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  • : 44 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 15 ans 1/2. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

Bienvenue à vous,

 

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Et la vie dans tout ça

Je n'arrive plus à trouver de temps pour le blog, alors je poursuis ... à mon rythme !

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 08:11

En septembre j'ai lu :

 

(Cliquez sur l'image pour accéder au billet quand il y en a un)

 

(Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire – Stéphanie PélerinFils du feu Celui-là est mon frère – Marie Barthelet 

 

 

Les chiens - Allan StrattonPetit pays - Gaël Faye Vivre près des tilleuls - L'AJAR

 

Rien que des mots - Adeline Fleury La mésange et l'ogresse - Harold Cobert L'inversion de la courbe des sentiments - Jean-Philippe Peyraud

 

 

En septembre j'ai vu :

 

Camping 3La vie très privée de Monsieur Sim - film beckenrand - Michael Koch

 

La taularde, un film d'Audrey Estrougo (2016)Juste la fin du monde, un film de Xavier Dolan ( 2016)

 

 

En septembre, j'ai écouté :

 

Décibels et des silences - Lynda Lemay

 

 

 

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Publié par Laure - dans Blabla
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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 13:14

Rien que des mots - Adeline FleuryParce qu’elle a trop souffert enfant de l’absence de son père toujours retenu par l’écriture de ses romans, Adèle refuse aujourd’hui de donner accès aux livres à son fils : il n’écrira point. Son mari, Hugo, le père de son enfant est écrivain aussi : il est relégué dans une chambre de bonne à l’écart de l’appartement familial, et elle-même, journaliste, arrête de travailler pour se consacrer pleinement à son fils.

 

Les livres papier ont quasi disparu de la société, le contenu des tours de la BNF a été numérisé et son centre accueille un musée de livres papier. Les liseuses numériques (« Linums ») ont pris le pas sur le livre.

 

Mais Nino, le fils, élevé dans cet enfermement, est curieux, et fera céder les barrières érigées par sa mère.

 

 

Réception ambivalente pour moi que cette lecture d’Adeline Fleury : parti pris excessif contre le livre numérique tout en même temps que déclaration d’amour à la littérature (de nombreuses références parsèment le texte), manque de crédibilité sur bien des aspects (enfant non scolarisé et qui n’a pas accès au livre mais qui apprend à lire tout seul et très bien), figures masculines tout autant rejetées que nécessaires dans la transmission familiale et la sauvegarde du livre : il y a de l’intéressant et de l’agaçant dans ce roman !

 

Alors gardons l’intéressant ! A prendre comme un hommage à la littérature et à l’amour des livres avant tout.

 

 

Une lecture qui s’inscrit dans le cadre des 68 premières fois (et que je n’aurais sans doute jamais lu sans cette aventure)

 

68 premières fois - édition 2016

 

 

 

Éditions François Bourin, janvier 2016, 176 pages, prix : 20 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Éditions François Bourin

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 13:42

Vivre près des tilleuls - L'AJARL’auteur indiqué sur la couverture surprend : l’AJAR ? Il s’agit d’un collectif de 18 jeunes auteurs de Suisse romande (Association de Jeunes Auteur-e-s Romandes et romands), qui a pour objectif d’explorer la possibilité de création littéraire en groupe.

 

Vivre près des tilleuls, par Esther Montandon (qui est le sous-titre) est donc leur premier roman collectif publié. Un avant-propos donne la parole à un certain Vincent König, dépositaire des archives de l’écrivain Esther Montandon. Cette jeune femme, après des années de stérilité, était enfin parvenue au bonheur d’avoir un enfant, une petite fille qui malheureusement perdit la vie à l’âge de 3 ans.

À travers 63 très courts chapitres, ce sont les mémoires retrouvés, ou des fragments, qui reconstituent ce drame si personnel et si intime.

 

Quelques pages finales, à considérer hors du roman, remettent en perspective l’ensemble du texte et donnent à réfléchir à l’essence même de la création littéraire. Où est la vérité ? Y en a-t-il nécessairement une ? Vrai ou vraisemblable ? Peut-on parler du deuil quand on ne l’a pas soi-même vécu ? Quelle est la légitimité de la littérature ?

Intéressant ! En plus d’un récit délicat et sensible, au ton très juste, comme on a pu en lire d’autres déjà sur la perte d’un enfant, c’est la perspective de l’écriture qui interroge. Le lecteur se sent-il abusé par l’artifice ? Comme l’on aimerait pouvoir en débattre avec ces jeunes auteurs et d’autres lecteurs !

 

 

(Une lecture qui s'inscrit dans le projet des 68 premières fois, qui consiste à lire (si possible tous) les premiers romans français publiés)

 

68 premières fois édition 2016

 

 

Flammarion, août 2016, 127 pages, prix : 13 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Flammarion.

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 14:20


- Vous avez lu tous ces livres ? j’ai demandé.
- Oui. Certains plusieurs fois, même. Ce sont les grands amours de ma vie. Ils me font rire, pleurer, douter, réfléchir. Ils me permettent de m’échapper. Ils m’ont changée, ont fait de moi une autre personne.
- Un livre peut nous changer ?
- Bien sûr, un livre peut te changer ! Et même changer ta vie. Comme un coup de foudre. Et on ne peut pas savoir quand la rencontre aura lieu. Il faut se méfier des livres, ce sont des génies endormis.
(p.168-169)

Petit pays - Gaël FayePetit pays, c’est l’histoire d’une enfance innocente et douce au Burundi, qui vire au drame du génocide rwandais de 1993 sans qu’on l’ait vu venir…

 

Premier roman, déjà primé par le Prix du Roman FNAC dès sa sortie, Petit pays est un « grand » roman, stupéfiant d’émotions, de maturité, de réalisme violent qui pourtant dans le récit n’est presque jamais frontal, tempéré par le regard de l’enfant, sans jamais être enfantin non plus.

 

Gaby a dix ans et vit dans la félicité familiale, avec sa petite sœur Ana, sa bande de potes… ils font les quatre cents coups (ah, les mangues qu’ils vont voler dans le jardin d’à côté pour les revendre à leur propre propriétaire !) C’est une histoire d’enfance douce et heureuse, même si très vite pointe le malheur : le couple se sépare, et à hauteur d’enfant, c’est déjà douloureux. Mais tout va basculer dans un contexte historique qui dépasse totalement les enfants : si son père est français, la mère de Gaby est rwandaise d’origine Tutsie. Le génocide va s’immiscer dans l’enfance en même temps que la perte brutale de l’innocence et de la joie de vivre.

 

Les scènes relatives au récit de la mère sont difficiles, contrebalancées par la littérature qui vient apaiser les âmes, Gaby ayant pour habitude d’aller se fournir en romans chez la voisine Mme Economopoulos. Fin de l’enfance par la force des choses, horreur historique, regard du petit garçon devenu adulte, Gaël Faye, qui n’est sans doute pas très loin du petit Gaby de l’histoire, a écrit un premier roman d’une qualité rare. À découvrir sans hésiter.

 

 

p. 114-115 : « On vivait sur l’axe du grand rift, à l’endroit même où l’Afrique se fracture.

Les hommes de cette région étaient pareils à cette terre. Sous le calme apparent, derrière la façade des sourires et des grands discours d’optimisme, des forces souterraines, obscures, travaillaient en continu, fomentant des projets de violences et de destruction qui revenaient par périodes successives comme des vents mauvais : 1965, 1972, 1988. Un spectre lugubre s’invitait à intervalle régulier pour rappeler aux hommes que la paix n’est qu’un court intervalle entre deux guerres. Cette lave venimeuse, ce flot épais de sang était de nouveau prêt à remonter à la surface. Nous ne le savions pas encore, mais l’heure du brasier venait de sonner, la nuit allait lâcher sa horde de hyènes et de lycaons. »

 

 

p. 185 : « Le génocide est une marée noire, ceux qui ne s’y sont pas noyés sont mazoutés à vie »

 

p. 197 : « Il m’arrivait parfois de traverser la rue, très rapidement, pour emprunter un livre à Mme Economopoulos. Puis je revenais aussitôt m’enfoncer dans le bunker de mon imaginaire. Dans mon lit, au fond des histoires, je cherchais d’autres réels plus supportables, et les livres, mes amis, repeignaient mes journées de lumière. »

 

 

 

Badge Lecteur professionnel 68 premières fois édition 2016

 

 

Grasset, août 2016, 215 pages, prix : 18 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Byron Hirsch / EyeEm / Gettyimages / et éd. Grasset

 

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 08:36

Traduit de l’anglais par Jacqueline Odin

 

Les chiens - Allan StrattonPour la énième fois, Cameron est obligé de fuir avec sa mère, car cette dernière est persuadée que son mari, violent, est à leur poursuite. Cette fois, ils s’installent dans une ferme au fin fond d’une campagne perdue, et Cameron connaît les règles de prudence : ne pas laisser de traces sur Internet, garder secret son numéro de téléphone, etc.

 

Mais la maison dans laquelle ils emménagent est mystérieuse : certains la disent hantée, et un drame s’y serait produit, le propriétaire aurait été dévoré par des chiens.

 

Très vite, Cameron entend la voix d’un jeune garçon, Jacky, lui parler et le guider, comme s’il voulait l’aider à percer le secret de la maison. Où est la réalité, où est la folie ? Cameron est-il en proie à des hallucinations et voit-il des fantômes ?

L’histoire de cette maison, sur laquelle il enquête, non sans difficultés auprès de son entourage et avec sa mère, a une curieuse résonance avec son histoire personnelle.

 

Entre réalisme et fantastique léger, ce roman aborde de manière très habile la construction de soi dans l’absence du père, les violences conjugales et les drames familiaux, la manipulation psychologique, la place d’un enfant quand la famille se disloque et tente de se recomposer, l’invention d’un ami imaginaire, à moins que ce ne soit un sixième sens …

 

Un mystère qui tient en haleine jusqu’au bout, intrigué que l’on est par l’aspect surnaturel de l’histoire, et la volonté de connaitre le dénouement. Vraiment prenant.

 

 

Sélectionné pour le Prix des lecteurs (13-16 ans) du Mans et de la Sarthe 2017

 

 

Ed. Milan, octobre 2015, 316 pages, prix : 14,50 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © James Fraser et éd. Milan

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Publié par Laure - dans Livr'ados
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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 08:23

Celui-là est mon frère – Marie BartheletEn fois n’est pas coutume, je garde une partie de la présentation éditeur, car elle résume bien clairement le roman :

 

« Un jeune chef d’état reçoit la visite de son frère tant aimé, disparu dix ans plus tôt. La brève joie des retrouvailles cède très vite la place à l’amertume et à l’indignation : celui qui est revenu a changé. Il est désormais l’Ennemi. À cause de lui, le pays va s’embourber dans une crise sans précédent. »

 

Cette histoire se révèle progressivement, par une narration à la première personne :

 

« En te voyant, j’ai pensé que tu étais revenu pour moi, puis que tu avais vieilli. Je me trompais. Déjà tu souhaitais repartir. Et ce n’était pas tant que tu avais vieilli, tu étais transformé - défiguré, allais-je dire, par la brûlure d’une foi neuve. »

 

La rencontre n’a pas eu lieu entre ce roman et moi ; ou alors il nécessiterait une relecture, pour mieux l’apprécier après l’avoir appréhendé de manière chaotique.

Si le drame d’une relation fraternelle et de la politique d’un pays tout entier se dévoile, le chemin m’a semblé tortueux, presque prétentieux dans l’écriture, j’ai fait de nombreux retours en arrière pour comprendre, le style choisi m’a vraiment dérangée.

 

Il faut peut-être le laisser reposer, et le reprendre, car tous les éléments sont présents, indices d’un soulèvement politique dans un pays indéterminé à une époque indéterminé, la violence de la rébellion fait des victimes, il y a des éléments très forts, mais une fois encore, c’est la façon dont l’histoire est racontée qui m’a déplu et agacée, trop artistiquement travaillée peut-être. Et de fait, à la relecture, du moins des quelques pages que j’ai regrapillées de-ci-delà, tout est limpide, et plus esthétique. Mais je me refuse à lire un livre deux fois pour l’apprécier.

 

Toutefois ce roman est pour le moment fort apprécié des autres participants aux 68 premières fois, alors n’hésitez pas à vous faire votre propre avis !

 

 

68 premières fois - edition 2016

 

 

Buchet-Chastel, août 2016, 166 pages, prix : 14 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Libella, Anne Defreville

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 08:40

Fils du feu - Guy BoleyUn homme revient sur ses souvenirs d’enfance, dans la France des années 50 ou 60, où son père était forgeron et travaillait le fer sous le feu, où sa mère battait le linge à la main et décapitait les grenouilles au couperet et les dépeçait pour en cuisiner les cuisses.

 

Un parcours de lecture qui a bien failli s’arrêter assez vite pour ma part, je n’arrivais pas à m’intéresser à l’histoire, même si j’en reconnaissais la beauté de la langue, travaillée, élégante. Et puis survient le décès du petit frère, qui reste nimbé de mystère, et qui révèle un peu plus le côté taiseux des personnages. L’histoire devient singulière, et tout interpelle alors : la mère qui bascule dans la folie et fait comme si l’enfant était encore vivant, la sœur qui s’en va après un geste violent du père envers la mère et le narrateur, qui souffre en silence d’observer, de ne pas dire, et se réfugie dans la peinture… Ce n’est qu’adulte et au fil du récit qu’il reconstituera l’ensemble de l’histoire familiale, avec ses blancs, et ses apaisements.

 

Un roman court qui aborde la perte d’un enfant, événement qui n’est jamais dans le cours des choses, et son retentissement sur la famille, qui se place du point de vue du grand frère, qui grandit ainsi dans une solitude exacerbée.

La beauté de la langue en fait le sel, pour un premier roman, c’en est admirable de maîtrise.

 

 

Badge Lecteur professionnel       68 premières fois - édition 2016

 

Grasset, août 2016, 160 pages, prix : 16,50 € (11,99 € en numérique)

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Guillem Costas / Gettyimages / et éd. Grasset & Fasquelle

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 18:02

(Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire – Stéphanie PélerinIvana a la trentaine, et huit ans de vie commune avec Baptiste quand celui-ci décide un beau matin de faire ses valises et de la planter là. Comment garder le moral et l’œil vif pour tenter de refaire sa vie, ou du moins, commencer par du bon temps ?

 

J'ai été agréablement surprise par ce roman (de chick-litt?) que j'ai trouvé dynamique et drôle, je me suis surprise à éclater de rire à plusieurs reprises dès les premières pages, Stéphanie Pélerin a le sens de la formule et le bon mot qui fait mouche. Elle aborde de manière légère la rupture sentimentale, la drague sur internet, les rencontres via ce media, mais le fond est plus profond qu'il n'y paraît, sur le diktat que nous impose la société, ou que l'on s'impose trop souvent soi-même, à savoir être en couple et heureuse, filiforme, sportive, hyperactive tant dans son travail que dans ses loisirs, avoir toujours la pêche avec ses copines, etc.

 

J'ai aimé également le regard réaliste que porte l'auteur sur les élèves et le métier de prof aujourd'hui, enfin une image tout ce qu'il y a de plus vrai !

 

J'ai trouvé la fin peut-être un peu rapide (l'épilogue avance un peu vite en besogne), peut-être parce que je me sentais bien avec ces personnages et que j'aurais bien passé un peu plus de temps avec eux !

 

Un roman enjoué, lucide et très actuel.

 

 

Badge Lecteur professionnel

 

éd. Mazarine, juin 2016, 208 pages, prix : 15 € (10,99 € en numérique)

Étoiles :

Crédit photo couverture : éd. Fayard / Mazarine

 

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 16:21

Sortie de classes - Laurent TorrèsJulien est enseignant dans un collège de banlieue parisienne. Il raconte le quotidien avec les élèves, la difficulté des enseignants à les motiver, leur attention néanmoins envers chacun, et la volonté d'essayer de les aider, même si la communication avec les familles est souvent vaine.

 

En parallèle, Julien se souvient de sa propre scolarité, de son camarade Louis, brillant élève par là-même décalé, à qui il s'était attaché. Dans sa propre classe aujourd'hui en tant qu'enseignant, il y a Sofiane, cet élève qu'il aimerait aider sans y parvenir. Sofiane et Louis, deux élèves que la différence écarte et rassemble à travers les années.

 

Un roman désabusé qui dit bien toute la difficulté de l'école et de sa maison-mère, l’Éducation Nationale, aujourd'hui.

 

Ce premier roman souffre des poncifs habituels de l'exercice : un récit plus ou moins autobiographique, qui peine à basculer dans la fiction réellement, mais qui s'inscrit bien en tant que roman. Un héros solitaire, dépassé, tant par son métier que par sa vie sentimentale, ou plus exactement son absence.

 

S'il pose un constat assez déprimant sur le collège aujourd'hui, il ne donne pas de clés, il s'attache plutôt à en faire un récit très personnel, avec une large part consacrée au passé, et au déterminisme social qui lui ne s'estompe pas. Déculturation, inadaptation de l'école, errance sentimentale, c'est un portrait très désenchanté que dresse l'auteur.

 

Il n'a pas manqué de me faire bondir quand il se plaint des heures tardives des rencontres avec les parents d'élèves, placées à 17h et 18h. Mais bien sûr, tous les salariés quittent leur job à 16h pour être au collège à 17h, c'est bien connu. Et dans l'établissement de ma fille, on met au centre du discours le dialogue avec les parents, avec des rencontres à 17h, quand en zone rurale, 97% des élèves prennent le car scolaire faute de parents disponibles à la sortie à cette heure-là. Hum.

 

Heureusement qu'il reste toujours des enseignants qui ont la pêche, et bien du courage de garder intacte leur motivation.

 

« Sortie de classes » est à lire davantage comme un roman sur les liens passés d'une amitié scolaire que comme un roman sur l'école, où d'autres témoignages ou essais plus pertinents ne manquent pas.

 

(Lu en juillet 2016)

 

Albin Michel, août 2016, 268 pages, prix : 18 €

Étoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Albin Michel

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 08:56

En août, j'ai lu :

 

 Puissions-nous être pardonnés -A.M. HomesDe nos frères blessés - Joseph AndrasJe suis de celles qui restent - Bernadette Pécassou

 

Albert sur la banquette arrière – Homer HickamGiboulées de soleil – Lenka Hornakova-CivadeLes beaux étés tome 2 - Zidrou Lafebre 

 

De ce pas - Caroline Broué

 

 

 

 

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Publié par Laure - dans Blabla
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