Les jardins d'Hélène

Le renversement des pôles - Nathalie Côte

23 Août 2015, 16:22pm

Publié par Laure

Deux couples qui ne se connaissent pas sont voisins sur leur lieu de vacances. Dans les deux cas, le couple se délite.

Claire n'aime plus Arnaud et connaît le frisson dans les bras de Simon alors que son mari Arnaud tente naïvement et maladroitement de la reconquérir ; Vincent et Virginie ne pensent qu'à l'argent, et au 4x4 que Virginie veut acheter à la rentrée, surtout qu'elle l'a déjà annoncé autour d'elle, de quoi aurait-elle l'air si ça ne se faisait pas ? Le drame de la classe moyenne qui veut toujours plus.

 

Un roman qui manque malheureusement d'originalité mais dont le rythme fonctionne, c'est plaisant à lire, on a vite fait de s'identifier ou de reconnaître l'un des siens, en se jurant que non, quand même, pas à ce point-là....

 

C'est le roman parfait à lire en vacances, en épiant ses voisins de transat à la piscine de la résidence, ils sont bien tous comme cela ces gens-là, non, à se faire la gueule, à faire semblant, à tout sacrifier aux apparences, à ne pas supporter la frustration constante qu'entretient la société de consommation ? Sinon, loin des vacances, un goût connu de déjà vu déjà lu.

 

Il faut croire que le bouledogue français a désormais supplanté le labrador ou le golden retriever dans l'image de la famille parfaite. (Allusion au bandeau de couverture et au bouledogue qui s'appelle Hercule dans le roman, et qu'on met en photo sur Facebook).

 

 

 

Premier roman, dont la lecture entre dans le Projet 68 premières fois.

 

 

 

 

 

Flammarion, août 2015, 189 pages, prix : 16 €

Étoiles :

Crédit photo bandeau couverture : © Tim Platt / getty Images et éd. Flammarion

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Avec lui. - Nathalie Poitout

22 Août 2015, 15:31pm

Publié par Laure

Marie aime Paul, Paul aime Marie. Parfois, ça se complique un peu.

 

La première partie qui occupe les ¾ du roman les raconte ensemble, des premiers instants à la rupture. Leurs attentes qui ne sont pas les mêmes, Paul qui est déprimé, n'a pas encore fait le deuil de son premier mariage, et en devient ignoble. Marie qui encaisse. Puis deux parties très courtes sur l'après.

 

Ce roman me tentait beaucoup (les lecteurs de ce blog savent combien j'aime les romans intimistes qui décortiquent les relations humaines en général et de couple en particulier) et m'a beaucoup déçue. L'histoire est somme toute banale, et si le personnage de Paul est assez clair dans l'analyse qu'en fait l'auteur, celui de Marie me semble bien plus torturé (je ne suis pas sûre de l'avoir vraiment comprise) mais ce que j'en retiens davantage, c'est le style insupportable. Au début, cela fait de l'effet, des phrases courtes, simples, des fragments (d'un discours amoureux) qui deviennent litanie : Marie aime Paul, Paul aime Marie, Marie attend Paul, Marie a rencontré les parents de Paul, Marie a trente-huit ans, Marie construit des cabanes avec les enfants, ….mais à la longue ça en devient agaçant, STOP ! On a passé l'âge des méthodes d'apprentissage de la lecture : le chat est bleu. Le poisson vole. L'amour c'est dur. L'amour c'est beau. L'amour etc. Oh pardon je m'emporte.

 

Et ce qui m'interpelle, c'est ce point après le titre : Avec lui. Point. Il n'y a jamais de point dans les titres, c'est donc que celui-ci a un sens. Avec lui, point, final. Fin du couple. Après ce n'est plus jamais pareil ? Je n'en sais rien. Et ces copines, - pardon, les amies de Marie - si occupées qu'elles tuent leur ennui en arpentant les rayons du Bon Marché... Elles se sont rencontrées à la Sorbonne ou aux États-Unis, leurs parents sont normaliens et polytechniciens (ah tiens, pas femme de ménage ni ouvrier?), acheter un appartement ne pose aucun problème à personne (c'est aussi facile que d'en écrire la phrase), elles travaillent mais ça ne semble pas les occuper vu que personne n'en parle jamais, ça en devient pédant et c'est insupportable.

 

Désolée.

 

 

Une lecture qui s'inscrit dans le Projet 68 premières fois, puisque Avec lui. est un premier roman de cette rentrée littéraire.

 

 

 

 

 

Alma éd., août 2015, 137 pages, prix : 16 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Alma éd.

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Nous serons des héros - Brigitte Giraud

20 Août 2015, 10:18am

Publié par Laure

Olivio a 8 ans quand il arrive en France avec sa mère, fuyant la dictature de Salazar qui lui a pris la vie de son père. D'abord hébergés chez des amis à Lyon, ils vont ensuite s'installer chez Max, un « rapatrié » d'Algérie, avec qui sa mère refait sa vie. Max est déjà papa d'un petit Bruno, qu'il reçoit un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires.

 

Un personnage central du roman, parce qu'il le conduit du début à la fin, est le chat Oceano qu'Olivio a sauvé d'une tempête juste avant de quitter le Portugal, et qui l'accompagnera jusqu'à la sortie de l'adolescence. Oceano est le seul point de repère et d'attachement (avec sa mère) qu'a réellement le petit garçon, et ce chat l'aide à surmonter sa relation difficile avec son beau-père, qui les rejette tous les deux, de manière plus ou moins ouverte. Oceano est interdit dans la maison alors qu'il est le seul point lumineux d'Olivio, Olivio est considéré et traité bien différemment de son fils Bruno.

Tout comme Ahmed, le petit maghrébin du quartier, avec qui Olivio a sympathisé, mais tout aussi rejeté par Max.

On perçoit bien également la soumission de la mère, touchante, sans cesse partagée entre son compagnon et son fils.

 

C'est un magnifique roman sur l'exil, les racines, sur la construction de soi, de l'enfance à l'adolescence et à l'âge adulte par les événements de l'Histoire (la dictature puis la révolution des œillets en avril 1974), les événements de la vie (la perte d'un père, la famille recomposée), et l'affirmation de soi d'un jeune garçon sensible et doux.

Le roman aborde également le thème de l'engagement politique, qu'il soit sur place ou à distance.

 

J'ai beaucoup aimé ce roman de Brigitte Giraud, pour l'empathie immédiate et constante que j'ai ressentie pour le personnage d'Olivio, que j'ai aimé retrouver comme un moment d'intimité égoïste le temps de ma lecture ; j'aime l'écriture simple et pourtant si juste de l'auteur.

 

Si j'avais lu la quatrième de couverture, je n'aurais a priori pas choisi ce roman (la thématique ne m'intéressait pas spécialement) mais je l'ai choisi « à l'aveugle » parce que j'aime ce que fait l'auteur en général, et bien m'en a pris car ce fut un très bon moment de lecture, mais pas seulement, c'est aussi un texte qui reste longtemps ancré en soi. Un beau roman de cette rentrée littéraire d'automne.

 

 

Stock, coll. La Bleue, août 2015, 198 pages, prix : 17,50 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Stock

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Ne regarde pas - Michelle Gagnon

19 Août 2015, 14:59pm

Publié par Laure

2ème volume de la trilogie Expérience Noa Torson

 

traduit de l'américain par Julien Chèvre

 

Si le tome 1 avait retenu toute mon attention par son aspect thriller efficace, ce tome 2, que j'attendais pourtant, m'a moins convaincue.

 

L'action est plus posée, moins haletante, quelques coups d'éclats bien sûr, mais j'ai trouvé les faits relatés souvent trop redondants et un peu longuets.

Noa s'est attachée, avec un groupe de jeunes rescapés comme elle, à libérer les victimes des expériences menées par le groupe Pike & Dolan, dans le cadre du Projet Perséphone, un programme de recherche secret qui vise à trouver un remède contre la PEMA, une maladie mortelle qui touche des adolescents, mais qui n'hésite pas à kidnapper des orphelins sans-abri pour s'en servir de cobayes. Action qui n'est pas sans risque et agitation pour la jeune fille et son groupe !

 

Si le tome 1 consistait essentiellement à fuir pour survivre et à tenter de comprendre, celui-ci se veut plus dans l'action et la lutte. Peter de son côté, loin de Noa, s'active toujours à hacker des serveurs pour avancer dans l'enquête, son principal ennemi et danger étant toujours Mason. Les deux héros travaillent toujours de concert même si dans ce tome ils ne se verront pas ou peu.

Les à-coté « sentimentaux » sont discrets mais prennent une autre tournure que ceux esquissés dans le tome 1, même si la fin laisse entrevoir un nouveau virage.

 

Une petite baisse de régime qui attise quand même la curiosité de connaître le fin mot de l'histoire !

 

Le tome 3 étant sorti en août 2014 aux États-Unis, on peut imaginer qu'il est en cours de traduction et que Nathan nous le proposera en fin d'année ou début 2016.

 

Nathan, août 2015, 421 pages, prix : 16,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Nathan.

 

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La petite barbare - Astrid Manfredi

14 Août 2015, 17:22pm

Publié par Laure

Lorsque j'ai commencé ce livre (lu en avant-première en streaming grâce à un concours gagné sur la page Facebook de l'éditeur), je n'avais pas remarqué que la couverture formait en fait un visage, j'y avais vu pour ma part deux mains !

 

La petite barbare est le récit d'une jeune femme qui purge une peine de prison pour complicité de meurtre. Elle a 23 ans, et comme on dirait en langage qui se veut bien pensant, c'est une jeune de banlieue qui a mal tourné. Elle a la rage, la haine, une colère virulente émane de ses propos cash, crus, dérangeants. J'ai longtemps hésité avant de savoir si j'aimais ou non ce roman, que je trouvais de prime abord trop empli de clichés « prêts à penser » sur la violence quotidienne des banlieues et des zones de non-droit, mais quelque chose d'intéressant dans l'écriture m'a accrochée, dans sa volonté à mêler toujours la beauté littéraire (Duras, Brecht) à la vulgarité des mots crus de la rue, de la drogue, de la prostitution, du sexe.

 

C'est un texte qui ne peut laisser indifférent, qui heurte et dénonce en filigrane la société dans laquelle on vit aujourd'hui.

 

Au final, un texte très fort dont je reconnais le talent d'écriture et l'empreinte qu'il laisse dans la mémoire du lecteur.

 

Je suis curieuse de suivre à présent cette auteur, dont cette petite barbare est le premier roman.

 

 

 

Lecture qui s'inscrit dans le projet 68 premières fois de l'Insatiable Charlotte.

 

 

 

 

Extraits :

 

page 33 : « Je garde tout le temps la bouche ouverte comme une promesse. Je m'en fous de respirer, je veux mourir essoufflée. Du bruit et de la fureur, voilà ce qui germe dans le cœur de mon cœur. Ça gronde, c'est un orage et aucun présentateur météo ne pourra prédire où il va s'abattre. »

 

page 48 : « Le seul truc bien, c'est qu'à force de la ramener avec mon blues, ils m'ont proposé des bouquins alors j'ai lu, beaucoup. Je lisais tout ce que je trouvais, je ne faisais pas ma difficile tant que les histoires des autres me permettaient de zapper la mienne. »

 

page 48 toujours : « Depuis les séances avec le Dr Neveu, j'écris à fond, mon bâtard je l'appelle, mon futur livre, autant en rire. »

 

page 77 : « Stone à l'ennui, j'écoute la pluie. Ce soir-là, c'est calme et toutes les filles pioncent. Je pense à David. Ça me rend sentimentale la pluie. Les feuilles d'automne, les coups de talon pour les écrabouiller, puis tous les trucs des poètes qui kiffent la gadoue, racontent leurs vies, leurs amours pour des femmes lointaines et impossibles. C'est ça le romantisme : ne pas obtenir ce qu'on veut et pleurer. Une longue lamentation et le vide pour réponse."

 

 

Belfond, août 2015, 160 pages, prix : 15 euros

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Belfond

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Notes d'été # 3

5 Août 2015, 17:39pm

Publié par Laure

Se préparer ....

Notes d'été # 3

et laisser la maison et les chats aux bons soins de grande fifille qui travaille tout l'été...

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Messieurs les auteurs...

4 Août 2015, 18:29pm

Publié par Laure

Messieurs les auteurs...

Je sais, je vais encore relancer l'interminable polémique sur l'autoédition, et les malheureux viendront à nouveau déverser leur fiel, que c'est pas l'orthographe qui compte, que tout le monde fait des fautes (moi la première) mais ce genre de livres, ce n'est juste "pas possible".

 

C'est un exemple malheureux parmi tant d'autres, allez voir les commentaires sur amazon, que du 5 étoiles, dont certains n'ont commenté de tout leur profil sur le site que ce seul titre. (c'est quasi systématique sur tous les titres d'autoédition) Que dire du commentateur qui reconnaît qu'il y a une faute, une seule dans tout le livre ... ?

 

Un auteur qui confond systématiquement le futur et le conditionnel, qui laisse 5 fautes par page, et qui a une couverture qui ne tient pas à plat sur le livre, que voulez-vous que je vous dise...

 

J'ai pris celui qui trainait au pied de mon lit mais j'en ai reçu des dizaines de cet acabit, et j'en vois défiler au bureau aussi, qui attendent la rencontre auteur avec le public et la séance de dédicaces.

A offrir aux copains sur un tirage papier d'imprimante pourquoi pas, mais en vente ?

Et le problème est le même, voire pire, en autoédition numérique.

Et je (ne) hurla (pas) de plaisir... ou cliquez ici pour découvrir la littérature d'aujourd'hui. ça fait peur. Non il n'y a pas que Proust dans la vie (il y a Musso aussi ^^), mais de grâce .... laissez-moi lire en paix.

(bon comme ça au moins, vous voyez le nombre de pages que je n'ai pas pu dépasser)(bon comme ça au moins, vous voyez le nombre de pages que je n'ai pas pu dépasser)
(bon comme ça au moins, vous voyez le nombre de pages que je n'ai pas pu dépasser)

(bon comme ça au moins, vous voyez le nombre de pages que je n'ai pas pu dépasser)

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Notes d'été # 2

3 Août 2015, 15:16pm

Publié par Laure

La vie plus douce des vacances. Se recoucher avec un nouveau bouquin après le petit déj. Le finir.

 

 

 

Passer au travail demander la possibilité d'emprunter pour quelques heures un vieux camion. Histoire d'alléger le #calvaire annuel. S'atteler à la tâche avec Mosquito.

Sous le regard attentif du chef de chantier qui veille au bon déroulement des opérations sur le tableau de bord.

 

 

Notes d'été # 2Notes d'été # 2

Oublier un temps le ménage ou le rangement, s'installer à l'ombre avec un nouveau titre voyageur des 68 premières fois.

 

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Notes d'été # 1

2 Août 2015, 22:22pm

Publié par Laure

Dimanche 2 août, soleil, 32° à 19h.

 

C'est le Jour 1, celui qu'on retient.. euh non, 1er jour de congés, ça suffira...

 

Finir un premier roman qui s'inscrit dans l'été des 68 premières fois, mon premier du projet, avec le thé du petit déjeuner.

Lu en streaming (je ne connais pas pire outil de lecture que le streaming !) grâce à un concours gagné sur la page Facebook des éditions Belfond, permettant de lire en avant-première quelques unes de leurs publications de la rentrée. J'en reparlerai à parution.

 

 

 

 

 

Notes d'été # 1

 

Finir d'aider Fiston à achever la corvée saisonnière : tailler les haies. Merci au collègue qui m'a prêté une tronçonneuse. Tailler, couper, élaguer n'est pas le souci. Evacuer le tout quand on n'a pas de remorque et que la Ville ne met rien en place pour l'enlèvement des déchets verts est notre calvaire annuel.

 

Partir visiter le nouvel appart en coloc de Fiston, y récupérer dans ses affaires ce qu'il a désormais en double ou triple avec les colocs pour l'emménagement de sa soeur à la rentrée. Un four micro-ondes, une couette, une passoire, une bouilloire, et trois ratons laveurs.

 

Se laisser conduire sur les 200 km de l'aller. C'est si rare que je sois passagère !

 

Avant de laisser Fiston à la gare dans le train qui le ramènera à Paris où il travaille en alternance, se balader tous ensemble. Avoir l'impression de rôtir au soleil en marchant. Une glace, un Perrier en terrasse. Reprendre la voiture à 19h30, 32° à l'ombre encore. Avaler les 200 km du retour. Etre trop fatiguée pour commencer un nouveau roman.... se contenter de quelques vidéos de booktubeuses.

 

A vous de deviner en images où nous étions.

 

 

Notes d'été # 1
Notes d'été # 1Notes d'été # 1
Notes d'été # 1
Notes d'été # 1

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Juillet 2015 en couvertures ...

1 Août 2015, 17:24pm

Publié par Laure

En juillet, j'ai lu :

 

(les images sont cliquables et renvoient à mon billet quand il y en a un) :

 

 

 

 

 

En juillet, j'ai vu :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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