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  • : Les jardins d'Hélène
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  • : 42 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 20 ans, 18 ans et 13 ans 1/2. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, quatorze ans plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

Bienvenue à vous,

 

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Et la vie dans tout ça

Je n'arrive plus à trouver de temps pour le blog, alors je poursuis ... à mon rythme !

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Brèves...

17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 14:45

On connaissait chien bleu de Nadja, voici le chat rouge de Grégoire Solotareff (qui est le frère de Nadja), dans le même esprit graphique, que l’on connait bien pour ses Loulou.

 

Valentin est un chat comme les autres, à la différence qu’il est rouge, ce qui lui vaut rejet et moqueries autour de lui. Il vit donc seul dans la forêt, où il rencontre un jour Blanche-Neige, une belle petite chatte blanche comme la neige, qu’il sauve des griffes du loup. Ils se réfugient dans la maison d’une sorcière, qui veut les prendre à son service. Mais entre le loup qui revient et la sorcière bien exigeante, nos deux chats vont n’en faire qu’à leur tête… comme tous les chats n’est-ce pas !

 

Un très bel album aux somptueuses planches colorées, on reconnaît bien le trait de Solotareff, les doubles pages sont de toute beauté, un régal pour les yeux. L’histoire est simple pour plaire aux enfants dès 4/5 ans, elle aborde le thème de la différence, joue à faire peur avec le loup et la sorcière - qui a littéralement une langue de vipère-  mais montre aussi que l’on peut toujours trouver un ami sur son chemin, et que l’on porte en soi la force et le courage de ses propres choix.

Un très bel album qui mérite d’entrer au rang des classiques.

 

L’école des Loisirs, novembre 2014, 32 pages, 33 cm, prix : 12,70 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Grégoire Solotareff et l’école des loisirs.

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 10:00

Illustré par Neil Packer, traduit de l'anglais par Rose-Marie Vassallo

 

Curieux ouvrage publié par un éditeur jeunesse (Nathan) mais qui s'adresse à vrai dire à tous, à partir de 11/12 ans. Je m'appelle Livre est une histoire du livre (et de l'écriture) de la naissance des tablettes sumériennes en argile à l'ebook d'aujourd'hui, racontée sous une forme romanesque, à la première personne, par un personnage nommé « Livre » (cf. titre)

 

Le récit s'intercale d'illustrations (en noir) de Neil Packer que personnellement je n'ai pas appréciées plus que cela, et de poèmes et citations variées ayant trait bien sûr au livre.

 

Je reste mitigée sur cet ouvrage, je ne suis pas convaincue par la forme choisie, malgré l'humour, je trouve les tournures de phrases parfois un peu bizarres, du fait de ce choix de narration. Un documentaire illustré de photographies aurait été plus efficace, mais aurait perdu par là-même son originalité.

 

Je me demande si ce livre trouvera son public (et lequel?), autrement qu'auprès des amoureux de la lecture. L'objet est soigné, couverture en carton rigide, jaquette en relief, sobre, il est en cela un bel hommage.

 

L'histoire du livre à travers les siècles étant pour partie un élément indissociable de mon job, je n'y ai pour ma part rien appris, gageons donc que l'intérêt sera bien présent pour les jeunes et les novices qui souhaiteraient en savoir un peu plus. Le livre numérique n'est pas descendu en flammes mais poliment vu comme un cohabitant, ami du narrateur.

 

Quelques extraits :

 

p. 42 « Les Grecs nommèrent le papyrus byblos, du nom du port de Byblos par lequel ils importaient cette plante en provenance d’Égypte. Écrit plus tard avec un i, ce mot est à l'origine de quantité d'autres mots me concernant, moi, Livre. Mon préféré est peut-être « bibliophile », amateur de beaux-livres. »

 

p. 113 : « Lorsque j'entends des politiciens parler de fermer une bibliothèque publique par mesure d'économie, je leur flanquerais bien un coup sur la tête. Et je peux faire mal, avec ma reliure. »

 

 

Nathan, janvier 2015, 140 pages, prix : 13,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Neil Packer et éd. Nathan

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 12:38

Autant vous le dire tout de suite, l'objectif visé par le titre ne sera pas atteint, bien au contraire, il est totalement contre-productif !

 

En 26 courts chapitres et beaucoup d'humour et d'exemples, l'auteur démontre en quoi lire est inutile, dangereux, et pourquoi cela rend laid, pédant, snob, fou et j'en passe.

 

Beaucoup de références à Charles Dantzig (pourquoi lire ? (Grasset, 2010), et dictionnaire égoïste

de la littérature française (Grasset, 2005)) ainsi qu'à Proust....

Lire détruit la vue et rend insomniaque, on s'en doute, mais rend chauve aussi (si si!), et surtout, fainéant :

p. 22 : « à y regarder de près, la vie d'un grand lecteur n'est pas si différente de celle d'un malade en phase terminale : se lever, s'allonger (pour lire), déjeuner, s'étendre (pour lire), dîner, lire, se coucher. Les lecteurs sont des incurables. »

Mais lire tue, aussi :

p. 53 « Lire, c'est s'enfermer dans un monde imaginaire ; un monde qui n'est pas gouverné par la Providence, si imprévisible, mais par la main de l'écrivain. Un monde qui n'est pas la vraie vie, mais qui s'en donne l'apparence, tout en étant sa négation. À force de lire des romans à l'eau de rose, Mme Bovary croit que le grand amour existe. Elle cherche à vivre sa vie comme un livre. Elle en détruit son mariage, avant de détruire sa vie, en s'empoisonnant. »

 

Vite, fuyez, tant qu'il est encore temps.

Lire c'est ennuyeux, les livres c'est nul, les lieux où l'on lit, les livres qui sont faits pour ne pas être lus … bref, que du bonheur pour le lecteur déjà sérieusement atteint. Car bien évidemment, à contre-courant, c'est bien un éloge de la lecture que nous offre Pierre Ménard. S'il est parfois un peu bavard ou ennuyeux, on le pardonne aisément, tant son pamphlet pour nous faire arrêter de lire n'est absolument pas …. convaincant !

 

À offrir à tous ceux dont vous voulez encourager le vice !

 

 

 

Cherche midi, mars 2014, 126 pages, prix : 12 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Miguel Navarro / Getty Images / et éd. Du Cherche-midi

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Publié par Laure - dans Essais - documents
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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 16:24

Dans un pays indéfini, une guerre civile. Une milice traque et assassine toutes les personnes dont les noms sont sur sa liste. « On leur dit de ne pas regarder le visage des victimes et d'obéir sans état d’âme aux ordres de tir de leur chef »

 

Odell et Hamjha sont frère et sœur, adolescents, et leur seul moyen d'échapper à la tuerie générale est de feindre la mort en s'allongeant sur les corps sans vie de leurs parents, dans le hall d'entrée de leur maison. Mais combien de temps pourront-ils tenir ainsi, dans cette horreur pure ?

Survivront-ils ? Peuvent-ils faire confiance à leurs voisins ?

 

Le récit est aussi bref que la narration est épurée et glaçante. Une histoire courte sur la peur, le courage, le renoncement, l'espoir, la dénonciation, la terreur qu'engendre la guerre. Un texte qui saisit le lecteur qui ne peut le lâcher avant de connaître le dénouement, aussi éprouvant soit-il.

 

Les yeux secs est le premier roman d'Arnaud Cathrine, qui avait 25 ans au moment de sa publication.

 

 

J'ai Lu – coll. Nouvelle Génération, n°5155, février 1999, 122 pages, prix : 3,70 €

Première publication chez Verticales en 1998.

Etoiles :

Crédit photo couverture © Pierre Mornet et éd. J'ai Lu

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 12:18

Traduit de l'anglais par Valérie Dayre

 

Je n’ai pas lu Nos étoiles contraires (ni vu le film), aussi je n’y ferai pas allusion. Pour autant, il y avait déjà l’excellent Dieu me déteste de Hollis Seamon, et là forcément, la comparaison va être rude. Car à la vie à la mort n’en est qu’une vague pâle copie, quelques variantes, mais il va falloir s’y faire, après la chick-lit (Bridget Jones et ses amies), la bit-lit (twilight et consorts), on a désormais la sick-lit.
Prenez des ados cancéreux en phase terminale (oui la vie est mal faite), mettez les ensemble et vogue le premier « je t’aime moi non plus ».

Ici, Megan a une tumeur au cerveau. Ce qui l’horripile, ce n’est pas tout d’abord l’injustice et la peur de sa maladie, mais le fait d’être hospitalisée dans un service d’oncologie pédiatrique où les autres malades ont rarement plus de 8 ans. Exception à la règle, le jeune Jackson, 16-17 ans à la louche, et pas la langue dans sa poche. Il va mettre un peu de vie dans le service, embarquer Megan dans quelques sorties non autorisées (tout pareil que Dieu me déteste) (mais jamais bien loin) et la vie étant une sale garce, ça ne finira pas forcément bien. Donc, du déjà lu, la saveur et le piquant en moins.


Une fin un peu mièvre, il me tardait d’en finir.


Et si vraiment le sujet mérite le détour, il y a l’excellente série BD « Boule à zéro ». Préférez toujours l’original à la copie.

 

Albin Michel, coll.Wiz, janvier 2015, 259 pages, prix : 13.90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Albin Michel

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Publié par Laure - dans Livr'ados
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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 19:00

 

(oups, je précise s'il était besoin, que j'ai pris cette photo avant de lire le roman, et qu'il y avait encore sur la table du réveillon quelques cadeaux égarés, l'étudiante en médecine de la maison a laissé un squelette qui a bien animé nos soirées, il ne s'agit en aucun cas d'une mise en scène macabre du roman, je réalise après coup que cela pourrait être interprété comme étant de très mauvais goût. J'aurais mieux fait de continuer à piquer mes photos de couv sur a***)

 

 

Un hiver à Paris est le premier roman que je lis en ce début d'année 2015. Pas le premier que j'ai commencé, mais le premier que j'ai achevé.

Je suis une fidèle des romans de Jean-Philippe Blondel, la faute au web 2.0 sans doute, depuis le début des années 2000 où la muraille entre auteurs et lecteurs s'est amenuisée et a facilité les échanges.

 

J'aime sa façon de décrire les sentiments intérieurs avec l'air de ne pas y toucher, et sa capacité à toucher à l'universalité à partir d'une intimité individuelle.

 

Victor est un étudiant en classe préparatoire littéraire à Paris. Après une première année chaotique et solitaire (provincial et d'une famille modeste, il n'a pas les codes sociaux et culturels de ces grands établissements élitistes et renommés), il commence sa khâgne, sans pour autant avoir l'ambition du St Graal qu'est la réussite au concours d'entrée à l'ENS.

Il commence enfin à échanger quelques mots et quelques cigarettes avec un camarade, Mathieu Lestaing, qui quelques jours plus tard, se suicide dans l'établissement. Dès lors tout va changer pour Victor : il devient « l'ami » du défunt et la curiosité et l'intérêt se tournent désormais vers lui. Il est invité à des soirées, et surtout, il répond à la demande du père de Mathieu, Patrick Lestaing, qui cherche à revivre par procuration les derniers moments de son fils, qui cherche dans un autre fils l'absence insupportable du sien. Étonnante relation qui va en déranger plus d'un, alors que tous deux semblent avoir besoin l'un de l'autre...

 

Malheureusement et en dépit d'un thème qui aurait pu me toucher, je n'ai pas réussi à avoir de l'empathie pour les personnages. Une lecture qui a glissé sur moi sans m'atteindre, sauf dans sa toute fin, bien sûr j'y ai relevé quelques beaux passages, mais c'est comme si le sort de Victor ne m'avait jamais vraiment concernée, alors que dans Et rester vivant par exemple, j'avais pleuré comme une madeleine tout du long alors que rien non plus ne ressemblait à ma propre vie ...

 

Néanmoins ce livre m'a touchée bien plus que je ne veux le croire, pas là où je l'attendais, mais dans sa fin qui remet en perspective l'ensemble du texte, Blondel n'est pas juste un raconteur d'histoire, au-delà, ce sont les 30 ans qui se sont écoulés entre cette année 1984 et cet aboutissement dans l'écriture romanesque aujourd'hui réalisée, de cette voie ouverte et saisie il y a 30 ans (ah la dissertation de concours!) à cette vérité : « C'est le propre du roman d'amener le lecteur à renoncer au sommeil » (p. 261). C'est le désir secret de tout lecteur, je crois.

 

Je garde la fin, précieuse, comme des pages à relire, même si ce titre-là n'est pas celui qui m'a fait passer une nuit blanche. Mais je perçois le tournant qu'il a été dans le destin de « Victor ».

 

 

Buchet-Chastel, janvier 2015, 267 pages, prix : 15 €

 

Crédit photo couverture © Michael Cogliantry / photonica Getty Images / et éd. Buchet-Chastel

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 17:15

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marie Chabin

 

C'est une de mes dernières lectures de l'année 2014, et j'en suis sortie déçue. J'avais découvert le label « La belle colère » avec Dieu me déteste et La Ballade d'Hester Day, malheureusement, je vais decrescendo dans mon appréciation de ces romans.

 

Dans celui-ci, Melinda Sodino, 14 ans, entre au lycée, mais elle n'est plus la même qu'avant les vacances d'été. Quelque chose de grave s'est produit, on ne sait pas quoi, mais une chose qui la rend impopulaire auprès de ses camarades qui l'évitent, et qui la rendent elle, mutique et dépressive, avec des résultats scolaires qui fondent comme neige au soleil, et un enfermement sur soi de plus en plus marqué.

 

Le début du roman est plutôt prenant, le lecteur souhaite percer le mystère et écouter ce que cette jeune fille a à dire. Des pistes un peu trop largement tracées (seul le professeur de dessin trouve grâce à ses yeux, et l'on se doute bien que c'est par lui que viendra la rédemption), mais vers le milieu, ça patine, ça tourne en rond, ça n'avance plus, on se lasse. On a deviné ce que le « ça » voulait dire (d'autant qu'il est explicité dans la plupart des critiques en ligne, plus vraiment d'intérêt, sinon à découvrir le cheminement de l'adolescente), mais Dieu que c'est long...

 

Soit l'ouvrage est autobiographique et même des années après se veut thérapeutique (bon, pourquoi pas) soit il est simplement bien longuet avant de pouvoir appeler un chat un chat et c'est dommage. Étonnantes (absences de) réactions parentales et professorales, l'adolescence a bon dos quand il s'agit d'apathie, mais l'on peine à croire cet enfoncement sans même une réaction de la mère...

Bref, j'ai été déçue par cet opus, mais peut-être touchera-t-il davantage un lectorat adolescent, car le ton en revanche me semble adéquat à cette tranche d'âge.

 

 

La belle colère, octobre 2014, 298 pages, prix : 19 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. La Belle Colère

 

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Publié par Laure - dans Romans étrangers
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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 14:33
(Couronne de l'avent 2014, photo : Mosquito)

(Couronne de l'avent 2014, photo : Mosquito)

Bon, soyons honnêtes, je ne suis plus tout à fait là.

9 ans de blog dans quelques semaines, ça use sans doute.

Et puis l'année 2014 a été éprouvante à bien des points, professionnels, notamment, fusion de collectivités, nouveaux élus, nouvelle direction, bon, passons. Je me suis épuisée pour beaucoup de déceptions. 2015 sera éprouvante pour les mêmes raisons et d'autres encore, je ne vais pas m'y étendre.

 

J'aimerais retrouver la flamme, celle du temps pour lire, mais c'est surtout la flemme qui s'abat ici. J'avais rouvert mon tableau Excel pour vous faire le bilan annuel livresque, et je ne sais pas ce que j'ai m...douillé, j'en ai perdu une bonne partie. Bon tant pis, va falloir me croire sur parole.

 

J'ai lu 98 livres (contre 131 en 2013), qui si je les avais achetés, papier et numérique confondus, m'auraient coûté 1453,22 €.

Mais par la magie des bibliothèques publiques, des cadeaux des amis et enfants, de quelques services de presse, je les ai tous lus gratuitement. (ou presque, j'ai dû faire un ou deux achats d'occasion). ça n'a en rien diminué la PAL (spéciale dédicace à Gwendal pour son édito de Page des libraires de décembre) de 1500 livres qui attend sagement en prenant la poussière qu'un jour, dans 32 ans, je sois à la retraite (cherchez pas, ayant commencé à travailler tard, j'en prends en théorie jusqu'à 74 ans.)

 

Bon bref, qu'est-ce que je disais. Ah oui, le top de l'année, mes coups de coeur à moi, toussa toussa. Euh, ça intéresse quelqu'un ? Surtout que je n'ai commenté au mieux que les deux tiers de ce que j'ai lu. (et qu'au vu des stats, y a que les gels douches terminés qui vous motivent :-))

 

Je ne suis pas allée jusqu'à compter le nombre de pages (parce que je me serais endormie avant de flinguer le tableau Excel) mais pour vous amuser quand même, j'ai lu : 21 romans français, 13 romans étrangers, 19 BD adultes, 6 BD jeunesse, 15 romans ados, une dizaine de romans jeunesse, 5 essais / doc, 4 mangas, 3 polars, 2 recueils de nouvelles, et 1 raton laveur.

 

J'ai aimé, admiré, frappé des mains et pas tari d'éloges pour :

 

 

En BD :

  • Abaddon (2 vol.), de Koren Shadmi (Ici même, 2013)
  • Un océan d'amour, de Lupano et Panaccione (Delcourt, 2014)

 

 

 

Flamme, flemme, hhmm ?Flamme, flemme, hhmm ?Flamme, flemme, hhmm ?
Flamme, flemme, hhmm ?Flamme, flemme, hhmm ?Flamme, flemme, hhmm ?
Flamme, flemme, hhmm ?Flamme, flemme, hhmm ?Flamme, flemme, hhmm ?

Allez, bande de lecteurs, je vous souhaite le meilleur pour 2015, d'aimer vos libraires et bibliothécaires, et de vivre vos rêves au mieux.

Je vais essayer de faire comme Mosquito, regarder droit devant, le poney, y a que ça de vrai. (C'est pas moi k'a commencé, c'est Gwendal)

 

Bon réveillon et bon nouvel an !

(Mosquito, alias ma petite dernière, sur Marguerite, double ponette Haflinger, CSO Vallon-Juigné, sept. 2014)

(Mosquito, alias ma petite dernière, sur Marguerite, double ponette Haflinger, CSO Vallon-Juigné, sept. 2014)

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Publié par Laure - dans Blabla
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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 08:53

Un océan d'amour pour finir l'année en beauté :-)

 

 

224 pages sans un seul mot écrit, et pourtant, quelle richesse, quels détails, messages et sourires dans le scénario ! Bien sûr il y a aussi tout l'art et les couleurs du dessin de Panaccione pour rendre expressifs tous les personnages (même les mouettes) et toutes les situations.

 

Comme tous les matins, monsieur, tout petit et bigleux à grosses lunettes, s'apprête à partir en mer sur son vieux rafiot de pêche, après avoir mangé la galette garnie de sa robuste et massive bigoudène de femme, et embarqué sa cargaison de sardines en boites pour manger dans la journée. Mais ce soir-là au port, il ne rentre pas.

 

Son petit bateau a été emporté dans les filets d' un grand chalutier, et il lutte avec son compagnon de pêche pour sortir de ses mailles. Mais que peut le petit face au mastodonte, sur un océan démonté ? Pour les femmes c'en est fait : Madame est sans doute veuve. Mais si la voyante lit dans les crêpes que Monsieur est à Cuba, alors Madame met toutes ses économies dans un billet de croisière pour retrouver son homme, il faut ce qu'il faut.

 

Le lecteur suit en parallèle les aventures du couple qui cherche l'un à rentrer chez lui, l'autre à retrouver son époux, dans un chassé-croisé sacrément agité. On sourit ou on rit franchement à toutes les aventures de Madame (qui découvre le tourisme de masse et la malbouffe sur un navire de croisière et donne quelques savoureuses leçons au passage) et on espère avec Monsieur que la météo va lui être enfin favorable. Que d'aventures, que de rebondissements !

Avec quelques messages au passage, sur le tombeau d'ordures que sont devenus les océans, le dégazage en mer, etc.

Jamais plus vous ne regarderez une boite de sardines et une mouette de la même façon, cette mouette qui s'incruste (et rappelle celle de Gaston Lagaffe) mais qui fait sourire !

 

Et si d'ordinaire je ne lis jamais les 4èmes de couverture, là j'ai fait une exception, d'abord parce que c'est le seul texte du livre, mais surtout parce que c'est un chef-d’œuvre d'humour et d'art à elle toute seule.

LA BD de l'année, assurément. (enfin pour moi du moins!) Et dire qu'il y a encore des parents, que j'observe et entends à la bibliothèque où je travaille, qui disent à leurs enfants (pourtant dans les bacs d'albums pour enfants) : « non prends pas ça y a rien à lire !» Si vous saviez au contraire ce qu'il y a lire dans un album sans texte...

 

 

Delcourt, coll. Mirages, octobre 2014, 224 pages, prix : 24,95 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Grégory Panaccione et éd. Delcourt

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Publié par Laure - dans Boite à BD
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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 19:36

Traduit de l'espagnol par Margot Nguyen Béraud.

 

Deux enfants dont on ignore tout, sinon qu'ils sont appelés le Grand et le Petit, sont tombés au fond d'un puits de terre profond dont ils ne peuvent sortir. Ils ont avec eux un sac de nourriture mais le Grand interdit au Petit d'y toucher, car il était destiné à leur mère. Ils vont lutter coûte que coûte pour sortir, se nourrir de vers et de racines, faire de l'exercice pour garder des muscles, survivre. Le lecteur assiste impuissant à leur déchéance, tant physique que psychique, et même si le texte est court, une centaine de pages, il est bien souvent éprouvant.

 

Mais dès lors qu'on a commencé, on ne peut plus s'arrêter. Vont-ils réussir à sortir ? Tous les deux ?Comment ? Pourquoi sont-ils là ? Quelle force dans cet amour fraternel ! Si le malaise va croissant, force est de reconnaître que les phrases sont saisissantes, parfaitement travaillées, en tout cas dans une traduction superbement rendue.

Si l'histoire dramatique et sa fin percutante sont à elles seules effroyables, on ne peut s'empêcher d'y chercher une allégorie. Qu'a voulu représenter l'auteur ? Les pauvres rejetés à l'écart de la société, les riches qui ferment les yeux ? Une exhortation à la lutte permanente, aux droits de tous et de chacun ? (p . 107 « (…) abattre ces murs qui nous ont fait taire – réinvestir les lieux, reprendre la parole. » )

 

Un texte qui en tous les cas ne laisse pas indifférent et invite sans cesse à se questionner. Dérangeant, mais efficace.

 

A noter, les numéros de chapitres, qui omettent beaucoup de chiffres : 2,3,5,7,11, ...83, 89, 97 le nombre de jours dans le puits ?

 

 

 

Denoël, octobre 2014, 109 pages, prix : 11 €

Etoiles :

crédit photo couverture : © Raphaëlle Faguer et éd. Denoël.

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Publié par Laure - dans Romans étrangers
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