film, les flash-back, les TGV qui traversent la Manche, l’auteur qui écrit sa vie comme il peut (hmmm tapoter sur son portable pendant que file le train… mais si possible ailleurs qu’aux ch… quand même !), mais quand même, je trouve que ça manque un peu de pêche tout ça. Je m’ennuierais presque. Et puis quand Kelly Reylly entre davantage dans l’histoire, ça y est, je m’attache aux personnages, et suis presque déçue qu’au bout de 120 minutes, ce soit fini. Quant à savoir combien de poupées russes il faut déboîter avant de trouver la femme de sa vie… je laisse la question aux hommes du film. Un cinéma français léger et sympathique, qui dresse un nouveau portrait assez bien vu de cette génération trentenaire désabusée.

 

 

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A présent - Brigitte Giraud

17 Février 2006, 22:15pm

Publié par Laure

Avec des mots simples et graves, Brigitte Giraud raconte le bouleversement soudain du décès d?un proche. Alors qu'elle rentre sereine d'un rendez-vous parisien avec son éditeur, son compagnon, Claude, se tue dans un accident à moto. De l'hôpital à l'enterrement, en passant par l'organisation des obsèques, les courriers, le déménagement qui était prévu bien avant dans une nouvelle maison, c'est une semaine hors du temps et du monde que nous raconte l'auteur. Sans jamais verser dans le sentimentalisme, elle utilise les mots justes, elle affronte comme machinalement les rituels qu'il faut accomplir, comme si elle était dans le déni, se disant « non, je vais me réveiller, ce n'est pas vrai, quand je rentrerai il sera là ». Et pourtant elle le sait bien, que c'est ainsi et qu'il faut continuer à vivre, pour le petit garçon né de cette union, mais pas seulement. Ce récit ne peut laisser indifférent car cela peut nous arriver à tous, comme cela, du jour au lendemain. Et il faudrait avoir l'assurance d'une même force qui pourtant ne nie pas la douleur. Bravo pour cet écrit !

 

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Brooklyn follies - Paul Auster

17 Février 2006, 21:18pm

Publié par Laure

Je ne saurais faire de comparaison de ce dernier opus d'Auster avec les précédents car il y a bien longtemps que je n'avais rien lu de lui, depuis la trilogie new-yorkaise, c'est dire ! J'ai trouvé un bonheur simple dans la lecture de brooklyn follies, des personnages attachants qui savent à présent où est l'essentiel dans leur vie, d'autres plus loufoques ou moins rangés, ou encore un peu cabossés par la vie, mais tous débordent d'un optimisme contagieux quand il s'agit de nous embarquer dans leurs aventures et leurs rêves d'hôtel Existence où vivre loin du tourbillon new-yorkais et du monde devenu fou. On peut regretter peut-être une fin un peu facile, comme l'impression pour moi que ce 11 septembre 2001 sert bien de prétexte à ceux qui ne veulent pas que leur livre se finisse bien. En même temps j'aime bien les fins où justement, ils ne vécurent pas heureux et n'eurent pas beaucoup d'enfants, parce que vie et contes de fées, c'est pas tout à fait la même chose.

Et tout comme Clarabel, j'ai aimé les écarts sur les petites histoires littéraires, autour de Poe ou Hawthorne. De quoi vous réconcilier avec la littérature...

 

Extrait : p.24 « La lecture était ma liberté et mon réconfort, ma consolation, mon stimulant favori : lire pour le pur plaisir de lire, pour ce beau calme qui vous entoure quand vous entendez dans votre tête résonner les mots d'un auteur ».

 

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