Les jardins d'Hélène

Peu importe - Edward Saint-Aubyn

13 Juin 2006, 20:08pm

Publié par Laure

Peu importe est à la fois agaçant et dérangeant. Agaçant parce qu’il décrit un milieu superficiel de la haute société anglaise, où tout n’est qu’apparences et fausses relations mondaines, petit monde qu’on a fortement envie de secouer, ou ignorer s’il n’y avait cette dureté dans l’histoire. Le récit se déroule sur une journée et s’évertue à présenter des couples qui se retrouveront le soir même à dîner, mettant bien en évidence leurs côtés négatifs et leur snobisme. Dérangeant parce que le pire s’y produit : l’épouse est violée par son mari et de cette violence dans l’escalier naît un petit garçon : Patrick. Il a 5 ans lorsque se déroule ce récit. Sa mère est devenue alcoolique et ne se préoccupe guère de lui, son père veut l’élever comme il l’a été lui-même : dans la sévérité la plus rigoureuse afin d’en faire un enfant aguerri et non un pleurnichard. Mais quand la scène de fessée donnée par le père devient une scène proprement pédophile avec viol, la lectrice que je suis a du mal à garder son sang froid. La pire des horreurs se trouve étouffée dans le tralala mondain. Comme si elle n’était qu’un infime détail dans le roman. Patrick n’est une toute petite vie qui importe peu.

J’ai trouvé peu d’info sur le net concernant ce livre, sinon qu’il est le premier volume d’une trilogie (c’est d’ailleurs écrit sur la 4ème de couv, tout comme le fait qu’il s’agissait à l’époque – 1994 – d’un premier roman salué par la critique) et qu’il serait autobiographique. (?)

Je lirai la suite quand j’aurai fait baisser un peu ma pile en attente…

Balland, 1994, 171 pages, ISBN 2-7258-1035-0

Ma note : 3,5/5

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Côté jardin - Alain Monnier

11 Juin 2006, 16:50pm

Publié par Laure

Côté jardin est un roman qui commence quasi normalement pour basculer furieusement dans la folie humaine la plus incroyable. Un ressort soudain qui bondit à la 50ème page et qu’on ne risque pas d’oublier tant il est violent !

Jacques Lalanne apprend qu’il a une tumeur au cerveau et qu’il n’a plus que 15 jours à vivre, lui qui venait justement de rencontrer l’amour en la personne de Françoise. Il ne veut pas la faire souffrir et préfère lui annoncer brutalement par courrier qu’il la quitte plutôt que de lui dire la vérité. Puis l’on retrouve Jacques sur le point d’entrer au bloc opératoire pour une opération de la dernière chance, le neurochirurgien lui murmurant qu’il n’a rien du tout et le personnel anesthésiste refusant bien sûr de croire les paroles délirantes de Jacques déjà sur le point de sombrer dans l’inconscience. Qu’est-ce que c’est que ce bazar ?  Je n’en dis pas plus, il faut lire ce livre !

Vers la fin j’ai trouvé que cela commençait à ronronner un peu, le ressort épuisé, mais l’intrigue est relancée par le témoignage de Françoise, l’amante de Jacques. J’ai failli détester la fin tant ces perspectives ouvertes où le lecteur imagine ce qu’il veut m’horripile, mais la réponse à la question de la fin se trouve dans le titre du livre, ne cherchez pas à le comprendre avant ! Dérangeant, horrifiant, un roman sur la jalousie et la folie humaine. Du grand art !

Je dois à Clarabel d’avoir découvert ce livre, je ne connaissais pas du tout l’auteur ni n’avais entendu parler de ce roman. Merci pour la trouvaille !

Pocket n°11024, mars 2002, ISBN 2-266-10361-X, prix : 4.70 €

Ma note : 4/5

 

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Il n'est jamais trop tard pour pardonner à ses parents - Maryse Vaillant

6 Juin 2006, 16:22pm

Publié par Laure

Plus que l'envie de partager ce petit bouquin quand même très spécifique, je souhaite juste garder une petite trace quelque part de ma lecture.

Etoffé de cas cliniques qui constituent des exemples, ce petit livre fait bien le tour de la question du pardon filial : que pardonner (mais a-t-on seulement le droit de juger ses parents ?), la gravité de la faute n’est pas toujours égale à la proportion de la souffrance, pourquoi pardonner ? et comment le faire ?

Les chapitres sont conçus de la même façon : un cas pratique, un développement. Je regrette simplement que le développement ne soit pas toujours en lien direct avec le témoignage qui le précède, que le cas donné en exemple ne soit pas analysé plus en détails et donc plus approfondi. J’ai bien apprécié toutefois la comparaison du cheminement du pardon avec le travail de deuil : le réquisitoire ou le refus et la colère, l’inventaire ou le chagrin et les larmes, puis l’acceptation.

 

Un regard mitigé peut-être parce que ce n’est pas exactement ce que je cherchais comme ouvrage mais puisqu’il me passait souvent entre les mains au travail, j’ai fini par y jeter un œil. Mais comme le dit aussi l’auteur, chaque cas est unique et chaque réaction est tellement personnelle qu’il est assez difficile finalement de théoriser sur le sujet. C’est néanmoins fait avec intelligence.

 

Pocket, oct.2004, 247 p., ISBN 2-266-12424-2

Ma note : 2,5/5

 

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Moka - Tatiana de Rosnay

4 Juin 2006, 17:43pm

Publié par Laure

Malcolm, 13 ans, se fait renverser sur un passage piéton par une vieille Mercedes couleur Moka qui prend la fuite. Il est dans le coma. Ses parents Andrew et Justine, couple mixte qui nous offrent un délicat tableau franglais, vont réagir différemment. Justine a besoin de savoir et de comprendre, vite, car l’enquête menée par la police n’avance guère…

Jusqu’au deux tiers du livre, je me sentais un peu gênée, car oui c’était bien écrit, bien amené et bien conduit, mais non je n’étais pas aussi enthousiaste que mes amies blogueuses Clara, Cuné et Amandine. Je ne réussissais pas à trouver cela réaliste, je restais extérieure, pas d’empathie pour les personnages, ou alors pour Andrew. Peut-être ne suis-je pas capable de prendre le recul nécessaire avec le roman, j’ai plutôt envie de crier « vous pouvez imaginer tout ce que vous voulez, vous ne savez pas de quoi vous parlez ». Peut-être que sur ce sujet de la perte de l’enfant, ou de l’accident grave, je ne tolère que les récits vécus.

Moka me paraissait convenu, sans surprise, même la fin, je l’avais vite comprise (bon sauf l’identité réelle de Lisa, mais le ressort de l’intrigue, oui) or j’aime qu’un roman me surprenne et me bouscule. Mais cette dernière partie justement ranime un rythme quelque peu ronronnant (dans ce genre de situation, le couple va-t-il tenir ou éclater, ça aussi c’est … si entendu ici et là) et au final, force m’est de reconnaître qu’il y a beaucoup de choses justes dans ce livre, (ah si je pouvais avoir une belle-mère comme celaJ) C’est juste que je n’ai pas réussi à être émue par le personnage de Justine.

Moka est le deuxième roman que je lis de l’auteur, après Spirales. Je garde un faible pour Spirales, que j’avais trouvé plus haletant, même si Moka est bon aussi. Mais il m’en reste d’autres à découvrir, et ça c’est chouette !

Plon, déc. 2005, 249 p., ISBN 2-259-20213-6, prix : 18 €

Ma note : 3,5/5

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Palais royal, un film de Valérie Lemercier

3 Juin 2006, 06:50am

Publié par Laure

Valérie Lemercier s’est amusée dans ce film, et c’est communicatif ! Elle nous a concocté un bon mix de toutes les monarchies, du rocher monégasque à l’Angleterre en passant par la Belgique, et ça déborde de situations satiriques et drôles. Ce n’est pas toujours très fin mais je me suis surprise dès la fin du DVD à me repasser déjà « mes » passages culte.

Armelle (Valérie Lemercier) est donc mariée à Arnaud (Lambert Wilson), fils cadet du roi, elle est orthophoniste et mère de deux fillettes, et sa petite vie lui convient très bien. Elle se retrouve princesse chargée d’obligations du jour au lendemain quand la succession sur le trône échoue à son grand dadais de mari, sur une médisance de la reine (Catherine Deneuve) qui écarte le prince aîné.

De vexations en humiliations (elle surprend son mari au lit avec une autre : Mathilde Seigner, la reine la trouve trop godiche), elle va construire sa petite vengeance et devenir plus populaire que la famille royale réunie. C’est inventif et drôle, comédie populaire pour bon moment assuré !

Ma note : 4/5

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Trop de bruit dans le vide-ordures - Françoise Guillaumond

1 Juin 2006, 09:45am

Publié par Laure

J’ai toujours eu un faible pour les couvertures de la collection la Brune aux éditions du Rouergue, dans leur version colorée d’avant 2004 (pas sûre de la date), même si leurs nouvelles couvertures blanches à peine illustrées font sans doute plus modernes et correspondent bien à l’idée épurée des textes. J’aime leur format, leur papier et leur police de caractères. J’y ai trouvé des petites pépites de lecture, des romans sobres et d’une intensité dramatique troublante. Je cite en vrac ceux que j’ai beaucoup aimés : L’office des vivants, de Claudie Gallay, Tu t’appelles Amandine Khedda de Christophe Léon, L’eau du bain et les amants américains de Pascal Morin, la baie de Franck Bijou, ceux qui m’ont un peu déçue : Seule Venise, de Claudie Gallay, Petites morts d’Isabelle Rossignol, ceux qui sont encore dans mes envies d’achats : les titres de Julien Bouissoux et de Karine Reysset, et d’ailleurs, j’aimerais bien avoir la collection entière ! (Chers éditeurs du Rouergue, si vous passez par là, j’accepte les cadeaux ;-))

Le dernier en date dans mes lectures, c’était donc ce titre énigmatique de Françoise Guillaumond, trop de bruit dans le vide-ordures. Dès le début j’y ai retrouvé la touche « maison » d’un style concis et elliptique, qui traduit un drame en devenir. Anna ne peut pas vivre sans son grand frère, cette partie d’elle-même qui lui apporte l’amour et l’affection qu’elle ne trouve pas auprès de son père colérique et de sa mère mal aimante et plus ou moins alcoolique. Le bruit dans le vide-ordures, c’est celui que font les canettes de bière de la mère quand elle les jette. D’ailleurs elle ne les jette pas dans le vide-ordures, justement parce qu’il y en a trop et que ça ferait trop de bruit. Un foyer où domine la violence morale. L’écriture sobre annonce un drame qu’on ignore puis ce sera la disparition du grand frère, banal accident. Anna perd pied et s’isole, anorexie, quasi autisme, même si les mots ne sont pas écrits, ils sont ressentis. J’ai beaucoup aimé cette atmosphère et cette écriture, jusqu’à ce que je sois particulièrement déçue par la fin : porteuse d’espoir elle arrive pourtant bien trop vite, comme si l’auteur elle-même était pressée d’en finir et de se débarrasser d’une corvée. Pour moi cette fin casse le roman, mais accordons à l’auteur l’excuse du premier roman (pour adultes, elle écrit sinon pour la jeunesse).

 

Le Rouergue, coll. La Brune, 2001, 149 p., ISBN 2-84156-275-1, prix : 10,52€

Ma note : 3/5

 

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Le ciel t'aidera - Sylvie Testud

30 Mai 2006, 13:55pm

Publié par Laure

Une lectrice m’a rendu ce roman en me disant : « si tout ce qu’elle écrit là-dedans est vrai, elle est sacrément déjantée la fille ! » J’ai entamé ce roman hier soir à 21h, avec une envie de lecture légère et qui me ferait oublier ma fatigue (ben oui, pas fait le pont moi hein ;-)) et bien m’en a pris car je l’ai achevé à 23h et des poussières le sourire aux lèvres. 

2 possibilités : (1) une actrice connue écrit histoire d’ajouter une flèche à son arc  (et quelques euros dans son Vuitton) parce que ça fait mode, et la vie larmoyante de la déesse des caméras, bof, j’ai bien cru que j’allais m’ennuyer quand j’ai vu que ça démarrait avec Sylvie chez le psy à 12 ans. Mais ça prend vite une autre allure et imaginez que vous ne connaissiez pas du tout Mlle Testud, jamais vue jamais entendu parlé et vous avez là (2) un roman bien fichu et drôle ! 

Melle Testud a des talents et d’actrice et d’auteur !  

 

Alors voilà la vie de Sylvie quand elle ne tourne pas. C’est une angoissée perpétuelle, elle n’ose pas sortir seule, a peur des toitophiles (ceux qui pénètrent chez vous par les vélux sur les toits pour vous v(i)oler), elle flippe tout le temps et pour un rien. Elle a un gentil cabot qui s’appelle Tiago, mais voilà, il est bien trop gentil pour mordre qui que ce soit, et donc la défendre ! Alors elle a ses propres remèdes, comme de cacher des couteaux sous les matelas, de massacrer les ficus au sabre japonais, ou de se réfugier sur le toit parce que ça sent les tartines dans la cuisine !!! Son amoureux fait face et lui ressasse sans fin : « il n’y a aucun danger dans cette maison, à part toi ! » même si parfois on sent bien qu’il en a un peu marre ! 

Puis Sylvie part en tournage, à Aix-les-Bains. C’est bien connu, c’est le bout du monde, à 1h de Lyon, pensez donc, elle emmène une valise 3 fois plus grosse qu’elle, pour être certaine de ne rien oublier d’essentiel. Sur le tournage elle a mal au ventre mais la copine Josi la bichonne et l’accompagne à l’hôpital. Et voilà comment naît une autre peur : faute de radiologue présent, on lui fait une échographie, et là, figurez-vous qu’on trouve un truc dans son ventre. Un cancer en phase terminale ? Non, non, je vous laisse le découvrir, un truc qui finit bien, mais qui la fait encore plus flipper. ;-)) 

Ah la la on a vraiment envie de la plaindre la pauvre Sylvie, mais elle a su à travers les mots mettre beaucoup d’ironie et d’humour dans son « handicap ». A lire, vraiment. Et pourtant, j’étais sceptique…

Fayard, mai 2005, 218 p., ISBN 2-213-62304-X, prix : 15 €

Ma note : 4/5

 

 

 

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La femme de Gilles - Madeleine Bourdouxhe

29 Mai 2006, 14:08pm

Publié par Laure

Je trouve toujours un peu dommage de lire un livre APRÈS avoir vu son adaptation cinématographique, mais je voulais goûter à l’écriture de Madeleine Bourdouxhe. Bien sûr j’ai eu tout au long des pages l’image d’Emmanuelle Devos en tête et pu constater que ce film que j’avais beaucoup aimé était en tout point fidèle au livre, et dans son récit, et dans son « atmosphère ». A noter que ce roman est paru pour la première fois en 1937.

Elisa est donc mariée à Gilles, mère de deux petites filles et enceinte d’un troisième enfant lorsque commence l’histoire. Elisa n’existe pas pour elle-même, elle est la mère, la femme de, en l’occurrence la femme de Gilles. Leur bonheur simple se suffit à lui-même jusqu’à ce que Gilles vive une passion amoureuse dévorante avec la propre sœur d’Elisa, Victorine. Elisa comprend (ou essaie), pardonne, écoute et soutient. C’est un peu le monde à l’envers mais elle aime son mari plus que tout. Mais la jeune Victorine se joue des hommes et finira par choisir le mariage, ce qui anéantit Gilles. Après la jalousie et la violence : le désespoir. Peu à peu Gilles se détache de cet amour perdu et Elisa pense le regagner, avant de réaliser qu’elle ne l’aime plus. On ne meurt pas d’amour, mais du manque d’amour. Un très beau livre, empreint de douce patience, de force et de courage dans l’abnégation de cette femme aimante.

Actes Sud / Babel, réed. 1990, 137 pages, ISBN 2-86869-505-1

Ma note : 4/5

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Août - Sophie Lasserre

27 Mai 2006, 09:28am

Publié par Laure

Tout d’abord, merci à Tatiana de m’avoir fait découvrir ce livre, et à Clarabel d’avoir confirmé qu’il me plairait. (Elle me connaît donc si bien ?!). En effet, j’ai eu un vrai coup de cœur pour ce livre, court, trop court (88 pages) mais dense et prenant, bien qu’il soit écrit dans un style minimaliste (mais pas simpliste) et épuré. Ce livre, c’est un sentiment rapide d’étouffement. Celui de la chaleur écrasante du mois d’août dans cette maison de pierre à la campagne, celui de l’ennui de Charlotte, cette mère de famille qui n’arrive plus à rien : elle n’arrive plus à écrire, ni à dormir, ni à aimer ses enfants, les deux jeunes garçons qui profitent eux, des joies du plein air, ni celui qu’elle porte et qu’elle ne souhaite pas garder, ni son mari Jacques et surtout ce qu’il représente : l’incursion du dehors, de l’extérieur dans sa vie. Bref une descente lente mais sûre dans la dépression. Un aimant pourtant attire Charlotte, celui de la douleur - gardée secrète - ou de la résignation lorsque qu’elle est témoin de l’adultère entre son mari et Jeanne, la femme d’un couple d’amis venus passer quelques jours chez eux. Jacques et Jeanne sont amants depuis toujours, et Charlotte s’y brûle. Elle les observe. Se tait. En jouit. C’est un bien curieux roman dont on ne peut se détacher avant la fin, de ceux dont on veut changer le cours sans bien sûr le pouvoir, de ceux qui vous marquent pour longtemps, parce qu’ils sont dérangeants.

 

Et hasard (ou non ?) des télescopages, voilà que juste après je commence la femme de Gilles de Madeleine Bourdouxhe…

L’Arpenteur, mars 2006, 88 pages, ISBN 2-07-077663-8, prix : 9 €

 

Ma note : 4,5/5

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Ma vie d'Edgar - Dominique Fabre

27 Mai 2006, 08:38am

Publié par Laure

Encore un petit livre qui vient rejoindre la pile des commencés jamais finis. Pourtant j’en ai lu 100 pages, sur 200, je pense avoir bien essayé. Mais je m’ennuie ferme. Dommage. C’est idiot, mais j’aimais la couverture, j’aimais la collection et l’éditeur, j’aimais le titre et la 4ème de couv, mais… non.

 

Edgar est un petit garçon mongolien, aux très grandes oreilles. Il écoute et observe la vie autour de lui :  le nouvel amoureux de sa mère Isabelle, Ton Jos et Tan Gina, famille d’accueil à qui il est confié, en Savoie, en compagnie d’autres enfants. Il a son langage enfantin et ses expressions originales, et sans aucun doute une grande intelligence, mais voilà, ça tourne un peu en rond. Et 100 pages plus loin, je ne vois pas le début d’un ressort pour me tirer de mon léger ennui. Alors j’abandonne.

Le serpent à plumes collection Motifs, 2002, 196 pages, ISBN 2-84261-369-4, prix : 6,50 €

 

Ma note : 2/5

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