Les jardins d'Hélène

Les oiseaux et autres nouvelles - Daphné du Maurier

18 Décembre 2006, 05:19am

Publié par Laure

Je dois à Tatiana ma lecture de Daphné du Maurier : elle m'avait donné l'envie... Je n’ai pas commencé par Rebecca mais un recueil de nouvelles, dont la première s’intitule les oiseaux, celle-là même qui a inspiré le fameux film d’Hitchcock. Toutes les nouvelles du recueil sont un peu à l’image des oiseaux : faire monter la tension, flirter entre le réel et un fantastique ou un surnaturel très proche, faire douter, laisser rôder la mort sans en avoir l’air…

D’abord, les oiseaux donc, qui ont envahi le ciel londonien et la campagne alentour, et qui s’en prennent aux habitants… Mais dans l’édition originale de 1952, c’est la seconde nouvelle qui donne son titre au recueil : le pommier : une épouse décédée semble revivre à travers le vieux pommier du jardin, voilà qui n’apaise pas le veuf…. Dans encore un baiser, il est question d’une inquiétante rencontre, un jeune homme suit avec plaisir une ouvreuse de cinéma, leur promenade s’achèvera dans un cimetière où le lendemain… (non, je ne vous dis pas tout !). Mobile inconnu nous offre un suicide inexpliqué, pourtant en creusant la vie passée de cette sage épouse sans soucis, on découvre des douleurs enfouies… Enfin, Une seconde d’éternité nous promène dans le doute de la folie, et de cet étonnant arrêt du temps : une femme sort se promener, et lorsqu’elle rentre chez elle, sa maison est occupée par d’autres qu’elle prend pour des cambrioleurs. La police la croit folle, et pourtant, c’est comme si elle vivait 20 ans en arrière… troublant !

Dans une langue sobre et classique mais bien conduite (la preuve, on ne s’attache qu’à l’histoire et pas du tout à la façon dont elle est écrite, celle-ci coulant toute seule), l’auteur nous offre des visites de l’étrange bien surprenantes. Il n’ y a qu’une nouvelle que j’ai zappée (l’avant dernière, le petit photographe), y accrochant assez peu un soir de fatigue, et bien que les trouvant parfois un peu longues, elles m’ont permis de découvrir le style parfait de Daphné du Maurier. N’étant pas adepte du fantastique, j’ai aimé ces contextes très proches du réel, où seul un élément parfois engendre le bizarre. Mais toutes ne sont pas surnaturelles, bref, un bon échantillonnage, très différent de mes lectures habituelles.

Albin Michel, 1998 (1ère traduction française 1953), 326 p. ISBN 2-226-10610-3

Existe en poche, mais je n'aime pas la couverture... (!)

Ma note : 3,5/5

 

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In America, un film de Jim Sheridan (2004)

17 Décembre 2006, 21:25pm

Publié par Laure

Après la perte de leur fils, une famille quitte l’Irlande pour tenter de poursuivre une nouvelle vie à New-York, Etats-Unis. On est loin de l’Amérique glamour et pailletée, Johnny et Sarah rament dur pour faire vivre leurs deux fillettes. Ils vont sympathiser avec un curieux (et assez inquiétant) voisin, et Sarah va vivre la grossesse de la dernière chance, mettant en danger et la vie du nouveau-né et la sienne. C’est un film d’une grande sensibilité, montrant comment chacun vit, bien ou mal, de façon ouverte ou non, la terrible douleur d’avoir perdu un fils, un petit frère. Pourtant, pas de sensiblerie dégoulinante, non, au contraire, des scènes d’une grande force et souvent drôles dans lesquelles les deux fillettes jouent à merveille, surtout l’aînée, Christy, qui a un rôle primordial dans ce film. La mort fait partie de la vie, en quelque sorte. Au final tout est beau dans ce film, une leçon de courage qui vous redonne du baume au cœur.

Merci à J. qui m’a parlé de ce film, puis qui me l’a offert ;-))

Je l’avais repéré à 9,90 € sur Amazon, et allez savoir, il est remonté à 22 € !

Ma note : 5/5

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La véritable histoire de mon père - Nicolas Cauchy

16 Décembre 2006, 11:35am

Publié par Laure

 Un homme de cinquante ans, Simon, fuit sa maison et la soirée qui s’y donne au volant d’une Porsche volée à ses amis. Sur le siège arrière, le corps de sa petite fille de 4 ans. Maintenant qu’il a commis l’irréparable, il hésite à se foutre en l’air contre un platane, mais… 

Il se remémore les moments partagés avec sa fille, moments si rares, cet amour paternel aussi violent que soudain, lui l’accro du boulot qui a toujours pensé qu’assurer un bien-être matériel à sa famille suffisait. Malgré ce personnage qui ne dégage aucune empathie, ça y est, le lecteur est happé, il ne peut s’empêcher de vouloir aller de l’avant pour comprendre comment ce père en est arrivé là. 

Dès le départ, une obsession malsaine se dégage du récit : il a une fille plus grande, Hélène, d’un premier mariage ; une fille qu’il n’aime pas. Elle lui raconte froidement le viol dont elle a été victime et lui reste parfaitement indifférent, se demandant seulement si elle fabule ou pas. On ne peut pas aimer ce personnage et pourtant on ne peut pas s’empêcher d’avancer : ce livre est aussi dérangeant que fascinant !  

La vrai problème de cet homme ne serait-il pas dans son incapacité à vivre ses émotions ou écouter ses sentiments ? p. 72 : « au plus profond de vous, vous êtes incapable de gérer des émotions. Vous savez bien que c’est un piège. Pas de Nathalie, bien sûr que non, votre femme ne vous tendrait jamais de piège. Mais de la part d’Hélène que vous n’aimez pas. C’est une cause entendue, vous ne l’aimez pas. Oh, bien sûr, avec vous, tout reste dans le non-dit. Jamais vous n’exprimeriez un sentiment pareil, jamais vous n’exprimez de sentiment tout court. Plutôt que d’avoir à lui parler, plutôt que d’avoir à la regarder, vous lui tournez le dos. Votre dos, la seule chose qu’elle connaît de vous ». Ce passage qui définit si justement le personnage est terrible. C’est un roman d’une implacable froideur, aux descriptions méticuleuses, « un roman noir, précis, implacable », comme le dit avec exactitude la quatrième de couverture. 

Puis la fin, inattendue, qui fait reconsidérer complètement le point de vue, et douter alors de ces sentiments ambivalents que le lecteur a pu éprouver. Et si ce point de vue du coup faussait tout ? Où est la vérité ? Où est la folie ? 

Nicolas Cauchy a un talent certain dans cette écriture-là, une façon agaçante de manipuler son lecteur pour l’amener à lire son histoire pourtant si sombre au personnage qu’on voudrait haïr, et c’est bien cette écriture qui rachète les quelques maladresses qu’on trouve par ailleurs dans le récit : l’engouement de la fillette de 4 ans pour le Louvre, on y croit moyen, l’épisode de la maîtresse, bof, n’apporte pas grand-chose …  

Aparté : je remercie l’auteur qui m’a gentiment prêté son livre, me demandant simplement de le lui rendre en y laissant une marque personnelle : un mot, une phrase, un dessin. Me voilà bien embarrassée, c’est sacrilège d’écrire dans les livres, Monsieur Cauchy. Du moins pour moi. Mais après tout c’est le vôtre, hein. Je réfléchis à la trace que je vais y laisser… mais vous m’embarrassez, la lectrice que je suis ne peut écrire qu’une fade banalité sur les mots que vous avez construits, c’est vous l’écrivain, pas moi….  

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus : 

Sur cette expérience de marketing direct : le blog de l’auteur

Le site de l'auteur

Une interview de l’auteur sur son livre :

Robert Laffont, janv.2006, 170 p. ISBN 2-221-10606-7, prix : 16 € 

Ma note : 3,5/5 

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Grand ours - François Place

14 Décembre 2006, 20:22pm

Publié par Laure

On ne présente plus François Place, qui est un auteur-illustrateur de livres jeunesse de grand talent. Je viens de lire grand ours et une fois encore je suis séduite, surtout par ses illustrations, car je trouve toujours ses textes un peu difficiles pour les enfants (voir par exemple le prince bégayant). Ne commettez pas l’erreur d’offrir grand ours à un enfant de 4 ans sous prétexte que c’est un album, que la couverture est magnifique, et que ça parle d’un ours. Bons critères, mais le texte s’adresse vraiment à des enfants de CM1- CM2, soit 9-10 ans et plus, bien sûr.

Grand ours est un récit initiatique qui nous présente la préhistoire, les tribus, le courage, l’amitié, la notion d’esprit protecteur, bref, pas facile.

Kaor est un marche-debout (un petit d’homme !) En grandissant il doit chasser le peuple des têtes boisées (les cerfs) pour nourrir son clan, mais il ne doit jamais affronter le regard de Tanda, la grande femelle blanche.  Kaor grandit et chasse mais son oncle Traho se moque de lui car il ne tue que des petites têtes cornues (des chèvres). Un grand chasseur doit chasser des grands souffles, tel celui de frère ours, qui dort dans la bouche de la terre. Il part affronter frère ours, protégé par l’esprit de Grand Ours, à qui il doit la vie sauve. Blessé, il est recueilli par Thia et Fran, qui le soignent et lui font découvrir la peinture et les dessins dans les grottes. Lorsqu’il revient dans son clan, il est rejeté par les siens, car au lieu de rapporter comme promis une peau et un collier de griffes, il rapporte deux nouvelles bouches à nourrir : une femme qui ne chasse pas (Thia) et un vieux trop faible pour chasser (Fran). Et les grandes têtes boisées sont parties nourrir d’autres clans. Traho va donc s’en prendre physiquement à son neveu Kaor, mais c’est le plus jeune qui sortira vainqueur. Kaor explique à sa mère et à tous ceux de son clan que jeunes ou vieux, hommes ou femmes, ils sont tous du clan des marche-debouts. Et pour les femmes, c’est Thia elle-même qui le dit, elle qui porte l’enfant de Kaor...

Conte d’une grande richesse, il faut je crois le lire plusieurs fois pour en saisir toutes les portées. Phrases poétiques et illustrations pleine page somptueuses, c’est un album qui vaut son prix car 1) il est beau ! 2)il accompagnera longtemps l’enfant qui le recevra, tout en réjouissant le parent qui le lira peut-être à un plus jeune.

Toute la difficulté me semble être dans ce format d’album destiné aux grands qu’on ne réussit guère à faire lire au public concerné, du moins c’est ainsi en bibliothèque : dès que l’enfant sait lire, il délaisse trop souvent l’album pour aller vers la BD, les petits romans de poche, alors à 10 ans je ne vous dis même pas… c’est là notre rôle de médiateurs, parents, enseignants, bibliothécaires, libraires... Une libraire me disait la semaine dernière alors que je feuilletais le dernier Dautremer que je trouvais très difficile (oui, un tout nouveau tout beau) que ce genre d’albums, les gens les achètent davantage pour les parents que pour les enfants. C’est bien aussi, mais je crois que cela ne se fait que dans les familles amoureuses des livres, et déjà fidèles de Place et Dautremer !

                                                               (le dernier Dautremer)

Duculot, oct. 2005, ISBN 2-203-55411-8, prix 16,95 €

Et le tout dernier François Place paru chez Rue du Monde (octobre 2006) :

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Jeanne Cherhal en concert

13 Décembre 2006, 23:37pm

Publié par Laure

Elle a été grandiose, magique et envoûtante. Quelle voix ! tantôt au piano tantôt à la guitare, douce ou rock, drôle ou grave, mais toujours excellente, elle est restée très pro pendant la coupure lumière sur scène, a chanté dans le noir, a géré avec humour les hésitations (fée électricité reviendra ? reviendra pas ?) à défaut de scène on a éclairé le public, puis tout est redevenu normal alors on lui a demandé le petit voisin et elle nous a « fait » le petit voisin. Puis la salle 3 fois debout pour l’ovationner, la quasi-totalité de l’eau et des titres des anciens albums, un bon jeu de lumières, les rappels, une magnifique soirée !

J’ai pensé à Sandra qui devait être dans la salle mais je ne la connais pas, cette salle où j’ai vu (et surtout écouté!) Vincent Delerm il y a 2 ans, Jeanne ce soir et où je devais voir Olivia Ruiz en 2007, mais pour la femme chocolat, 5 mois avant le concert il ne restait plus que « complet ».

Plus d'infos sur l'artiste, sa discographie, ses concerts :

En tout cas elle a tout d'une grande, et elle nous l'a brillamment montré ce soir !

 

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Le parcours de Paulo - Nicholas Allan

10 Décembre 2006, 21:35pm

Publié par Laure

Je viens de finir de lire Paulo avec les filles, et j’ai tellement ri que je ne peux pas m’empêcher de vous inviter à découvrir cet album. Acheté il y a plus d’un an pour la bibliothèque, sur les conseils de mes collègues de la Bibliothèque Départementale qui l’avaient mis dans leur très sévère mais excellente sélection annuelle d’albums jeunesse, et sur ceux d’un enseignant de maternelle qui ne m’en disait que du bien, je ne l’avais pourtant jusque là jamais lu. Il n’est jamais trop tard… Alors voilà, si vous avez autour de vous un enfant qui vous demande sans cesse « dis maman, comment on fait les bébés », c’est ce livre qu’il vous faut !

Texte et illustrations sont d’une drôlerie et d’une justesse telles que cet album est un INCONTOURNABLE INDISPENSABLE, surtout si vous avez la lourde tâche d’expliquer la reproduction à un enfant de 5 ans. (Sinon, vous avez le droit de rire aussi, y a pas de raison, chez nous, c’était juste pour ça !)

Paulo est un petit spermatozoïde qui vit à l’intérieur de Monsieur Dupont. Sur l’image, on vous montre plus précisément où chez Monsieur Dupont. Mais il n’est pas tout seul, oh là non, il habite là avec 300 millions autres petits comme lui. A l’école, Paulo n’est pas très fort en calcul, mais il est très bon en natation. C’est important, pour le grand jour de la Grande Course. Armé de ses lunettes et de son dossard, et de deux cartes qui lui expliquent le chemin pour trouver l’œuf de Madame Dupont, quand le maître crie « Partez ! », Paulo nage nage nage du plus vite qu’il peut. Il rencontre la douceur de l’œuf et le ventre de Mme Dupont se met à pousser, jusqu’à la naissance d’Elsa. C’est curieux car à l’école, des années plus tard, Elsa n’est pas très forte en maths, mais alors …  en natation … !!

 

Traduit de l'anglais par Isabel Finkenstaedt

Ecole des L/ Kaléidoscope, mars 2005, ISBN 2-87767-423-1, prix 12 €

Existe en « lutin poche » à 5,50 € pour les petits budgets…

Ma note : 5/5

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Elle l'a dit ...

9 Décembre 2006, 09:35am

Publié par Laure

Lu dans Paris Match n° 3000 :

"La prostitution, c'est destructeur mais travailler à plein temps pour 1000 euros aussi"

Virginie Despentes.

On doit être nombreux(ses) alors à se détruire ....

 

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Nip / Tuck saison 1 (13 épisodes)

8 Décembre 2006, 22:50pm

Publié par Laure

Si vous passez le choc du premier épisode, vous ne pourrez plus vous arrêter.

Il vous tardera de trouver le temps d’avaler les épisodes les uns à la suite des autres, et pourtant, elle est sacrément dérangeante cette série ! Nip/Tuck, la série qui dérange, dixit le sous-titre. Alors oui c’est choquant, provocant, violent, atroce, dur, sans aucun tabou, mais c’est aussi terriblement émouvant et attachant.

La superficialité éhontée n’est qu’apparente, car les caractères des personnages sont réellement complexes, et les rebondissements incessants contribuent bien évidemment a) à vous rendre accro b) à faire évoluer la série.

L’histoire ? Christian Troy et Sean McNamara sont chirurgiens esthétique, associés et amis de longue date. Christian est un playboy sans morale qui drague tout ce qui bouge, ce qui vaut de nombreuses scènes « très chaudes » à la série, il est agaçant au possible dans son côté flambeur et gamin égoïste qui ne veut pas grandir. A l’opposé Sean est vertueux, doué, parfait, marié, père de famille. Coincé ? Entre eux, une femme : Julia. La femme de Sean, mais à la fac, son cœur a longtemps balancé entre Christian et Sean. Elle a choisi. Mais voilà, 15 ans de mariage ce n’est pas facile…

Bref… le poison est aussi violent que délicieux, merci à Clarabel de me l’avoir instillé ;-))

ici pour les détails techniques, pour un avis diligent

et puis, ils sont riches et ils sont beaux, ça marche toujours !

et la musique est très bonne tout du long !

mais que peut-il encore bien donc leur arriver dans la saison 2 ?  .....

 

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Le soldat rose - Louis Chedid et Pierre-Dominique Burgaud, illustrations de Cyril Houplain

7 Décembre 2006, 11:23am

Publié par Laure

Le soldat rose (« un conte pour les enfants et ceux qui le sont restés ») est un joli conte de Noël. Un petit garçon, Joseph, se laisse enfermer au rayon jouets d’un grand magasin. Après la fermeture, tout ce petit monde va s’animer, mais seuls ceux qui ont gardé des yeux d’enfants peuvent le voir. Il y a Betty Quette, une drôle de petite poupée qui gonfle les prix sur les étiquettes pour que personne ne les achète, et qu’ainsi les jouets ne soient pas séparés, il y a aussi la poupée Made in Asia, tristounette parce qu’en Asie, on fait travailler les jeunes enfants, il y a la panthère noire en peluche qui vous dévore (de bisous !), le train électrique, et bien sûr, le soldat rose, dont personne ne veut, parce qu’il est rose…

Fantaisie, amour, réflexion, c’est un joli livre, mais voilà : ça reste un produit dérivé… Car à l’origine, le soldat rose, c’est un spectacle musical au Grand Rex à Paris, avec une pléiade de très bons chanteurs très connus, avec à la conception, Louis Chedid pour la musique et Pierre-Dominique Burgaud pour les paroles. Le livre permet de garder une trace, il se lit avec plaisir (avec les filles hier soir), mais il manque cruellement… de musique ! Y adjoindre un CD aurait été une bonne idée. Cd qui est par ailleurs en vente « seul ». Le livre existe aussi en plus grand format, mais deux fois plus cher (logique).

Mais celui-ci, à prix tout à fait honnête, est déjà bien agréable (format d’une BD).

 

Voir aussi le site lesoldatrose.com qui a l’air très bien fait, mais hélas je n’ai pas le son sur l’ordi utilisé !!!

Hachette jeunesse, nov. 2006, 47 pages, ISBN 2-01-225630-9, prix : 10,50 €

Ma note : 3,5/5

 

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Le post facile du mercredi

6 Décembre 2006, 10:48am

Publié par Laure

Ben oui, comme je ne lis pas assez (vite) pour vous mettre une critique par jour et comme – comme vous – j’aime du neuf chaque jour sur les blogs, je vais vous coller une tartine de bavardage. Malin hein ! (non, parce que lassés vous ne reviendrez plus…)

 

Je croyais avoir déjà parlé des insectes bizarres de Thomas Fersen et en fait non. Quand j’achète un CD, je l’écoute jusqu’à plus soif, et après je l’oublie dans un coin. Parfois je le ressors, longtemps après, pour réchauffer les grises journées dehors ou dedans.

 

Dehors c’est mieux aujourd’hui. La pluie / tempête s’est calmée, le soleil semble vouloir sortir.

Dedans, c’est bien aussi. Malgré l’envie de congés. L’usure parfois trop rapide d’être seule sur un poste où il faudrait être plusieurs. Alors je récolte les louanges de quelques uns et les plaintes des lecteurs [c’est un sport national]. Et je les mâtine au rythme entraînant du pavillon des fous. Ben si je vous en avais déjà parlé de ce CD : . Au fait Karine, te relira-t-on bientôt ?

 

Et comme j’aime les to do list  de Christie, va pour celle du jour :

- retrouver le dernier lecteur qui a laissé un billet de 20 € dans un roman de Malaval. (Je vous explique : un bénévole a l’habitude de mettre sur l’étagère « abîmés/à revoir » les bouquins qui tombent en ruine ou qui ont subi un catalogage à la volée et dont il faut reprendre la notice. Il est le seul à faire ça parmi l’équipe de bénévoles, même si l’étagère est faite pour ça. Et bien sûr, cette étagère est à l’abandon : pas vraiment le temps de m’y pencher (pour éliminer un bouquin qui tombe en morceaux, il faut faire de la paperasserie et faire voter ça au conseil municipal, simple, hein, donc généralement, on laisse traîner jusqu’à ce qu’il y en ait plein et un besoin crucial de place !) Bref, hier je jette un œil, j’attrape un roman dont les pages effectivement se détachent, et je trouve dedans : 20 €. Pile le prix du livre. J’imagine que le lecteur honnête a voulu rembourser le livre. Sauf que ce genre d’usure, je ne le fais pas payer au lecteur, c’est pas sa faute si les imprimeurs font du mauvais boulot ! Donc, retrouver ce lecteur. Ce livre est sur l’étagère depuis le mois d’août.

- demander à ma J. préférée comment était le "pestacle" hier soir, elle qui allait voir Lord of the dance alors que je lui collais sous les yeux le billet de la Baronne. Elle a beaucoup ri, l’a fait lire à toutes ses copines, mais stressait un peu quand même !

- demander aux bénévoles d’arrêter de m’apporter des chocolats ? (euh non, continuez, merci les bénévoles !)

- croiser les doigts parce qu’il y a une demi douzaine d’absents dans la classe de Mosquito et 4 cas de grippe au moins, paraît-il.

- puisqu’ici on remplace le gynéco et le pédiatre par le généraliste (sauf à vouloir patienter 6 mois pour un rendez-vous à 30 km un jeudi matin à 10h qui vous oblige à poser une ½ journée de congé) : prendre rendez-vous chez le généraliste. Choisir celle qui vous écoute et prend le temps, prendre votre rendez-vous 15 jours à l’avance, quand même. [fait]

- prendre rendez-vous chez l’esthéticienne tout de suite pour avoir une chance de se faire épiler (juste) avant Noël [fait] (meuh non je le fais pas qu’à Noël l’autre eh !)

- dire ce soir au kiné ostéopathe que la semaine dernière au lieu de réparer mes cervicales, il m’a stressée pour la soirée avec ses manips qui font peur. Dire aussi que la semaine prochaine je vais au concert de Jeanne Cherhal alors si on doit continuer, ça pourra pas être ce jour-là. Nan mais.

- continuer à croire à ma résolution de m’astreindre chaque jour à une heure de lecture sur mon temps de travail (mon devoir de conseil et de connaissance de mon fonds !), même si depuis septembre je ne l’ai jamais tenue. Trouver normal que seul le médecin du travail s’y intéresse et me rappelle que c’est quand même la base première de mon travail ? Le trouver sympa quand il me demande combien de jours d’arrêt j’ai eu en 2 ans (oui, restrictions de personnel chez eux aussi, on ne passe plus la visite du travail qu’une fois tous les 2 ans) et qu’il ajoute 4 points d’exclamation sur son formulaire après ma réponse : ½ journée parce que j’avais trop de fièvre !!!!

- laisser sur mon bureau un mot pour la femme de ménage : le chauffage fonctionnant partout sauf dans ma case, ne pas fermer la porte, sinon il fait 15,5° quand j’arrive le matin. Avec la porte ouverte il fait 17,5 : youpi !

- me demander quand je vais trouver le temps d’acheter les cadeaux de Noël vu que je ne peux aller au Mans que … le dimanche [dimanche, donc. Ou la nuit, dans mes rêves ouais] Décider dorénavant que Noël en septembre, ça le fait aussi ?

- dormir, dormir, dormir : quand ?

- lire, lire, lire : quand ?

- vivre, vivre, vivre : quand ?

- arrêter de me plaindre ? 

Ecouter Thomas Fersen, respirer un grand coup et s’y coller. A la tâche.

Tais-toi et rame, rame, rameurs, ramez, ouais, j’ai de la kultcheur… on finira bien par avancer, avec ou sans le canoé.

 

"Moi j'veux un baiser baveux
Et qu'on me dise que l'on m'aime
Que la brute sans cheveux
Me récite un poème
J'veux couler des jours heureux
Près du calorifère
Et boire ton café foireux
Dans une tasse en fer" 

"je n'ai pas la gale" Thomas Fersen, chouette chanson !

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