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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

Bienvenue à vous,

 

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Et la vie dans tout ça

Je n'arrive plus à trouver de temps pour le blog, alors je poursuis ... à mon rythme !

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 18:11

Durée : 1h36. Avec : Gérard Lanvin, Niels Arestrup, Sylvie Testud, Anne Consigny, Laura Smet

Genre : Thriller psychologique.

 

Synopsis : Carré (Gérard Lanvin) est le patron de la BRB (Brigade de Répression du Banditisme). 3 ans plus tôt, il a fait tomber un grand truand, Kancel (Niels Arestrup). Aujourd’hui, à la faveur d’une extraction, Kancel kidnappe le flic. Il a 96 heures pour lui soutirer une seule information : savoir qui l’a balancé.

 

Un thriller au suspens oppressant, qui tient au quasi huis-clos et à l'affrontement psychologique des deux pointures : Lanvin et Arestrup, et qui en cela est efficace. C'est à celui qui sera le plus malin durant ces 96 heures de garde à vue inversée où c'est le truand qui séquestre le flic pour le faire parler. Coté scénario, c'est finalement sans grande surprise, avec quelques grosses clés peu crédibles , mais on passe un bon moment sans trop de se poser de questions.

Du fil blanc pour Sylvie Testud en jeune commissaire digne du maître (on se doute bien qu'elle réussira), une pirouette un peu facile dans le scénario pour le personnage de la fille du truand joué par Laura Smet, et un final qui laisse assez sceptique dans son explication. Prenant, mais pas extraordinaire.

 

(Vu en avant-première, et nous étions 8 dans la salle, un vendredi soir à 20 h !?!)

Le film sort mercredi 23 avril en salles.

 

Etoiles :

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 10:49

Durée : 1h37

Avec Juliette Binoche, Mathieu Kassovitz, Aure Atika, François Berléand

 

la-vie-d-une-autre-film.jpgAdapté du roman éponyme de Frédérique Deghelt (Actes Sud, 2007), la réalisatrice a fait le choix de simplifier un peu l’intrigue (par exemple ce ne sont plus trois enfants mais un seul que Marie trouve à son réveil amnésique, elle se réveille à 41 ans et non 37), mais l’esprit y est. C’est une comédie sympathique mais qui m’a gênée à plusieurs moments : j’ai eu l’impression d’un écart d’âge important entre Juliette Binoche et Mathieu Kassovitz, rendant leur couple et surtout leur rôle de parents un peu bancal, pourtant si j’en crois wikipedia, Juliette Binoche a 48 ans, et Kassovitz 45. C’est probablement injuste, mais elle fait bien plus que ses 41 ans dans le film, et lui fait bien plus jeune ;-) Bref, Juliette Binoche est magnifique, mais m’a semblée trop âgée dans ce rôle, alors que lui semble resté dans la jeunesse pré-amnésie ou presque. De même le luxe ostentatoire omniprésent devient vite agaçant, on finit par se demander si le film n’a pas été sponsorisé par quelques grandes marques de voitures allemandes et de grands couturiers français. Ne parlons même pas de l’appartement avec vue en gros plan sur la Tour Eiffel et la foultitude de gadgets high-tech de leur équipement. Si effectivement ils ont une vie aisée de par leurs situations professionnelles (surtout celle de madame), on est dans une vitrine tellement outrancière qu’elle ne fait même plus rêver. C'est joli pour faire joli et masquer du vide. A croire que c’est un film de bobos parisiens pour bobos parisiens, et ce n’est pas l’image que j’avais gardée du livre.

Et trop de choses restent bancales : l’amie d’enfance apparaît sans que ce soit réutilisé (dommage, il y avait tellement plus et mieux dans le roman), idem pour la maîtresse de Paul, la réalisatrice se focalisant sur le couple, tous les autres font un peu tapisserie sans prendre pleinement part à l’intrigue de manière plausible.

Alors oui c’est une comédie sympa à voir entre copines, mais qui hormis un étalage classieux de fric ne montre pas grand-chose d’autre. Juliette Binoche, que j’aime beaucoup, sauve le film, mais Kassovitz a un peu l’air de s’ennuyer non ? Il en est presque transparent et c’est un comble.

Et que penser de la fin, abrupte, trop soudaine, qui a suscité dans la salle quelques rires nerveux de stupéfaction au tomber du générique, façon il est temps d'en finir débrouillez-vous, faites le happy end vous-même dans votre petite cervelle ?

  

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 16:30

 

Durée : 1h27

 

felins.jpgEntièrement tourné dans la réserve nationale du Masaï Mara au Kenya, Félins est le dernier documentaire animalier de Disney, sorti pour les vacances de février, destiné à un public familial avec jeunes enfants (dès 6 ans). Alors oui c'est mignon tout plein, des bébés guépards à croquer, façon gros chats qui jouent, des lionnes qui élèvent en groupe leurs lionceaux, et pour faire une histoire, la guerre des clans qui tente de nous expliquer comment les lions mâles règnent en roi sur un territoire.

Public enfantin oblige, les scènes difficiles sont toutes gommées, la vieille lionne ira mourir pudiquement loin des caméras (on n'est pas loin de pleurer pour autant!), la chasse est montrée dans la course sur la proie seulement, et quand une lionne attrape un gnou pour le manger, c'est juste un gnou qui ne courait pas assez vite au milieu de milliers d'autres, un pauvre gnou parmi les autres, façon il en reste tant d'autres.

Une histoire en voie off, sur des images magnifiques, des caméras au ralenti qui montrent de façon impressionnante les muscles en mouvement des guépards, le rythme des saisons, des migrations de troupeaux, etc.

Et restez jusqu'au bout du générique, où chaque animal se voit attribuer un rôle technique pas piqué des vers. Amusant ! Le film de vacances idéal pour occuper les enfants, sans 3D hors de prix qui fait mal à la tête, c'est bien aussi.

 

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photo Alastair Fothergill, Keith Scholey  Copyright : © The Walt Disney Company France

 

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 19:21

Durée : 1h39
Avec : Agathe Bonitzler, Mahmud Shalaby

une-bouteille-a-la-mer.jpgLe synopsis d'Allociné : « Tal est une jeune Française installée à Jérusalem avec sa famille. A dix-sept ans, elle a l’âge des premières fois : premier amour, première cigarette, premier piercing. Et premier attentat, aussi.
Après l’explosion d’un kamikaze dans un café de son quartier, elle écrit une lettre à un Palestinien imaginaire où elle exprime ses interrogations et son refus d’admettre que seule la haine peut régner entre les deux peuples. Elle glisse la lettre dans une bouteille qu’elle confie à son frère pour qu’il la jette à la mer, près de Gaza, où il fait son service militaire. Quelques semaines plus tard, Tal reçoit une réponse d’un mystérieux "Gazaman"... »

Adapté du roman de Valérie Zenatti, une bouteille dans la mer de Gaza, roman que j'avais d'ailleurs beaucoup aimé, ce film offre une vision à la fois quasi documentaire et un peu idéaliste d'une sortie possible du conflit israélo-palestinien, tout en apportant une touche de fraîcheur avec la jeunesse et la sincérité des deux personnages principaux. Tous les oppose, Tal a une vie somme toute très confortable (si l'on omet les attentats qui la terrorisent!), alors que Naïm, 19 ans, a abandonné ses études et fait des livraisons pour son oncle, sans trop savoir de quoi son avenir sera fait. Le mode de vie des deux familles est très bien retranscrit, entre fêtes familiales religieuses et entraide au sein de la famille élargie. Grâce à Tal, Naïm va se découvrir un nouvel intérêt, et un objectif : apprendre le français, et bénéficier de la bourse qui lui permettrait de quitter Gaza pour aller vivre et étudier un an à Paris. La langue française comme trait d'union de ces deux jeunes (qui au départ communiquent en anglais) est un élément touchant du film, notamment avec le poème de Prévert, inventaire : une pierre /deux maisons / trois ruines /quatre fossoyeurs / un jardin / des fleurs / un raton laveur, qui est utilisé dans l'apprentissage de la langue mais qui prend une valeur particulière pour la mère de Naïm dans les moments difficiles.
Beaucoup de choses touchantes, de très belles images, un film à voir.

Voir le billet de Marie-Claire du blog à Bride abattue, qui explique notamment la participation de Valérie Zenatti à l'écriture du scénario et les conditions géographiques de tournage.
 

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 18:01

 

Avec : Louise Bourgoin, Pio Marmai, Josiane Balasko, ...

Durée : 1h50

 

 

un-heureux-evenement-film.jpgAdapté du roman éponyme d'Eliette Abécassis (2005), Rémi Bezançon livre ici un beau film sur la maternité, la grossesse, l'accouchement et l'après, dans toute sa véracité, ses joies et ses désillusions.

Le film est composé de deux grandes parties : avant et après l'accouchement. Avant, c'est plutôt drôle, et la scène d'ouverture qui relate la rencontre du couple est pleine d'humour, et originale avec sa communication par titres de films interposés, loués au vidéo-club où travaille le futur chéri.

L'accouchement stressera les primipares enceintes dans la salle (il y en avait à la séance à laquelle j'étais, et j'écoutais leur inquiétude à la sortie!), au moins maintenant elles sont prévenues, tout comme de la capacité inouïe qu'ont les femmes à oublier cette douleur-là.

La seconde partie s'attache à décrire l'isolement, la dépression dans laquelle s'enferme Barbara, et l'incompréhension au sein du couple.

Les seconds rôles sont très bons et notamment celui de Josiane Balasko dans son rôle de mère, comme celui de Firmine Richard dans un rôle de sage-femme qui lui va à merveille (on croirait ces rôles faits pour elle tant on la voit régulièrement dans ces rôles médicaux dans des téléfilms aussi).

 

Il fallait oser proposer une jeune actrice qui n'a jamais connu la maternité pour jouer un tel rôle, et là chapeau bas, Louise Bourgoin s'en tire formidablement bien.

J'avoue, je n'ai pas lu les romans d'Eliette Abécassis, que j'ai tendance, à tort peut-être, à voir comme des romans de chick-litt sans grand intérêt, et j'appréhendais dans ce film un récit un peu bateau bourré de clichés : or j'ai été charmée du début à la fin (bon sauf la toute fin peut-être, bof), avec des scènes très réalistes, des scènes plus légères, et quelques vérités dénoncées qui m'ont bien fait rire. Une pensée pour Sophie (je ne linke pas l'article, inutile de rouvrir la guerre) pour la scène sur le club du lait (nom qu'il a dans le film) et que le scénario n'hésite pas à qualifier de secte. Les expressions des visages des actrices lorsqu'elles parlent du portage et du cododotage sont à mourir de rire, bravo d'avoir osé dénoncer la pression de la société sur les mères qui n'ont plus vraiment de choix. Et d'avoir montré aussi le plaisir que les mères peuvent y trouver. Et comment le père peut se sentir mis à l'écart.

 

Une bonne façon aussi de relater la relation mère-fille au moment de la maternité, tout ce que la femme enceinte ne veut pas reproduire de qu'elle pense être les erreurs de sa mère, et le chemin parcouru d'ici la fin du film.


Bref, une bonne surprise, avec une actrice qui passe très bien par tous les registres de son rôle, et que j'avais aussi tendance à déprécier (à tort) avant de la voir sur grand écran.

 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 10:25

Avec Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve, Ludivine Sagnier, Louis Garrel, Milos Forman, Paul Schneider, Michel Delpech, …

Durée : 2h19

 

les-bien-aimes.jpgSynopsis : Du Paris des sixties au Londres des années 2000, Madeleine, puis sa fille Véra vont et viennent autour des hommes qu’elles aiment. Mais toutes les époques ne permettent pas de vivre l'amour avec légèreté. Comment résister au temps qui passe et qui s'attaque à nos sentiments les plus profonds ?

 

Madeleine (interprétée jeune par Ludivine Sagnier puis jouée ensuite par Catherine Deneuve) travaille chez Roger Vivier, chausseur de luxe, à Paris, dans les années 60. D’emblée le film s’ouvre dans une atmosphère et des scènes joyeuses et insouciantes. L’effort est fait sur les costumes, les accessoires, les coiffures, pour retracer l’époque et cela restera vrai tout au long du film qui va jusque dans les années 2000.

Je ne suis habituellement pas fan des films (en partie) chantés, et je n’ai pas vu le précédent film de Christophe Honoré dont tout le monde parle (Les chansons d’amour) mais là j’ai été totalement séduite, par le côté romanesque, tantôt léger tantôt grave, la construction sur le temps et les générations mère-fille, la mélancolie ou la joie, la réflexion sur aimer / être aimé,  les relations qu’on veut simples et qui sont parfois complexes. Mention particulière pour les scènes londoniennes entre Chiara Mastroianni et l’américain Paul Schneider, une Chiara Mastroianni sans doute la plus remarquable dans ce film.

Bref, j’ai vraiment beaucoup aimé.

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 18:08

 

Avec Colin Firth, Geoffrey Rush, Helena Bonham Carter

Durée : 1h58

 

discours-d-un-roi.jpgLe synopsis d'allociné : D’après l’histoire vraie et méconnue du père de l’actuelle Reine Elisabeth, qui va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI (Colin Firth), suite à l’abdication de son frère Edouard VIII (Guy Pearce). D’apparence fragile, incapable de s’exprimer en public, considéré par certains comme inapte à la fonction, George VI tentera de surmonter son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme (Helena Bonham Carter) et d’affronter ses peurs avec l’aide d’un thérapeute du langage (Geoffrey Rush) aux méthodes peu conventionnelles. Il devra vaincre son bégaiement pour assumer pleinement son rôle, et faire de son empire le premier rempart contre l’Allemagne nazie.

 

Un film d'une grande sobriété, classique et exceptionnel : formidable jeu d'acteurs de Colin Firth dans le rôle de Georges VI, le roi bègue, et de Geoffrey Rush, thérapeute étonnant et efficace, qui dévoile l'histoire discrète de ces deux hommes devenus amis et d'un handicap difficilement apprivoisé. Les seconds rôles sont très bons aussi. Un film intelligent, historique mais pas poussiéreux, deux heures qu'on ne voit absolument pas passer, et qui se piquent de quelques points d'humour, so british, évidemment.

 

(à voir en VO, de préférence, ce qui ne fut pas mon cas, mais la VF est très bien aussi)

(L'affiche existe en 3 couleurs, jaune, blanche ou rouge, dans tous les cas elle est moche et c'est dommage)

 

discours1.jpg

© Wild Bunch Distribution

 

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 20:34

 

Avec Virginie Efira, François-Xavier Demaison

Durée : 1h27

 

la-chance-de-ma-vie.jpgSynopsis : "Julien Monnier a un sérieux problème. Il a beau être un conseiller conjugal brillant, il n'arrive pas à garder une femme dans sa vie plus de deux semaines.
Et pour cause, depuis son plus jeune âge, Julien porte la poisse à toutes les femmes qui s'éprennent de lui. Mais pas une petite poisse. De celles qui vous envoient à l'hôpital plusieurs fois par semaines, qui brisent votre vie professionnelle ou qui vous fâchent à vie avec vos proches. Julien est à proprement parler un vrai chat noir pour les femmes. Joanna Sorini va vite l'apprendre à ses dépens le jour où elle le croise. Une carrière en plein décollage, une vie amoureuse qui semblait enfin prendre un bon tournant, tout cela risque de bien changer..."

 

Mon avis : une comédie gentillette agaçante sur bien des points, des gags excessifs et souvent lourdingues, Elie Semoun est ridicule au possible dans un rôle complètement grotesque, bref... un résultat moyen moyen ! (mais comme depuis j'ai vu Love & autres drogues et que j'ai trouvé ça long, ennuyeux, mélo, trop prévisible et pas terrible, je me dis que bon, au moins dans la chance de ma vie, j'ai (sou)ri un peu !)



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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 09:43

Avec Audrey Tautou, Nathalie Baye, Sami Bouajila, …

Durée : 1h45

 

de-vrais-mensonges.jpg

 

Le synopsis d’Allociné : « Un beau matin de printemps, Emilie reçoit une lettre d’amour, belle, inspirée mais anonyme. Elle la jette d’abord à la poubelle, avant d’y voir le moyen de sauver sa mère, isolée et triste depuis le départ de son mari. Sans trop réfléchir, elle la lui adresse aussitôt. Mais Émilie ne sait pas encore que c’est Jean, son employé timide, qui en est l’auteur. Elle n’imagine surtout pas que son geste les projettera dans une suite de quiproquos et de malentendus qui vont vite tous les dépasser… »

 

Mon avis : Un réel bon moment que cette comédie sentimentale pas guimauve aux dialogues enlevés, et même si on est proche de la comédie de boulevard, on y garde une certaine élégance et un comique pas lourdingue. De quiproquos en quiproquos, ça finit par faire un bel imbroglio, mais le scénario a suffisamment de ressources pour rebondir afin que l’intrigue ne soit pas totalement prévisible, tantôt avec une légère cruauté, tantôt par vengeance ou encore amour filial. La relation mère-fille (Baye – Tautou) est intéressante, et Sami Bouajila est tout simplement épatant dans son rôle. Le trio d’acteurs accompagné de quelques personnages secondaires amusants fonctionne : on passe un bon moment !

 

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 23:02

 

Durée : 1h22. Réalisation : Jean Becker. Scénario : Jean Becker, Jean-Loup Dabadie.

Avec : Gérard Depardieu (Germain Chaze), Gisèle Casadesus (Margueritte), Sophie Guillemin (Annette), Maurane (Francine), Patrick Bouchitey (Landremont), Jean-François Stévenin (Jojo), François-Xavier Demaison (Gardini), Claire Maurier (la mère)... Musique : Laurent Voulzy.

tete-en-friche-film.jpgGermain Chaze n'a pas été aidé dans la vie : non désiré, arrivé par accident, il est élevé durement par sa mère et subit les moqueries tant de ses camarades que de ses enseignants. A 50 ans, il est toujours le benêt du village, mais il mène une vie tranquille au fond du jardin de sa mère, dans sa caravane. La belle et jeune Annette adoucit sa solitude. Mais c'est la rencontre avec Margueritte, une petite vieille adorable qui lui lit des romans sur un banc public, qui va changer sa vie.

 

Autant commencer par là, je n'ai pas lu le roman de Marie-Sabine Roger, aussi j'ignore si le film lui est fidèle ou non. Et que dire quand en sortant de la salle, tous s'exclament sur la beauté et la tendresse du film, la larme encore au coin de l’œil : j'ai l'impression d'être un monstre. J'en suis peut-être un après tout : oui c'est mignon, mais que c'est gentillet ! C'est quand même si caricatural, si convenu, la fin est attendue à des km, ça manque de finesse, hélas. Certes les acteurs sont parfaits (Depardieu et Gisèle Casadesus tout particulièrement), mais règle-t-on vraiment tant d'années de désamour et d'abandon culturel avec trois pages de Camus et un regard bienveillant ?

Ce film plaît parce qu'il raconte une jolie histoire, simple, touchante, qui fait du bien, et que le spectateur d'aujourd'hui est en attente de cela, comme le lecteur de nos bibliothèques veut une lecture facile, « détente » et positive, quand il nous rend visite. Tout cela est légitime, et respectable. Mais il ne faut pas que cela.

 

Moi j'ai surtout failli m'étouffer pendant la scène qui se passe à la bibliothèque publique : mon Dieu il y a encore des gens pour croire qu'une bibliothèque ressemble à ça ? (Pas de date précise mais le car que conduit Annette est quand même super moderne). Jusque dans le portrait de la bibliothécaire grisâtre et momifiée ? N'importe quel être humain même benêt part en courant quand il voit ça, ces kilomètres de gris et de poussière. Et là, notre Depardieu demande un roman court et facile à lire. Aujourd'hui vous répondriez Lévy ou Musso, ou Nothomb, allez, (Pancol, ça marche pas avec « court ») et que croyez-vous qu'il emportât ? Supervielle ! Ah elle est belle la vie au cinéma, mais tellement pas réelle !

 

 

La conclusion de Thomas Sotinel dans sa critique au Monde est assassine :

 

« A tout ce malheur, Jean Becker oppose des rebondissements très prévisibles (Germain se révèle moins abruti que Gérard Depardieu n'en a l'air ; on découvre que sa maman n'est pas une vraie peau de vache ; il découvre la valeur de l'amour qu'on lui porte), qui acheminent le film vers une conclusion qui permettra aux spectateurs de sortir le sourire aux lèvres. On obtient le même résultat en regardant des vidéos de chatons qui courent sur un clavier de piano. » cette dernière phrase est cruelle mais sur le reste oui, je suis d'accord.

 

Ce que j'ai aimé dans ce film, c'est surtout Annette (Sophie Guillemin), et le chat.

 

[Vu en ciné itinérant en milieu rural, autrement dit le soir dans la salle municipale, que des gens du coin, vous connaissez tout le monde]


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