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  • : 44 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 19:36

Traduit de l'espagnol par Margot Nguyen Béraud.

 

Deux enfants dont on ignore tout, sinon qu'ils sont appelés le Grand et le Petit, sont tombés au fond d'un puits de terre profond dont ils ne peuvent sortir. Ils ont avec eux un sac de nourriture mais le Grand interdit au Petit d'y toucher, car il était destiné à leur mère. Ils vont lutter coûte que coûte pour sortir, se nourrir de vers et de racines, faire de l'exercice pour garder des muscles, survivre. Le lecteur assiste impuissant à leur déchéance, tant physique que psychique, et même si le texte est court, une centaine de pages, il est bien souvent éprouvant.

 

Mais dès lors qu'on a commencé, on ne peut plus s'arrêter. Vont-ils réussir à sortir ? Tous les deux ?Comment ? Pourquoi sont-ils là ? Quelle force dans cet amour fraternel ! Si le malaise va croissant, force est de reconnaître que les phrases sont saisissantes, parfaitement travaillées, en tout cas dans une traduction superbement rendue.

Si l'histoire dramatique et sa fin percutante sont à elles seules effroyables, on ne peut s'empêcher d'y chercher une allégorie. Qu'a voulu représenter l'auteur ? Les pauvres rejetés à l'écart de la société, les riches qui ferment les yeux ? Une exhortation à la lutte permanente, aux droits de tous et de chacun ? (p . 107 « (…) abattre ces murs qui nous ont fait taire – réinvestir les lieux, reprendre la parole. » )

 

Un texte qui en tous les cas ne laisse pas indifférent et invite sans cesse à se questionner. Dérangeant, mais efficace.

 

A noter, les numéros de chapitres, qui omettent beaucoup de chiffres : 2,3,5,7,11, ...83, 89, 97 le nombre de jours dans le puits ?

 

 

 

Denoël, octobre 2014, 109 pages, prix : 11 €

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crédit photo couverture : © Raphaëlle Faguer et éd. Denoël.

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Publié par Laure - dans Romans étrangers
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commentaires

Praline 27/01/2015 19:39

Très intrigant !

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