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  • : 44 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 11:30

En 1992, trois réfugiés clandestins sans-papiers arrivent en France, après un périple aussi rude qu’insoutenable pour le lecteur. Il y a Chanchal, le jeune Blangladais, Virgil, le Moldave, et Assan avec sa fille Iman, les Somaliens. Tous ont fui un pays en guerre ou une misère terrible, tous endurent l’innommable pour un travail sous-payé mais dans l’espoir de faire venir leur famille, ou parce que même le pire de ce qu’ils vivent en France est moins sombre que ce qu’ils vivaient dans leur pays.

 

C’est un roman dont il m’est difficile de parler, tant les scènes prennent aux tripes, peuvent choquer, révolter, mais invitent aussi le lecteur à comprendre et à porter en tous les cas un regard différent sur ce sujet dramatiquement d’actualité. Quelques passages d’humanité et d’empathie redonnent un brin confiance en l’homme, la fin est d’une force rare ; les échoués est un premier roman remarquable, dans tous les sens du terme.

 

 

p. 47 : « Trois choses importent quand on est clandestin. Conserver de bonnes dents pour se nourrir de tout, avoir des pieds en bon état pour être toujours en mouvement, se protéger du froid et de la pluie pour rester vivant. Le reste est superflu. La propreté, l’estime de soi, l’apparence, le confort, il faut savoir renoncer à tout. »

 

p. 84 : «  il avait mis du temps avant de trouver un peu de chaos dans cette forêt dessinée pour les rois. C’est en suivant un chevreuil qu’il avait découvert l’endroit. Les animaux et les clandestins ont des besoins communs : vivre cachés au milieu des vivants, à proximité d’une source d’eau et de deux lignes de fuite. »

 

 

 

Une lecture recommandée par Charlotte, et qui entre bien évidemment dans le projet de lecture des 68 premiers romans de la rentrée littéraire de l'automne 2015.

 

 

 

 

Don Quichotte, août 2015, 297 pages, prix : 18.90€

Etoiles :

Crédit photo bandeau couverture : © Pascal Manoukian d’après © Lucian Coman / dreamstime, © Marcos Ferro/Corbis, ©UNHCR/R. Gangale, © Pirobet, et éd. Don Quichotte.

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commentaires

Pascal Manoukian 09/01/2016 23:28

Merci d'avoir pris le temps de me lire et bravo pour votre blog.
Pascal Manoukian

Laure 13/01/2016 19:33

Merci à vous pour ce roman !

Vero 09/12/2015 10:45

Ouch ! Quel livre ! Bouleversant.

Laure 11/12/2015 11:37

mais nécessaire, enfin ceux dont on se souvient et qu'on ne regrette pas d'avoir lu ! Même si en effet on n'est pas dans la lecture doucereuse.

Noukette 03/12/2015 18:52

Remarquable oui, on en sort pas indemne...

Vero 12/11/2015 22:26

Outre le sujet qui m'intéresse, c'est ton billet qui me convainc... Cette lecture a l'air de t'avoir remuée. Bises

Laure 13/11/2015 10:10

C'est assez éloigné de ce que je lis habituellement (encore que, mais disons que sans le projet de Charlotte je ne serais pas allée vers ce roman), mais ce qui est dénoncé allié au ton employé fait de ce roman une vraie réussite.

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