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  • : Les jardins d'Hélène
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  • : 44 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 15 ans 1/2. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

Bienvenue à vous,

 

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Et la vie dans tout ça

Je n'arrive plus à trouver de temps pour le blog, alors je poursuis ... à mon rythme !

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 09:53

C’est le grand jour, Zita, alias Boule à zéro, sort enfin de l’hôpital ! à moins que … (je vous laisse la surprise !)

 

On retrouve avec beaucoup de plaisir la jeune Boule à Zéro (13 ans, dont 9 passés à l’hôpital) et ses copains du 6ème étage, le service d’oncologie enfants.

L’humour et la joie de vivre sont toujours là, même si un zeste de gravité pointe de temps à autre, il va cette fois aussi être question d’amour ! C’est tendre et revigorant.

 

Une série qui tient la route, remet du baume au cœur sur un sujet délicat, et dont le tome 7 est annoncé pour début 2018).

Entre rêve et cauchemar, guérison et amitié, on reste attachée à la petite Zita et à sa troupe !

 

 

 

 

Bamboo, avril 2017, 46 pages, prix : 10,90 €, ISBN : 978-2-8189-4152-2

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Ernst et éd. Bamboo.

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Publié par Laure - dans Boite à BD
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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 18:05

Traduit de l’anglais (Australie) par Isabelle Chapman

 

 

Le murmure du vent - Karen ViggersAbby, vingt-trois ans, est étudiante biologiste, doctorante, elle étudie le comportement des kangourous dans le bush australien aride et parfois dur envers l’homme. Cette solitude lui convient, blessée par la vie, elle ne s’est jamais vraiment remise de la mort de sa mère quand elle avait treize ans. Lorsque le journaliste Cameron vient l’interviewer, elle le prend en grippe immédiatement, mais lui tombe rapidement amoureux.

 

En parallèle, Daphne, une vieille dame qui vécut jadis sur ces terres qui lui ont été reprises par l’Etat, se remémore ses souvenirs, la perte de son fils et de son mari. Daphne et Abby vont s’apporter du réconfort l’une l’autre sans vraiment s’en rendre compte.

 

A travers ces trois personnages principaux, c’est une saga familiale empreinte de couleurs et de souffle que nous offre l’auteur. Les paysages et l’histoire de l’Australie, occupent une large place, passionnante, et qui confèrent une atmosphère particulière au roman.

 

Si l’intrigue est assez convenue (on comprend assez vite comment les fils vont s’entrecroiser), les personnages sont attachants, et les souvenirs de Daphne sont de véritables bulles narratives qui plongent le lecteur dans l’histoire aborigène du pays, la dureté du climat, de la vie dans le bush.

 

Le travail d’Abby apporte un sujet plus contemporain : comment traiter la surpopulation des kangourous ?

Les personnages secondaires, Matt, le frère d’Abby, Doug, le mari décédé de Daphne, … la belle-mère d’Abby, sont tous très travaillés, apportant de la densité à l’histoire.

 

Le murmure du vent est surtout l’histoire d’une terre, celle des monts Brindabella, l’histoire d’un pays, et au plus intime, celle de deux familles de générations différentes qui s’inscrivent sur ces paysages sauvages.

 

Une belle histoire d’amour, de résilience, de transmission dans une Australie rude et lourde de son passé.

 

 

 

Les escales, avril 2017, 395 pages, prix : 21,50 €, ISBN : 978-2-36569-286-1

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Hokus Pokus Creations et éd. Les Escales

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Publié par Laure - dans Romans étrangers
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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 14:07

(Apprendre à s’aimer soi-même pour être heureux)

 

Traduit du danois par Christine Berlioz et Laila Thullesen

 

 

Hypersensibles - Ilse SandThéologienne et psychothérapeute danoise, Ilse Sand vise ici à réhabiliter le trait de caractère qu’est l’hypersensibilité, souvent perçu comme négatif, faible et dévalorisant, par opposition aux gens plus extravertis par exemple.

 

Si elle a beaucoup étudié les travaux d’Elaine Aron, référente sur le sujet, elle s’en démarque, et va plus loin dans les tests d’auto-évaluation qu’elle propose.

 

Bienveillance, distinction entre confiance en soi et estime de soi, acceptation de soi une fois l’hypersensibilité définie, l’ouvrage vise à aider à mieux vivre mais n’apporte finalement pas grand-chose et reste assez superficiel à mon goût, les témoignages n’apportent rien, trop loin de notre culture pour que l’on puisse s’y identifier, de même les exemples d’idées d’activités en fin de volume ressemblent un peu à une plaisanterie : les personnes sensibles les pratiquent déjà pour la plupart sans avoir besoin d’une liste trop générale de toute façon.

 

p. 31 : « Il faut distinguer confiance en soi et estime de soi selon les critères suivants :

- La confiance en soi fait référence à la confiance dans vos compétences et vos actes.

- L’estime de soi est la conscience de votre moi intime et la confiance en votre propre valeur. »

 

p. 90 : « Cela peut soulager certains d’être occupés à tourner leur colère contre leurs parents âgés plutôt que d’affronter cette vérité. Mais le passé est passé. L’enfance ne se rejouera pas. Les blessures que vous avez reçues, vous les avez reçues, et vous avez vécu avec la frustration qu’elles entraînaient. Le jour où vous accepterez cette réalité, la colère se changera en chagrin.

Or la chagrin est salvateur. Le chagrin est un processus qui suit son propre cycle. Quand vous êtes dans le chagrin vous êtes beaucoup plus ouvert à la compassion et à l’amour de la part des autres que quand vous êtes dans la colère. Quand vous êtes en colère, vos chances d’attirer la compassion sont bien plus faibles. La colère éloigne la compassion, le chagrin l’appelle. »

 

 

p. 140 : « « Personnes hypersensibles » est la nouvelle dénomination pour des types de personnes qui pendant longtemps ont été décrites par des mots comme « anxieuses », « timides », « névrosées », - ou pire encore quand j’étais enfant : « malades des nerfs ». »

 

 

Idéal pour une première approche, insuffisant sinon.

 

 

Editions Josette Lyon, mai 2016, 165 pages, prix : 17 €, ISBN : 978-2-84319-370-5

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Josette Lyon

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Publié par Laure - dans Essais - documents
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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 09:58

Un magnifique album sans texte, dans un format à l’italienne, découpé à la manière d’une BD.

 

Tous les matins, un crocodile sort de son rêve à la sonnerie du réveil, se lève, prend son petit-déjeuner et se prépare à aller travailler. Il choisit soigneusement ses vêtements, croise ses voisins, prend le métro au milieu d’une foule de gens. Une vie urbaine classique !

 

Les images sont superbes, colorées, chaudes, comportent de nombreux détails sur lesquels on prend plaisir à revenir une fois la chute venue. Je ne l’avais pas vue venir, et pourtant oui, tout y était et se trouve être d’une logique implacable !

Comme quoi des dessins et une histoire, même sans aucun mot, sont toujours magiques !

 

 

Les fourmis rouges, mars 2017, [32] pages, prix :16 €, ISBN : 978-2-36902-074-5

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Mariachiara di Giorgio et éd. Les Fourmis Rouges

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 19:38

Incipit : « Entre la maison de Maman et celle de Papa, il y a un monde. Un monde qui dure une semaine. »

 

La petite fille de l’histoire a tendu un fil rouge imaginaire entre ses deux parents divorcés pour relier ses deux vies d’enfant en garde alternée. Un fil qui sert le week-end, dans un sens puis dans l’autre, qu’elle roule en pelote la semaine, qui parfois fait des nœuds, symbole de son quotidien partagée entre ses deux parents. Un album qui dit avec beaucoup de pudeur et de justesse toutes les émotions qui la traversent.

 

La fin est belle, positive, poétique.

 

Les illustrations à l’aquarelle de Louis Thomas me rappellent un peu le trait de Quentin Blake, elles occupent une large place sur la page, et laissent le texte s’insérer tantôt sur le dessin, tantôt sur le côté ou au-dessus ou en dessous.

 

Un album sensible et réaliste, qui laisse une belle place à l’expression des émotions et des désirs profonds. Un album qui aide à grandir, quand on est dans cette situation-là.

 

 

Milan, février 2017, [48] pages, prix : 13,90 €, ISBN : 978-2-7459-7341-2

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Louis Thomas et éd. Milan

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 04:57

En mars j'ai lu :

(les images sont cliquables quand elles renvoient à un billet)

 

Zanzara - Paul Colize   Le groupe - Jean-Philippe Blondel  Les ombres de Kerohan - NM Zimmermann

 

        

 

 

 

 

 

En mars j'ai vu :

 

 

 

 

 

 

 

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Publié par Laure - dans Blabla
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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 09:56

coeur naufrage - delphine bertholonLyla, traductrice, est une trentenaire solitaire, partagée entre un homme marié et une amie qui a de l’énergie pour deux. Un message laissé sur son répondeur par Joris, un ancien amour d’adolescence, va venir remuer son passé. De cette idylle de vacances est né un petit garçon, sous X, car Lyla était trop jeune, même pas 17 ans, et sa mère franchement hostile à l’idée de l’aider. Mais un petit garçon né le 11 août 1999, un jour d’éclipse solaire totale, « la nuit dans le jour », c’est suffisamment rare pour avoir des chances de le retrouver, non ?

 

Lyla avait écrit une lettre à Joris, le père, mais n’avait jamais reçu de réponse.

 

Dix-sept ans plus tard, le voici qui réapparait, bouleversé par une découverte inattendue, lui qui a construit sa vie depuis bien longtemps et est à présent jeune papa d’une petite fille.

 

Cœur-naufrage est un roman sensible et juste, qui n’échappe pas toujours, surtout vers la fin, aux bons sentiments. J’avoue ne pas comprendre le titre, trop guimauve à mon goût, et ne vois pas vraiment le rapport avec le récit.

 

 

J’ai néanmoins aimé l’enchâssement habile entre passé et présent, entre voix féminine et voix masculine, pour reconstruire le fil de l’histoire. De même la construction de soi en ayant grandi auprès de parents défaillants est intéressante. Le côté positif malgré les difficultés de la vie est plaisant, un peu trop facile peut-être, mais dans la mouvance des romans « qui font du bien ».

 

Un avis un peu mitigé donc.

 

 

Badge Lecteur professionnel

 

 

JC Lattès, mars 2017, 407 pages, prix : 20 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : éd. JC Lattès

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 09:07

Des poings dans le ventre - Benjamin DesmaresLa deuxième personne du singulier interpelle le lecteur d’emblée. Blaise est élève de 3ème et la rage et la colère transpirent par tous ses pores, et surtout ses poings. Il est violent, frappe, bat ses camarades sans raison apparente. De même à la maison, il « violente et vole » sa mère. (Ces mots m’ont frappée)

 

D’où vient une telle haine ? Le lecteur le découvrira au fur et à mesure et la violence cèdera sa place aux larmes et à un début d’apaisement, par un truchement surprenant.

 

Magistral dans sa forme, ce roman fait nécessairement penser à quelques élèves rencontrés dans des conseils de discipline d’établissements scolaires, à une réalité qu’on musèle sans toujours chercher à l’apprivoiser pour la démonter.

 

Très beau texte, violent dans ses mots aussi, véritable coup de poing au lecteur, qui n’omet pas une possible délivrance.

 

(13 ans et +)

 

Rouergue, coll. Doado noir, janvier 2017, 77 pages, prix : 8,70 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Simon Barber/Millennium Images UK et éd. du Rouergue.

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Publié par Laure - dans Livr'ados
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 11:55

« Mireille est une amie de la maman d’Emma. Chaque fois qu’elle vient, elle apporte un petit cadeau. D’habitude, c’est un livre plein de mots et de phrases qu’Emma ne sait même pas lire. »

 

Mais cette fois, c’est différent, Mireille offre à Emma un carnet vierge, aux pages toutes blanches, un carnet à secrets dans lequel la petite fille va pouvoir noter tout ce qui lui arrive. Oui mais Emma ne sait pas écrire. Ce n’est pas grave, elle peut dessiner, coller des images, …

 

C’est parti, chaque jour de la semaine, Emma fait un dessin ou colle quelque chose (et parfois elle oublie). La fois d’après, Emma montre son carnet à Mireille : « tu as dessiné, goûté, aimé, senti, oublié, voyagé, rêvé… » Mais chut ! un carnet à secrets, ça doit rester secret !

 

Un album tout simple qui invite à laisser libre cours à l’imaginaire, au rêve, à la créativité. Même tout petit, avant de savoir lire ou écrire, on peut exprimer des émotions sur le papier, par d’autres moyens. Les illustrations, à la fois douces et colorées, sont en bel accord avec le texte.

 

Une belle invitation à la liberté de créer et d’imaginer.

 

Nathan, octobre 2016, prix : 10 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Olivier Latyk et éd. Nathan.

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 14:24

Traduit de l’anglais par Julie Sibony

 

Flora Banks souffre d’amnésie antérograde depuis l’âge de dix ans, sa mémoire s’efface systématiquement au bout de deux à trois heures, seuls quelques souvenirs d’avant le drame lui restent. Ses parents ont donc créé une bulle protectrice autour d’elle, elle ne sort quasi jamais, tient un carnet qu’elle relit régulièrement pour savoir qui elle est et ce qu’elle a fait plus tôt, et note toutes sortes de mémos sur son poignet.

C’est d’ailleurs sur son poignet qu’est tatouée cette phrase : « Flora, sois forte ».

 

Le récit est à la première personne, celle de Flora, ce qui est un exercice assez réussi et étonnant, puisque bien sûr, elle va être amenée à redire régulièrement les mêmes choses, du fait de sa maladie.

 

Son univers assez protégé va basculer lorsqu’un soir elle embrasse un garçon sur la plage, et s’en souvient encore les jours suivants. Mais ce garçon part étudier au Spitzberg, sur une île norvégienne près du pôle Nord. Le grand-frère de Flora, dont elle n’a que très peu de souvenirs, est gravement malade et ses parents le rejoignent à Paris, la laissant seule, ou du moins aux bons soins d’une amie, pensent-ils alors. Flora va braver sa peur et son monde feutré pour aller rejoindre ce garçon.

 

L’aventure est forcément stupéfiante, compte tenu de son handicap. Mais les gens qu’elle rencontrera seront toujours bienveillants. C’est là bien sûr qu’on oubliera volontiers le peu de réalisme de l’histoire pour se laisser emporter par la personnalité de Flora et la construction de l’intrigue par l’auteur, qui tient en haleine et fait avancer à toute vitesse.

 

Je regrette un peu le tourbillonnement de la fin, avec l’éternel secret de famille, qui vire un peu au mélo. Mais il s’agit avant tout d’un roman pour adolescents, où les émotions sont vite exacerbées, et tendent vers un passage à l’âge adulte.

 

C’est un roman plaisant et bien construit.

 

Casterman, mars 2017, 367 pages, prix : 16 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Casterman.

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Publié par Laure - dans Livr'ados
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