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  • : 43 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 20 ans, 18 ans et 14 ans . Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, quatorze ans plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

Bienvenue à vous,

 

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Je n'arrive plus à trouver de temps pour le blog, alors je poursuis ... à mon rythme !

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 07:24

En juin j'ai lu (et peu commenté) :

 

  

 

 

 

 

 

 

En juin j'ai vu :

 

 

 

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Publié par Laure - dans Blabla
29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 18:30

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Anne Guitton

 

Le bal de promo se prépare, comme il est de coutume dans les établissements scolaires américains. Mais Ellie est malade et ne pourra s'y rendre au bras de son petit copain Cole, elle demande donc à sa meilleure amie, Lucy Vacarro, de la remplacer. Elle lui prête même sa robe pour l'occasion.

 

Lady Blabla, une inconnue qui se cache sur Facebook pour animer une page à potins justement baptisée #scandale, lance un appel à photos pour la soirée, afin de participer au « scandale du mois. »

 

Et ce qui devait arriver arriva... Lucy, secrètement amoureuse de Cole depuis 4 ans, l'alcool et la fête aidant, ne résiste pas et embrasse le beau jeune homme. Elle le regrette aussitôt, malade d'avoir trahi sa meilleure amie Ellie.

 

Mais ce n'est que le début de son malheur, qui se propage sur la Toile : au cours de la soirée, quelqu'un a subtilisé son téléphone, a pris des photos de la scène et de bien d'autres situations gênantes pour elle et pour d'autres, et les a publiées sur sa propre page Facebook, usurpant son identité.

 

Le scandale est bien là, et Lucy va vite être le souffre-douleur du lycée, bien qu'elle se défende d'être la victime et non l'auteur de la publication.

 

Le thème de départ est intéressant (le détournement de photos sur le net, la manipulation, la responsabilité, la possibilité de faire beaucoup de mal derrière son écran, …) mais il est hélas traité de manière un peu vaine et trop « américaine » pour être crédible de ce côté-ci de l'Atlantique. Vous en connaissez beaucoup des principales d'établissement qui vous convoquent dans leur bureau pour vous passer un savon, tout en vous montrant leur propre page Facebook envahie de jolis bébés (la tranche d'âge suivante semble préférer ce type de partages) et en répondant de manière agacée à leur mère au téléphone ? Dans une histoire de copines, oui, dans une relation chef d'établissement / élève, je ricane.

 

Les personnages secondaires et tout particulièrement la sœur de Lucy, Jayla Love, actrice de sitcom, sont plutôt intéressants, tout comme le groupe S@tan (Section @nti Technologie et Addiction au Net), dans la réflexion qu'ils peuvent apporter sur ce besoin d'appartenance à un groupe, d'exposition permanente de soi et de triomphe de l'apparence.

 

Ce qui fait avancer dans le roman, c'est bien sûr le désir de connaître le coupable (et ses raisons), celui ou celle qui a posté ces photos en usurpant l'identité de Lucy, réussissant ainsi le scandale du moment. Hélas c'est bien longuet pour pas grand-chose.

 

Le roman reste dans la légèreté, sans jamais parvenir à rendre touchante – ni même crédible - la prétendue souffrance de la jeune fille (ça ne fonctionne pas, du moins pour moi), la superficialité prédomine, tant dans l'attitude des adultes et des adolescents que dans la façon dont le sujet est traité. A trop vouloir mêler les zombies et les licornes à paillettes (et les mini-beignets dont les jeunes passent leurs journées à se nourrir), on a un roman young adult très « détente », surfant sur la génération connectée, mais préférant les images des séries télé type Gossip Girl à la véritable problématique. Ah et puis les nombreuses allusions, discrètes mais répétées, à Fifty Shades montrent combien le récit s'inscrit dans une époque et un mouvement nourri de ces références-là.

 

Vous l'aurez compris, je n'ai pas aimé, mais il est vrai que je ne suis pas le cœur de cible de ce roman ado, sans doute séduira-t-il davantage une génération Z qui ne vit que par et pour les réseaux sociaux, les cœurs tout mous, les poneys et les licornes.

Génération hashtag, après #EnjoyMarie, #scandale...

 

 

Nathan, juin 2015, 411 pages, prix : 16,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Nathan

 

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Publié par Laure - dans Livr'ados
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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 13:15

Un papa emmène son petit garçon à la crèche le matin; mais sa vieille voiture n'est plus très fiable, ce qui inquiète le petit garçon : et si son papa ne pouvait pas revenir le chercher ? Mais le papa ne tarit pas d'imagination pour proposer des solutions à son fils : quoi qu'il arrive, il sera là, et ses idées sont joyeusement fantaisistes.
J'aime les illustrations vives et colorées un peu vintage, qui traduisent à merveille la bonne humeur et la fantaisie du récit.
Un très bel album sur la peur de la séparation et de l'abandon, fait pour rassurer le petit laissé à la crèche ou à l'école le matin. à lire idéalement avec papa !

(à partir de 3 ans)

 

Nathan, mai 2015, prix : 10 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Aurélie Guillerey et éd. Nathan

 

Papa à grands pas ! - Nadine Brun-Cosme et Aurélie Guillerey (ill.)Papa à grands pas ! - Nadine Brun-Cosme et Aurélie Guillerey (ill.)

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 14:25
Regarde, c’est papa ! – Ill. par Emiri Hayashi

Un grand album tout cartonné et doux à caresser (certains détails sont en velours tout au long de l’album), pour dire la relation tendre entre le papa et son bébé.

Les couleurs vives, les contrastes forts (jaune orange, noir, blanc et argenté sont les seules couleurs employées) attirent l’œil de bébé.

 

L’enfant observe les papas des animaux. Papa Éléphant est très impressionnant, Papa Castor est très bricoleur, Papa Ours brun n’a peur de rien, etc. jusqu’au papa du bébé, qui lui, est unique !

 

Un coup de cœur pour le choix des couleurs, des détails, et le grand format, plus adapté dans le cas présent à la lecture avec l’enfant sur les genoux.

 

 

Nathan, mai 2015, prix : 13,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Emiri Hayashi et éd. Nathan

Regarde, c’est papa ! – Ill. par Emiri Hayashi

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 13:47

Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Alice Delarbre           

 

La chaine de magasins Eaden organise un concours de pâtisserie, pour élire la nouvelle Mrs Eaden. Kathleen Eaden était en effet l’auteur célèbre en 1966 d’un ouvrage de référence : L’art de la pâtisserie, et l’épouse du propriétaire de la marque. Il s’agit aujourd’hui de redonner un nouveau souffle à ces magasins.

 

C’est donc aux différentes épreuves du concours que va assister le lecteur, témoin tour à tour du stress et des pensées des candidats. L’histoire du personnage mythique de Kathleen vient entrecouper les chapitres.

 

J’ai souvent peiné dans ce roman, trouvant le temps long dans les descriptions interminables des scènes de cuisine, confondant systématiquement les prénoms des personnages féminins, impossible de me rappeler d’une fois sur l’autre qui était qui. Car ce qui est intéressant dans ce roman – enfin ce qui moi m’a plu – c’est le récit de ces femmes par rapport à leur couple, à la maternité, à leur rôle de mère ou de fille, récit qui montre combien la maternité est complexe. L’histoire de Kathleen est touchante et renforce l’importance du thème central : la position de la femme dans la société et la famille, ses choix face au travail et au sein du couple.

 

En France, nous penserions immédiatement à Ginette Mathiot pour la bible de cuisine (certes datée aujourd’hui, tout comme le livre de Kathleen Eaden), et aux émissions récentes de télé-réalité, Top Chef et le meilleur pâtissier ou consorts. C’est dans l’air du temps, la psychologie des personnages est intéressante, le roman se veut un roman de détente, que j’ai trouvé toutefois parfois bien longuet. Je l’ai apprécié pour ses personnages de femmes, mais ai trouvé le reste un peu ennuyeux.

 

Préludes, mars 2015, 475 pages, prix : 14.90 €          

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Stephen Webster / Plainpicture et éd. Préludes / Librairie Générale Française

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Publié par Laure - dans Romans étrangers
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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 14:09

Marina Carrère d’Encausse est surtout connue en tant que médecin, présentatrice avec Michel Cymes des émissions « Le magazine de la Santé » et « Allô Docteurs ».

Elle est aussi une grande lectrice, proposant souvent des titres dans la rubrique « livres » de l’émission. Une femme blessée est son premier roman.

 

L’histoire se déroule de nos jours au Kurdistan irakien. Fatimah, mère de famille, vit dans un petit village à une heure de route de Souleymanieh, avec son mari, leurs enfants, mais aussi sa belle-famille. Que s’est-il donc passé pour qu’elle soit conduite à l’hôpital, brûlée vive ? Était-ce réellement un accident ?

 

Marina Carrère d’Encausse s’attache, sous une forme romanesque, à dénoncer les crimes d’honneur, souvent présentés comme des «accidents domestiques», qui visent à punir une jeune fille ou une femme jugée impure et qui aurait de ce fait semé la honte sur sa famille.

 

Fatimah est entre la vie et la mort à l’hôpital, très grièvement blessée. Sa fille aînée, tout comme ses deux autres filles plus jeunes, sont tenues à l’écart et ne savent rien de ce qui est arrivé à leur mère. Le réchaud à gaz a-t-il bien explosé accidentellement ? N’y aurait-il pas eu un acte délibéré dont il faut garder le secret ?

           

D’emblée, le lecteur est en empathie avec cette jeune mère et si l’histoire semble évidente grâce aux indices donnés par l’auteur, celle-ci a su garder quelques fausses pistes pour en faire un récit encore plus intense et dramatique. Tout est en pudeur et en retenue, les femmes se livrent peu, les médecins font de leur mieux pour aider les victimes à se reconstruire au-delà de leurs souffrances physiques, mais le sujet est tabou et la peur telle que personne ne doit savoir.

 

Si j’ai pensé un instant au départ que l’histoire était simple et cousue de fil blanc, j’ai été forcée d’admettre qu’elle était plus complexe et savamment construite qu’elle n’en avait l’air. J’ai été touchée par les sentiments très bien décrits des personnages, bouleversée par l’horreur des crimes qui ne sont pourtant jamais énoncés directement. Quelle force dans ces personnages féminins, quelle violence tue et endurée !, le sort de ces femmes, même s’il est connu, est trop souvent oublié, et le roman de Marina Carrère d’Encausse leur rend un hommage aussi douloureux que nécessaire.

 

 

Anne Carrière, octobre 2014, 197 pages, prix : 17 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Anne Carrière       

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 15:02

Marie Lopez, alias Enjoy Phoenix, est la youtubeuse beauté la plus connue de France, en tout cas celle qui a le plus d’abonnés à sa chaîne, un peu plus d’1,5 million. Le public visé est les adolescentes de 11 à 15 ans, et l’on apprenait tout récemment dans le Supplément de Canal+ que la jeune femme gagnait 300 000 euros par an avec ses vidéos, ce qu’elle a confirmé (disons qu’elle n’a pas démenti, disant qu’elle ne confirmait pas, mais que c’était à peu près cela).

 

Comment en suis-je arrivée à lire ce livre destiné avant tout à ses fans ? Le phénomène éditorial qui a dépassé par ses ventes celui de Valérie Trierweiler, et parce que j’ai une fille de 14 ans qui regarde beaucoup de ces vidéos. Je dis bien « ces » et pas « ses », car ma fille en préfère d’autres, et n’est pas accro à Enjoy Phoenix. Moi en tant que mère de famille, ce qui m’interpelle, c’est que ces toutes jeunes femmes laissent entendre à des centaines de milliers d’adolescentes (millions si je prends le nombre d’abonnés) que Youtubeuse est un métier comme un autre. La plupart ont arrêté leurs études juste après le Bac, parfois avant, pour s’y consacrer. Ça marche pour certaines, mais combien d’élues pour combien de candidates ?

Ma fille me rassure, « je ne suis pas débile maman ! » mais combien d’adolescentes rêvent de tous ces produits de luxe gratuits en échange d’une vidéo sur youtube ? Combien abandonneront toutes études dans l’espoir d’un revenu miraculeux ?

 

Mais revenons au livre, mon Dieu…. Je n’ai pas de mots.

 

Marie Lopez s’en énerve : ce n’est pas une autobiographie. Elle n’a que 20 ans, ce serait prétentieux. Mais quand elle vous parle du harcèlement dont ELLE a été victime, de SES frères et sœur, de SES parents, de SES boutons, de SES cheveux qu’elle a grillés au lisseur à 11 ans, de SES sorties, qu’est-ce donc ? Si on peut généraliser sur les soirées, le peut-on sur la naissance de sa sœur et de son père, naviguant, qui vole d’avion en avion pour arriver à temps ?

 

Elle veut aider les adolescentes à surmonter ces dures épreuves que sont l’acné et les cheveux en bataille. La 4ème couverture nous parle d’acné sévère, alors qu’elle reconnaît elle-même dans le texte avoir fait partie des 30% d’ados pas trop touchés. (p. 25 : « A vrai dire, je n’ai pas eu d’énormes problèmes d’acné. J’ai fait partie des 30% de filles chanceuses ») Et quand elle ose comparer l’acné à la souffrance du cancer ou aux contraintes du diabète, bien qu’elle se targue de ne pas vouloir créer d’échelle de douleur, elle juge l’acné insupportable car « visible ». Au secours, que d’immaturité !

 

C’est un livre fait pour les – très jeunes - fans, qui ne leur apprendra rien de plus que ce qu’elle a déjà dit dans ses vidéos (même le chapitre sur le harcèlement dont elle a souffert reste bien creux, le seul intérêt est dans les notes de bas de page qui le définissent), mais c’est un mal de l’adolescence que de souffrir d’idolâtrie. Ça passera, comme les boutons.

 

La jeune femme est très jolie et sait se mettre à son avantage (ça ne se voit pas dans le livre sans images !) mais que son récit est creux, rempli de vide bavard (les « pas envie de se lever », les tasses de thé pour s’installer et écrire, le petit chien…) et au final dangereux : à vouloir dénoncer la tyrannie de l'apparence, elle ne fait que la confirmer et la promouvoir par ses actes, livre et vidéos.

 

Allez lire ce billet d’une internaute qui en fait une très juste analyse assortie d’extraits : clic

 

 

L’avis de ma fille de 14 ans : « mouais j’ai lu 20 pages mais je peux pas aller au-delà, franchement ça me gave, on s’en fout de sa vie. »

Et ma fille est une ado comme les autres, qui râle après ses boutons, passe trop de temps dans la salle de bain à se coiffer, et … regarde des vidéos sur youtube. Mais pas les mêmes apparemment.

 

 

Anne Carrière, mai 2015, 215 pages, prix : 15 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Artwork : Pepe Psyche et éd. Anne Carrière

 

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Publié par Laure - dans Livr'ados
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 19:57

En mai j'ai lu :

(les couvertures sont cliquables lorsqu'il y a un billet)

 

 

 

 

 

 

En mai, j'ai vu :

 

 

 

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Publié par Laure - dans Blabla
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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 20:21

Traduit de l'anglais par Élodie Leplat.

 

Le rituel du serial killer est atroce : enlever un couple (au sens de duo : ce peut être des amoureux, mais aussi une mère et sa fille, deux collègues de travail, etc.) et l'enfermer dans un lieu clos sans possibilité d'évasion, sans nourriture et sans eau, mais avec un revolver. Si l'un des deux tue l'autre, il a la vie sauve. Quel choix feriez-vous ? Mourir de faim ou tuer votre ami, amoureux, fille … pour sauver votre peau ?

Et qu'est-ce qui est pire ? Mourir de faim ou vivre avec son acte meurtrier sur la conscience pour le reste de ses jours ? Et quelles sont les motivations du manipulateur ?

 

Helen Grace va peu à peu, avec son équipe, reconstituer les pièces du puzzle, même si elle mettra du temps à découvrir le lien entre elles.

 

Inutile d'en dire plus, c'est un thriller qui fonctionne parfaitement : aucun temps mort, le lecteur ne peut qu'aller au bout, bien ferré.

 

Ce que j'ai apprécié dans ce polar, c'est que pour une fois, contrairement à ce que je reproche habituellement au genre, la trame n'est pas grossière, les fils de couture du canevas sont fins, certes les chapitres sont courts pour créer un rythme haletant, mais n'alternent pas systématiquement entre drame et enquête de manière mécanique. Les fausses pistes s'y mêlent, de même qu'un récit en italique dont on se demande qui est l'auteur ? La flic ou le coupable ?

 

Certes on retrouvera des ficelles déjà vues ailleurs, le flic alcoolique, la psy suspecte, l'héroïne battante et solitaire, mais ça fonctionne sans lourdeur. Quant à la surenchère glauque du genre, ce qui m'agace souvent dans les polars actuels, on n'y coupe pas vraiment, mais seule la dernière scène est à la limite du soutenable. Le reste est à la hauteur de la manipulation, et de la peur... du lecteur ?

 

Une très bonne découverte.

 

Am stram gram est le premier roman de l'auteur, on ne peut que souhaiter que l'éditeur français ait acheté les droits de traduction des suivants déjà publiés en Angleterre.

 

 

P. 131 : "Pourquoi "elle" faisait ça ? Elle obligeait ses victimes à se livrer à un am stram gram diabolique, en sachant pertinemment que le tireur souffrirait au final beaucoup plus que la victime. Était-ce le traumatisme qu'endurait le survivant, le but, le plaisir ?"

 

 

 

éd. Les Escales (noires), mars 2015, 362 pages, prix : 21,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Hokus Pokus Créations et éd. Les Escales.

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Publié par Laure - dans Polars - Thrillers
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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 12:38

Illustrations de Tom Haugomat

 

Max a 7 ans, et il vient de remporter un prix d'excellence à l'école : la récompense est un poisson rouge avec un peu de jaune, qu'il a baptisé Auguste parce que sa couleur lui fait penser au chapiteau du cirque. Le 16 juillet, Max aura 8 ans, et pour son anniversaire, il aimerait bien que ses parents lui offrent un autre poisson pour tenir compagnie à Auguste.

 

 

Mais ce que l'on découvre très vite, c'est que Max a une étoile jaune cousue sur ses vêtements... A travers l’innocence de l'enfant, c'est toute la dure réalité historique qui est narrée : la guerre, les cartes d'alimentation, la rafle du Vél' d'Hiv le 16 juillet 1942 par la police française, le camp de Drancy, mais aussi la résistance avec des familles anonymes qui ont caché et protégé des enfants juifs.

Max est de ceux-là. Son interrogation sensible est émouvante et cruellement touchante.

 

C'est un très beau roman où les mots sont particulièrement bien choisis, où chaque dernière phrase de chaque court chapitre sonne comme une évidence (mais si bien travaillée !). L'auteur réussit le parfait équilibre entre naïveté et réalité, réflexion sensée de l'enfant et réalité qui l'entoure.

 

Un dossier documentaire à la fin de l'ouvrage permet de resituer avec des mots simples le contexte historique et les faits. Le livre est proposé à partir de 9 ans, tout dépend aussi des connaissances du jeune lecteur sur la deuxième guerre mondiale et l'extermination des Juifs, mais ce peut être l'occasion d'accompagner l'enfant par la discussion.

 

Nathan, février 2015, 88 pages, prix : 5 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Tom Haugomat et éd. Nathan

 

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