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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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Je n'arrive plus à trouver de temps pour le blog, alors je poursuis ... à mon rythme !

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 18:00

Je vais sans doute en décevoir beaucoup, mais à force de lire partout que ce roman est le bonbon du printemps, le feel good book qui vous remet du baume au cœur, j'ai cédé à l'appel de la douceur, et j'en suis fort marrie.

 

Le liseur du 6h27 est un ouvrier ordinaire qui a le malheur de s'appeler Guylain Vignolles, vous imaginez les mauvaises blagues dont il a été victime : Vilain Guignol est l’anagramme phonétique de son nom. Il travaille dans une entreprise de pilon, où il dompte et nettoie chaque jour la Zerstor 500, une grosse broyeuse qui déchiquette tous les livres invendus et autres retours qu'il coûterait trop cher de stocker. Un chefaillon pénible, un collègue qui récite des alexandrins à longueur de journée, un ami qui a perdu ses jambes dans la vilaine Zerstor, et un Guylain qui n'a que deux plaisirs dans la vie : raconter sa journée à Rouget de Lisle, son poisson rouge, et lire à voix haute aux voyageurs franciliens des pages isolées sauvées de la broyeuse dans le RER de 6h27 le matin. Jusqu'au jour où une clé USB trouvée là viendra bouleverser son quotidien...

 

Il y a de bonnes trouvailles dans ce roman, telles la personnification de la machine dans sa description (on croirait la bête humaine), la quête peu ordinaire de Giuseppe, mais je n'ai pas accroché du tout à la jolie bluette un peu niaise du conte de fée de supermarché (oui ça se passe dans un centre commercial, ne cherchez pas de jeu de mot) ... On pense inévitablement à la mercière de La liste de mes envies de Grégoire Delacourt, Julie écrit et manie le verbe tout comme Jocelyne avait de la culture, sauf que je n'ai pas été séduite comme je l'avais été par Delacourt.

Et la fin laissera imaginer au lecteur toutes les belles romances du monde, s'il le souhaite.

 

Dommage aussi qu'en si peu de pages le correcteur ait laissé passer quelques coquilles. J'aurai au moins eu l’occasion de vérifier que « à la recherche de quelque chose auquel s’agripper » de la page 149 est correct (j'aurais mis « à quoi » mais quelque chose est neutre, auquel est donc correct). De même « il réserva ses embrassades aux deux sœurs Delacôte qui pâmèrent de reconnaissance » surprend (p. 150), (je pensais se pâmer toujours pronominal mais on trouve quelques rares formes vieillies et attestées du verbe transitif), tout comme l'on se demande si c'est un effet de style ou s'il manque un article à « avant que grelotte clochette » de la page 193. Même page : "j'ai pensé en mon fort intérieur" : sans t, on n'est pas à Fort Alamo ! "Le jeune homme s'endormît" page 57 ne devrait pas prendre d'accent circonflexe puisqu'il s'agit d'un passé simple et non d'un subjectif imparfait, et deux autres fautes d'accord pour lesquelles je n'ai pas noté les pages au fil de ma lecture et que je retrouve pas là tout de suite. Je sais que je suis pénible avec ça, mais 217 pages, 16 euros, ...

 

Au diable vauvert, mai 2014, 217 pages, prix : 16 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Olivier Fontvieille/offparis.fr et éd. Au diable Vauvert

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commentaires

dasola 21/07/2014 18:03

Bonjour Laure, donc je passe. Sinon, en évoquant le prix des livres, on en a souvent pas pour son argent, la preuve. La lecture est devenue un luxe. Bonne fin d'après-midi.

Bréhaut Frédérique 15/05/2014 22:01

Je suis d'accord avec toi au sujet de la bluette. Ce roman gentil commence mieux qu'il ne se termine. Qu'ont-ils tous en ce moment à servir des happy ends sucrés? est-ce l'époque qui a besoin de doudou? Et le Diable Vauvert ne se ruine pas en correcteurs, c'est le moins que l'on puisse dire.

Noukette 12/05/2014 11:12

C'est vrai qu'on en parle beaucoup en ce moment... J'ai d'ailleurs moi aussi cédé à la tentation, me reste à le lire...

zarline 11/05/2014 21:02

J'ai également croisé plusieurs avis positifs sur ce livre. C'est vrai que l'histoire a l'air tentante... mais aussi un peu "niaise". Vu ton avis, je pense au moins essayer d'y résister ;-)

Laure 11/05/2014 21:05

Le début est plutôt bon, c'est toute la partie sociologie de la dame pipi qui pêche un peu.... et l'histoire d'amour qui va avec.

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