Les jardins d'Hélène

Articles avec #polars - thrillers

La deuxième femme - Louise Mey

25 Août 2020, 12:43pm

Publié par Laure

Sandrine a une petite trentaine d’années et aucune confiance en elle, rabaissée toute son enfance par un père sexiste et humiliant. Lorsqu’elle apprend la disparition d’une femme à la télé, mère d’un petit garçon, elle est touchée par le mari éploré, dont elle se rapproche en participant à la marche blanche organisée. Elle devient ainsi… « la deuxième femme ».

Le roman s’ouvre sur la réapparition de la première femme, présumée morte, retrouvée en Italie mais parlant français, ayant toutefois tout oublié de sa vie d’avant. La position de Sandrine devient donc fragile.

Quel roman, tout aussi excellent qu’horrible !

L’autrice réussit avec un talent impressionnant à décrire l’emprise d’un conjoint violent sur sa compagne vulnérable, et met le lecteur dans une position extrêmement désagréable, témoin impuissant de la manipulation que refuse d’abord de voir la deuxième femme.

Roman essentiel sur les violences conjugales, sa noirceur et sa dureté sont terribles, mais nécessaires sur ce sujet qu’il ne faut cesser de médiatiser. Si l’écriture hachée, saccadée, envahie de virgules, m’a d’abord dérangée, j’ai compris qu’elle participait du flot de pensées de Sandrine. On avance parfois en apnée, espérant que l’issue sera salutaire pour les victimes. Éprouvant ET excellent.

 

 

Éditions du Masque, janvier 2020, 332 pages, prix : 20 €, ISBN : 978-2-7024-4946-2

 

 

Crédit photo couverture : © Louise Cand © Maksim Minmiphoto / Arcangel images / éd. du Masque

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Taches rousses – Morgane Montoriol

7 Avril 2020, 12:35pm

Publié par Laure

Taches rousses est un premier roman qui frappe fort en s’ouvrant sur des chapitres très crus mais voyons où ils nous mènent… D’un côté, Wes, un peintre torturé qui signe des tableaux d’une rare violence où les femmes sont mutilées, de l’autre, Beck, jeune comédienne qui vit aux crochets d’un senior qu’elle semble détester, et qui n’a de cesse de cacher ses taches de rousseur qui lui sont insupportables. Le sexe est partout mais il est malsain, en tous les cas ne véhicule rien de positif. En trame de fond la violence paternelle subie dans l’enfance de Beck, et la disparition de sa petite sœur Leah à l’âge de quatorze ans. Quand des meurtres en série mutilant des femmes surviennent dans le quartier de Los Angeles où vit Beck, quel lien faire entre Wes et le passé de la jeune femme ?

 

D’ordinaire, je suis incapable de dire « c’est bien écrit, ou c’est mal écrit » Pour moi, l’écriture coule toute seule et se fait invisible au profit de l’histoire, ou un style particulier émerge qui contribue à la beauté de l’œuvre, mais là, l’écriture accroche, me dérange. Ça manque de fluidité. Pour la première fois il me vient à l’esprit « c’est mal écrit ». L’usage abusif et inapproprié des virgules rendent les phrases incorrectes. Les descriptions nombreuses alourdissent inutilement le texte.

 

Quant au scénario, de même je suis d’ordinaire incapable de dénouer l’intrigue avant d’avoir fini de la lire, là elle est évidente, et se confirme au fil du texte. Point de surprise donc. Et cette noirceur, cette violence extrême, même si j’en entends la raison romanesque, je peine à l’accepter dans cette lecture. Est-ce le but, de montrer qu’un premier roman féminin peut aussi rivaliser dans le registre de la surenchère dans la violence ? Juste pour démontrer que la violence entraine la violence ? Ce qui n’est pas nouveau et un peu rapide ?

 

Bref, j’espérais autre chose de ce thriller.

 

 

Albin Michel, février 2020, 365 pages, prix : 21,90 €, ISBN : 978-2-226-44682-4

 

 

 

Crédit photo couverture : © Jovana Rikalo / Stocksy.com / et éd. Albin Michel

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Le manteau de neige – Nicolas Leclerc

24 Mars 2020, 10:15am

Publié par Laure

Katia, 16 ans, est haptophobe du plus loin qu’elle s’en souvienne, c’est-à-dire qu’elle ne peut supporter aucun contact physique, ce qui complique bien évidemment ses relations sociales et familiales, particulièrement avec sa mère, avec qui elle est en conflit permanent.

 

La situation s’aggrave après les funérailles de son grand-père, qui a succombé à une mort violente, poignardé par sa femme qui était pourtant dans un état catatonique depuis trente ans. Katia est en proie à deux fantômes qui la conduisent à des actes violents envers ses camarades et envers elle-même, elle est comme possédée. Humiliée, elle quitte son établissement scolaire. Ses parents sont partagés sur l’aide à lui apporter, dès lors qu’on a affaire au paranormal, passion et raison se déchainent.

 

Je suis dès lors sortie de ma zone de confort, le spiritisme et le paranormal n’étant pas du tout dans mes habitudes de lecture ni même dans mes centres d’intérêt. La violence qui en ressort peut déranger, surtout dans la première moitié du roman. Mais les points de vue abordés et le respect de chaque approche font que ça fonctionne, on est hameçonné jusqu’au bout de ce thriller qui joue avec l’horreur jusqu’à la fin. Sans doute parlera-t-il davantage aux habitués des romans fantastiques et aux fans de Stephen King, néanmoins il faut reconnaitre que l’intrigue tient en haleine, même si on peut regretter une surenchère dans la violence et les atrocités commises ainsi que dans le dénouement choisi, surprenant mais en forme de pirouette facile ?

 

Le manteau de neige est un premier roman parfaitement maitrisé.  

 

 

Seuil, février 2020, 349 pages, prix : 19 €, ISBN : 978-2-02-142690-8

 

 

 

Crédit photo couverture : © éd. du Seuil

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Le journal de Claire Cassidy – Elly Griffiths

20 Janvier 2020, 13:01pm

Publié par Laure

Traduit de l’anglais par Elie Robert-Nicoud

 

 

Claire Cassidy est prof de lettres dans un collège anglais, très « old school », avec légendes, fantômes, écrivain mort qui y a toujours son bureau… Elle travaille d’ailleurs sur une nouvelle classique de ce fameux R.M. Holland, dont les extraits émailleront le roman. Une de ses collègues est retrouvée assassinée avec un mot posé à côté d’elle : « l’Enfer est vide », citation dudit R.M. Holland. Mais lorsque Claire Cassidy découvre un message manuscrit inconnu dans son propre journal intime, tout s’emballe… Ou pas. Et les morts ou tentatives de meurtres se succèdent.

 

L’idée de base est séduisante : la littérature, l’écriture, le mystère, une atmosphère trouble, un roman choral qui donne la voix à trois personnages : Claire, Georgia, sa fille adolescente, et Harbinder Kaur, l’enquêtrice indienne et gay qui vit toujours chez ses parents à 35 ans (détails totalement inutiles car non exploités) ; les ingrédients sont alléchants.

 

Mais quelle déception ! Le Times en a fait son thriller de l’année (paru en 2018), c’est une blague ?!

 

L’intrigue est ténue, pale et molle, le rythme est lent et ennuyeux, il faut attendre la moitié du roman (véritablement !) pour que les choses bougent enfin un peu... et si peu ! Les personnages sont inconsistants, fades, le dénouement est crédible mais après tant de chemin poussif, il perd un peu de son intérêt.

 

Si ce n’avait été un service de presse j’aurais abandonné ma lecture. Tout à fait dispensable et c’est bien dommage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hugo thriller, janvier 2020, 440 pages, prix : 19,95 €, ISBN : 978-2-7556-4706-8

 

 

 

Crédit photo couverture : © Ildiko Neer / Arcangel et éd. Hugo Thriller

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Pour seul refuge – Vincent Ortis

29 Octobre 2019, 07:57am

Publié par Laure

Ted Cortino, policier, porte secours au juge d’instruction Edward McCarthy, en panne sur le bord de la route enneigée. Il le ramène chez lui, dans une cabane au fin fond du Montana, à plus de deux mille mètres d’altitude. Secours ou piège morbide ?

 

Le roman se transforme en huis clos oppressant, quelles sont réellement les intentions de Ted ? Que cherche-t-il à venger ? Quelle est cette affaire de séquestration qui s’intercale en italique dans le récit ?

 

Ce premier roman policier français primé par un jury d’enquêteurs et d’acteurs judiciaires et littéraires est addictif : ça tient la route et on avance quoiqu’il en soit. Un bon page turner ! Le climat rude et hostile du Montana en plein hiver contribue à la tension générale, les situations se renversent tout en restant plausibles, c’est du très bon ! Un auteur à suivre s’il récidive !

 

 

 

Robert Laffont / La bête noire / le Figaro Magazine, septembre 2019, 321 pages, prix : 13,90 €, ISBN :   978-2-221-24046-5

 

 

 

Crédit photo couverture : © Grant Murray / Arcangel Images / et éd. Robert Laffont

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Dette de sang – Kevin Wignall

3 Juin 2019, 10:50am

Publié par Laure

Traduit de l’américain par Nordine Haddad (traduction réalisée à partir de l’édition publiée aux États-Unis en 2015 sous le titre The Hunter’s Prayer chez Thomas & Mercer)

 

Ella Hatto, étudiante, passe quelques jours de vacances en Italie avec son petit ami. A la terrasse d’un café, elle est la cible de tueurs qui seront eux-mêmes abattus par un tueur à gages présent sur les lieux pour la sauver. Lucas, ce fameux tueur à gages, la mettra à l’abri avec son petit ami, et l’aidera à retrouver les commanditaires de l’assassinat, au même moment, de ses parents et de son frère.

 

Découvert grâce au challenge Netgalley, je pensais qu’un polar pouvait être l’occasion de passer un bon moment. Hélas ici l’intrigue ne fonctionne pas, elle est un peu trop inconsistante, tout comme la psychologie (absente) des personnages. De même l’enquête policière est inexistante. Alors quel est le but de ce roman ? Nous balader sur plus de 250 pages pour juste assister à des assassinats de sang-froid, sans autre motivation que la vengeance. Il manque cruellement d’un fond, de motivations, d’explications, et d’une écriture qui tienne un peu mieux la route (écriture ou traduction bancale ?) Passez votre chemin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Thomas & Mercer / Amazon Media EU Sàrl, à paraître (juillet 2019), 267 pages, prix : 9,99 € en version papier ou 4,99 € en numérique ou gratuit sur abonnement Kindle, ISBN : 9782919803859

 

 

 

 

Crédit photo couverture: © theWorldofDOT, Milano Photos : © SkyNext/Shutterstock ©Steve Vidler / Alamy

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Qui je suis – Mindy Mejia

22 Mai 2018, 09:12am

Publié par Laure

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean Esch

 

 

 

Henrietta Hoffman, surnommée Hattie, est une bonne élève, qui rêve d’ailleurs et de théâtre. Elle est d’ailleurs assez prodigieuse quand elle joue Shakespeare sur scène. Dans sa petite ville du Minnesota, à Pine Valley, arrive un nouveau prof de littérature anglaise. Il ne se plait pas dans ce trou, son couple bat de l’aile, sa femme consacrant tout son temps à sa mère malade.

 

 

Lorsqu’Hattie est retrouvée assassinée à coups de couteau dans une grange, la petite ville est en émoi.

 

De facture assez classique mais assurément efficace, trois voix vont alterner pour reconstituer les faits : Hattie, évidemment, Del, le policier, et Peter, le professeur dont Hattie était amoureuse.

 

 

D’autres personnages interfèrent dans l’histoire sans être eux-mêmes narrateurs : l’épouse de Peter, le petit copain officiel d’Hattie, les amis. La chronologie mélange les dates d’août 2007 à juin 2008, entre le présent de l’enquête et les retours en arrière, avec une grande fluidité.

 

 

On s’attache aux personnages, le déroulement de l’intrigue est finement mené, on passe un très bon moment même si la fin ne révèle pas de grande surprise, elle est un aboutissement bien conduit tout du long.

 

 

Un polar psychologique que j’ai beaucoup apprécié, qui cerne avec justesse l’amour adolescent et les relations de couple, et offre quelques références littéraires au passage, ce qui n’est pas pour me déplaire.

 

 

 

Extrait (p. 48 numérique), Peter : « Et puisque nous parlons de ça, sachez que nous n’écrirons pas de poésie ici. Les poèmes sont interdits. Je les déteste. Ne m’écrivez pas un poème en réponse à un de nos textes si vous voulez être bien notés. Vous êtes ici pour lire et pour réfléchir à ce que vous avez lu, à la façon dont le texte vous a changés. Car chaque livre vous change d’une certaine manière, qu’il s’agisse de votre vision du monde ou de la vision que vous avez de votre relation avec le monde. La littérature nous offre une identité, même la littérature éprouvante. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ed. Mazarine (Fayard), mars 2018, 400 pages, prix : 22 €, ISBN : 978-2-863-74359-1

 

 

 

Crédit photo couverture : © Jeanne de Nîmes, photographie : © Plainpicture/Mira/Asa Hojer/ et éd, Mazarine.

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Ça ne coûte rien de demander – Sara Lövestam

10 Mai 2018, 08:26am

Publié par Laure

Traduit du suédois par Esther Sermage

 

2ème volet de la tétralogie Kouplan, après Chacun sa vérité publié en France en 2016, voici une nouvelle enquête du détective sans papiers de Stockholm. Le roman peut être lu sans avoir lu le précédent, même si le lecteur manque quand même un peu d’informations sur les particularités de ce héros.

 

Kouplan, immigré iranien et transgenre, en est rendu à faire les poubelles pour ramasser les canettes consignées afin de gagner quelques pièces. Sans être complètement SDF il se trouve dans une situation très précaire. Il est témoin d’une conversation dans la rue, où Jenny Svärd, conseillère municipale, s’est fait escroquer par son amante, qui a disparu après lui avoir dérobé 200 000 couronnes. Il va lui proposer son aide, après tout, ça ne coûte rien de demander.

 

Ce roman vaut surtout pour son personnage atypique et totalement inédit, qui cumule tout de même deux particularités qui ne sont pas anodines : transgenre, il a un sexe de femme mais prend des hormones pour devenir ce qu’il est au fond de lui : un homme ; et sans papiers, est contraint à une vie clandestine. Ces aspects sont attachants et font la force de l’intrigue car d’un point de vue enquête stricte, c’est plutôt léger et assez peu convaincant (un peu de Facebook et de Google lors de connexions aléatoires, sans autres moyens et hop ça marche)

 

J’ai été gênée au départ par l’écriture que je trouvais assez médiocre, puis je m’y suis faite jusqu’à l’oublier.  Je suis dubitative sur l’ensemble, mais suivre l’évolution du personnage me tente. En revanche il ne faut pas y chercher un bon polar sous peine d’être déçu. Un roman original oui. Qui met en avant des sujets de société peu abordés parce qu’ils dérangent. En ce sens cette série mérite d’être lue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Robert Laffont, coll. La bête noire, janvier 2018, 400 pages, prix : 21 €, ISBN : 978-2-221-19017-3

 

 

 

Crédit photo couverture : © Robin Vandenabeele, Arcangel Images / et éd. Robert Laffont

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Les chemins de la haine – Eva Dolan

14 Avril 2018, 18:04pm

Publié par Laure

Traduit de l’anglais par Lise Garond

 

 

Le corps d’un travailleur immigré brûlé vif est retrouvé dans un abri de jardin dans une petite ville anglaise. Les propriétaires de la maison et le voisinage sont aussitôt interrogés par Zigic (prononcez « Ziguitch »), à la tête du service policier des crimes de haine. Il va mener l’enquête avec sa collègue Ferreira.

 

S’ouvre alors une plongée dans le monde de l’immigration (souvent clandestine), du marché du travail qui en découle et de l’exploitation inhumaine par des « trafiquants mafieux » sans scrupules.

 

Roman noir intéressant pour l’aspect social qu’il développe, il souffre hélas de quelques longueurs, en s’enlisant un peu à la fin de sa première moitié (une bonne centaine de pages de trop) et face à la multitude de noms aux consonances complexes on s’y perd parfois un peu.

 

Le duo des protagonistes enquêteurs manque un peu de corps, ils sont – je trouve - fades et effacés.

 

Le roman est intéressant pour les réalités qu’il dénonce via une intrigue policière, mais ses quelques défauts font baisser mon appréciation globale. Bien mais pas un coup de cœur !

 

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018, catégorie Policiers

 

 

 

 

Liana Levi éd., janvier 2018, 442 pages, prix : 22 €, ISBN : 978-2-86746-990-9

 

 

 

Crédit photo couverture : © D.Hoch / Photo © Sebastian Ritter / éd. Liana Levi

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Défaillances – B.A. Paris

6 Mars 2018, 10:33am

Publié par Laure

Traduit de l’anglais pas Vincent Guilluy

 

Cassandra Anderson est enseignante. Elle rentre chez elle par une nuit d’orage, après une soirée pour fêter la fin de l’année scolaire. Elle traverse la forêt sous une pluie battante, malgré les objections préalables de son mari, qui lui conseillait de ne pas sortir de la grand- route.

 

Elle croise une voiture arrêtée, une femme est assise au volant. Est-elle en difficulté, en danger ? Doit-elle s’arrêter ? Mais la peur est trop forte, après avoir marqué un arrêt et attendu quelques minutes sans sortir de sa voiture, Cassandra repart. Elle apprendra le lendemain matin que la femme dans la voiture a été sauvagement assassinée.

 

Commence alors pour Cass une descente aux enfers. Harcelée au téléphone par des appels anonymes et silencieux, elle est persuadée qu’il s’agit du tueur. De plus en plus d’éléments bizarres s’accumulent, la faisant sombrer dans la paranoïa et la terreur.

 

Dès les premières pages, le lecteur devine aisément qui est le coupable, il reste donc à découvrir pourquoi il a agi et comment il sera confondu. Le récit se veut avant tout un thriller psychologique, où la tension nerveuse broie son personnage principal.

 

La mère de Cass était atteinte d’Alzheimer précoce et tout concourt à penser qu’elle suive le même chemin. A moins que ce ne soit justement ce que l’on veut lui faire croire.

 

Les ficelles du déroulement de l’intrigue sont un peu grosses, mais elles fonctionnent pour évoquer le basculement du personnage principal dans la frayeur. Le lecteur qui a saisi la manipulation cherche lui à savoir comment elle s’en sortira. Le ressort qui permet de découvrir la vérité est un peu tiré par les cheveux, mais l’effet page turner fonctionne.

 

Défaillances est un polar distrayant, peut-être un peu simpliste, qui vaut surtout pour la description de la conscience qu’a l’héroïne de sa perte de contrôle, et le jeu de l’ambiguïté entre folie et manipulation.

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018, catégorie Policier

 

 

 

 

 

 

Hugo thriller, janvier 2018, 394 pages, prix : 19,95 €, ISBN : 978-275563651-2

 

 

 

Crédit photo couverture : © Tony Watson / Arcangel Images et éd. Hugo thriller

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