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  • : Les jardins d'Hélène
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  • : 42 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 20 ans, 18 ans et 13 ans 1/2. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, quatorze ans plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

Bienvenue à vous,

 

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Et la vie dans tout ça

Je n'arrive plus à trouver de temps pour le blog, alors je poursuis ... à mon rythme !

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Brèves...

25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 08:02

Julien Verbais-Mayer est un riche avocat d’affaires parisien, pas vraiment heureux en couple. Éléonore Soleure est une violoniste de talent dans un orchestre symphonique, malheureuse en amour également. Le roman s’ouvre sur l’appel de Julien à une association suisse, Respectus, qui accompagne par le suicide assisté les gens dans leur dernière volonté. Rendez-vous est pris, précédé de 3 jours de réflexion obligatoires.

 

Par un retour en arrière le lecteur découvre le parcours professionnel et surtout amoureux de Julien, son rapport avec sa mère et son propre Alzheimer précoce qui l’a conduit à cette décision. En parallèle évolue Éléonore, qui elle aussi va tomber malade en pleine quarantaine et prendre la même décision irrévocable que Julien.

C’est à l’hôtel, 3 jours avant le rendez-vous, qu’ils vont se rencontrer et tomber amoureux. Changeront-ils d’avis ?

 

J’ai bien aimé la première partie du roman, qui décrit avec justesse le rapport du fils à sa mère malade, les deux personnages principaux en désaccord avec la vie amoureuse qu’ils mènent, leur univers professionnel, et la découverte de leurs maladies respectives est conduite par le suspense du récit chronologique. Jusque-là tout est plutôt bien vu.

 

Malheureusement dès lors que l’on en arrive à l’euthanasie choisie, ça ne fonctionne plus guère. Le sujet est à vrai dire éludé, à peine esquissé, les deux héros sont à nouveau curieusement bien en forme ou presque, pas si souffrants que cela, ou à deux ça n’est plus insurmontable. On discutera donc de la légèreté du postulat premier.

 

Au final c’est avant tout une (belle) histoire d’amour qui, malgré quelques derniers ressorts narratifs ajoutant du piquant, ne laisse aucun doute sur la fin heureuse immédiate. Le sujet de société grave et intéressant qu’est l’euthanasie n’est ici qu’un prétexte, un peu trop détourné du sérieux qu’il nécessiterait. Si l’on peut comprendre l’intention de l’auteur, il est dommage que cette partie-là soit beaucoup trop évasive et peu crédible alors qu’elle aurait mérité tout l’intérêt.

 

A lire surtout si vous aimez les histoires d’amour dramatiques où l’espoir est permis.

 

Pour un roman sur le suicide assisté en fin de vie, choisissez plutôt Pierre Béguin, avec Vous ne connaitrez ni le jour ni l’heure (éd. Philippe Rey)

 

Le titre, quant à lui, est tiré d’Adolphe, de Benjamin Constant, mis en exergue : « Nous parlions d’amour ; mais nous parlions d’amour de peur de nous parler d’autre chose. »

 

Michalon, mars 2015, 269 pages, prix : 18 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Jacques Palut – Fotolia.com / éd. Michalon

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 13:50
Mes petites histoires Montessori – éd. Nathan

2 petites histoires dans une nouvelle collection dont il ressort avant toute chose qu’on est dans la pédagogie Montessori. Bien avant les noms de l’auteur et de l’illustratrice, bien avant même le titre du livre, ce que l’on voit, en gros, en gras et en couleurs, c’est Montessori.

Au moins le message est clair (encore faut-il savoir qui est Montessori, si je faisais un sondage comme ça au pied levé parmi les mères de famille qui fréquentent la bibliothèque, je ne suis pas certaine d’avoir une réponse à chaque fois).

 

Cette collection cible donc les parents avant de cibler les enfants, et une certaine catégorie de parents plutôt que tous. C’est sans doute ce qui me gêne un peu ….

 

Les albums, écrits par Ève Hermann (spécialiste de Montessori et présidente de l’association EMA – Enseignement Montessori Aujourd’hui) et illustrés par Roberta Rocchi sont des histoires courtes et simples, au dessin simple et clair, le texte est très court, dans une jolie calligraphie « en attaché » très scolaire.

 

Dans Emy et les tournesols, la petite fille cueille un tournesol qui perd très vite tous ses pétales (sérieusement, vous avez déjà cueilli un tournesol dans un champ ? la plupart du temps, la tige est tellement dure qu’il vous faut un couteau ou un sécateur, bref…) Emy cueille un tournesol et est toute triste de voir qu’il perd tous ses pétales quand elle joue avec. Arrive Liv (dont on ne sait pas vraiment si c’est son amie ou sa grande sœur) qui lui apprend qu’en plantant les graines, elle pourra avoir de beaux tournesols. Une double page à la fin propose des expériences (ici planter des graines et observer la germination).

 

Dans On range !, après avoir joué toute la journée, Liv et Emy doivent ranger (« il faut ranger », est-ce leur décision, elles le savent, le pensent, le doivent ?) Emy a vite fait de tout cacher sous la couette. Il reste donc du temps pour jouer à la poupée. Mais avec le rangement vite fait, impossible de retrouver la deuxième chaussure de la poupée. Les fillettes entreprennent de ranger à nouveau, chacune avec ses propres critères. Une belle façon de parler de la notion de tri, et de l’utilité du rangement.

La dernière double page propose un jeu autour des couleurs.

 

J’aime beaucoup les illustrations claires et simplement coloriées, un peu à l’ancienne.

Je suis plus mitigée sur le message ou la notion trop pédagogique (même si elle est basée sur le principe de l’éducation Montessori, où le pédagogue est en retrait et où l’enfant expérimente par lui-même), ces albums répondent-ils à une vague de besoin d’une autre éducation ?

 

 

Nathan, mars 2015, 32 pages chacun, prix : 6.95 € chaque.

Etoiles :

Crédit photo couvertures : © Roberta Rocchi et éd. Nathan

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 14:03

1er volume de la trilogie Expérience Noa Torson

 

Traduit de l’américain par Julien Chèvre

 

Noa Torson, 16 ans, est une hackeuse de talent, mais très solitaire. Lorsqu’elle se réveille sur une table d’opération avec une grande cicatrice au milieu de la poitrine, dans une pièce qui ressemble plus à un entrepôt qu’à un bloc opératoire d’hôpital, et sans aucun souvenir de ce qui a précédé, elle s’enfuit. Mais elle est aussitôt poursuivie par des sbires qui ne cherchent qu’à la rattraper au plus vite. Dès lors commence pour Noa une fuite dangereuse où il en va de sa vie. En parallèle, un autre brillant hackeur de son âge, Peter, voit débarquer des individus au domicile de ses parents, qui lui volent son ordinateur.

 

Bien évidemment les deux affaires vont se mêler, sur fond d’hacktivisme (oui cette orthographe est volontaire) et de manipulations génétiques, dans une traque haletante qui happe le lecteur tout du long, il faut bien l’avouer.

 

Thriller efficace, ce premier tome ne connait pas de temps mort, la tension est omniprésente et quand enfin les raisons de l’opération de Noa s’éclaircissent, c’est la fin du volume… Autant dire que le tome 2 est très attendu !

 

(à partir de 13/14 ans)

 

Nathan, février 2015, 398 pages, prix : 16,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Nathan

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Publié par Laure - dans Livr'ados
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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 18:32

 

 

Une présentation de l'éditeur pour savoir de quoi ça cause (après deux compte-rendus de réunions de quatre pages chacun et des articles professionnels, je suis un peu fainéante en résumé) :

 

« Les parents de Romain ont hérité d'un grand appartement situé dans la ville de son lycée. Ils hésitent à le vendre ou le louer. L'adolescent y voit un coup de pouce du destin : et si c'est lui qui l'habitait, moyen d'en finir avec les longs trajets en car entre le domicile familial et son bahut ? ! Les parents se laissent convaincre et il faut alors trouver deux autres co-locataires. Une année pleine de changements s'ouvre pour Romain, entre émancipation, amitié et contraintes de la vie en communauté. »

 

Ce roman a une saveur (et une valeur) particulières pour moi. J'en connais l'existence depuis 18 mois environ, tout comme je savais qu'il serait dédicacé à mon JB … L'auteur m'avait donc prévenue : celui-ci, tu ne pourras pas le chroniquer, tu ne serais pas objective !

 

 

C'est donc en tant que maman d'un ado en coloc que je l'ai lu (enfin l'ado est aujourd'hui un jeune adulte qui ne vit plus en coloc - ce fichu délai entre temps d'écriture et temps de publication - mais qui envisage de remettre ça l'an prochain, pourquoi pas)...

 

J'ai passé la première moitié à le parsemer de post-it et à éclater de rire. J'ai aimé ces 3 ados différents mais à la personnalité plus complexe qu'il n'y paraît. Jean-Philippe Blondel sait observer les jeunes qui l'entourent et mettre en fiction leur quotidien, sans oublier de garder un œil sur les parents au passage, et les bouleversements qui s'ensuivent.

 

C'est un roman d'apprentissage (de la vie en communauté, de la vie tout court, du passage de l'adolescence à l'âge adulte), un roman de vie au goût réaliste qui s'attache à dénouer les sentiments intérieurs, ce tourbillon intime que l'auteur sait si bien décrire.

 

La seconde moitié m'a semblé plus convenue, m'a moins intéressée dès lors qu'il s'est agi de trio amoureux, mais je ne suis pas le cœur de cible de la collection (qui s'adresse aux ados je le rappelle), les amours adolescentes ne m'ont pas vraiment touchée... J'ai aimé le parcours accompli par Romain en un an de coloc, et le positif qui en ressort toujours.

 

Constance, la petite sœur de JB, voulait savoir s'il y avait l'histoire du poulet dans le roman : ceux qui me suivent sur Facebook se souviennent peut-être de l'épisode, mon grand m'avait appelée au bureau un samedi matin, j'étais au prêt en train d'enregistrer les retours et les emprunts des lecteurs, et lui était dans un rayon de Carrefour à 200 km avec ses potes : « le poulet, je prends un blanc, un jaune ou un noir ? Et je peux le cuire dans un sac ? » J'avais éclaté de rire, lui avais donné ma préférence en matière de couleur de poulet, et avais mis quelques secondes à comprendre qu'il parlait des sachets cuisson en papillote au four... Ce n'était pas le moment – je travaillais – mais j'avais fondu à l'idée que mon grand dadais ait encore besoin de sa maman pour choisir sa pitance...

 

p. 85 : « Je m'étais mis à préparer les repas, parfois. Rémi était occupé par Maxime, il fallait bien que quelqu'un s'y colle. Je me disais que puisque Rémi y parvenait sans effort, ça ne devait pas être trop compliqué. Ça a été plus difficile que prévu. La première fois, je m'étais mis en tête de cuisiner des morceaux de poulet en papillote – sur la notice, au dos du paquet, cela semblait simple comme un jeu d'enfant. J'ai mal refermé les papillotes. Résultat, le four était bon à nettoyer de fond en comble et le poulet trop cuit. »

 

Mon JB m'avait juste renvoyé un texto pour me dire que le poulet était extra et le four nickel.

D'ailleurs, pour ses 19 ans, je m'étais moquée de lui en lui offrant l'intégrale des papillotes Maggi.

 

Et à l'heure où je tentais de répondre à cette question d'élèves de 4ème : « mais madame, ça sert à quoi de lire ? Pff ! », j'ai aimé ce passage :

« p.17 : C'était mon choix, le littéraire – un choix qui a laissé cois mes parents, qui ne voyaient pas de qui je pouvais tenir cet intérêt pour les livres, le cinéma, la musique. Pourtant, c'est simple. La culture pour moi, c'est de l'évasion. Quand je me plonge dans un livre, dans un film ou dans un morceau, je ne suis plus loin, je n'habite plus loin de tout – je suis parisien, londonien, new-yorkais, indien – et mon existence est pleine de péripéties, de retournements, de délires, de peines, de joies immenses. Tout ce que je ne connaissais pas l'an dernier. Tout ce que j'ai expérimenté cette année. Tout ce qui peuple maintenant les romans que j'avale, les films que je regarde et les notes qui résonnent dans mon casque. Ma vie se déploie et prend de l'ampleur. Et je n'en reviens pas. »

 

Et ce passage qui m'a définitivement fait basculer dans le clan des vieux :

p. 34 : « -Qu'est-ce que tu en dirais, Hélène ?

Hélène force un sourire et répond :

- Oui, pourquoi pas, ce pourrait être marrant.

Marrant. Maxime a relevé la tête en même temps que moi. Nos regards se sont croisés. Nous avons souri de concert. Personne n'utilise plus le terme « marrant » depuis une décennie."

 

Je n'ose plus dire marrant.

 

Pourtant, ils m'en ont fait voir les deux lascars, le soir où ils m'ont pourri le livre d'or d'une expo, et où ils n'ont pas été capables d'être sages deux minutes. J'en souris encore tendrement. Elle était vraiment moche étonnante l'expo. Ils ont osé, eux.

La coloc - Jean-Philippe BlondelLa coloc - Jean-Philippe Blondel

JBA et JPB sont officiellement devenus Grands Copains des Zarts le 08 février 2010.

 

Actes Sud Junior, mars 2015, 145 pages, prix : 12,50 €

Crédit photo couverture : © Benjamin Taguemont et éd. Actes Sud junior

 

 

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Publié par Laure - dans Livr'ados
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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 10:30
Tous à la piscine ! / Quel temps fait-il ? – Kididoc 2-4 ans

Les Kididoc sont un vrai problème en bibliothèque publique. Enfin dans la mienne en tout cas. Les enfants les adorent, les parents aussi d’ailleurs (parce que ça plait à leurs enfants) mais ces albums documentaires animés reviennent systématiquement détruits, petites mains trop pressées, parents inattentifs ou qui s’en moquent éperdument (ce n’est pas grave c’est le livre de la bibliothèque.) Et bien sûr, si vous vous permettez une remarque au retour du document, le parent vous rétorquera toujours que ce n’est pas lui, il l’a emprunté comme ça. Ben voyons. Comme si on ne regardait jamais l’état de nos documents et comme si notre logiciel ne nous disait pas que pas de chance, vous êtes le tout 1er emprunteur depuis l’acquisition du livre en question...

 

Bref, tout ça pour dire que c’est dommage, ils sont souvent top ces premiers docs !

 

Une version pour les tout-petits (2-4 ans) existe depuis quelque temps

 

Voici les 16ème et 17ème titres de la collection, 2 titres tout simples, la piscine, et la météo. Des couleurs vives, des mots sur un imagier, des textes ultra courts sous des volets cartonnés qui ont l’air costaud, des tirettes à faire glisser (ça, ça ne résiste jamais) et des roues à tourner pour quelques animations, et quelques matières à toucher : bonnets de bain rembourrés et cirés plastifiés sur les couvertures, la serviette de bain en éponge, le bonhomme de neige…. Pas de doute, ce sont de bons basiques des familles (et en bibliothèque, le pari est désormais : après combien de prêts on les jette : 2 ou 20 ? au-delà, on n’y songe même pas.)

 

Illustrations de Mélisande Luthringer pour Quel temps fait-il ? et de Marion Piffaretti pour Tous à la piscine !

 

Nathan, mars 2015, 12 pages cartonnées et animées, prix : 9,90 € chaque.

Etoiles :

Crédit photo couverture : illustratrices citées plus haut et éd. Nathan.

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 14:21

Marc n’en finit plus d’errer sur internet. Il cherche en vain une trace de sa princesse, et de ce lieu de plaisirs abandonné sur une île grecque. Il s’en est volontairement échappé, mais ne se remet pas du souvenir des plaisirs vécus…

 

Séduit par une de ses lectrices dans un salon du livre à Berlin, il a une brève liaison avec elle, avant que celle-ci ne le conduise auprès d’une mystérieuse princesse qui a fait de sa Villa secrète un lupanar où les plaisirs des femmes sont maîtres et où les hommes recrutés tout exprès sont leurs esclaves. Un voyage envoutant au cœur d’une littérature érotique d’un grand classicisme, digne des plus grands, majestueusement écrite.

 

Un superbe roman sur le désir, le plaisir, et la toute puissance des femmes ;-)

 

A lire sans hésiter si vous aimez la littérature érotique classique, on est loin, très loin, des bluettes mummy porn en vogue façon oui-oui au pays des jouets fifty shadiens. Je ne connaissais pas Bertrand Leclair qui a pourtant plus d’une corde à son arc en littérature, celle-ci est talentueuse, tout simplement.

 

 

Extraits :

« Comment expliquerais-je mon silence, quand cette mélancolie n’est que la trace apparente du mauvais sortilège qui me tient dans sa main ? J’ai connu l’enchantement, et je l’ai volontairement dédaigné. Seul coupable, je n’en finis plus de faire le deuil de l’amour, condamné à errer dans la lumière spectrale de l’internet, la nuit, zombie parmi les zombies. »

 

«  - Et si nous en revenions à la Villa du Jouir ? Elle est un délicieux hors du monde, au contraire, un endroit à l’écart, privilégié. Ce n’est rien d’autre qu’un lieu où persister à cultiver les plaisirs, malgré tout, malgré le monde tel qu’il tourne si mal, et c’est d’abord pour préserver cette possibilité qu’il doit rester un lieu absolument secret. »

 

Sur le site de l’éditeur : ici

 

 

Serge Safran éd, janvier 2015, 262 pages, prix : 17 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Serge Safran éd.

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 13:14

En février, j'ai lu :

 

       

 

     

 

 

  

 

Que du bon ce mois-ci ! Je suis loin d'avoir tout commenté (seules les images cliquables renvoient vers un billet), mais l'ours est un écrivain comme les autres, de William Kotzwinkle, est un petit bijou d'humour et de satire (auteur qui m'avait séduite avec le nageur dans la mer secrète, dans un genre très très différent). Tout  comme Miss Pérégrine et les enfants particuliers, ici dans son adaptation BD (je n'ai pas [encore] lu le roman, ni le tome 2), scénario de Ransom Riggs (l'auteur des romans), illustrations de Cassandra Jean, est une histoire fascinante et brillamment construite, et qui ne manque pas d'évoquer, malgré le fantastique, le sort fait aux Juifs sous le nazisme. Une construction étonnante qui captive d'emblée, qui donne envie bien évidemment de découvrir la suite. Une adaptation cinématographique est prévue en 2016 sous la houlette de Tim Burton.

 

 

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Publié par Laure - dans Blabla
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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 07:37
Je rachète ou pas ? (les cosmétiques du mois # février 2015)

Le bilan du mois sur les produits qui quittent la salle de bain direction le bac à recyclables. Est-ce que je les rachète ou pas ?

10 produits terminés en ce court mois de février, de l'hygiène et du soin, encore et toujours.

 

Allez, on commence par les gels douche :

 

 

  • Un gel douche « culture bio » Yves Rocher, à l'aloe vera bio : humm bof. Le principe : 99 % d'ingrédients d'origine naturelle, 0% de parabènes et colorants. Trop de produit qui sort à chaque fois, une odeur fraîche mais qui ne me plaît pas plus que cela. Non, je rachèterai pas (il y en a tellement d'autres à essayer!)

 

  • Une crème de douche de la marque Auchan, dans la gamme « Dermoprotect », soin hydratant longue durée au lait de coton, pour peaux sèches à très sèches. Prix : 1,40 € le flacon de 250 ml. Oui je rachèterai ! Tout le monde adore à la maison, et la plus jeune trouve même qu'avec celui-ci, elle n'a plus la peau qui gratte ! Un basique d'hiver tout doux au parfum agréable, sans doute le plus proche de ce qu'on peut trouver en Dove basique. Il y a d'autres variétés dans la gamme, je suis en train d'utiliser « lait de soie », mais j'aime vraiment moins, juste pour une question de parfum. Produit familial par excellence, à tout petit prix.

 

Le soin toilette intime extra-doux de Rogé Cavaillès, gros flacon de 500 ml (souvent en promo en lot de 2, en parapharmacie), que je transvase en 2 ou 3 fois dans un flacon pompe plus petit, basique vu et revu, j'utilise toujours le même. Et je le rachète systématiquement.

 

 

 

Un déo, déjà aperçu ici, et qui m'avait surprise par son efficacité alors qu'il est sans sels d'aluminium. Je profite donc des visites en parapharmacie et des prix promo lot de 2 : le déodorant physiologique 24h de La Roche-Posay, pour peaux sensibles, également sans alcool et sans paraben. Tout bon quoi. Et son parfum neutre, quasi absent, le rend utilisable par toute la famille. Enrichi en Perlite et Pidolate de zinc, je ne sais pas ce que c'est, mais ça marche. Donc oui je rachèterai !

 

 

Passons au démaquillant pour les yeux de Sephora, la « super gelée démaquillante yeux waterproof, démaquillage + soin = malin ! » . Déjà utilisé aussi, j'aime le côté pratique du flacon pompe, la texture gelée, l'efficacité et la fraicheur, le sans parfum sans paraben sans traces de gras et sans faire picoter les yeux. Pas mal ! Je rachèterai, même si en pratique je vais moins souvent chez Sephora qu'au supermarché.

 

 

Les soins à présent :

 

le soin lifting buste expert fermeté de chez Yves Rocher : déjà utilisé aussi, je l'achète uniquement lors des offres à moins 50 %, ce qui le met autour de 14 euros (sinon je le trouve vraiment trop cher), pas sûre qu'il soit si différent d'un bon soin hydratant. Mais il est pratique à utiliser. Pourquoi pas....

 

 

Le sérum fermeté intensif de Dove, flacon pompe de 150 ml. Prix : autour de 12 euros en grandes surfaces, acheté à 4 euros chez Stockomani. (donc pas de regrets à ce prix-là, c'est souvent comme cela que j'achète ce type de produits). Un gel qui pénètre rapidement, et qui ne dessèche pas (trop) la peau, ce que je craignais vraiment avec ce genre de texture. Présence légère de menthol mais qui ne fait pas d'effet glaçon sur la peau. Un léger côté tenseur. On voit par transparence la quantité de produit restante. Je rachèterai peut-être si des petits prix se présentent....

 

La crème riche nourrissante pour le corps de la gamme « amande persane » de Roger et Gallet. Gros pot de 200 ml, 22 euros environ. J'avoue j'ai craqué pour l'odeur d'amande amère assez prononcée, et parce qu'il était à moins 50% pendant les soldes aux Galeries Lafayette ! Très peu de produit suffit, la crème hydrate bien (texture riche, plutôt pour l'hiver), le parfum se fait vite oublier mais imprègne quand même les vêtements, un produit plutôt plaisir (parce que côté soin on trouve mieux et moins cher !). Pendant les soldes pourquoi pas, sinon trop cher !

 

Et pour finir, 2 pochettes de papiers matifiants, ceux de Parashop qui pour moi sont vraiment parmi les meilleurs (5 euros la pochette de 50 feuilles), bon format, pas d'effet poudré résiduel sur les doigts ou le visage, efficaces, vraiment top, dommage qu'on ne les trouve pas en ligne (la ville est à 35 km....)

 

 

Et j'ai découvert que des papiers matifiants existaient aussi dans la marque à petits prix Essence (surtout vendue en Allemagne, mais qu'on trouve en France dans les Auchan) : 2,50 € la pochette de 50 feuilles, maisils sont quand même vraiment moins bien que ceux de Parashop : plus petits, pochette distributrice catastrophique (il faut dire qu'elle avait déjà été rescotchée dans le magasin et a eu tendance à se défaire dès l'ouverture), mais impossible de sortir les feuilles une par une comme c'est le principe de ce type de boite habituellement. Je réessaierai peut-être si je tombe sur une boite correcte, sinon, trop galère.

 

Voilà, c'est fini pour ce mois-ci :-)

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Publié par Laure - dans Rien à voir
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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 20:04
9 ans, c'est l'âge de pierre sur le net non ?

Si over-blog ne m'avait pas envoyé ce mail, je n'y aurais même pas pensé.

Que dire... quand j'ai commencé,

Mosquito avait un chapeau pointu sur la tête, et aujourd'hui Mosquito est plutôt du genre bombe.

Si un jour je réussis à finir un roman, je reviens, promis :-)

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Publié par Laure - dans Blabla
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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 14:01

Scénario : Caroline Hüe et Yves Villette

Dessins : Caroline Hüe

 

Accrochez-vous, ça déménage, et c'est pour rire tout du long !

Le malfrat Thamer Ziva (oui, fallait oser) participe à une émission de télé-réalité, mix de Top Chef et de la Nouvelle Star. D'ailleurs toute ressemblance avec des têtes connues ne saurait être fortuite, etc. Mais Thamer est emprisonné pour s'en être pris au célèbre juré André Cenfrapet.

Il ne tarde pas à s'évader et envoie son complice en quête de la peau du célèbre Yéti.

Par ailleurs la jeune et délurée Frangipane part avec son oncle camper en montagne, à la recherche de ce même Yéti. Commence alors une série d'aventures rocambolesques et de rebondissements pleins d'entrain, c'est joyeux, déjanté, dynamique, drôle. Un chasseur pas doué, un Yéti poltron au cœur tendre qui dort avec son doudou, un bouquetin qui joue de la guitare, heureusement que Frangipane est là pour sauver la mise, sinon on serait encore emberlificoté dans la tente 2 secondes du malheureux tonton. Clins d’œil, on savoure et on se marre.

 

Nathan, février 2015, 62 pages, prix : 9,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Caroline Hüe et éd. Nathan

 

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