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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 23 ans, 21 ans et 16 ans 1/2. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-huit ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 09:33

Elle (qui n’a ni nom ni prénom tout au long du roman) a 22 ans lorsqu’elle se fait embaucher comme stagiaire au rayon textile femme d’un hypermarché, où elle gravira très vite les échelons sans aucun scrupule, par des moyens peu avouables, pour devenir chef de secteur textile, poste qu’elle occupera pendant plus de vingt ans. Licenciements pour des broutilles, délation, manipulation, mensonges, promotion canapé, tout est bon pour rester à sa place et faire virer les autres. Le microcosme hypersurveillé de la grande surface, décrit de manière froide et détachée, est bien sombre et déprimant. Tous les personnages sont détestables, mais à l’image sans doute de cet univers qui broie de l’humain au rouleau compresseur.

Dans une seconde partie, « elle » va basculer à l’arrivée d’un nouvel employé… qui adopte vite le comportement qu’elle avait elle-même vingt plus tôt. Sa place est donc menacée…

 

Je ne partage pas l’engouement lu jusqu’ici pour ce roman, ou alors c’est que je ne l’ai pas compris, mais j’ai détesté ce personnage féminin faux et manipulateur, et passée le début de la deuxième partie je me suis honnêtement ennuyée. Si l’image de la poche vide à remplir, métaphorique jusqu’au bout, apporte une curiosité et une triste fin cynique, je n’ai pas ressenti d’émotion(s) à la lecture de ce roman, qui pour un premier roman, campe des personnages particuliers dans un univers sans foi ni loi, somme toute à l’image parfois de notre société, mais qui n’a pas réussi à me toucher.

 

 

Extrait :

p. 39 : Le soir même, elle était dans la voiture du chef du secteur textile.

Il lui a proposé son sexe comme s’il s’agissait de l’offre de la semaine et qu’il attendait son avis sur son potentiel. Elle l’a imaginé en tête de gondole, avec cette affiche : « Promotion en cours, il n’y en aura pas pour tout le monde ! » bien accrochée au-dessus. »

 

 

 

Une lecture du projet "68 premières fois"

 

 

 

 

 

 

Albin Michel, août 2015, 280 pages, prix : 19 €

Etoiles :

Crédit bandeau couverture : © Plainpicture / Cultura / Seb Oliver. et éd. Albin Michel.

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