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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 12:18

A 27 ans, Bilodo est un facteur solitaire à l'existence bien plate. Son plaisir, à cette époque numérique où les courriers personnels sont devenus rares, est de décacheter à la vapeur une correspondance régulière qu'il a remarquée, entre Ségolène, une guadeloupéenne qui écrit des haïkus, et Gaston Grandpré, un enseignant montréalais à la retraite.

Après s'être repu des poèmes le soir seul chez lui, il recolle et livre normalement le courrier le lendemain matin. Mais quand Gaston Grandpré se fait renverser par une voiture et meurt sous ses yeux, comment ne pas interrompre cette belle correspondance ?

 

Au premier abord, j'ai pensé que l'histoire était extrêmement banale. Mais au fil de ma lecture, je l'ai trouvée fort séduisante. Une délicatesse toute japonaise s'en échappe, dans une sérénité qui emporte le lecteur alors même que le personnage de Bilodo est dans un stress quasi permanent ! L'imposteur sera-t-il démasqué ?

C'est l'occasion aussi d'en apprendre davantage sur l'écriture du haïku, et d'observer notre héros s'y entraîner. Les haïkus qui se succèdent sur certaines pages, avec juste un changement de typographie, révèlent la correspondance de plus en plus érotique, et pourtant tout en retenue, de nos deux héros.

Mais peut-on aimer virtuellement ? Faut-il rêver sa vie plutôt que de la vivre ? Y a-t-il un esthétisme littéraire de l'amour ?

Une fin en forme de pirouette qui s'inscrit dans l'histoire japonaise du haïku, tout est séduction du début à la fin dans ce bref roman, j'ai beaucoup aimé !

 

(Nota : je m'interpelle sur la mention en page de titre : Texte révisé par Elisabeth Samama. Cela a -t-il consisté à gommer d'éventuels québécismes dans une édition française destinée à des lecteurs francophones européens ? Car ce roman de Denis Thériault, écrivain québécois, a d'abord paru en 2005 chez l'éditeur canadien XYZ où il a d'ailleurs remporté le prix littéraire Canada-Japon en 2006)

 

 

éd. Anne Carrière, avril 2015, 172 pages, prix : 16 €

Etoiles :

crédit photo couverture : © TsuneoYamashita / Getty Images / et éd. Anne Carrière

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