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  • : 45 ans, bibliothécaire, mère de 3 enfants de 22 ans, 20 ans et 16 ans. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Des livres, et plus encore

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix-sept ans (?!) plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

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Je n'arrive plus à trouver de temps pour le blog, alors je poursuis ... à mon rythme !

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 13:03

Traduit de l’anglais (Irlande) par Céline Leroy

 

 

Sonny, seize ans, est le cadet d’une famille modeste, où la mère passe son temps à se plaindre du père qui passe son temps à parier au jeu sa maigre paye. Mais il est aussi le seul à fréquenter le lycée, en dehors duquel il fait quelques petits boulots, chez le boucher du coin ou quelques travaux d’entretien avec son père. C’est avec lui qu’il rencontre Vera, une femme seule plus âgée, qui le trouble dès la première rencontre.  

 

Sonny n’aura dès lors de cesse de se rapprocher d’elle, bien qu’elle ne soit ni de son âge ni de son milieu social. Elle semble pourtant tout aussi paumée que lui, et entre eux nait une curieuse relation, pudique et attentionnée.

 

 

Sonny tente de s’élever, il a une certaine curiosité intellectuelle mais Sharon, une ado de son âge qui n’a pas sa langue dans sa poche, et sa famille font tout pour l’en empêcher, parce que c’est ainsi, on est comme on nait.

 

 

Le roman est écrit à la deuxième personne du singulier, un « tu » au départ déstabilisant, il incarne un narrateur omniscient qui n’hésite pas dès le milieu de l’histoire à anticiper au détour d’une phrase le dénouement tragique (parce que l’essentiel n’est pas là), on ne l’identifie pas, mais c’est un peu comme s’il s’exprimait à la place de Sonny qui ne s’autorise pas à prendre lui-même la parole.

 

 

Vera, c’est la rencontre de deux solitudes, deux souffrances, deux désirs, différents mais qui se rejoignent, deux êtres perdus qui prennent en l’autre ce qui peut les aider à continuer.

 

 

La fin, en quelques paragraphes, éclaire l’ensemble d’un nouveau regard, triste mais apaisant. Un beau roman, sensible, touchant, dont l’âme perdue des personnages reste longtemps à l’esprit du lecteur.

 

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des lectrices de ELLE 2018

 

 

 

 

 

Ed. Rivages, août 2017, 253 pages, prix : 21,50 €, ISBN : 978-2-7436-4055-2

 

 

 

Crédit photo couverture : © Marc Owen / Arcangel et éd. Rivages

 

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Publié par Laure - dans Romans étrangers
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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 10:29

Edouard Philippe, Premier Ministre depuis mai 2017, a toujours aimé la lecture. Avec des hommes qui lisent (on pensera naturellement au titre de Laure Adler, les femmes qui lisent sont dangereuses), il évoque son parcours de lecteur, depuis l’âge de six ans, en déchiffrant une page de L’Enfer de Dante devant son père, jusqu’à aujourd’hui, où les livres ne l’ont jamais quitté et comment il s’est construit avec eux.

 

Sa passion et sa curiosité pour la littérature ne sont pas feintes, elles suscitent bien sûr l’envie de découvrir les livres dont il fait l’éloge, en fin d’ouvrage notamment, où il propose un certain nombre de titres et les circonstances dans lesquelles il les a lus. Il ose aussi aborder les monuments qu’il n’a pas encore ouverts et raconte aussi comment c’est parfois le cinéma qui l’a conduit à découvrir Edmond Rostand (Cyrano) ou Victor Hugo (Les Misérables).

 

Il aborde de manière passionnante et intelligente les politiques culturelles publiques, et notamment une politique de la lecture, qu’il a pu développer en tant que maire du Havre, qui est réfléchie et sensée, en évoquant les écueils fréquemment retrouvés, comme le fait par exemple d’en faire une politique des bibliothèques, ou une sacralisation de l’objet livre. La cible est et doit toujours être le lecteur, pas le livre.

 

Ce récit est un régal, œuvre simple mais passionnante d’un homme cultivé à la pensée brillante.

 

On peut toutefois imaginer que la lecture de son livre tendra à se rapprocher d’un des écueils de la lecture publique qu’il dénonce : « admettre que les bibliothèques sont trop souvent réservées à ceux qui y sont déjà entrés. L’immense majorité des utilisateurs d’une bibliothèque aime déjà les livres. », ainsi ceux qui liront Edouard Philippe aiment très certainement déjà les livres et la lecture et sont déjà convaincus de leur intérêt.

 

Un livre qu’on devrait offrir à nos élus, à la culture bien sûr, mais pas seulement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JC Lattès, juillet 2017, 247 pages, prix : 15 €, ISBN : 978-2-7096-6143-0

 

 

 

Crédit photo couverture :  © éd. JC Lattès

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Publié par Laure - dans Essais - documents
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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 12:39

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Julia Deck

 

Fin 2004 début 2005, Maggie Nelson travaille à l’écriture d’un recueil poétique sur sa tante décédée 35 ans plus tôt, Jane Mixer. Jane avait 23 ans en 1969 lorsqu’elle fut assassinée sauvagement. L’affaire n’a jamais été résolue. La famille en est restée affectée ; Maggie elle-même, née en 1973, ne l’a jamais connue, et pourtant, elle écrit sur elle. C’est à ce moment-là, en 2005, que la police rouvre l’enquête. Maggie et sa famille assisteront au procès du suspect.

 

Outre le drame, ce récit est aussi l’occasion pour l’auteur de revenir sur ses parents divorcés, sur la façon dont la famille fut marquée à jamais et sur le fait d’écrire encore sur le sujet.

 

Si le texte n’est pas désagréable à lire, j’avoue rester perplexe sur l’intérêt général qu’il peut avoir.

Je ne suis pas sûre d’avoir saisi l’objectif de l’auteur et la portée de son travail. J’y reste hélas assez indifférente.

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018, catégorie Documents.

 

 

 

 

Editions du Sous-sol, août 2017, 218 pages, prix : 20 €, ISBN : 978-2-36468-270-2

 

 

 

Crédit photo couverture : © The Ann Arbor News et éd. du sous-sol

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Publié par Laure - dans Essais - documents
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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 15:09

Parce que tous ses amis ont des monstres, Lulu en veut un aussi ! A force d’insister, elle convainc son père qui l’emmène à la monstrerie et y a plus qu’à choisir ! Il y en a de toutes sortes mais c’est finalement le papa de Lulu qui a un coup de cœur : ils adoptent Gus, un bébé Ougly-Woumps. Comme promis, Lulu s’en occupe, et ce n’est pas chose aisée que d’éduquer un bébé monstre et de réparer ses bêtises. Mais on s’assagit en grandissant n’est-ce pas ?

 

Remplacez le monstre par un chaton, un chiot, un hamster ou n’importe quel autre animal de compagnie, et vous verrez déjà mieux le problème !

 

Un album original et fantaisiste pour aborder le thème de la responsabilité et de l’engagement quand on adopte un animal, la part de caprice des enfants, et les aléas du quotidien.

 

Le dessin très dynamique d’Elise Gravel occupe toute la page, parfois sous forme proche de la BD, et sur un fond blanc quadrillé comme la couverture. Un album pêchu et drôle : les petits (dès 4 ans) adorent ces gentils montres qui ne font pas peur mais sont champions des bêtises !

 

 

Nathan, avril 2016, 40 pages, prix : 10 €, ISBN : 978-2-09-256580-3

 

 

 

Crédit photo couverture : © Elise Gravel et éditions Nathan

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 07:49

En août, j'ai lu :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En août, j'ai vu :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié par Laure - dans Blabla
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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 16:42

Traduit du suédois par Caroline Berg

 

Le roman s’ouvre sur une scène de chasse à l’ours à l’issue de laquelle on découvrira que l’ours avait mangé un morceau d’être humain avant de s’attaquer à un chien. L’affaire est classée sans suite.

 

Quelques mois plus tard, Rebecka Martinsson, procureure, est appelée pour le meurtre d’une femme, Sol-Britt Uusitalo, découverte dans son lit assassinée d’une balle dans la tête et sur le mur de sa chambre le mot « Putain » a été écrit.

 

 Son petit-fils de 7 ans, Marcus, a disparu.

 

Krister, maître-chien et policier va aider Rebecka à le retrouver. Le petit garçon est traumatisé et ne se sent en sécurité qu’avec Krister et en se réfugiant dans un comportement canin.

 

Les enquêteurs découvriront que les ascendants et descendants de Sol-Britt ont tous été tués ou sont morts accidentellement, ce qui est bien curieux.

 

En parallèle, l’auteur remonte à l’histoire d’amour (et de mort) d’Elina Petterson, petite institutrice qui tombe amoureuse d’un patron de compagnie minière en 1914, fille-mère de Frans Olof, qui deviendra le père de Sol-Britt.

 

Malgré de nombreux personnages principaux et secondaires et ramifications (entre les suspects, les amants, les voisins, les cousins…), j’ai réussi à ne pas me perdre, bien que l’imbrication des deux intrigues, ancienne et actuelle, soit le principe moteur de l’action.

 

J’ai aimé cette construction et tout particulièrement l’histoire de la petite Elina, qui apporte de l’ampleur au roman. J’ai apprécié également le rythme lent de l’intrigue (de par l’alternance des époques), et le fait qu’il n’y ait pas de surenchère invraisemblable dans les rebondissements comme c’est souvent le cas dans les polars contemporains.

 

Les chiens et leur caractère prennent une place importante dans le récit également. La fin tient la route tout en étant fermée, l’équipe policière est soudée mais il y a bien sûr un mouton noir, l’équilibre est bon entre rebondissements, histoires personnelles des enquêteurs, histoire d’amour plus ancienne. J’ai aimé ce roman par lequel je découvre cette auteure.

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018

 

 

 

 

Albin Michel, août 2017, 444 pages, prix : 21,90 €, ISBN : 978-2-226-39324-1

 

 

 

Crédit photo couverture : © plainpicture / robertharding / Janette Hil ; © Anna Mutwil / Arcangel Image / et éditions Albin Michel.

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Publié par Laure - dans Polars - Thrillers
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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 12:58

Alors qu’il est séparé de sa femme depuis un mois, éprouvant tous deux le besoin de faire une pause, Vincent Dussart rentre faire une surprise à Chloé. Mais celle-ci baigne dans une mare de sang, elle a été assassinée d’une balle dans la nuque. Leur petit garçon de trois mois, Quentin, a disparu.

 

L’enquête est confiée à l’équipe d’Albert Lazaret, proche de la retraite, son élément principal est le capitaine Mathilde Sénéchal, qui semble cacher une blessure intime et souffre d’une surprenante phobie à l’odeur de menthe.

 

En entendant l’affaire à la radio, Pierre Orsalhièr, ex flic reconverti, se remémore un cas similaire qui n’a jamais été élucidé, dix-huit ans plus tôt. Il va se présenter et collaborer avec Mathilde.

 

J’ai beaucoup apprécié la mise en place des personnages, leur profondeur psychologique, leurs failles, et j’ai envie de les retrouver dans une nouvelle enquête pour en savoir plus sur eux, notamment sur le passé de Mathilde, voir évoluer les interactions entre les membres de l’équipe, et la petite voisine Adèle.

 

Je reste un peu mitigée sur l’enquête policière proprement dite, que je trouve moins développée et moins réussie que l’évolution des personnages principaux dans le roman. Si j’ai bien compris le dénouement, j’ai eu du mal à cerner réellement le mobile. Mysticisme et psychiatrie sont abordés trop rapidement je trouve, tout comme les points relatifs à la mythologie égyptienne auraient mérité d’être développés.

 

Il m’a fallu revenir plusieurs fois en arrière pour trouver le passage où je pouvais avoir une explication, qui s’est réduit à quasi une seule phrase, j’ai eu l’impression de ne pas avoir vraiment tout compris, ce qui minore fortement mon appréciation.

 

Les passages LUI/ELLE écrits dans une police de caractère différente sont assez ésotériques et même s’ils prennent sens a posteriori, ils ne suffisent pas à éclairer la « folie » des personnages.

 

 

 

J’ai découvert Elena Piacentini avec cet ouvrage mais je garde l’envie de la suivre, ce qui est positif !

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018.

 

 

 

Fleuve noir, août 2017, 285 pages, prix : 19,90 €, ISBN : 978-2-265-11649-8

 

 

 

Crédit photo couverture : © Chloé Madeline. Photo : © Marc Litman / GettyImages - et éd. Fleuve.

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Publié par Laure - dans Polars - Thrillers
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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 08:58

Attirée par les bons papiers critiques et les bonnes feuilles parus, je trouvais le sujet abordé par Sophie Fontanel vraiment intéressant.

 

A 53 ans, l’auteure décide d’arrêter de se teindre les cheveux et d’accepter son « going grey », même si le temps sera long et difficile avant que la repousse fasse disparaitre totalement ses colorations. Elle redoute le regard des autres, notamment sur cette période « bicolore » pénible à passer.

 

Mais pourquoi ressent-elle donc le besoin de rappeler au passage sa démission du magazine ELLE (« poussée vers la sortie »), son copinage avec Inès de la Fressange, le patron d’un grand média (vraisemblablement l’Obs) qui l’embauche autour d’un café juste parce qu’elle le lui demande, la fashion week… tout cela rien que dans les premières pages ?

 

Dès lors je l’avoue j’ai pris ce roman en grippe. Où est l’intrigue romanesque ? Où est la portée universelle qui touchera toutes les femmes ? J’ai l’impression que le meilleur a été cité dans les articles de presse en quelques lignes suffisantes, le roman dès lors me semble d’un ennui et d’un égocentrisme démesurés.

 

Pauvre vantardise d’une pauvre petite fille riche, qui réalise au demeurant qu’au fond, sa couleur de cheveux, tout le monde s’en moque, que les hommes trouvent même ça plutôt joli.

 

J’ai eu l’impression de tromperie sur la marchandise : alors que je m’attendais à une réflexion sur la pression sociale faite aux femmes, sur l’affirmation et l’acceptation de soi comme un pied de nez au regard des autres, je n’ai eu que la longue description des errances de Mme Fontanel toujours entre deux avions qui ne cesse de se demander ce que les autres vont penser de ses cheveux. Pas grand-chose à vrai dire.

 

Peut-être eût-il mieux valu qu’elle emploie ses talents de journaliste et parte de son expérience personnelle pour s’emparer du sujet de manière plus générale, car l’intérêt romanesque, ici, je le cherche toujours.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Robert Laffont, 17 août 2017, 252 pages, prix : 19 €, ISBN : 978-2-221-19634-2

 

 

 

Crédit photo couverture : © éd. Robert Laffont

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 16:51

Delphine Chedru était déjà l’auteur d’un imagier original grand format chez Nathan, elle revient un peu sur le même principe avec un imagier à compter, pour les petits dès 3 ans.

 

Sur la page de gauche, un chiffre, écrit en chiffre arabe, puis en lettres (cursives), et dessous, le nombre de points correspondants. Sur la page de droite, des illustrations sur fond de losanges colorés. Par exemple pour le chiffre 1, on identifiera 1 chat, 1 chauve-souris, 1 poisson, etc. mais on trouvera un intrus : il y a … 2 papillons ! Et on tourne la page pour le chiffre 2 et trouver l’intrus qui comprend 3 éléments. Et ainsi de suite jusqu’à 10.

 

On passe ensuite aux dizaines, de 10 à 50, puis à la centaine (honnêtement, je n’ai pas compté le nombre d’allumettes, d’épingles à nourrice, de gouttes de pluie pour vérifier s’il y en avait bien 100, mais j’imagine bien un enfant téméraire le faire !)

 

On trouve enfin quelques additions simples, toujours avec le système de points colorés sur la page de gauche, et les illustrations sur la page de droite.

 

C’est ludique, sympathique, et on peut y passer un bon moment, à nommer et compter tous les petits objets, animaux, éléments de la nature qui composent les « chiffres » et les dizaines.

 

Une bonne approche du calcul en s’amusant !

 

 

 

Nathan, août 2017, 64 pages, prix : 14,90 €, ISBN : 978-2-09-257368-6

 

 

 

 

Crédit photo couverture : © Delphine Chedru et éditions Nathan.

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Publié par Laure - dans Docs jeunesse
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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 13:57

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Lilas Nord.

 

On ne présente plus Susie Morgensten, écrivain pour la jeunesse à l’origine de plus d’une centaine de romans, dont la plupart sont publiés à l’école des loisirs. C’est un ouvrage plus personnel qu’elle nous propose ici, une fenêtre autobiographique sur l’année de ses 10 ans. (Elle en a aujourd’hui 72.)

 

Susie Morgenstern est la petite dernière d’une fratrie de trois filles et elle se sent souvent délaissée ou mise à l’écart par rapport à ses ainées Effie ou Sandra. Elle vit à Belleville, petite ville américaine du New-Jersey. Elle est brillante à l’école et passionnée de lecture dès son plus jeune âge, elle a un caractère très différent de celui de ses sœurs.

 

Elle évoque ses souvenirs d’enfance, notamment l’hébergement de cousins juifs de Pologne. Elle vient de lire « le journal d’Anne Franck » et elle est marquée, elle n’ose pas poser de questions sur l’histoire de sa famille paternelle. 

 

Alors qu’elle écrit tous ses romans directement en français, elle a eu besoin, pour ce récit autobiographique, de revenir à sa langue maternelle, l’anglais. L’ouvrage est donc traduit.

 

C’est une tranche de vie souriante, douce, fraiche, celle de l’enfance et de la complicité (avec son lot de chamailleries) avec ses deux sœurs ; la judéité occupe une place importante aussi dans sa vie même si elle n’en est alors pas nécessairement consciente.

 

J’aurais aimé que l’ouvrage aille plus loin, comment elle est venue à l’écriture, par exemple., mais il est circonscrit à sa dixième année.

 

Quelques dessins de l’auteure, faits de pointillés, illustrent le texte.

 

 

 

Extrait p. 55/56 : « Nous avions très peu de livres à la maison. Pour avoir accès à l’abondance, il me fallait gravir les marches de la bibliothèque monumentale qui ressemblait à la Maison Blanche. La bibliothécaire était une vraie sorcière qui faisait tout ce qui était en son pouvoir pour me dissuader d’emprunter des livres. Mais j’avais déjà en tête le grand projet de ma vie : lire tous les ouvrages posés sur ces étagères de chêne, en débutant par les auteurs dont le nom commençait par A.

Peu importe ce que je lisais, ce qui m’intéressait, c’était de lire, toujours et encore. Nous avions le droit d’emprunter trois livres à la fois. J’allais à la bibliothèque plusieurs fois par semaine pour en reprendre. La bibliothécaire s’exclamait toujours :

- Oh non ! Encore toi !

Mais j’aurais voulu garder le journal d’Anne Franck pour toute la vie. Des sœurs, j’en avais assez comme ça ; Anne était mon âme sœur. Quand j’ai dû m’en séparer, je suis devenue quelqu’un d’autre. Je ne savais pas si je pourrais encore croire en l’humanité. »

 

 

 

Nathan, août 2017, 221 pages, prix : 13,95 €, ISBN : 978-2-09-257384-6

 

 

 

Crédit photo couverture : © Susie Morgenstern et éd. Nathan

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