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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 23 ans, 21 ans et 16 ans 1/2. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-huit ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

Bienvenue à vous,

 

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Et la vie dans tout ça

Je n'arrive plus à trouver de temps pour le blog, alors je poursuis ... à mon rythme !

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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 09:10

Summer, dix-neuf ans, disparaît au cours d’un pique-nique en famille au bord du Lac Léman. 25 ans plus tard, son petit frère, Benjamin, s’en souvient toujours et ne s’en remet pas. Elle n’a jamais été retrouvée et l’on ne sait pas ce qu’il s’est passé.

 

J’aurai rarement mis autant de temps (une bonne quinzaine de jours) à lire un roman relativement court, aéré, grande police de caractères et très larges marges – le roman a priori facile et rapide à lire - mais quel ennui, alors que je suis amatrice justement de ce genre de roman psychologique et intimiste !

 

Le cheminement du frère, en proie à des addictions et suivi par un psy, est interminable de redondances. Des phrases éthérées et poétiques noient indéfiniment le poisson. On espère voir avancer le dénouement et la résolution de l’énigme, si ce n’avait été pour le Prix Elle, je n’aurais jamais terminé ce livre.

 

L’ensemble se décante enfin dans les cinquante dernières pages, avec un peu d’originalité, mais qu’il est pénible d’y arriver !

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018

 

 

 

 

JC Lattès, août 2017, 315 pages, prix : 19 €, ISBN : 978-2-7096-5982-6

 

 

 

Crédit photo couverture : © Margaret Durow trunk Archive / Photosenso et éd. JC. Lattès

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 15:33

Un superbe abécédaire et imagier animalier, clair, aéré, coloré.

 

Sur chaque double page, à gauche, une lettre de l’alphabet, en majuscule et en minuscule, et dessous, une phrase qui décrit ce que montre l’image sur la page de droite : « Camille le crocodile croque un casse-croûte aux cornichons » ; « Léa la lapine lit un livre à Léo le lion », et ainsi de suite tout en assonances et allitérations. Et ça bouillonne carrément dans les dernières lettres de l’alphabet, celles qui comptent triple au Scrabble et qui ne regorgent pas des mots les plus simples.

 

L’exercice est connu, mais le résultat soigné et efficace, et beau tout simplement aussi !

 

Ça ne s’arrête pas là, à la fin, une liste reprend tous les mots de l’abécédaire, y compris ceux que vous n’avez pas lus, mais qui sont simplement illustrés : observez les détails dans le dessin : ainsi Camille le crocodile est entouré d’une chenille et d’un caméléon, il porte une chemise, des chaussettes, est assis sur une chaise, il est au café, sa table est en forme de cactus, et dessus il y a une clémentine. Si ça en fait une palanquée de C, ça 😊

 

(Dès 3 ans.)

 

 

 

Nathan, octobre 2017, 48 pages, prix : 14,95 €, ISBN : 978-2-09-257619-9

 

 

 

Crédit photo couverture : © Peggy Nille et éd. Nathan

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 10:38

A partir du 1er janvier 2018, 11 vaccins seront obligatoires pour les nouveau-nés et jeunes enfants, contre 3 actuellement. Indépendamment de ce projet de loi, les vaccins ont toujours fait débat et déclenché l’ire des « anti » criant au scandale des profits des laboratoires pharmaceutiques et des effets secondaires pouvant entrainer dans certains cas le décès du patient.

 

Lise Barnéoud, dans un ouvrage passionnant et accessible (mais pas simpliste), retrace l’histoire de la vaccination et balaie tous les aspects de la question de manière objective. Dans le respect des opinions et à l’appui de données chiffrées vérifiées.

 

Elle commence par un rappel historique, avec l’inoculation volontaire de la variole par Mary Wortley Montagu en 1718, puis explique comment fonctionne l’immunité dans le corps humain. Comment en se protégeant soi on protège aussi les autres. C’est cet aspect de la vaccination comme pacte de solidarité, cette dimension collective qui légitime l’intervention des pouvoirs publics.

 

L’analyse est sérieuse, objective, intéressante, ne ferme aucune porte et ne refuse pas les avis des « anti ». Combien ça coûte (d’être vacciné et de ne pas l’être !), combien meurent et pourquoi, etc.

 

Très enrichissant à lire, et détaché de toute passion aveuglée.

 

A la fin de l’ouvrage, 16 fiches synthétiques détaillent chacun des 16 principaux vaccins, leurs contenus et leurs enjeux en matière de santé publique et individuelle.

 

 

Premier parallèle, août 2017, 237 pages, prix : 18 €, ISBN 979-10-94841-52-5

 

 

 

Crédit photo couverture : © Stanislas Gros et éd. Premier Parallèle.

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Publié par Laure - dans Essais - documents
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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 15:07

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean Esch

 

Nadia Turner a 17 ans lorsqu’elle avorte du fils du pasteur, Luke Sheppard. Un petit ami qui rime avec l’insouciance de l’adolescence, elle vivait seule avec son père depuis le suicide de sa mère six mois plus tôt, dans le poids et les convenances de la communauté noire religieuse du Cénacle. A la sortie de l’intervention, Luke ne vient pas la chercher. Elle cachera la vérité à son père, rompt avec Luke, et se rapproche d’Aubrey qui deviendra sa meilleure amie. Elle réalise son rêve en entrant à l’université et en s’éloignant de fait de sa vie d’avant … qui finira par la rattraper.

 

Un trio amoureux et amical, des amours contrariées, la construction de soi quand les piliers parentaux ont été absents ou défaillants, la marque psychologique indélébile de l’avortement, le rêve de ce qui aurait pu être et n’a pas été, la place de la famille, du regard des autres dans une communauté religieuse : les thèmes sont nombreux, intéressants même s’ils ne sont pas nouveaux, les personnages attachants ; hélas, il faut attendre longtemps, bien trop longtemps (un peu plus de la moitié du roman) pour que l’alchimie prenne vraiment et que l’intrigue démarre enfin.

 

C’est un peu tard et déséquilibre la qualité globale du roman.

 

A lire si vous aimez les histoires d’amours contrariées, les drames psychologiques larmoyants, même si la détermination et la force intérieure de Nadia permettent d’éviter le roman (trop) guimauve.

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018

 

 

 

 

Autrement Littérature, août 217, 339 pages, prix : 20,90 €, ISBN : 978-2-7467-4572-8

 

 

 

Crédit photo couverture : © Raphaëlle Faguer et éd. Autrement.

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 05:49

En septembre, j'ai lu :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En septembre, j'ai vu :

 

 

 

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Publié par Laure - dans Blabla
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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 15:49

 

Traduit de l’américain par Juliane Nivelt

 

Madeline, 14 ans, est en classe de 3ème quand son professeur d’histoire meurt sous yeux. Il est remplacé par un californien, M. Grierson, qui jouera vite un rôle trouble dans le roman.

 

Lorsqu’il lui demande de représenter le collège lors du Tournoi de l’Odyssée de l’Histoire, elle choisit de faire un panneau pour parler des loups : une histoire des loups.

 

En face de chez elle, de l’autre côté du lac, une famille s’installe avec un petit garçon de 4 ans. Le père est souvent absent pour son travail, et Patra, la mère, semble un peu dépassée, Madeline va beaucoup s’occuper du petit Paul, entrer de plus en plus dans la vie de cette famille sans bien comprendre ce qu’elle cache.

 

D’emblée l’on sait que Paul meurt à l’âge de quatre ans. Tout l’enjeu semble être de savoir de quoi, comment et pourquoi, quelqu’un est-il responsable de quelque chose ? Mais des personnages secondaires continuent de hanter Madeline comme une obsession, sans que le lecteur perçoive réellement l’importance ou la logique de ces présences dans le récit.

 

 

L’auteur joue avec une déconstruction du récit qui mêle les différents temps. Madeline, surnommée Linda, a 37 ans quand elle raconte cette histoire. Elle avait 15 ans à l’époque des faits, mais les dates se mêlent de façon non chronologique. Peu à peu le lecteur pénètre dans cette atmosphère étrange et familière à la fois, tant dans la vie familiale que dans la nature alentour.

J’ai aimé cheminer lentement vers la vérité, sans effets grandioses, cette façon subtile de dévoiler un mode de vie fortement ancré dans certaines croyances religieuses. Tout est « bizarre », le malaise est persistant, mais la beauté de l’écriture apaise paradoxalement l’ensemble.

 

Un premier roman qui révèle une plume intéressante.

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des lectrices de ELLE 2018.

 

 

 

Gallmeister, août 2017, 296 pages, prix : 22,40 €, ISBN : 978-2-35178-128-9

 

 

Crédit photo couverture : © Ekaterina Borner / Arcangel Images et éd. Gallmeister

 

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 13:03

Traduit de l’anglais (Irlande) par Céline Leroy

 

 

Sonny, seize ans, est le cadet d’une famille modeste, où la mère passe son temps à se plaindre du père qui passe son temps à parier au jeu sa maigre paye. Mais il est aussi le seul à fréquenter le lycée, en dehors duquel il fait quelques petits boulots, chez le boucher du coin ou quelques travaux d’entretien avec son père. C’est avec lui qu’il rencontre Vera, une femme seule plus âgée, qui le trouble dès la première rencontre.  

 

Sonny n’aura dès lors de cesse de se rapprocher d’elle, bien qu’elle ne soit ni de son âge ni de son milieu social. Elle semble pourtant tout aussi paumée que lui, et entre eux nait une curieuse relation, pudique et attentionnée.

 

 

Sonny tente de s’élever, il a une certaine curiosité intellectuelle mais Sharon, une ado de son âge qui n’a pas sa langue dans sa poche, et sa famille font tout pour l’en empêcher, parce que c’est ainsi, on est comme on nait.

 

 

Le roman est écrit à la deuxième personne du singulier, un « tu » au départ déstabilisant, il incarne un narrateur omniscient qui n’hésite pas dès le milieu de l’histoire à anticiper au détour d’une phrase le dénouement tragique (parce que l’essentiel n’est pas là), on ne l’identifie pas, mais c’est un peu comme s’il s’exprimait à la place de Sonny qui ne s’autorise pas à prendre lui-même la parole.

 

 

Vera, c’est la rencontre de deux solitudes, deux souffrances, deux désirs, différents mais qui se rejoignent, deux êtres perdus qui prennent en l’autre ce qui peut les aider à continuer.

 

 

La fin, en quelques paragraphes, éclaire l’ensemble d’un nouveau regard, triste mais apaisant. Un beau roman, sensible, touchant, dont l’âme perdue des personnages reste longtemps à l’esprit du lecteur.

 

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des lectrices de ELLE 2018

 

 

 

 

 

Ed. Rivages, août 2017, 253 pages, prix : 21,50 €, ISBN : 978-2-7436-4055-2

 

 

 

Crédit photo couverture : © Marc Owen / Arcangel et éd. Rivages

 

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 10:29

Edouard Philippe, Premier Ministre depuis mai 2017, a toujours aimé la lecture. Avec des hommes qui lisent (on pensera naturellement au titre de Laure Adler, les femmes qui lisent sont dangereuses), il évoque son parcours de lecteur, depuis l’âge de six ans, en déchiffrant une page de L’Enfer de Dante devant son père, jusqu’à aujourd’hui, où les livres ne l’ont jamais quitté et comment il s’est construit avec eux.

 

Sa passion et sa curiosité pour la littérature ne sont pas feintes, elles suscitent bien sûr l’envie de découvrir les livres dont il fait l’éloge, en fin d’ouvrage notamment, où il propose un certain nombre de titres et les circonstances dans lesquelles il les a lus. Il ose aussi aborder les monuments qu’il n’a pas encore ouverts et raconte aussi comment c’est parfois le cinéma qui l’a conduit à découvrir Edmond Rostand (Cyrano) ou Victor Hugo (Les Misérables).

 

Il aborde de manière passionnante et intelligente les politiques culturelles publiques, et notamment une politique de la lecture, qu’il a pu développer en tant que maire du Havre, qui est réfléchie et sensée, en évoquant les écueils fréquemment retrouvés, comme le fait par exemple d’en faire une politique des bibliothèques, ou une sacralisation de l’objet livre. La cible est et doit toujours être le lecteur, pas le livre.

 

Ce récit est un régal, œuvre simple mais passionnante d’un homme cultivé à la pensée brillante.

 

On peut toutefois imaginer que la lecture de son livre tendra à se rapprocher d’un des écueils de la lecture publique qu’il dénonce : « admettre que les bibliothèques sont trop souvent réservées à ceux qui y sont déjà entrés. L’immense majorité des utilisateurs d’une bibliothèque aime déjà les livres. », ainsi ceux qui liront Edouard Philippe aiment très certainement déjà les livres et la lecture et sont déjà convaincus de leur intérêt.

 

Un livre qu’on devrait offrir à nos élus, à la culture bien sûr, mais pas seulement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JC Lattès, juillet 2017, 247 pages, prix : 15 €, ISBN : 978-2-7096-6143-0

 

 

 

Crédit photo couverture :  © éd. JC Lattès

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Publié par Laure - dans Essais - documents
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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 12:39

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Julia Deck

 

Fin 2004 début 2005, Maggie Nelson travaille à l’écriture d’un recueil poétique sur sa tante décédée 35 ans plus tôt, Jane Mixer. Jane avait 23 ans en 1969 lorsqu’elle fut assassinée sauvagement. L’affaire n’a jamais été résolue. La famille en est restée affectée ; Maggie elle-même, née en 1973, ne l’a jamais connue, et pourtant, elle écrit sur elle. C’est à ce moment-là, en 2005, que la police rouvre l’enquête. Maggie et sa famille assisteront au procès du suspect.

 

Outre le drame, ce récit est aussi l’occasion pour l’auteur de revenir sur ses parents divorcés, sur la façon dont la famille fut marquée à jamais et sur le fait d’écrire encore sur le sujet.

 

Si le texte n’est pas désagréable à lire, j’avoue rester perplexe sur l’intérêt général qu’il peut avoir.

Je ne suis pas sûre d’avoir saisi l’objectif de l’auteur et la portée de son travail. J’y reste hélas assez indifférente.

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018, catégorie Documents.

 

 

 

 

Editions du Sous-sol, août 2017, 218 pages, prix : 20 €, ISBN : 978-2-36468-270-2

 

 

 

Crédit photo couverture : © The Ann Arbor News et éd. du sous-sol

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Publié par Laure - dans Essais - documents
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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 15:09

Parce que tous ses amis ont des monstres, Lulu en veut un aussi ! A force d’insister, elle convainc son père qui l’emmène à la monstrerie et y a plus qu’à choisir ! Il y en a de toutes sortes mais c’est finalement le papa de Lulu qui a un coup de cœur : ils adoptent Gus, un bébé Ougly-Woumps. Comme promis, Lulu s’en occupe, et ce n’est pas chose aisée que d’éduquer un bébé monstre et de réparer ses bêtises. Mais on s’assagit en grandissant n’est-ce pas ?

 

Remplacez le monstre par un chaton, un chiot, un hamster ou n’importe quel autre animal de compagnie, et vous verrez déjà mieux le problème !

 

Un album original et fantaisiste pour aborder le thème de la responsabilité et de l’engagement quand on adopte un animal, la part de caprice des enfants, et les aléas du quotidien.

 

Le dessin très dynamique d’Elise Gravel occupe toute la page, parfois sous forme proche de la BD, et sur un fond blanc quadrillé comme la couverture. Un album pêchu et drôle : les petits (dès 4 ans) adorent ces gentils montres qui ne font pas peur mais sont champions des bêtises !

 

 

Nathan, avril 2016, 40 pages, prix : 10 €, ISBN : 978-2-09-256580-3

 

 

 

Crédit photo couverture : © Elise Gravel et éditions Nathan

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