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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 13:42

Vivre près des tilleuls - L'AJARL’auteur indiqué sur la couverture surprend : l’AJAR ? Il s’agit d’un collectif de 18 jeunes auteurs de Suisse romande (Association de Jeunes Auteur-e-s Romandes et romands), qui a pour objectif d’explorer la possibilité de création littéraire en groupe.

 

Vivre près des tilleuls, par Esther Montandon (qui est le sous-titre) est donc leur premier roman collectif publié. Un avant-propos donne la parole à un certain Vincent König, dépositaire des archives de l’écrivain Esther Montandon. Cette jeune femme, après des années de stérilité, était enfin parvenue au bonheur d’avoir un enfant, une petite fille qui malheureusement perdit la vie à l’âge de 3 ans.

À travers 63 très courts chapitres, ce sont les mémoires retrouvés, ou des fragments, qui reconstituent ce drame si personnel et si intime.

 

Quelques pages finales, à considérer hors du roman, remettent en perspective l’ensemble du texte et donnent à réfléchir à l’essence même de la création littéraire. Où est la vérité ? Y en a-t-il nécessairement une ? Vrai ou vraisemblable ? Peut-on parler du deuil quand on ne l’a pas soi-même vécu ? Quelle est la légitimité de la littérature ?

Intéressant ! En plus d’un récit délicat et sensible, au ton très juste, comme on a pu en lire d’autres déjà sur la perte d’un enfant, c’est la perspective de l’écriture qui interroge. Le lecteur se sent-il abusé par l’artifice ? Comme l’on aimerait pouvoir en débattre avec ces jeunes auteurs et d’autres lecteurs !

 

 

(Une lecture qui s'inscrit dans le projet des 68 premières fois, qui consiste à lire (si possible tous) les premiers romans français publiés)

 

68 premières fois édition 2016

 

 

Flammarion, août 2016, 127 pages, prix : 13 €

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Crédit photo couverture : © éd. Flammarion.

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commentaires

ex-ICB 21/09/2016 17:38

Ce projet à plusieurs mains m'avait intrigué mais je ne m'y étais pas arrêté car je craignais qu'une disparité trop prononcée des différents styles et "voix" ne nuise à la cohésion du tout...

Laure 21/09/2016 17:45

alors justement pas du tout, si tu ne le sais pas, tu penses vraiment que c'est un seul et unique auteur !

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