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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

Bienvenue à vous,

 

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Je n'arrive plus à trouver de temps pour le blog, alors je poursuis ... à mon rythme !

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 16:42

Traduit du suédois par Caroline Berg

 

Le roman s’ouvre sur une scène de chasse à l’ours à l’issue de laquelle on découvrira que l’ours avait mangé un morceau d’être humain avant de s’attaquer à un chien. L’affaire est classée sans suite.

 

Quelques mois plus tard, Rebecka Martinsson, procureure, est appelée pour le meurtre d’une femme, Sol-Britt Uusitalo, découverte dans son lit assassinée d’une balle dans la tête et sur le mur de sa chambre le mot « Putain » a été écrit.

 

 Son petit-fils de 7 ans, Marcus, a disparu.

 

Krister, maître-chien et policier va aider Rebecka à le retrouver. Le petit garçon est traumatisé et ne se sent en sécurité qu’avec Krister et en se réfugiant dans un comportement canin.

 

Les enquêteurs découvriront que les ascendants et descendants de Sol-Britt ont tous été tués ou sont morts accidentellement, ce qui est bien curieux.

 

En parallèle, l’auteur remonte à l’histoire d’amour (et de mort) d’Elina Petterson, petite institutrice qui tombe amoureuse d’un patron de compagnie minière en 1914, fille-mère de Frans Olof, qui deviendra le père de Sol-Britt.

 

Malgré de nombreux personnages principaux et secondaires et ramifications (entre les suspects, les amants, les voisins, les cousins…), j’ai réussi à ne pas me perdre, bien que l’imbrication des deux intrigues, ancienne et actuelle, soit le principe moteur de l’action.

 

J’ai aimé cette construction et tout particulièrement l’histoire de la petite Elina, qui apporte de l’ampleur au roman. J’ai apprécié également le rythme lent de l’intrigue (de par l’alternance des époques), et le fait qu’il n’y ait pas de surenchère invraisemblable dans les rebondissements comme c’est souvent le cas dans les polars contemporains.

 

Les chiens et leur caractère prennent une place importante dans le récit également. La fin tient la route tout en étant fermée, l’équipe policière est soudée mais il y a bien sûr un mouton noir, l’équilibre est bon entre rebondissements, histoires personnelles des enquêteurs, histoire d’amour plus ancienne. J’ai aimé ce roman par lequel je découvre cette auteure.

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018

 

 

 

 

Albin Michel, août 2017, 444 pages, prix : 21,90 €, ISBN : 978-2-226-39324-1

 

 

 

Crédit photo couverture : © plainpicture / robertharding / Janette Hil ; © Anna Mutwil / Arcangel Image / et éditions Albin Michel.

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 12:58

Alors qu’il est séparé de sa femme depuis un mois, éprouvant tous deux le besoin de faire une pause, Vincent Dussart rentre faire une surprise à Chloé. Mais celle-ci baigne dans une mare de sang, elle a été assassinée d’une balle dans la nuque. Leur petit garçon de trois mois, Quentin, a disparu.

 

L’enquête est confiée à l’équipe d’Albert Lazaret, proche de la retraite, son élément principal est le capitaine Mathilde Sénéchal, qui semble cacher une blessure intime et souffre d’une surprenante phobie à l’odeur de menthe.

 

En entendant l’affaire à la radio, Pierre Orsalhièr, ex flic reconverti, se remémore un cas similaire qui n’a jamais été élucidé, dix-huit ans plus tôt. Il va se présenter et collaborer avec Mathilde.

 

J’ai beaucoup apprécié la mise en place des personnages, leur profondeur psychologique, leurs failles, et j’ai envie de les retrouver dans une nouvelle enquête pour en savoir plus sur eux, notamment sur le passé de Mathilde, voir évoluer les interactions entre les membres de l’équipe, et la petite voisine Adèle.

 

Je reste un peu mitigée sur l’enquête policière proprement dite, que je trouve moins développée et moins réussie que l’évolution des personnages principaux dans le roman. Si j’ai bien compris le dénouement, j’ai eu du mal à cerner réellement le mobile. Mysticisme et psychiatrie sont abordés trop rapidement je trouve, tout comme les points relatifs à la mythologie égyptienne auraient mérité d’être développés.

 

Il m’a fallu revenir plusieurs fois en arrière pour trouver le passage où je pouvais avoir une explication, qui s’est réduit à quasi une seule phrase, j’ai eu l’impression de ne pas avoir vraiment tout compris, ce qui minore fortement mon appréciation.

 

Les passages LUI/ELLE écrits dans une police de caractère différente sont assez ésotériques et même s’ils prennent sens a posteriori, ils ne suffisent pas à éclairer la « folie » des personnages.

 

 

 

J’ai découvert Elena Piacentini avec cet ouvrage mais je garde l’envie de la suivre, ce qui est positif !

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018.

 

 

 

Fleuve noir, août 2017, 285 pages, prix : 19,90 €, ISBN : 978-2-265-11649-8

 

 

 

Crédit photo couverture : © Chloé Madeline. Photo : © Marc Litman / GettyImages - et éd. Fleuve.

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 10:45

Zanzara - Paul ColizeFrédéric Peeters, 28 ans, est journaliste web au Soir, quotidien belge.

 

Il est appelé par un homme qui souhaite le rencontrer pour lui confier une affaire, vite, car il se sent menacé. Lorsque le journaliste s’y rend le lendemain, l’homme est mort, vraisemblablement assassiné. Le problème est que le décès est antérieur à son appel téléphonique.

 

La police conclut à un suicide, sans s’étonner outre mesure de la disparition d’un ordinateur et d’un téléphone, et de la position de l’arme.

 

Mais Fred, hyperactif qui carbure à l’adrénaline depuis qu’un drame personnel l’a atteint dans son enfance, n’en démord pas : ce n’est pas un simple suicide. Son enquête le mènera jusqu’à Odessa, en Ukraine et remontera au massacre du 02 mai 2014.

 

Mêlant vie personnelle mouvementée (sa copine est mariée et indécise, drame familial), outrances nocturnes alcoolisées et ténacité, Fred ira au bout.

 

Le roman se lit très vite, peut-être parce que l’écriture est facile, dans un langage très familier, parfois peut-être un peu trop relâché, mais cela accentue la rapidité, de l’intrigue et de lecture. C’est peut-être aussi pour cela qu’on l’oublie assez vite.

 

Le final se veut tape-à-l’œil et cinématographique, pourquoi pas, l’ensemble est cohérent et la construction prend tout son sens à la fin, lorsque l’on revient alors sur le prologue et les passages intercalés en italique.

Les caractères s’expliquent par le vécu familial.

 

Bref ça fonctionne comme un bon polar, mais pour ma part l’auteur m’a un peu perdue quand l’intrigue est devenue politique et historique et par son écriture un peu trop « à la va comme j’te parle ».

 

 

 

Fleuve noir, mars 2017, 320 pages, prix : 19,50 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Loïc Vincent / éd. Fleuve.

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 20:22

Traduit de l'anglais par Séverine Quelet

 

La veuve - Fiona BartonJuin 2010. Kate Waters, journaliste au Daily Post, rend visite à Jane Taylor, « la veuve » harcelée par la presse. Son mari, Glen, est décédé trois semaines auparavant, renversé par un bus.

« Je ne pouvais tout de même pas leur avouer que j'étais heureuse qu'il soit mort. C'en était fini de de ses bêtises. »

 

Ses bêtises, comme elle dit, ce sont les faits de pédophilie pour lesquels il a été accusé en 2006. La petite Bella Elliott, 2 ans, a été enlevée alors qu'elle jouait dans son jardin, échappant quelques instants au regard de sa mère. C'est le policier Bob Sparkes qui s'est chargé de l'enquête. Très vite les soupçons se sont portés sur le mari, Glen Taylor.

 

Le roman va donc partir chronologiquement de la fin et alterner temps présent et retours en arrière, donnant tour à tour la parole à la veuve, à la journaliste, au policier, à la mère de la petite Bella, etc. L'enquête sera rouverte à un moment, montrant combien la première avait été bâclée.

 

La veuve est un polar psychologique qui veille à présenter les points de vue de chacun pour démêler le vrai du faux et dévoiler ce que savait en réalité ou non « la veuve ». Peut-on réellement ignorer ce que fait son conjoint ? Ne se voile-t-on pas la face volontairement ?

 

L'idée et la construction sont intéressantes mais manquent hélas un peu de dynamisme par moments, se révélant aussi assez peu crédibles (bâcler une enquête à tel point quand on voit les questions pourtant évidentes présentées lors de la réouverture?)

 

L'écriture est simple, trop peut-être, avec parfois une phrase bancale (maladresse de traduction ? : « c'est à cause du lait entier que Glen insiste pour qu'on achète »), on va au bout,curieux de connaître la vérité de la veuve, mais au final il ne restera pas grand-chose de ce premier roman qui n'échappe pas à quelques faiblesses. Intéressant toutefois de voir le pouvoir de la presse quand c'est plutôt à la police et à la justice qu'on devrait avoir affaire...

 

Fleuve éditions, janvier 2017, 416 pages, prix : 19,90 € (13,99 € en numérique)

Étoiles :

Crédit photo couverture : © Getty Images et Fleuve éd.

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 17:53

Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Laure Manceau

 

Maestra - L.S. HiltonJudith Rashleigh est diplômée en arts et travaille pour une société de vente aux enchères de toiles de maîtres. Exploitée par son patron qui n'est pas très franc du collier, sous-payée, elle se trouve une activité secondaire dans un bar à hôtesses, sous le nom de Lauren. Elle prend goût à l'argent ainsi gagné et ne renie pas son plaisir.

 

Toutefois, gare à celui qui se met en travers de son chemin ou se moque d'elle, elle a le meurtre facile.

C'est parti pour des aventures brassant des sommes d'argent monumentales, et des parties fines sans limites à travers la France, la Suisse, et l'Italie.

 

Il faut bien cent pages avant que l'intrigue commence réellement, et la partie centrale est insupportable de name-dropping de marques de luxe de haute couture, de prêt-à-porter et autres sacs et chaussures, à croire que celles-ci ont financé pour partie l'édition de cet ouvrage.

 

Soyons honnête, il n'y a rien de réaliste ni de crédible dans cette histoire, c'en est même parfois si grotesque que ça en devient comique. Survendu sans aucun doute sur des relents sulfureux, il y a bien quelques scènes érotiques sans tabou mais pas tant que cela non plus. Je peine davantage à comprendre la publication sous le label « La bête noire », qui a fait ses preuves en matière de bon polar.

 

Une lecture détente pour les journées d'été au bord de la piscine, où l'argent et l'impunité coulent à flots, où une femme est maître en tous domaines, qui a le mérite de s'éloigner des mièvreries doucereuses de fifty shades, mais qui n'en reste pas moins risible. Plus c'est gros, plus ça passe, dit-on. Un bon phénomène d'édition qui préfère le buzz au talent.

 

Je vous laisse un exemple d'élégance : p. 107 : « Heureusement que les filles sympas avalent toujours : au moins, il n'y aurait pas de trace de mon ADN sur les draps. »

 

 

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Robert Laffont (La bête noire), mars 2016, 371 pages, prix : 18,90 €

Étoiles :

Crédit photo couverture : © Jet Purdie et éd. Robert Laffont

 

 

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 19:53

Un souffle, une ombre - Christian CarayonÉté 1980, dans un village du sud du Massif Central. Quatre amis, deux filles, deux gars, jeunes adolescents, obtiennent la permission de leurs parents d'aller camper sur l’îlot du lac de basse-Misère. Ils seront de retour le lendemain matin à 10h, promis juré. Le lendemain, c'est une vraie boucherie que les parents découvriront, une seule survivante, dans le coma puis atteinte à vie au point de ne pouvoir parler, et les trois autres enfants assassinés et atrocement mutilés.

 

Marc-Edouard Peiresoles, professeur d'histoire à l'université de Toulouse, avait 10 ans à l'époque, et ce drame l'a marqué énormément, une peur insidieuse profondément ancrée en lui pendant de longues années. Même si un homme a été arrêté, certains le pensent innocent, et Marc-Edouard va se replonger dans l'enquête avec notamment l’abondante documentation d'un journaliste de l'époque.

 

Le prologue annonce la fin du roman (ou du moins le pense-t-on à ce moment-là), il s'agit donc d'un whodunit classique, où on va dérouler les éléments pour arriver au résultat : pourquoi et comment ?

 

Le récit est à la première personne quasi tout le long, et s'attache à décrire avec précision les lieux, les personnages, les intrigues secondaires (la vie universitaire et amoureuse du personnage principal). Si c'est intéressant et bien construit, ça n'en est pas moins interminablement long. J'ai failli abandonner ma lecture, et me suis accrochée parce que d'autres lecteurs annonçaient une deuxième moitié plus dynamique. Roman d'atmosphère, qui prend son temps, trop sans doute. On est tenté de survoler, on ne sait plus trop qui est qui, et le ressort tant attendu semble un peu sorti de nulle part. Soudain à la 3ème personne, il vient casser le rythme mais soit j'ai lu trop vite ce qui précédait, soit je n'ai pas compris comment Marc-Edouard en arrivait là, à ce récit extrêmement précis des faits. Comme il rétorque à un professeur qui met en cause ses théories sur la morale des soldats pendant la guerre 14-18, quand on n'a pas de documents l'attestant, on imagine.

Cette fin est-elle satisfaisante pour autant, que remet-elle en cause si ce n'est la paix intérieure retrouvée du narrateur ?

 

Si l'ensemble est bien fait malgré tout, je ne peux que regretter mon ennui à la lecture, mon envie de sauter des pages, de secouer le coco comme dirait … Au moins je ne peux lui reprocher cette surenchère de rebondissements tous plus invraisemblables les uns que les autres que je trouve souvent dans les thrillers contemporains, mais on est ici un peu à l'autre extrême. Dommage.

 

 

Fleuve noir, avril 2016, 552 pages, prix : 20,90 € (14,99 en numérique)

Etoiles :

Crédit photo couverture (fort jolie d'ailleurs) : © éd. Fleuve noir

 

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Publié par Laure - dans Polars - Thrillers
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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 15:10

surtensionsJe découvre Olivier Norek avec ce titre (qui est son 3ème polar publié) et c’est une très bonne surprise. Le polar est prenant (normal jusque là !), bien construit, et une fois n’est pas coutume, on n’est pas dans la surenchère du super héros qui s’en sort par un twist sorti de nulle part.

 

L’intrigue est fouillée, imbriquée, et composée de 5 grandes parties qui forment presque chacune un roman indépendant. La première partie s’ouvre sur une description du monde carcéral qui fait froid dans le dos, mais qui est tout à fait proche de ce que l’on peut voir dans un reportage télé. L’affaire du clan corse commence réellement dans la deuxième partie, et prend le temps de développer des sous-intrigues brillamment rattachées à l’ensemble.

 

Le récit est hyperréaliste, on croirait suivre une équipe de flics, jusque dans les rapports hiérarchiques, les relations personnelles compliquées en raison de l’investissement professionnel, etc.

 

Norek est un nouveau grand nom du Polar, à suivre sans hésiter pour les amateurs du genre.

 

Michel Lafon, mars 2016, 511 pages, prix : 19.95 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Michel Lafon

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Publié par Laure - dans Polars - Thrillers
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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 17:06

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Fabrice Pointeau

 

Tout ce qu'on ne s'est jamais ditLydia Lee, 16 ans, a disparu. Il faudra peu de temps aux enquêteurs pour la retrouver noyée au fond d'un lac. Que s'est-il passé ? Suicide ? Meurtre ? A vrai dire peu importe tant ce n'est pas ce qui occupe le roman, même si l'on aura bien évidemment la clé à la fin tout de même.

 

Ce qui m'a sans doute vraiment déçue dans ce livre, c'est que je m'attendais à un polar (une disparition et un décès amenant à une résolution du mystère ?), alors qu'il s'agit avant tout d'un drame psychologique. Les non-dits d'une famille, ou les attentes exagérées que des parents peuvent reporter sur leurs enfants, consciemment ou non, et les dégâts que cela produit à l'adolescence.

 

Tous sont cabossés dans cette famille : la mère, Marylin, au foyer alors qu'elle rêvait d'être médecin et qu'elle en fait le vœu de sa fille Lydia, le père, James, professeur d'université qui a toujours souffert de sa difficulté à s'intégrer, de par son origine chinoise, et la fratrie métissée, Nath, le grand frère qui ne rêve que de partir dans une grande université mais que Lydia veut retenir, et la petite sœur Hannah, invisible aux yeux de tous...

 

De suspense et d'enquête, point. Mais des retours en arrière à foison, sur le passé des parents et la vie des enfants, leurs pensées secrètes, leur désir entravé dans cette famille en apparence soudée et aimante. C'est long, long, long. Et quand on se surprend à balayer la page en diagonale et à se demander si on abandonne, c'est mauvais signe. Je me suis beaucoup ennuyée.

Je suis allée au bout pour savoir comment Lydia était morte, et n'ai ainsi fait qu'amplifier moi-même ma déception à cette lecture.

 

Je trouve erronée la présentation de l'éditeur qui affirme : « Bien sûr, Tout ce qu’on ne s’est jamais dit distille un suspense d’une rare efficacité » de même qu'exagérée la comparaison avec l'univers de Laura Kasischke. Mais globalement ce roman est fort apprécié sur la blogosphère, ce n'est donc que mon avis dissonant, peut-être tout simplement parce que j'en attendais complètement autre chose.

 

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Ed. Sonatine, mars 2016, 288 pages, prix : 19 €

Étoiles :

Crédit photo couverture : © Peter Glass / Arcangel Images et éd. Sonatine

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Publié par Laure - dans Polars - Thrillers
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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 14:01
Ce qu'il nous faut c'est un mort12 juillet 1998, la France est championne du monde de football, le pays est en liesse. Sur une route en bord de corniche, trois jeunes hommes en voiture renversent une femme accidentellement et prennent la fuite. La victime n'est pas morte mais restera lourdement handicapée, les familles des trois jeunes étoufferont l'affaire. Au même moment à Nancy, une jeune femme est violée. Qu'est-ce qui scelle un destin, que choisit-on vraiment dans la vie ?
 
Dix-huit ans plus tard, dans ce village de Vrainville en Normandie, tous sont toujours là, le secret enfoui au plus profond des mémoires. Jusqu'à un ce qu'un mort vienne perturber ce qui semblait bel et bien enterré et réveille un conflit social qui se noie dans l'indifférence des médias.
 
Ne cherchez pas un polar classique ni un page-turner à la surenchère outrancière, vous seriez déçus, en revanche, Hervé Commère offre ici un roman social dense et passionnant, très bien construit, par des retours en arrière et des personnages tous très fouillés. Rien n'est gratuit et tout s'imbrique, même si le personnage clé du roman, au fond, c'est peut-être et avant tout l'usine de lingerie Cybelle, cœur de l'emploi dans le village. De l'entreprise familiale aux valeurs humanistes au projet de rachat froid par un fonds de pension, c'est bien de notre société actuelle dont il est question.
L'auteur brouille un peu les pistes mais l'enjeu est aussi celui du choix que l'on peut être amené à faire dans la vie, et de l'assumer.
 
Dans ses remerciements l'auteur cite l'excellente collection de Pierre Rosanvallon, « Raconter la vie », aux éditions du Seuil, et l'exemple des ouvrières de l'usine Lejaby, en effet, le roman social prend de toute évidence ici le pas sur le polar annoncé dans une collection « thriller ». Passé cet écart surprenant, c'est un très bon roman à lire en connaissance de cause.
 
 
Fleuve éditions, mars 2016, 400 pages, prix : 19,90 €
Etoiles :
Crédit photo couverture : fleuve éd.

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Publié par Laure - dans Polars - Thrillers
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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 15:23

Traduit de l'allemand par Lucie Roignant

 

Coeur de lapinGesine Cordes est une ex flic qui s'occupe désormais de l'entretien d'un grand cimetière. Un matin, elle livre des couronnes mortuaires dans une chapelle, et réalise qu'elles sont destinées aux funérailles de sa sœur Mareike, qu'elle n'a pas vue depuis dix ans, depuis le décès de son petit garçon dans des circonstances étranges et non élucidées. Mareike a été retrouvée morte sur la voie ferrée après le passage d'un train. Que s'est-il réellement passé ?

 

Cœur de lapin est un roman policier classique au rythme très lent, dont la qualité principale est le développement du caractère de chacun des personnages.

L'intrigue se déroule donc lentement, en prenant les temps de poser les indices et les faits du passé, qui éclaireront ou mêleront davantage les faits du présent.

 

 

J'ai beaucoup aimé le personnage principal, mais aussi tous ceux qui gravitent autour, tous très travaillés, et qui contribuent au poids du secret familial et de ses conséquences, et la façon dont avance l'intrigue.

Si vous aimez les polars violents qui bougent à toute allure, passez votre chemin, en revanche, si vous aimez les intrigues psychologiques dans un décor surprenant (l'entretien d'un cimetière), vous ne serez pas déçus.

 

 

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Robert Laffont, coll. La bête noire, janvier 2016, 362 pages, prix : 20 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Robert Laffont

 

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Publié par Laure - dans Polars - Thrillers
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