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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 14:08

 

Dans ce récit autobiographique, l’auteur devenue adulte, revient sur la séparation de ses parents alors qu’elle avait 10 ans, en 1989.

 

C’est un texte court, intimiste, qui dit avec beaucoup de pudeur les émotions et sentiments traversées par la petite fille, qui comme beaucoup d’enfants, a longtemps espéré réunir ses parents. Mais ils ont refait leur vie, elle a été partagée entre les deux foyers, et les extraits du journal de sa grand-mère apportent un regard extérieur touchant.

 

Le texte sonne juste, peut porter à l’universel, mais peut-être est-ce dû à sa brièveté, je ne sais pas, s’il n’en demeure pas moins agréable à lire, il n’apporte rien de neuf à la littérature. Il touchera peut-être donc davantage les lecteurs qui ont vécu ou vivent cette séparation parentale.

 

 

 

 

 A paraitre le 07 septembre 2017.

 

 

 

 

 

Allary éd., septembre 2017, 96 pages, prix : 14,90 € (9,99 e en numérique), ISBN : 978-2-37073-147-0

 

 

Crédit photo couverture : ©  extrait de « Room in new-York », Edward Hopper, 1932, © Sheldon Museum of Art / et Allary éd.

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 17:27

Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par David Tuaillon

 

L’histoire commence quasi banalement : Maud, une jeune étudiante, chute sur un bateau, Tim, un jeune homme prend soin d’elle, et l’on assiste à la naissance lente d’un couple. Il est artiste, elle est scientifique, ils deviennent parents d’une petite fille.

 

J’ai aimé d’emblée ce roman, le caractère taiseux de Maud, son retrait, son entourage semble avoir du mal à communiquer avec elle, et pourtant le lecteur entre en empathie avec elle (enfin ce fut mon cas !) Elle s’épanouit dans la restauration d’un bateau et la navigation, c’est son domaine, bien plus que celui de Tim, qui gère le quotidien familial.

 

Quand survient le drame, évoqué avec pudeur, Tim perd pied et se réfugie chez ses parents. Il ne parvient plus à communiquer avec Maud. Celle-ci ne semble pas affectée outre mesure par l’accident qui vient de les frapper, mais elle suivra son propre chemin de croix. Déterminée, elle partira seule en mer et affrontera les éléments déchainés, la difficulté de naviguer seule, la solitude dans des conditions extrêmes.

A ce moment du voyage, le récit devient plus technique, le vocabulaire lié à la marine et à la navigation est omniprésent, trop peut-être. Mais l’envie de connaître le dénouement est si fort que l’on passe outre ce petit désagrément.

Maud se reconstruira, transcendera sa souffrance si longtemps intérieure, et la fin laisse entrevoir un espoir.

 

Un roman magnifique, par la force de son personnage féminin et le chemin hors norme choisi. Une très belle découverte.

 

 

(p.149/301) « Nous avions l’habitude dans la famille de parler pas mal de vous. Ça vous surprend ? Deux écoles de pensée, en réalité. Pour l’une, vous étiez une fille brillante, un peu timide, un peu gauche, un peu hors du monde, mais dans le fond très bien. L’autre école, assez importante, vous réduisait à quelqu’un d’insensible, entièrement égocentrique et pas vraiment très bien du tout. Une chose sur laquelle les deux tombaient d’accord, c’était qu’être une mère ne vous intéressait pas le moins du monde.

- Ce n’est pas vrai.

- oh, je pense que si. Je n’ai jamais vu la plus petite marque d’un quelconque instinct maternel. Je ne veux pas dire que vous étiez cruelle. Il aurait fallu un minimum d’engagement pour ça, un certain effort d’imagination. Non, non. Vous faisiez piteusement ce que vous pouviez. Mais il manquait quelque chose. Quelque chose de fondamental. Vous cherchiez à l’atteindre et ce n’était pas là, tout simplement. »

 

 

 

 

 

 

 

 

(à paraître le 24 août 2017)

 

Piranha, août 2017, 304 pages, prix : 19,00 €, ISBN : 978-2-37119-059-7

Existe en numérique au prix de 12,99 €

 

 

Crédit photo couverture : © éd. Piranha

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