Présentation

  • : Les jardins d'Hélène
  • Les jardins d'Hélène
  • : 44 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 21 ans, 19 ans et 15 ans . Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
  • Contact

Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

Bienvenue à vous,

 

Recherche

Et la vie dans tout ça

Je n'arrive plus à trouver de temps pour le blog, alors je poursuis ... à mon rythme !

Archives

24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 09:02

Petit Dino veut tout faire tout seul - Liz ClimoUn très bel album grand format aux pages épaisses pour dire la complicité d'un papa envers son petit garçon (c'est une famille dino mais l'identification marche quand même).

Petit Dino part seul à l'aventure, mais a oublié tout ce que son papa prévoit d'habitude : à boire, de quoi se protéger de la pluie, il doit aussi surmonter ses peurs et quelques difficultés (traverser la rivière, affronter un cochon sauvage), pourtant tout se déroule à merveille, car le lecteur le voit bien dans l'illustration, Papa Dino le suit discrètement et veille au grain.

Une tendre complicité père-fils, qui conduit vers l'autonomie, l'apprentissage en sécurité, et qui dit l'amour tout simplement qui existe fort entre ces deux-là. Épuré dans le dessin, mais très chouette.

 

(Et papa Dino ne se fâche pas quand Petit Dino dessine dans ses livres sans images !)

 

(Idéal pour les 3-5 ans)

 

Milan, septembre 2015, 32 pages, prix : 11,90 €

Etoiles : 

Crédit photo couverture : Liz Climo et éd. Milan

Partager cet article

23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 13:48

De ce pas - Caroline BrouéMarjorie a passé les cinq premières années de sa vie au Cambodge, d’ailleurs son vrai prénom c’est Tin. Mais sous le joug des Khmers Rouges, son père est laissé pour mort et sa mère décide de l’emmener en France. Adulte, elle rencontre Paul, avec qui elle aura une petite fille. Danseuse à l’opéra de Paris, des problèmes de santé l’obligent à arrêter sa carrière plus tôt que prévu.

Tous deux en proie à des souvenirs d’enfance et à passé douloureux non apaisé, à quarante ans, ils se cherchent toujours, et leur couple est au bord de l’implosion.

 

Jolie réflexion sur ce que l’on fait de sa vie, et combien les relations familiales dans l’enfance sont cruciales pour son devenir d’adulte. L’écriture est délicate, sensible, même si j’ai eu un peu de mal à entrer dans le roman au départ, trouvant qu’il partait un peu dans tous les sens.

Je n’ai pas regretté d’avoir persévéré, les personnages secondaires, Jérôme et tout particulièrement Justine, sont intéressants dans ce qu’ils apportent à la construction de Marjorie, même si quelques digressions rendent la construction un peu trop éparse.

 

De même les nombreuses références culturelles à la danse, à la photographie, à la peinture, sont un peu trop présentes, faisant courir le risque d’égarer le lecteur, tenté de penser assez vite « ce n’est pas pour moi, je ne connais pas tous ces noms »

 

Toutefois, le roman dans son ensemble parcourt avec finesse et élégance le chemin de l’intime, méritant qu’on s’y arrête.

 

 

Lu dans le cadre du Projet 68 premières fois initié par l’Insatiable Charlotte

 

68 premières fois édition 2016

 

 

Éd. Sabine Wespieser, janvier 2016, 169 pages, prix : 17 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Sabine Wespieser

Partager cet article

22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 14:56

Giboulées de soleil - Lenka Hornakova-CivadeElles sont trois narratrices, mais à vrai dire 4 femmes d'une même lignée, de mère en fille, à dévoiler leur combat de femmes et à défendre leur particularité : être des filles-mères, ayant engendré des « bâtardes ». Elles sont fières de transmettre leur seul nom, et ce don qu'elles ont puor la broderie traditionnelle qui se veut aussi le fil rouge du roman.

 

Chaque histoire, singulière, est touchante, attachante, et montre la force et le courage d'une femme au sein d'une famille ou d'un environnement qui tendait plutôt à la réduire à moins que rien.

Ces histoires d'amour et de vie sont aussi intimement liées à l'histoire de leur pays, l'ancienne Tchécoslovaquie devenue République tchèque, notamment sous le joug du communisme.

 

Giboulées de soleil est un roman qui vous enveloppe (on a envie de prendre l'auteur dans ses bras et de faire partie de la famille!), et qui mêle habilement petite et grande Histoire. L'auteur est originaire de Moravie et écrit directement en français (elle vit actuellement en France), chapeau bas !

 

Une très belle découverte faite grâce aux 68 premières fois initiées par Charlotte l'insatiable.

 

 

68 premières fois édition 2016

 

 

Alma éd., avril 2016, 292 pages, prix : 18 €

Étoiles :

Crédit photo couverture : © éditions Alma

Partager cet article

19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 13:44

Je suis la méduse – Béatrice Fontanel et Alexandra Huard (ill.)Au bord de la mer en été, une petite fille est piquée par une méduse. Les parents consolent l’enfant, puis le père capture la méduse dans un filet et la rejette sur la plage. Sans eau, elle se meurt. Mais la petite fille blessée va la remettre à l’eau. Quelques années plus tard, elles se retrouveront…

 

Ce qui m’a attirée d’emblée dans cet album, ce sont les illustrations. Colorées, riches de détails d’une grande finesse, magnifiques sur les doubles pleines pages d’un grand format, 34 cm sur 48 quand le livre est ouvert. Le « cœur » de la méduse et le maillot de bain de la petite fille, de couleur orange fluo, se répondent et attirent l’œil. Superbe !

 

Album au texte poétique, qui joue avec les sons :

 

« Je vogue, je flotte, m’évase et dérive, évitant de m’envaser.

Je ricoche et j’effiloche mes froufrous au fil des flots.

Je trousse mes jupons transparents, pas trop tout de même !

Il ne faut pas montrer mes jolis dessous, juste le frisottis de mon tutu ».

 

l’histoire est racontée par la méduse, personnage peu attirant s’il en est, et pourtant, le récit de fiction apporte de nombreuses informations documentaires. Un message écologique sur la pollution des fonds marins est aussi présent, tant dans le texte que dans l’image, mais il ne juge pas, il informe sobrement.

 

 

Et ces couleurs ! Je ne me lasse pas des illustrations d’Alexandra Huart, et l’album, dans sa fabrication, qualité du papier et épaisseur de la couverture cartonnée, qualité de la reproduction des dessins, est aussi un superbe objet.

 

Encore un très bel ouvrage des Fourmis rouges !

 

 

Je suis la méduse from Alexandra Huard on Vimeo.

 

Éditions Les Fourmis rouges, juin 2016, 36 pages, prix : 17.90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Alexandra Huard et éd. Les Fourmis rouges

Partager cet article

18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 09:14

(sous –titre : L’histoire plus ou moins vraie d’un mari, de sa femme, et de l’alligator de sa femme)

 

Traduit de l’américain par Arnold Petit

 

Albert sur la banquette arrière - Homer HickamLe ton est donné dès le titre et le sous-titre : l’histoire sera loufoque et c’est bien pour cela qu’on s’y précipite. Elle est racontée par un des fils devenu adulte, qui reprend ce que sa mère lui a confié au fil des années.

 

L’aventure s’est déroulée principalement en 1935, aux États-Unis, pendant la grande dépression. Homer et Elsie Hickam vivent à Coalwood, un village de Virginie Occidentale d’environ mille habitants. Homer est mineur de charbon. Sa femme Elsie, qui a vécu en Floride, a du mal à s’adapter au climat et à la mentalité de cette bourgade. Au moment de son mariage avec Homer, elle a reçu un encombrant cadeau de la part de son ancien amoureux qu’elle a toujours considéré comme l’amour de sa vie : un alligator, qu’elle a nommé Albert.

Albert est tout pour elle, animal de compagnie qui comble son ennui, et surtout, lui rappelle son premier et seul amour. Mais Homer n’est pas dupe et lui présente un ultimatum : c’est Albert ou lui, elle va devoir choisir. C’est ainsi que commence le voyage : cédant à la demande de son mari, ils s’apprêtent à ramener Albert dans son milieu aquatique d’origine, en Floride.

 

Le road trip démarre et enchaine des épisodes tous plus farfelus les uns que les autres, où Albert ne manque pas une occasion de montrer sa fidélité et sa loyauté à son maître Homer, à la grande surprise de celui-ci. Au fil du voyage et des péripéties déjantées, on croisera même Steinbeck et Hemingway, jolis clins d’œil littéraires.  

Bien plus qu’une aventure délirante et peu crédible en l’état, c’est aussi une réflexion sur la vie de couple, sur la fidélité, le désir, et les compromis de la vie quotidienne. C’est amené en second plan, mais bien présent.

 

Les premiers chapitres sont jubilatoires, rien que pour Albert dans son baquet sur la banquette arrière de la Buick, et l’enchainement des épisodes cocasses. L’ensemble s’essouffle peut-être un peu une fois le processus compris, mais l’ensemble reste joyeux et décalé. Une lecture plaisante et originale pour s’évader à moindre frais.

 

 

Badge Lecteur professionnel

 

Mosaïc, juin 2016, 416 pages, prix : 19,90 € (13,99 € en numérique)

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Mosaïc

 

Partager cet article

Publié par Laure - dans Romans étrangers
commenter cet article
17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 06:27

Traduit de l'américain par Yoann Gentric

 

Puissions-nous être pardonnés - A.M. HomesEn 2011, à propos du roman « ce livre va vous sauver la vie », d’A.M. Homes, j’écrivais ceci : « on applaudit l’imagination fertile de l’auteur qui ne ménage pas les scènes cocasses. », eh bien je peux tout à fait réitérer ma remarque pour ce dernier roman de cet auteur !

 

D’emblée j’ai été emportée par le rythme, le style, et les mésaventures plus que surprenantes de George, et par ricochet de son frère Harold. George est un riche producteur de télévision qui perd soudainement les pédales : il tue une famille dans un accident de la route (seul le petit garçon survivra) et quelque temps après, alors qu’il s’échappe de l’hôpital où il est placé, il tue à coup de lampe de chevet sa femme qu’il trouve dans son propre lit avec son frère Harold, un modeste et discret professeur d’histoire spécialiste de Nixon.

 

Jusque-là en retrait, Harold se retrouve sur le devant de la scène, devenant le tuteur des enfants de George (celui-ci semble bien devenu fou) et découvrant une vie de famille, chien et chat compris, qu’il n’aurait jamais imaginée.

 

Décoiffant, avec des dialogues très drôles (soutenus par une excellente traduction), ce roman réussit la prouesse de se renouveler sans cesse pour maintenir le rythme sur près de 600 pages, révèle (à lui-même) la fibre paternelle d’Harold, non sans passer par des expériences tantôt extravagantes tantôt touchantes. Critique sociale de la vie américaine sous couvert d’une vraie bonne histoire et d’un ton savoureux, ce roman fait partie de ceux que l’on n’a pas envie de quitter tant on s’en délecte.

 

A.M Homes fait désormais partie de ces auteurs que j’ai envie de suivre !

 

 

Actes Sud, mai 2015, 586 pages, prix : 24 €

Etoiles :

Crédit photo couverture :  © Tommy Ingberg et éd. Actes Sud.

 

Partager cet article

Publié par Laure - dans Romans étrangers
commenter cet article
16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 14:33

Je suis de celles qui restent - Bernadette PécassouAlice vient de perdre son mari lorsqu’elle reçoit un colis qui lui était adressé. Celui-ci contient un briquet de luxe, alors qu’il était non fumeur. Pourquoi avait-il commandé cet objet ?

Alice enquête sur les origines de cet achat, et découvre avec fascination un univers qui lui était inconnu : tout ce que l’on peut trouver en vente sur des sites d’annonces sur internet.

Encore sous le coup du chagrin du décès de Michel, elle est aussi en désaccord avec les choix de vie de ses enfants, Paul et Juliette. Elle qui a tant souffert d’avoir quitté son Sud-Ouest natal pour suivre son mari à Paris, elle aimerait tant que ses enfants restent près d’elle…

 

Si la réponse liée à ce mystérieux briquet arrive lentement, amenant avec elle la révélation d’un secret de famille, le roman se veut surtout une réflexion sur le lien à la famille et son rapport à un lieu d’attache, alors que tout bouge et va trop vite dans notre monde moderne.

 

J’ai été assez déçue par l’histoire familiale de Michel, que j’ai trouvée embrouillée entre tous les personnages, et assez peu crédible dans ce qui tend à justifier l’achat du fameux briquet de collection. De même je trouve que le dénouement de l’intrigue tarde à venir, et si l’auteur offre des réflexions justes sur le mode de vie des familles qui a beaucoup changé, j’ai été un peu lassée par l’esprit passéiste du récit, qui me semble s’adresser à une autre génération que la mienne.

 

A propos de la découverte d’Alice des nombreux objets en vente sur internet : (p.102) : « Le plus grand magasin de services de tables du monde. Du plus accessible – 15 euros – au plus inabordable – 6000 euros ! Riches ou humbles apparats des familles d’avant, démodés, trop fragiles, ils n’étaient plus désirables. Ces lointains compagnons des belles heures n’étaient plus utiles. Dans les grandes villes où les mètres carrés se vendaient à prix d’or, ils étaient encombrants, impossibles à ranger dans des meubles inadaptés à leur poids et à leur incroyable volume. Quelque chose s’en allait avec eux : le temps des familles, le temps où l’on ne quittait pas sa terre d’origine pour s’en aller au loin, le temps où l’on vivait ensemble, longtemps, où l’on se mariait et où l’on travaillait, au pire, dans la région voisine, le temps où l’on ne suivait pas de si longues études pour obtenir de brillants diplômes internationaux qui menaient à l’autre bout du monde. »

 

 

Flammarion, avril 2016, 274 pages, prix : 21 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Tomek Dyczewski / éd. Flammarion

Partager cet article

10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 12:25

De nos frères blessés - Joseph AndrasMédiatisé au moment de l’annonce du Prix Goncourt du 1er Roman 2016 alors qu’il n’était même pas sur les listes, Prix refusé par l’auteur, c’est d’abord comme cela que j’ai entendu parler de ce roman.

Il s’avère raconter un fait de l’histoire de la guerre d’Algérie que pour ma part je ne connaissais pas, Fernand Iveton fut le seul condamné à mort européen par la justice française, guillotiné le 11 février 1957 à l’âge de trente ans.

Le roman s’ouvre sur la préparation de la bombe par Fernand, ouvrier indépendantiste, mais si celui-ci est engagé dans ses idées et son combat politiques, il ne veut pas pour autant faire de victimes innocentes. Il prévoit que la bombe explose après la fermeture de l’usine, quand tous les ouvriers seront partis. Mais il est arrêté avant même l’explosion, interrogé et torturé alors même qu’il n’a fait aucune victime ni blessé.


L’écriture sèche, presque aride, frappe par sa puissance et sa force d’évocation. Les passages sur la torture physique, sont difficilement soutenables, même s’ils sont décrits avec retenue, loin de toute émotion débordante.


Malgré la fin inéluctable connue d’avance, on garde l’espoir d’un acquittement tant la peine est démesurée. On suit le procès, et l’optimisme de Fernand quant à son devenir.
Ces scènes sombres sont éclairées par des retours en arrière sur la rencontre en France de Fernand avec celle qui devint son épouse, Hélène, leurs moments de bonheur et leur amour indestructible.

Un premier roman qui frappe par sa maîtrise, sa force, son écriture sobre et efficace, sa dénonciation sans arrogance, qui réhabilite avec retenue cet épisode peu glorieux de l’histoire française. Selon les sources citées en fin d’ouvrage, Roland Dumas aurait affirmé que François Mitterrand, ministre de la Justice à cette époque, aurait ensuite tenu, une fois au pouvoir, à abolir la peine de mort pour se racheter de ses décisions pendant la guerre d’Algérie.

 

 

 

Lu dans le cadre du projet 68 premières fois de l'insatiable Charlotte 

 

68 premières fois 2016

 

 

 

Actes Sud, mai 2016, 139 pages,  prix : 17 €

Étoiles : 

Crédit photo couverture :  portrait de Fernand Iveton, DR / et éd. Actes Sud

Partager cet article

1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 15:24

En juillet, j'ai lu :

 

Le monde entier - François BugeonComment sauver son couple en 10 leçons, ou pas - Stephanie BlakeLes brasseurs de la ville - Evains Wêche

 

Moto-sphinx - Julie Estève L'heure bleue - Elsa Vasseur J'ai LE cancer et alors ? - Claudia Litt

 

Vous aimer - Caroline BongrandSortie de classes - Laurent Torrès Les petites et les grandes choses - Rachel Kahn

 

L'adoption tome 1 : Qinaya - Zidrou et Monin

 

(sortie de classes paraîtra le 31 août 2016)

 

 

En juillet, j'ai vu :

 

Le nouveau - un film de Rudi Rosenberg

 

 

En juillet, j'ai écouté :

 

 

Partager cet article

Publié par Laure - dans Blabla
commenter cet article
31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:48

Crotte ! - Davide CaliCrotte ! ou comment les pigeons ont disparu et ont été remplacés par les aigles (oui le sous-titre est important !)

 

Un matin, alors que le Président sort de son palais présidentiel, une crotte de pigeon lui tombe sur le nez. C’est inadmissible ! Il y a trop de pigeons dans ce pays ! Les experts se réunissent et trouvent une solution : il faut faire venir des chiens en nombre, les chiens font peur aux pigeons. Oui, mais voilà, les chiens font plein de crottes partout ! Alors il faut faire venir des mouches, elles mangent les crottes de chien. Oui mais, il y a trop de mouches, c’est tout aussi insupportable ! Et ainsi de suite, je vous laisse découvrir la suite de l’histoire-randonnée, et comment on finit par en arriver aux aigles et à la conclusion du Président.

 

Le principe de la répétition avec un nouvel élément (au final toujours pire que le précédent !) fonctionne bien, et le dessin de Christine Roussey, au crayon de couleur et qui occupe pleinement la page, est très ludique et drôle : que de détails ! (on ne se lasse pas d’observer les doubles pages).

 

Le rôle du pouvoir et de ses attributs est amené avec humour et décalage : un aigle, c’est quand même mieux qu’un pigeon, quand il s’agit de représenter puissance et prestige ! Même s’il faut en passer par l’absurde…

 

(Dès 4 ans)

 

Éd. Nathan, juin 2016, 32 pages, prix : 10 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Christine Roussey et éd. Nathan.

 

Partager cet article

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -