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  • : Les jardins d'Hélène
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  • : 42 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 20 ans, 18 ans et 13 ans 1/2. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, quatorze ans plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

Bienvenue à vous,

 

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Et la vie dans tout ça

Je n'arrive plus à trouver de temps pour le blog, alors je poursuis ... à mon rythme !

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Brèves...

3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 14:21

Marc n’en finit plus d’errer sur internet. Il cherche en vain une trace de sa princesse, et de ce lieu de plaisirs abandonné sur une île grecque. Il s’en est volontairement échappé, mais ne se remet pas du souvenir des plaisirs vécus…

 

Séduit par une de ses lectrices dans un salon du livre à Berlin, il a une brève liaison avec elle, avant que celle-ci ne le conduise auprès d’une mystérieuse princesse qui a fait de sa Villa secrète un lupanar où les plaisirs des femmes sont maîtres et où les hommes recrutés tout exprès sont leurs esclaves. Un voyage envoutant au cœur d’une littérature érotique d’un grand classicisme, digne des plus grands, majestueusement écrite.

 

Un superbe roman sur le désir, le plaisir, et la toute puissance des femmes ;-)

 

A lire sans hésiter si vous aimez la littérature érotique classique, on est loin, très loin, des bluettes mummy porn en vogue façon oui-oui au pays des jouets fifty shadiens. Je ne connaissais pas Bertrand Leclair qui a pourtant plus d’une corde à son arc en littérature, celle-ci est talentueuse, tout simplement.

 

 

Extraits :

« Comment expliquerais-je mon silence, quand cette mélancolie n’est que la trace apparente du mauvais sortilège qui me tient dans sa main ? J’ai connu l’enchantement, et je l’ai volontairement dédaigné. Seul coupable, je n’en finis plus de faire le deuil de l’amour, condamné à errer dans la lumière spectrale de l’internet, la nuit, zombie parmi les zombies. »

 

«  - Et si nous en revenions à la Villa du Jouir ? Elle est un délicieux hors du monde, au contraire, un endroit à l’écart, privilégié. Ce n’est rien d’autre qu’un lieu où persister à cultiver les plaisirs, malgré tout, malgré le monde tel qu’il tourne si mal, et c’est d’abord pour préserver cette possibilité qu’il doit rester un lieu absolument secret. »

 

Sur le site de l’éditeur : ici

 

 

Serge Safran éd, janvier 2015, 262 pages, prix : 17 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Serge Safran éd.

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 20:04
9 ans, c'est l'âge de pierre sur le net non ?

Si over-blog ne m'avait pas envoyé ce mail, je n'y aurais même pas pensé.

Que dire... quand j'ai commencé,

Mosquito avait un chapeau pointu sur la tête, et aujourd'hui Mosquito est plutôt du genre bombe.

Si un jour je réussis à finir un roman, je reviens, promis :-)

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Publié par Laure - dans Blabla
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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 14:01

Scénario : Caroline Hüe et Yves Villette

Dessins : Caroline Hüe

 

Accrochez-vous, ça déménage, et c'est pour rire tout du long !

Le malfrat Thamer Ziva (oui, fallait oser) participe à une émission de télé-réalité, mix de Top Chef et de la Nouvelle Star. D'ailleurs toute ressemblance avec des têtes connues ne saurait être fortuite, etc. Mais Thamer est emprisonné pour s'en être pris au célèbre juré André Cenfrapet.

Il ne tarde pas à s'évader et envoie son complice en quête de la peau du célèbre Yéti.

Par ailleurs la jeune et délurée Frangipane part avec son oncle camper en montagne, à la recherche de ce même Yéti. Commence alors une série d'aventures rocambolesques et de rebondissements pleins d'entrain, c'est joyeux, déjanté, dynamique, drôle. Un chasseur pas doué, un Yéti poltron au cœur tendre qui dort avec son doudou, un bouquetin qui joue de la guitare, heureusement que Frangipane est là pour sauver la mise, sinon on serait encore emberlificoté dans la tente 2 secondes du malheureux tonton. Clins d’œil, on savoure et on se marre.

 

Nathan, février 2015, 62 pages, prix : 9,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Caroline Hüe et éd. Nathan

 

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 16:40

Mounj est l’homme-qui-dessine. Il appartient à la tribu des hommes-droits (les hommes de Néandertal). Il parcourt le monde pour le dessiner et ainsi le raconter aux siens : cela leur permet de savoir où sont les montagnes, où vivent les humains… Cette mission se transmet de père en fils, aussi Mounj doit-il trouver rapidement une femme pour avoir une descendance. Mais sa tribu se décime et il n’y a presque plus de femmes.

Lorsqu’il trouve sur sa route un corps transpercé d’une sagaie, il est accusé par la tribu des hommes-qui-savent (les homo sapiens) d’être le meurtrier. Il est fait prisonnier. Il a alors sept nuits, jusqu’à la prochaine lune, pour prouver qu’il est innocent. Il va tout tenter pour y parvenir…

 

L’idée d’un polar à l’époque préhistorique est originale. La plongée romanesque à l’ère des homo sapiens est intéressante. J’ai trouvé hélas le début du roman un peu trop descriptif, un peu long à démarrer vraiment. Et quand enfin Mounj découvre le vrai meurtrier, il y a une sacrée surprise qui redynamise le récit, même si dès lors le lecteur devine assez bien le schéma qui va se dérouler. Avec quelques révélations de dernière minute, évidemment.

 

Intéressant, même s’il manque un peu de pêche au départ, pour les ados à partir de 12 ans. Sélectionné par le département de la Sarthe et la ville du Mans pour le prix des lecteurs 2015 des 13-16 ans.

 

 

Syros, avril 2014, 211 pages, prix : 14,50 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Syros

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Publié par Laure - dans Livr'ados
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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 20:29

sur un scénario de Jim, illustrations de Mig, et couleurs de Delphine

 

Voici une BD qui fait l'éloge du bookcrossing, et qui en passant fait vibrer les petits cœurs romantiques des jeunes femmes.

 

Un petit livre est abandonné sur un banc, dans un jardin public. Une jeune femme s'y assied, et donne le sein à son bébé. Elle repart sans prendre le livre. Là déjà, je me marre : la jeune femme est une sylphide aux jambes fines et élancées, elle porte une petite robe d'été très courte et très sexy, et n'hésite pas à offrir à la vue du passant ses seins forcément opulents pour nourrir son enfant. Mais bien sûr. La taille mannequin et la sexytude en sortant de la maternité, dans vos rêves, les mecs.

Bref, de toute façon, elle ne s'intéresse pas au livre, mais le ton est donné pour ce qui est de la plastique des personnages féminins.

 

La deuxième jeune femme qui s'installe est plus curieuse, et saisit l'invitation intérieure en emportant le livre. Un titre inconnu « à l'ombre des grands saules pleureurs », (faut-il y voir un lien à Proust, à l'ombre des jeunes filles en fleurs?), qu'elle s'empresse de lire le soir chez elle, pendant que son mec décortique la notice de son téléphone aux trente six mille options.

Elle découvre alors des mots entourés, et se plaît à y lire un message caché. L'intrigue est sur les rails, elle va chercher à découvrir l'inconnu qui a déposé ce livre, et tenter d'engager avec lui une correspondance par le biais dudit roman. Elle n'échappe pas à quelques péripéties, quiproquos, mais aussi de nouvelles émotions qui la font vibrer, ce que ne réussit plus à faire son homme, visiblement.

 

Hélas, nous n'aurons pas le fin de mot de l'histoire, car il faut pour cela attendre le tome 2 (qui pour le moment n'a pas l'air annoncé, grr... je pensais que c'était un one shot)

 

Les amoureux des livres seront bien sûr sensibles aux qualités qui leur sont ici reconnues, et l'idée du bookcrossing est très joliment défendue, dans l'idée du plaisir qui se partage et qu'on n'enferme pas sur une étagère de bibliothèque.

 

Bamboo éditions, coll. Grand Angle, avril 2014, 53 pages, prix : 13,90 €

Etoiles : 4/5

Crédit photo couverture : Mig et éd. Bamboo/Grand Angle

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Publié par Laure - dans Boite à BD
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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 17:38

En janvier j'ai lu et vu :

(l'image est cliquable et renvoie vers mon billet quand il y en a un)

 

un hiver à paris

 

 

Flora

 

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Publié par Laure - dans Blabla
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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 16:51
Je rachète ou pas ? (les cosmétiques du mois # janvier 2015)

Le retour de la rubrique qui statistiquement a plus de succès que les livres ! Même si je suis toujours en retard pour la faire, même si je me demande si je ne devrais pas passer aux vidéos pour aller plus vite, je suis encore fidèle au clavier pour les produits terminés de janvier qui sont au nombre de 9 cette fois-ci :

 

3 gels douche, assez divers pour une fois :

 

 

  • le classique Petit Marseillais au lait d'amande douce (douche crème). J'adore le parfum d'amande, au point d'acheter à peu près tous les gels douche qui en ont le nom, même si au fond ce que j'aime, c'est le parfum de l'amande amère (celui de la colle Cléopâtre de mon enfance) et que le plus souvent, c'est le parfum de la fleur d'amandier que l'on retrouve. Bref celui-ci je l'aime dans le genre neutre pour tous les jours, je le rachète régulièrement en lot de 2 quand des promos se présentent. Un de mes classiques, quoi.

 

  • La crème lavante surgras à l'eau thermale de Jonzac, des laboratoires Lea nature. Produit bio pour peaux sensibles et déshydratées, il peut s'utiliser aussi sur le visage. Acheté à prix mini en soldes sur le site de la marque, j'ai été assez déçue. S'il lave sans assécher, j'ai détesté le parfum, avec la mauvaise impression qu'il avait un peu tourné (ou alors vraiment pas à mon goût). Pour cette raison-là je ne rachèterai pas.

 

  • Le gel douche exfoliant à l'extrait d'Olive de la marque Cien (marque distributeur de chez Lidl), produit en promo à 1,49 €, qui n'est pas continu dans la gamme. Enfin je n'en sais rien, c'était une promo. Je me suis dit que pour le prix je ne risquais pas grand-chose. Je craignais un parfum d'huile d'olive trop prononcé (l'huile d'olive, moi je la mets dans la cuisine) mais non, ça ne sentait pas l'olive plus que cela. Un deux en un exfoliant, avec des grains très fins façon gommage au sel, recommandé pour un usage quotidien. Je ne l'ai pas forcément utilisé tous les jours, mais oui, il était pas mal. A racheter pourquoi pas...

 

 

Puisqu'on parle gommage :

 

  • le soin gommant corps hydratant pour peaux très sèches, du Petit Marseillais, au Karité, sucre roux et huile d'argan. Un gommage à gros grain cette fois, assez efficace. Un classique des familles que je rachèterai probablement.

 

 

 

Toujours dans les nettoyants, le classique gel visage fraîcheur de chez Yves Rocher, dans la gamme Hydra-Végétal, déjà maintes fois aperçu ici, et ça ne va pas s'arrêter puisque je l'aime bien et qu'il y a toujours moyen de le trouver en lot de 2 pour le prix d'un ou à – 50 %, ce qui revient au même et le met du coup à prix correct. (Sinon plein tarif, 8,50 €, je le trouve vraiment trop cher)

 

 

 

 

Continuons avec un soin visage, le sérum anti-âge « concentré de 5 roses » de So'Bio étic, acheté en soldes à 2 euros au lieu de 12,50 €, ça valait le coup. C'est un tout petit flacon pompe de 15 ml, à la texture très fluide, et au parfum de rose très prononcé, mais qui au final s'estompe assez vite. (moi qui n'ai pas l'habitude des soins trop parfumés, j'avais un peu de mal au départ). C'est un produit bio donc, destiné aux peaux normales à sèches. J'ai trouvé pourtant que ce sérum me laissait un effet vraiment desséchant sur la peau, enfin ça tiraillait et je devais le faire suivre d'une crème, alors que les sérums d'ordinaire je les utilise seuls en lieu et place d'une crème de jour ou de nuit, même si ce n'est pas ce qui est préconisé, d'habitude, ça me convient très bien.

Pas vu d'effet anti-âge non plus, bref, pas vraiment convaincue. Je n'ai pas retrouvé ce produit sur le site de So'Bio etic, je pense qu'il n'existe plus.

 

 

Une crème pour les pieds pour quand j'y pense et que je suis pas fainéante : je suis plutôt maniaque avec les crèmes pieds et mains, il ne faut pas qu'elles laissent de film gras. Autrement dit c'est pas gagné. Bon pour les pieds on peut se débrouiller en mettant des chaussettes, n'empêche.... celle-ci était très bien, mais je crois malheureusement qu'elle n'est plus commercialisée. A une époque je ne la trouvais que dans un supermarché Intermarché (il n'y en a pas près de chez moi) et j'en avais acheté quelques tubes.

Au cas où, c'était la crème réparatrice pieds de la marque Efidium, pour peaux très sèches et abîmées, le tube de 50 ml devait coûter dans les 3 euros et qqs. J'adorerais la racheter mais je doute que ce soit possible.

 

 

Les classiques papiers matifiants pour faire des retouches maquillage ou absorber le sébum en cours de journée : j'en utilise tous les jours et ceux-ci ont le mérite d'être parmi les moins chers :

Papiers matifiants poudrés de Séphora, 5,95 € la pochette de 50 feuilles. Ce ne sont pas mes préférés (trop poudrés ?, pas si grands, mais avec une offre à moins 20% par exemple, on ne trouve pas moins cher)

 

 

Et pour finir, un petit produit révolutionnaire, pas si nouveau et il en existe dans toutes les marques maintenant, mais ça simplifie drôlement la vie :

L'huile séchage express de Séphora, petit flacon de 7 ml pour sécher en 1 minute le vernis à ongles et faire briller (dit l'étiquette). Enfin pour le côté séchage je la trouve plutôt efficace, je la trouve un peu chère (8,50 € le petit flacon qui ne dure pas très longtemps). J'ai acheté un flacon moins cher d'une autre marque, mais en fonction du résultat je rachèterai peut-être celle-ci aussi !

 

 

C'est fini pour ce mois-ci:-)

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Publié par Laure - dans Rien à voir
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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 14:45

On connaissait chien bleu de Nadja, voici le chat rouge de Grégoire Solotareff (qui est le frère de Nadja), dans le même esprit graphique, que l’on connait bien pour ses Loulou.

 

Valentin est un chat comme les autres, à la différence qu’il est rouge, ce qui lui vaut rejet et moqueries autour de lui. Il vit donc seul dans la forêt, où il rencontre un jour Blanche-Neige, une belle petite chatte blanche comme la neige, qu’il sauve des griffes du loup. Ils se réfugient dans la maison d’une sorcière, qui veut les prendre à son service. Mais entre le loup qui revient et la sorcière bien exigeante, nos deux chats vont n’en faire qu’à leur tête… comme tous les chats n’est-ce pas !

 

Un très bel album aux somptueuses planches colorées, on reconnaît bien le trait de Solotareff, les doubles pages sont de toute beauté, un régal pour les yeux. L’histoire est simple pour plaire aux enfants dès 4/5 ans, elle aborde le thème de la différence, joue à faire peur avec le loup et la sorcière - qui a littéralement une langue de vipère-  mais montre aussi que l’on peut toujours trouver un ami sur son chemin, et que l’on porte en soi la force et le courage de ses propres choix.

Un très bel album qui mérite d’entrer au rang des classiques.

 

L’école des Loisirs, novembre 2014, 32 pages, 33 cm, prix : 12,70 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Grégoire Solotareff et l’école des loisirs.

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 10:00

Illustré par Neil Packer, traduit de l'anglais par Rose-Marie Vassallo

 

Curieux ouvrage publié par un éditeur jeunesse (Nathan) mais qui s'adresse à vrai dire à tous, à partir de 11/12 ans. Je m'appelle Livre est une histoire du livre (et de l'écriture) de la naissance des tablettes sumériennes en argile à l'ebook d'aujourd'hui, racontée sous une forme romanesque, à la première personne, par un personnage nommé « Livre » (cf. titre)

 

Le récit s'intercale d'illustrations (en noir) de Neil Packer que personnellement je n'ai pas appréciées plus que cela, et de poèmes et citations variées ayant trait bien sûr au livre.

 

Je reste mitigée sur cet ouvrage, je ne suis pas convaincue par la forme choisie, malgré l'humour, je trouve les tournures de phrases parfois un peu bizarres, du fait de ce choix de narration. Un documentaire illustré de photographies aurait été plus efficace, mais aurait perdu par là-même son originalité.

 

Je me demande si ce livre trouvera son public (et lequel?), autrement qu'auprès des amoureux de la lecture. L'objet est soigné, couverture en carton rigide, jaquette en relief, sobre, il est en cela un bel hommage.

 

L'histoire du livre à travers les siècles étant pour partie un élément indissociable de mon job, je n'y ai pour ma part rien appris, gageons donc que l'intérêt sera bien présent pour les jeunes et les novices qui souhaiteraient en savoir un peu plus. Le livre numérique n'est pas descendu en flammes mais poliment vu comme un cohabitant, ami du narrateur.

 

Quelques extraits :

 

p. 42 « Les Grecs nommèrent le papyrus byblos, du nom du port de Byblos par lequel ils importaient cette plante en provenance d’Égypte. Écrit plus tard avec un i, ce mot est à l'origine de quantité d'autres mots me concernant, moi, Livre. Mon préféré est peut-être « bibliophile », amateur de beaux-livres. »

 

p. 113 : « Lorsque j'entends des politiciens parler de fermer une bibliothèque publique par mesure d'économie, je leur flanquerais bien un coup sur la tête. Et je peux faire mal, avec ma reliure. »

 

 

Nathan, janvier 2015, 140 pages, prix : 13,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Neil Packer et éd. Nathan

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 12:38

Autant vous le dire tout de suite, l'objectif visé par le titre ne sera pas atteint, bien au contraire, il est totalement contre-productif !

 

En 26 courts chapitres et beaucoup d'humour et d'exemples, l'auteur démontre en quoi lire est inutile, dangereux, et pourquoi cela rend laid, pédant, snob, fou et j'en passe.

 

Beaucoup de références à Charles Dantzig (pourquoi lire ? (Grasset, 2010), et dictionnaire égoïste

de la littérature française (Grasset, 2005)) ainsi qu'à Proust....

Lire détruit la vue et rend insomniaque, on s'en doute, mais rend chauve aussi (si si!), et surtout, fainéant :

p. 22 : « à y regarder de près, la vie d'un grand lecteur n'est pas si différente de celle d'un malade en phase terminale : se lever, s'allonger (pour lire), déjeuner, s'étendre (pour lire), dîner, lire, se coucher. Les lecteurs sont des incurables. »

Mais lire tue, aussi :

p. 53 « Lire, c'est s'enfermer dans un monde imaginaire ; un monde qui n'est pas gouverné par la Providence, si imprévisible, mais par la main de l'écrivain. Un monde qui n'est pas la vraie vie, mais qui s'en donne l'apparence, tout en étant sa négation. À force de lire des romans à l'eau de rose, Mme Bovary croit que le grand amour existe. Elle cherche à vivre sa vie comme un livre. Elle en détruit son mariage, avant de détruire sa vie, en s'empoisonnant. »

 

Vite, fuyez, tant qu'il est encore temps.

Lire c'est ennuyeux, les livres c'est nul, les lieux où l'on lit, les livres qui sont faits pour ne pas être lus … bref, que du bonheur pour le lecteur déjà sérieusement atteint. Car bien évidemment, à contre-courant, c'est bien un éloge de la lecture que nous offre Pierre Ménard. S'il est parfois un peu bavard ou ennuyeux, on le pardonne aisément, tant son pamphlet pour nous faire arrêter de lire n'est absolument pas …. convaincant !

 

À offrir à tous ceux dont vous voulez encourager le vice !

 

 

 

Cherche midi, mars 2014, 126 pages, prix : 12 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Miguel Navarro / Getty Images / et éd. Du Cherche-midi

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Publié par Laure - dans Essais - documents
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