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  • : 44 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 15 ans 1/2. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

Bienvenue à vous,

 

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Et la vie dans tout ça

Je n'arrive plus à trouver de temps pour le blog, alors je poursuis ... à mon rythme !

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 20:16

On a toujours mille et une bonnes raisons de prendre le large… un départ en vacances, un trop plein de quotidien, l’appel de nouveaux horizons…

voitur10.jpg

Au bord de l’océan, là tout près, à l’auberge des mille vents (et non, ce n’est pas le plateau de Millevaches, ça aurait pu, mais là tout de suite je préfère l’océan), emporter une vieille boîte de Pandore, aux pages oubliées, à l’encre délavée, aux mille et un mails effrités,

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(non c'est pas moi c'est ma grandinette)

 

SL371167

 

Sur le chemin des souvenirs, toujours quelques miles d’avance.

J’sais plus si je rêve encore si mes songes même sont morts

Un jour je prendrai le large, j’habiterai avec les poissons

Juste avant, entrouvrir le couvercle, une vieille histoire de fond de tiroir, une lettre rose, et au moins un millier de feuilles cornées,

 

lettre anna gavalda 001

(lettre d'Anna Gavalda, clic pour zoomer, si vous zoomez sur son adresse, tss c'est celle du Dilettante !)

 

Côté lecture, plutôt que les deux mille pages du trop long Millénium, emporter juste un Pléiade, peut-être celui des Mille et Une nuits,

Quand on vous voit, on vous aime,

Quand on vous aime, où vous voit-on ?

(Yves Simon, Mille et Une nuits, in intempestives)

Grapiller des myrtilles (par millier ?), sourire aux mille et un passants, avoir mis dans le mille

 

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(terrain de tir à l'arc, St Martin en Ré)

Allez, arrêtez de vous demander si je suis neurasthénique ou trop romantique, ou pathétique ou fragilistique, c’est juste une énième fantaisie pour le 1000 ème billet de ce blog, ouvrant tout naturellement l’écran au mille et unième, très vite. 

 

Date de création :

17/02/2006

Pages vues :

1 012 224 (total)

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357 038

 

Articles publiés (999)

1000 donc, à présent (peux pas faire un copié-collé du bon chiffre tant que l'article n'est pas publié ! )

Edit post publication :

(beurk c'est moche ce truc)

Je vous offre une photo de Mosquito sur son âne pour l’occasion 

SL371133-copie-1.JPG

 

Nota : toutes les photos de ce billet ont été prises à l'île de Ré la semaine dernière, sauf la lettre d'Anna Gavalda, qui est datée du 07 août 2000. Toutes sont cliquables pour les voir en plus grand.

 

 

 

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Publié par Laure - dans Fantaisies
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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 02:25

 

(oui c’est un titre stupide mais les habitués comprendront)

 

Mon premier roman est paru il y a quelques semaines à peine. Sept exactement. Si vous saviez l’exaltation tremblante quand je suis allée à la Fnac de Tours le 7 novembre pour vérifier qu’il était bien en place. J’ai failli pleurer là, debout plantée au milieu du rayon littérature et embrasser le vendeur qui était plié en deux au-dessus de sa caisse grise pleine de bouquins à mettre à plat sur table.

Nan mais Ducon, on s’en fout du roman de Tartempion, c’est le mien qu’il faut qu’on voie, le mien seulement. Enfin, le mien surtout. Hop, ni vue ni connue, j’ai mis le premier de la pile des miens sur le haut de la pile d’à côté, un truc moche au titre incompréhensible.

 

En rentrant, j’ai donné double ration de croquettes au chat, tellement je ne savais plus ce que je faisais. Et champagne ! Même si j’étais déjà grise de ce rêve enfin réalisé. Le bonheur. Du bonheur en barre à l’état pur.

 

Depuis, tous les matins, je tape mon nom dans Yahoo et Google pour voir si… au cas où…

J’ai déjà trois super commentaires sur F***c.com : 10/10, époustouflant. 9/10, un premier roman très abouti. Et 10/10, excellent !

Bon, à vous je peux bien le dire maintenant, le premier c’est tante Georgette, elle se met à l’Internet avec le club des aînés, elle était ravie de me rendre service. Le deuxième, c’est ma petite sœur Caro. Merci soeurette, j’t’adore. Le troisième, c’est grand-père André. On l’a écrit pour lui parce qu’à son âge, vous pensez bien qu’il n’a pas d’ordinateur, et qu’il n’y songe même pas. On a même créé une nouvelle adresse email pour l’occasion. Pépé André sur Internet, sacré pépé va !

 

Le mois dernier Evelyne Delassarre a publié un article adorable dans le Bord de la Loire Libéré (à croire que c’est seulement le bord qui a été libéré). Le problème, c’est qu’il y a peu de gens qui lisent le Bord de la Loire Libéré. Et ceux qui le lisent ne décortiquent pas vraiment les pages culture. N’empêche que l’article d’Evelyne (oui, maintenant je l’appelle Evelyne tellement elle est gentille), je l’ai découpé, scanné, et envoyé aux copines par mail. Même qu’Anne-Sophie a fait sa chouineuse parce que ça remplissait sa boîte mails et qu’elle attendait des choses plus urgentes que ma gloire toute neuve. Des photos de son chéri sûrement, le bel Edouard. Ah les copines, sympas je vous jure ! Tiens, tu  veux que je te le dise, il devrait te quitter, Edouard !

 

Et puis ce matin, en allant sur www.lapagequidéchapitre.fr, j’ai vu. J’ai lu. L’horreur.

Une inconnue sortie de je ne sais où qui a eu le culot de trouver mon roman pas mal, mais bof quoi. Enfin je ne sais plus, j’ai failli balancer l’écran tellement elle m’a énervée. Merde, un écran plat 21’ à quatre cent cinquante euros ! Heureusement, je me suis retenue.

Nan mais qui c’est cette pétasse d’abord ? Pour qui elle se prend ? « Laure ». Ouais, ben c’est pas de l’or son commentaire ! Quelle conne ! Et pourquoi elle l’a acheté alors mon roman hein ? Vous pouvez me dire ? Et ça se prétend critique littéraire ? Je vais lui montrer ce que c’est moi, une vraie critique littéraire. Comment ça je ne suis pas critique littéraire non plus ? Mais on s’en fiche, c’est pas le problème ! En plus elle est conne comme ses pieds, elle a même laissé son adresse mail dans son profil, faut pas être futée quand même ! Elle aurait pu se la jouer secret life. Je vais me la faire celle-là, tu vas voir ! Non mais pour qui elle se prend cette nana ?

Voilà, je lui ai balancé un mail bien salé à cette bécasse, et je vous préviens, le premier qui dit encore un mot de travers sur mon roman alors que je ne lui ai rien demandé, c’est mon poing direct dans la gueule. Critique littéraire, c’est ça ouais ! Heureusement que Tante Georgette est venue à la rescousse, on va tous les dégommer ces abrutis qui pètent plus haut que leur … non là je deviens vraiment trop vulgaire, faut que je me calme.

 

Marie, mon éditrice, vient de m’appeler.

- Mais arrête, tu ne vas pas te laisser abattre par un petit commentaire de rien du tout, on s’en moque, qui la connaît d’abord, cette Laure ? Tu crois vraiment que c’est elle qui va influer sur tes ventes ? Te bile pas, un petit mail à Frédérique, et je t’obtiens un super papier dans l’Echo des Livres. Ça au moins, c’est du sérieux.

- Oui, mais tu vas encore devoir envoyer des SP, et la maison n’est pas bien riche…

- T’occupe ma puce, pour ton roman, faut ce qu’il faut, et je me battrai pour toi ! Et fais-moi plaisir, arrête de penser à cette Laure. Quand on mettra les cons sur orbite, elle a pas fini de tourner celle-là !

- Merci Marie, merci. Je vais demander à Natacha de mettre un commentaire positif sur lapagequidéchap… attends, ne quitte pas, on m’appelle sur mon portable. – quoi ?! Non ce n’est pas possible ! Vous vous trompez ! Où ça ? Mais pourquoi ? OK, j’arrive tout de suite. Oh mon Dieu.  – Ciao Marie, je t’expliquerai plus tard.

 

Cela fait trois heures que je tourne en rond dans la salle d’attente à attendre qu’un médecin vienne me parler. Je sors tous les quarts d’heure fumer une cigarette à peine sur le pas de la porte de peur de manquer le médecin. Mon fils a glissé à scooter sur la route mouillée, a percuté de plein fouet la voiture qui venait en face.

Quand je pense qu’il y a trois heures je me prenais encore le chou pour un commentaire désobligeant, je veux bien en vendre zéro exemplaire de mon roman, mais mon Dieu, faites que mon fils s’en sorte, c’est tout ce que je demande.

           

NB : comme tous les articles de la catégorie « fantaisies », ce texte est une fiction, et RIEN QU’UNE FICTION.

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Publié par Laure - dans Fantaisies
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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 12:35

- Hélène et le Wifi : parfois, Hélène fait des trucs cons, comme tout le monde. Au lieu de continuer à se transformer en homard sur la plage ensoleillée, elle interrompt la cuisson pour faire le geste stupide : ouvrir son portable sur un hot spot wifi. Wouah ! Il pleut des emails ! Du coup, ça rafraîchit.

- Hélène a un QI de moule : « vous n’avez rien compris au dernier J***-P*** B*** ! » lui écrit-on. Ah ben oui,  peut-être, mais Hélène n’a jamais prétendu qu’elle avait la science infuse.

- Hélène a enfreint la loi (que nul n’est censé ignorer) : - euh, quelle loi ? « L’écrivain chouchou tu aduleras » - Ah… euh… c’est quoi un écrivain chouchou ? C’est un romancier (possible au féminin) qui laisse des petits mots gentils sur les blogs, ou par extension, toute personne liée au Royaume éditorial qui dit du bien des blogueuses sur un espace public. – Ah… euh… il est publié où cet article de loi ? Il est intrinsèque, voyons, Hélène, tu vas pas chipoter ! La vindicte populaire a parlé : guillotine en place publique.

Epilogue : Hélène n’a plus de tête (comme elle n’avait qu’un QI de moule, elle n’a pas perdu grand-chose) mais elle a gagné mieux : la liberté.

Et dans la pluie de mails, Hélène a oublié de remercier la journaliste qui l’informe qu’elle l’a référencée sur un grand site féminin en 2 petites lignes : « des notes de lecture directes et franches et un humour qui fait mouche, pour découvrir des livres en tout genre »

Hélène s’en retourne au soleil et jure un peu tard qu’on ne l’y prendra plus : le wifi est interdit en vacances, sous peine de nuit d’insomnie.

- Hélène rédige une nouvelle charte (déformation poldocienne) :

Ø      Des auteurs étrangers tu liras : le temps que leur agent  littéraire aille à la pêche et traduise, on a des litres de moules devant nous.

Ø      Des auteurs morts tu liras : ah non, ils ont des ayant droits, et certains mordent très fort !

Ø      Comme toujours tu continueras, parce que sinon ça n’a plus aucun sens. Ou comme Cuné tu arrêteras.

Retourne à tes moules Hélène, et n’oublie pas les frites.

 

(Longeville-sur-Mer (85), 29 août 2007, 3h30 – 4h du matin.)

 

 

 

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Publié par Laure - dans Fantaisies
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17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 10:58

Ce qui toujours me lacère le cœur, ou les tripes ou ce que vous voulez d’autre, ce qui malgré moi m’anéantit, c’est elle, l’autre.

J’ai lu sa page web, découvert ses goûts et ses passions, survolé ses rêves (visiter le Mexique, avec lui). Ainsi je sais ses boucles blondes et ses passions : elle aime la lecture. Avec une telle fougue qu’elle avoue bien dix romans par an, douze peut-être les années paires. Elle a même pris le temps de noter ses auteurs favoris : on partage ce qu’on aime ! Au sommet de son top ten, Marc Levy et Guillaume Musso, et d’autres, Coehlo, et voisins. Elle aime les livres de psycho, comme moi, mais surtout Mars et Vénus.

Alors que voulez-vous, devant la cour des grands, je ne peux que m’effacer.

Mes lectures se chiffrent en centaine, je ne lis pas de best sellers formatés (puisqu’on sait ce qu’on va y trouver, à quoi bon ?) et parlez-moi de Mars et Vénus et de leurs innombrables déclinaisons (90 cm linéaire à la F**C) et l’urticaire me rend intarissable.

Que voulez-vous, je m’incline. On ne joue pas dans la même cour. Hélas pour moi et mon mariage, je n’ai rien compris à la lecture. Quand elle joue dans la belle cour pavée des grands, je suis restée au jardin d’enfants. Et croyez-moi ou pas, j’en suis fière.

 

Oui cette fantaisie est vile, mais comme je n’ai pas fait psycho avec Mars et Vénus, je ne sais pas digérer la vilenie, je la vomis. Beurk. Désolée. Vite, John Gray, donne moi le remède : page 72 chapitre 3 paragraphe 2 à lire 2 fois chaque soir.

 

Et encore, s’il n’y avait que la cour de lecture…

 

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Publié par Laure - dans Fantaisies
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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 11:40

Je me défoule sur la pâte à gaufres. Si elle a des grumeaux, ce ne sera pas faute de l’avoir battue. J’ai seulement besoin de comprendre.

Il a réussi à me briser, avec talent, alors quoi d’autre ? Depuis sa décision, il fait comme si nous étions les meilleurs amis du monde et comme si rien n’avait changé. Il veut sans vouloir, et surtout sans faire. Il rentre, nourri logé blanchi avec panache, et me ronfle dans les oreilles.

Je me retiens d’en parler aux enfants parce que je voudrais que cette démarche soit commune, et lui laisser une chance de garder un peu d’honneur auprès d’eux. Je mens par omission à ses sœurs qui m’emailent en leur disant que oui tout va bien. Je ne réponds plus au téléphone le week-end de peur de tomber sur sa mère et de lui annoncer ce que je voudrais qu’il ait le cran de lui dire lui-même. C’est ça, sa stratégie ? Me pousser à bout pour ensuite me coller tous les torts sur le dos, que ce soit moi la vilaine méchante ?

Ne me parlez pas de logement, il a depuis toujours un studio dans la ville où est basé son bureau, ce n’est donc pas ça le problème. 

Alors il est où le problème ? Elle sait pas faire tourner une machine à laver l’autre, celle qui le libère si bien de ses frustrations ? Elle a pas trouvé le bouton on / off ?

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Publié par Laure - dans Fantaisies
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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 19:30

Elle parcourt les quatre-vingts kilomètres de petite route qui la séparent de son lieu de stage, l’esprit un peu ailleurs. Il est sept heures trente,  il fait nuit, elle suit distraitement les feux rouges de la voiture devant. Elle pense à son fils qui a pris le car une heure plus tôt pour mille deux cents kilomètres vers Rome, sa joie de partir une semaine en Italie avec son collège, le pique-nique qu’elle a tout naturellement préparé à cinq heures du matin, et les vingt-quatre heures d’anxiété qui l’attendent, avant d’apprendre qu’ils sont bien arrivés.

Juste avant de tourner la clé, l’ordinateur de bord lui a rappelé qu’il y avait un risque de verglas, que l’éclairage automatique des feux était activé, tout comme l’essuyage automatique des vitres. Heureusement, la voiture écrit mais ne cause pas, sinon il y a longtemps qu’elle lui aurait rabattu le caquet. Cette voiture… son vieux rêve de mère… elle se souvient soudain comme il avait tiqué lorsqu’elle avait fait mettre la carte grise à son nom. Toutes les voitures qu’elle a conduites ont toujours été à son nom d’épouse, ça ne l’avait jamais choqué, alors où était le problème cette fois ? Elle avait mérité les Fiat successives (Uno, Brava), la vieille 806 à petit prix, mais pas la grosse 807 à plus de trente mille euros, elle qui trimballe la marmaille toute l’année et qui n’a jamais accidenté aucun véhicule ? Envisageait-il déjà de devoir peut-être un jour lui laisser cette voiture ? Elle ne l'a pas empêché d'acheter son V6 lui, ce machin qui consomme une station essence à chaque sortie...

Elle part en stage « Excel », enfin un stage qui lui sera vraiment utile, elle a une convocation, la liste des participants, le programme détaillé des quatre jours répartis en deux fois deux journées sur deux semaines d’affilée. Le midi, elle a une pause déjeuner d’une heure, le temps d’aller au restaurant inter-entreprises que l’organisme de formation leur octroie, traduire : cantine dégueu. Le soir, elle refait les quatre-vingts kilomètres dans l’autre sens. A peine arrivée, elle n’a que le temps d’enlever ses bottes qu’il faut se coller aux fourneaux, écouter et nourrir les filles. Puis elle repart en réunion de parents d’élèves, elle rentre à 23h30. Elle n’a pas le courage de lire.

Le lendemain, elle recommence. Mais cette fois elle zappe la pause déjeuner pour aller acheter des fleurs pour les soixante ans de la nounou, et des bricoles pour le dîner. Au retour, elle s’arrête sur son lieu de travail pour éteindre le réseau informatique qu’elle est passée allumer tôt le matin, et voir s’il y a des messages urgents. Elle travaillera quinze jours d’affilée, sans autre repos que les dimanches, c’est comme ça.

Pendant ce temps-là, il part en séminaire au bord de la mer. Lui qui a toujours détesté la Bretagne ! Dans un village où il n’y a qu’un hôtel en bord de plage. Pour une grande entreprise de transport ferroviaire, choisir une ville sans gare, joli paradoxe. Il n’aura sans doute pas d’autre souci que de descendre dîner au restaurant et de zapper à la télé. A moins qu’il n’y soit pas seul ? Des frustrations au parfum d’iode... On doit trouver pire dans la vie ?

Ses déplacements à elle sont finis pour la semaine, elle regarde la neige tomber, se dit que peut-être demain il faudra aller à l’école et au bureau à pied, que ses filles mangent des nouilles depuis deux jours mais que c’est pas grave, et que ce soir quand même, elle est un peu fatiguée. Elle, elle adore la Bretagne.

 

Nota : ce texte n’est pas une plainte, juste une fugue, réaliste, si vous voulez

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Publié par Laure - dans Fantaisies
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21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 12:06

Il y a quelques jours à peine qu’il lui a annoncé sa décision longuement réfléchie : il veut divorcer. Elle subit plus qu’elle ne partage, mais elle écoute ses longues années de frustration et ces petites choses qu’elle n’avait pas vues comme cela. D’ailleurs, il va déjà s’éclater ailleurs, alors… elle accepte sa décision.

Elle pleure en silence en écoutant le couple normal de Jeanne Cherhal, le discman écrasé sous l’oreiller. Pendant que là tout près, à moins de dix centimètres d’elle, il remplit des grilles de sudoku en mangeant du fromage.

Elle voudrait seulement comprendre ce qu’il fait encore là, dans son lit.

 

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Publié par Laure - dans Fantaisies
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