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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 23 ans, 21 ans et 16 ans 1/2. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-huit ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 13:12

Les mains lâchées - Anaïs LlobetMadel est une jeune journaliste française qui travaille pour Phil24, une chaîne de télé basée à Manille, lorsque le typhon Yolanda dévaste la ville de Tacloban, où elle se trouvait avec son amoureux Jan, un chirurgien esthétique renommé. Si la tornade a été annoncée et des mesures de sécurité préconisées, elles ne l'ont pas été à la hauteur du drame dévastateur : un tsunami qui a fait près de 7000 morts.

 

En proie à l'horreur et à la perte d'un être cher, Madel raconte de manière très réaliste l'après immédiat : le médecin David, qui en oublie sa famille pour sauver le plus de vies possibles, Jack le pompier qui ramasse les morts et les porte à la fosse commune, et pour elle, la difficulté à poursuivre son métier : donner des images, les plus voyeuristes possibles pour faire de l'audience au prétexte d'informer le monde. Peut-elle concilier sa souffrance personnelle et son métier ? D'autres qui paraissaient plus forts en seront fortement ébranlés.

 

Un premier roman qui marque, par son aspect réaliste (d'ailleurs, faut-il vraiment parler de roman ? Ne serait-ce pas plutôt un témoignage mis brillamment en récit?), tout autant qu'il dérange par la dénonciation d'une certaine télévision qui fait la course à l'image choc. Un roman qui donne sa place aussi à un réseau de personnages secondaires nécessaires dans cette tragédie humaine, où la survie crée une entraide spontanée et évidente.

 

Un premier roman touchant, qui se fait devoir de mémoire pour les victimes du typhon Haiyan, le 08 novembre 2013 aux Philippines.

 

 

Extrait p. 12/13 (numérique) : "Je n'ose sortir : des cris me parviennent de l'extérieur et je devine qu'on découvre des corps, qu'il y a peut-être parmi eux celui de Jan. Et je sais que, tant que je ne le vois pas, il n'est pas mort : je veux faire durer ce moment aussi longtemps que possible.

J'ai du mal à respirer, l'air est si lourd. Ce n'est pas facile d'être la seule personne vivante dans une pièce, d'entendre ce bruit de succion que fait l'eau en se retirant de la maison, comme si elle aspirait la vie hors de mon corps. De se souvenir des mains qu'on a lâchées."

 

 

 

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68 premières fois - édition 2016

 

 

 

 

Plon, août 2016, 160 pages, prix : 16 €

Étoiles :

4 étoiles

 

 

Crédit photo couverture : © V.Podevin © Burton McNeely / Getty Images et éd. Plon

 

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