Les jardins d'Hélène

Attraper le bonheur au vol

23 Mars 2006, 13:40pm

Publié par Laure

Il est des bonheurs simples qu’il faut savourer quand ils arrivent : comme ce carton de livres trouvé dans ma boîte aux lettres en rentrant déjeuner ce midi !!! Des romans prêtés gracieusement par une lectrice, quelle joie (pour moi) et quelle sympathie de sa part !

C’est un plaisir presque indicible, tant je suis gourmande, hum j’espère pouvoir croquer tout cela bien vite.

 

Les esprits chagrins me diront que c’est pas comme ça que les auteurs vont gagner leur vie, si un seul exemplaire circule, mais ils ne sont pas perdants non plus : quand on aime, on sait leur faire une publicité publique élogieuse, qui peut-être incitera d’autres personnes à découvrir leur livre ? Et j’aime à croire (naïve que je suis ?) que pour un auteur, le bonheur qu’il aura apporté au lecteur passe avant le tiroir-caisse, même s’il faut bien remplir son frigo, hein…

Allez, j’y retourne (au bureau puis au conseil d’administration du collège puis soigner mes bambins malades puis quand enfin je me poserai, vers 22h, lire !!!)

PS : oh, z'avez-vu, les commentaires sont revenus !

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On-dit - Fabienne Séguy, Yann Fastier

21 Mars 2006, 21:40pm

Publié par Laure

On-dit est un album bien déroutant. Dans une atmosphère froide et grise d’hiver neigeux, deux enfants regardent par la fenêtre, tout en discutant du retour de quelqu’un. Au fil des pages et des suppositions, on s’égare sans jamais trouver le plus sûr chemin. Si j’aime bien les albums laissant place au rêve et à l’imagination, là je le trouve frustrant : quelle fin au juste ? De qui et de quoi parle-t-on ?

Si le but est de faire parler les enfants, les adultes autour des thèmes de la peur et de la rumeur, c’est assez réussi, mais ne l’offrez pas en pensant offrir un bel album comme on offrirait un Ponti. (Ah Ponti, faut que je vous en reparle, on vire gagas dans la famille, complètement givrés de tous ces inépuisables poussins, euh mais je m’égare là…)

Donc on-dit… pousse à la discussion, est destiné aux enfants de plus de 8 ans (c’est écrit un peu partout sur les sites internet qui lui sont consacrés), mais reste assez obscur.

Je l’ai « testé » (le livre n’est-il pas devenu un quelconque produit marketing ?) sur mes 2 grands : fillette, 9 ans et des poussières a spontanément réagi : il est complètement nul ton bouquin, j’ai rien compris ! On l’a relu ensemble et elle a eu cette interprétation : « il » c’est l’hiver, mais si, puisqu’il dort l’été ! Ou alors c’est la neige (- mais alors on dirait « elle » fais-je remarquer), oui, ben l’hiver alors !

Rien sur l’ombre de l’homme au chapeau à la fin.

Fiston, 11 ans et des broutilles : « mouais bof, j’ai rien compris », d’un air de dire – en plus j’m’en fiche éperdument de ton bouquin, pis va tester ailleurs. Pour lui, l’ombre finale, c’était le petit garçon disparu. Je donne ma suggestion d’interprétation : le méchant qui enlèverait les petits enfants ? – ah ouais t’as raison.

Bref, côté enthousiasme à la maison on a vu mieux (Ponti ! Ponti ! Bon OK j’arrête)

Je ne comprends pas très bien la finalité de cet album : faire réfléchir les adultes sur les possibilités infinies de la création ? (C’est réussi), mais je ne suis pas certaine que ce livre s’adresse à des enfants. Sauf à vouloir leur mettre entre les mains autre chose que des produits formatés rose bonbon pour les filles et plein de monstres curieux pour les garçons. C’est oublier aussi que passé 6-7 ans, la lecture d’album se fait plus rare, tant l’offre romanesque touts formats tous niveaux se fait pressante, l’album étant alors vite catalogué « bébé ».

Un album ovni qui me laisse sur ma faim : j’aime avoir une réponse à mes lectures !

Ce livre fait partie de la sélection 2006 du prix de la Petite Edition sur zazieweb.fr

L'atelier du poisson soluble, janvier 2005, ISBN 2-913741-28-7, prix : 13 €

Ma note : 2/5

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Déloger l'animal - Véronique Ovaldé

21 Mars 2006, 20:49pm

Publié par Laure

Voilà un livre qui a bien failli passer dans la case « les commencés jamais finis » !

A de nombreuses reprises j’ai failli en abandonner la lecture. Pourtant il avait fait partie de ma liste d’envies, ce fourre-tout virtuel qui permet de ranger quelque part tous ses désirs sans perdre tous ses bouts de papier éparpillés. Ce livre, je l’ai espéré, attendu, enfin eu, et … je ne l’ai pas aimé. Ben oui, ça arrive. Dommage, mais pas gravissime ! Ce livre fait 166 pages, et je l’ai lu en 10 fois, en 10 jours, pensez donc, c’est inimaginable. Mais je l’ai lu jusqu’au bout. 

Rose a 15 ans mais elle a tout l’air d’en avoir 7 dans sa tête, elle fréquente un institut spécialisé, on ne saura pas grand-chose de plus sur elle. J’ai bien aimé la première page : « Je me suis drapée dans ma cape de soie noire doublée fuchsia, j’ai ouvert la fenêtre, j’ai grimpé sur le rebord et, sans un dernier regard pour ma si jolie mère grillée, je me suis jetée dans le vide ». J’ai bien aimé la 3ème partie, soit les trois dernières pages. Entre, j’ai trouvé le temps long, presque aussi long que les phrases qui m’ont paru lourdes et chargées, multipliant les virgules et les digressions.

Un jour la mère de Rose disparaît et l’enfant va chercher à comprendre, à tenter de reconstruire la vie de sa mère, de son père biologique et de l’autre, à moins que ce ne soit le même, bref, va mêler rêve et réalité, une réalité qu’elle se construit à partir des propos entendus ici ou là, des suppositions qu’elle peut faire. Je n’ai pas accroché à ces longues pages. Et sans compter que sa mère s’appelle Rose aussi, ce qui n’est pas sans créer un certain cafouillage dans la narration (à ne pas lire quand on est fatiguée !)

La fin soudain m’a réveillée tout comme l’avait fait ce film vu récemment : c’est exactement la même ! Je ne vais pas vous la livrer si vous souhaitez encore voir l’un ou lire l’autre, mais le procédé est identique, le lecteur s’est fait berner, et les personnages de fiction aussi.

Je crois que ce qui m’a rebutée dans ce roman, c’est l’écriture. Trop d’errance diluée en propos ennuyeux. Mais pour un avis plus optimiste, je vous invite à lire la critique de  Cuné!

Actes Sud, août 2005, ISBN 2-7427-5633-7, prix : 17,80 €

Ma note : 2/5 

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La grand-messe du Salon

20 Mars 2006, 22:59pm

Publié par Laure

Le salon du livre, c’est d’abord un lieu de tentations !

Mais quand on est provinciale, ça commence généralement par ça :

 

 Et les livres, ainsi que tous ces catalogues d’éditeurs qu’on glane au passage, ben au fil des heures, c’est de plus en plus lourd ! 

Aller au salon du livre le lundi, traditionnellement réservé aux professionnels, c’est frustrant : bien sûr ça ressemble toujours à une méga librairie, mais les auteurs eux, sont aux abonnés absents : ils se reposent du week-end, ou se préparent à la nocturne du lendemain : bref côté rencontres et dédicaces, c’est peanuts. Bien sûr il y a bien une ou deux conférences, mais quand on a des heures de voyage, on arrive trop tard et on part trop tôt !  

 Alors on fait comme beaucoup de collègues ou juste de curieux : on note des titres, des noms, des références, qui sur un bout de papier, qui sur un palm … en se disant que tiens, ça se serait pas mal, mais non allez, je me suis promis d’être raisonnable.  

Et je l’ai été. Voici mon butin :  

Bon, j'ignore pourquoi la photo est coupée, mais il y a aussi la mort de Lara, de Thierry Consigny.... 

 5 dont 2 pour Mosquito, et un achat France Loisirs parce que fallait bien, c'est honnête non ?  

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M'offrir des fleurs !

18 Mars 2006, 21:40pm

Publié par Laure

Parfois quand la routine s’installe, on se surprend à rêver de renouveau,

Mais quand les événements qui sortent de l’ordinaire se bousculent, épuisé par leur lourde préparation et les pressions inévitables qui vont de pair, on espère bien vite le retour au calme !

Voilà, le grand jour est passé. (Oh juste un événement public à l’échelle de mon univers professionnel, rien qui bouleverse le monde !)

Ecouté les représentants de l’Etat et consorts.

Enlevé ce soir enfin mes chaussures à hauts talons.

 

De cette journée qui a nécessité tant d’énergie pour quelques heures à peine, j’ai envie de garder le souvenir des fleurs, celles composées avec gentillesse par une talentueuse dame dont ce n’est pas du tout le métier, et les roses achetées par Hélène pour ses jardins…

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des envies de printemps...

16 Mars 2006, 22:40pm

Publié par Laure

Petit creux côté blog parce que trop-plein côté bureau…

Et cet hiver qui n’en finit pas !

Si le soleil pointe son nez depuis quelques jours, il fait toujours froid. Le jardin couvert de givre le matin, la voiture qui affiche moins 3 quand on part à l’école…

A midi j’ai découvert les premiers crocus.

Et cette envie grandissante de m’installer dans un fauteuil au soleil pour bouquiner. Pas le temps. Trop froid.

Peu de lecture en ce moment, et quand enfin je me pose (sous la couette !), je m’endors avant la dixième page !

Même Caramel a des envies de printemps, fallait la voir courir partout …

 

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Une histoire d'amour à crrroquer ! - Emmanuelle Eeckhout

14 Mars 2006, 22:01pm

Publié par Laure

Emmanuelle Eeckhout (oups, il faut toujours que je m’y reprenne à 2 fois pour écrire son nom), je l’avais découverte avec la vengeance de Germaine, et j’étais tombée sous le charme de ses dessins et de son humour. J’ai découvert qu’il existait d’autres titres dans le même format, alors avec Mosquito, on s’est fait un plaisir de croquer l’histoire de Bouclette.

Bouclette est une jeune brebis ravissante, qui a un petit ami parfait. Mais en réalité, le dit compagnon est assez trouillard, mal élevé, et d’un ennui mortel dans la conversation. Pas si parfait, quoi. Alors Bouclette le fiche à la porte. Puis elle rencontre Loup Bard, un macho de première au cœur tendre. Cette fréquentation ne plaît guère à ses parents, vous comprenez, un loup ça croque les moutons, et puis celui-là, il est louche : il traîne dans les bars, fait des virées à moto avec ses potes et drague un peu trop les filles. Ah Loup Bard en perfecto noir, banane et lunettes noires, qui va acheter son hamburger ! Une histoire d’amour peut-elle surmonter ces différences ? Je vous laisse le découvrir !

Vous savez ce qui est génial dans ce bouquin ? C’est le plaisir des adultes à le lire ! Bien sûr il est fait pour les enfants, mais si en plus je peux éclater de rire en le lisant, c’est un bonheur !

Et c’est là qu’on réalise à quel point la littérature de jeunesse est riche d’échanges possibles (entre parents et enfants notamment) et nécessite de références culturelles qui vont permettre à l’enfant de le relire sans cesse en y découvrant quelque chose de neuf à chaque fois. Car bien sûr l’adulte rit tout de suite quand il voit Loup Bard et les dessins franchement drôles qui le représentent … en loubard, évidemment ! Mais l’enfant ? Pas si simple pour lui de saisir le jeu de mots. De même quand l’auteur nous dit que Loup Bard adooore les enfants, le dessinant en train de lire une histoire à 3 petits cochons et un petit chaperon rouge !

Un bonheur j’vous dis ! C’est drôle, avec un dessin complétant toujours à merveille le texte (ou l’inverse), créant une familiarité dans la lignée des autres titres, bref : un vrai petit trésor ! Merci Emmanuelle !

Et pour plus tard, il y en a encore d’autres dans la même collection…

Pastel, EDL, sept. 2003, ISBN 2-211-07036-1, prix : 9 €

Ma note : 4,5/5

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Un soir de décembre - Delphine de Vigan

12 Mars 2006, 17:26pm

Publié par Laure

Matthieu Brin connaît le succès après la publication de son premier roman et vit une vie heureuse et ordinaire auprès de la femme de sa vie, Elise, et de leurs deux jeunes garçons.

Voilà qu’arrive au courrier une lettre de lectrice, qui est aussi une ancienne amante, une belle et vieille histoire de 10 ans en arrière, qu’il a rompu un soir de décembre, peu avant son mariage. Cette lettre et les suivantes vont le troubler bien plus qu’il ne le souhaite. Il s’enferme et devient taciturne, peut-il se libérer de cette histoire en écrivant son deuxième roman ? En s’enfermant dans l’écriture ? Entre propos communs (l’épouse lassée qui s’en va, l’homme miné par la déprime) et belles réflexions sur le désir amoureux, c’est toute l’histoire d’une rencontre que l’amante va réécrire, pour pouvoir, enfin, en faire le deuil.

J’ai aimé l’atmosphère délicate qui émane de ce roman. Les propos sont simples et efficaces. Les mots sur le désir sont beaux et justes. Le miroir (fidèle ?) de la mémoire. Peut-être ai-je regretté de ne pas en savoir plus sur le deuxième roman en cours d’écriture, parle-t-il de ce deuil amoureux ? Sans doute, mais comment….ou bien est-ce celui que nous avons entre les mains ? Cette solution-là ne me satisfait pas non plus....

Cet extrait : « Sara écrit l’histoire inachevée qui a été la leur. Dans le secret des mots, entre les lignes, elle cherche un sens. Elle attend une réponse. Il ne doit pas y penser. Pas encore. » (p.118)

« Il écrit sous l’emprise d’une femme qui a forcé l’espace clos de sa mémoire. Il sent vibrer, en deçà des mots, l’influx silencieux qui l’emporte vers elle. Il croyait qu’il était capable de maintenir l’histoire dans l’oubli. (…) Un livre peut-il porter à ce point la trace d’une femme ? Peut-on écrire seulement pour ça, pour se rapprocher de quelqu’un ou – de manière plus juste – pour l’attacher à soi ? » (p.120)

 

JC Lattès, juin 2005, 194 pages, ISBN 2-7096-2725-6, prix : 13.50€

Ma note : 4/5

 

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Les bienfaits de la colère - un film de Mike Binder

12 Mars 2006, 15:46pm

Publié par Laure

A noter : ce film sera disponible en DVD à la vente le 6 avril 2006, mais il l’est déjà à la location.

 

 

Terry (Joan Allen), mère de 4 filles adolescentes, n’accepte pas le départ de son mari, Grey, envolé en Suède avec sa secrétaire. Elle trouve un peu de réconfort à son ressentiment dans les bouteilles de vodka qu’elle achète par lot de 3 au supermarché du coin, et dans la compagnie de Denny (Kevin Costner), voisin et meilleur ami de son fuyard de mari. Denny devient vite son compagnie de beuverie (j’ai un peu de mal avec ça, même dans un film), avant de devenir, on s’en doute, son compagnon de chambre à coucher.

Je cherche toujours à comprendre le titre de ce film : je ne perçois pas la colère, ni surtout ses bienfaits, mais plutôt une hystérie doublée d’une rancœur (qui expriment peut-être ladite colère), mais qui au lieu d’être violente, est plutôt pathétique et geignarde. Dans cette ambiance quelque peu pitoyable, les filles tentent de rester sourdes à la haine qu’exprime leur mère à l’égard du père disparu, et vivent tant bien que mal leurs soucis d’adolescentes.

Franchement, je me suis demandé si j’allais visionner ce film jusqu’au bout, le trouvant d’une niaiserie affligeante. Et puis mon homme semblant aimer ce que j’imaginais pourtant ne pas lui plaire, je me suis accrochée, pensant que j’étais - sans doute à tort - insensible à un humour second degré.. J’ai quand même dû somnoler un peu, n’ayant pas suivi la sortie de l’hôpital de la grande fille souffrant de douleurs abdominales très certainement psychosomatiques. (Maman, as-tu appelé papa en Suède ? Non)

Bref, cette comédie sentimentale m’est apparue quelque peu mièvre, et les personnages secondaires peu utiles… jusqu’à la fin, qui elle au contraire, est franchement intéressante. On se rend compte alors à quel point tout le monde s’est fourvoyé, les personnages pendant 3 ans, et le spectateur pendant 1h50 ! Dommage pour moi que l’intérêt fut si tardif !

Les critiques presse et spectateurs furent plutôt bonnes lors de sa sortie en salle (cf. allocine.fr par exemple), pour ma part, je ne regrette pas de ne l’avoir que loué !

Ma note : 2,5/5

 

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C'est égal - Agota Kristof

11 Mars 2006, 09:24am

Publié par Laure

Il y a des livres dont j’ai du mal à parler. Ou pas envie sur le moment. Ou je ne vois pas ce que je pourrais ajouter qui n’ait déjà été dit. Alors après ma lecture ils rejoignent leur étagère et je ne les partage pas, c’est-à-dire que je n’en parle pas ici ou ailleurs sur le net.

Que je les aie aimés ou non n’a rien à voir, parfois c’est juste un manque de temps, ou pas un emballement suffisamment grand quoique j’en dise ?

C’est le cas de ces courtes nouvelles d’Agota Kristof, que j’ai lues très vite tant le recueil est mince. Elles n’atteignent pas pour moi le talent de la trilogie du Grand cahier, en même temps le genre étant différent, elles ne supportent pas la comparaison.

C’est égal, c’est donc un ensemble de 25 nouvelles, très courtes, à peine deux pages pour certaines, toutes finalement noires ou désespérantes, malgré une ironie et un humour qui percent régulièrement. Les portes de la folie ne sont pas toujours pas bien loin.

Ce qui m’a gênée dans ce livre je crois, c’est la brièveté des textes : à peine le temps d’entrer dans un univers que déjà il faut en sortir : c’est frustrant !

Et puis il faut avoir le moral bien accroché, c’est quand même assez plombant, tout ce désespoir. Je citerai la même phrase que beaucoup, parce que c’est une évidence qui ressort de ce livre : « c’est égal, de toute façon, on n’est bien nulle part ».

 

A noter : bien qu’elle soit de nationalité hongroise, Agota Kristof écrit en français… d’où son « rangement » dans les romans francophones.

Seuil, janv.2005, 106 pages, ISBN 2-02-078764-4, prix : 12 €

Ma note : 3/5

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