Les jardins d'Hélène

Les sœurs Brontë : la force d’exister – Laura El Makki

31 Janvier 2018, 11:47am

Publié par Laure

Issues d’une famille pauvre mais aimante, les trois sœurs Brontë sont toutes trois écrivains.

 

Cette biographie de Laura El Makki retrace leur histoire familiale, à une époque où l’espérance de vie était de vingt-cinq ans, à cause de la tuberculose et de la mauvaise qualité de l’eau.

 

Leur famille fut rudement éprouvée : 6 enfants rapprochés, les deux filles aînées décèdent rapidement, un seul garçon, qui sera très proche dans les jeux et le parcours littéraire et artistique de ses sœurs Charlotte, Emily, et Anne. Leur mère meurt très tôt, à l’âge de 38 ans, la petite dernière n’a que 20 mois. Leur père en revanche, mourra à l’âge de 84 ans et aura surmonté la mort de ses six enfants.

 

Ce que j’ai trouvé le plus intéressant dans cette biographie, ce sont les parallèles faits entre la vie personnelle et les romans de Charlotte et Emily, expliquant tel ou tel personnage ou lieu.

 

Je regrette un ton un peu trop froid et détaché de la part de la biographe, peut-être un peu trop neutre, sans passion aucune.

 

Je trouve inutiles les 30 pages de notes finales, pour la simple raison que les renvois sont pénibles quand ils ne sont pas faits en bas de page. Je ne les ai donc pas lues. Elles serviront néanmoins à des étudiants ou lecteurs qui ont vraiment besoin d’approfondir le sujet.

 

Sans le prix ELLE je n’aurais jamais lu cet ouvrage mais j’ai apprécié de pouvoir resituer des romans devenus des classiques dans une histoire familiale singulière, loin de la vie mondaine, à une époque où la maladie laissait peu de chances de longévité, et où la place de la femme était inexistante. Intéressant, cette biographie donne envie de se replonger dans les œuvres des sœurs Brontë, ce qui est toujours plaisant quand une lecture en appelle une autre.

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018

 

 

 

 

 

Ed. Tallandier, novembre 2017, 317 pages, prix : 20,90 €, ISBN : 979-10-210-2437-3

 

 

 

Crédit photo couverture : © Maria Heyens / Arcangel

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L'homme à l'oreille coupée - Jean-Claude Mourlevat

28 Janvier 2018, 11:24am

Publié par Laure

« Il y avait dans un port de la Norvège un très vieil homme à qui il manquait une oreille.

Comment l’as-tu perdue ? lui demandait-on dans l’auberge où il venait s’enivrer chaque soir […] »

 

Et chaque soir pendant six ans, il raconte une autre histoire. Fascinante, étrange, amusante. Jusqu’au soir de sa mort, où l’aubergiste lui demande de lui révéler la vraie histoire. Il en ressort apaisé, à moins que…

 

Une grande richesse en si peu de pages, c’est le point fort de cette collection et de ce texte-ci en particulier. Que de voyages et de vies possibles quand on invente des histoires !

 

 

Un petit roman très sympa qui invite à écrire sa propre histoire, peut permettre éventuellement un lien avec Van Gogh, flirte avec un léger fantastique, mais surtout délivre un message d’ode à l’imaginaire et à la fantaisie. A dévorer sans hésiter.

 

 

 

Th. Magnier, coll. Petite poche, 2003 (nouvelle éd. mai 2015), 42 pages, prix : 3,90 €, ISBN : 978-2-36474-705-0

 

 

 

Crédit photo couverture : © éd. Thierry Magnier

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45 vérités sur les chats – Bruno Gibert

27 Janvier 2018, 09:37am

Publié par Laure

C’est un album destiné aux enfants à partir de 6 ans mais qui ravira tous les adultes amoureux des chats.

 

L’auteur-illustrateur offre 45 dessins pleine page (ou presque) avec en dessous de chacun, une vérité sur le félin, souvent noir, mais pas toujours. 45 maximes parfois fantaisistes mais toujours justes.

 

Beaucoup d’humour, des références qu’il faudra parfois expliquer aux enfants, des phrases poétiques : « on ne verra jamais en vacances un chat se rouler dans les vagues », « rien à faire : toujours les chats n’en feront qu’à leur tête »

 

Première phrase : « Tous les chats lisent avec leurs fesses » et sur le dessin, un chat noir de dos, assis sur une page de texte. Qui n’a pas essayé de lire un journal ou un magazine ouvert à plat sur une table et n’a pas vu aussitôt son chat s’asseoir ou se coucher dessus ?

 

Un petit plaisir dont on ne se lasse pas, beau papier épais et belle mise en page, si vous aimez les chats, n’hésitez pas. Au pire, prenez pour prétexte un enfant à qui l’offrir, puisqu’il est bien référencé en album jeunesse, mais comme tous les bons livres, il est fait pour tous.

 

 

Albin Michel Jeunesse, coll. Trapèze, octobre 2017, 56 pages, prix : 12,90 €, ISBN : 978-2-226-40110-6

 

 

 

Crédit photo couverture : © Bruno Gibert et éd. Albin Michel Jeunesse

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Les rêveurs - Isabelle Carré

26 Janvier 2018, 10:47am

Publié par Laure

J’avoue l’avoir pensé : « encore une actrice qui sort un bouquin plus ou moins autobiographique et l’appelle roman, tout est dit en interview et tournée promo : la mère dépressive, le père homo, le couple qui explose, la tentative de suicide à l’adolescence, etc. Mais au fond, quel intérêt ? »

 

Face à la demande pressante de nos lecteurs à la bibliothèque curieux de le lire (Je reconnais à Isabelle Carré un bon capital sympathie), j’ai voulu me faire mon propre avis : c’est un beau premier roman ! Isabelle Carré a une très belle écriture, facile à lire mais travaillée, élégante.

 

Isabelle Carré a 46 ans, j’en ai 45 : je l’ai donc perçu comme un roman générationnel, j’ai les mêmes références culturelles et musicales, jusque dans les publicités et slogans qu’elle rappelle ici ou là. Les lecteurs nés dans les années 70 et avant y retrouveront une douceur légèrement nostalgique, et une réalité sociale dure, dès les premières pages et la grossesse de sa mère, « fille-mère » à 19 ans.

 

Mais c’est aussi un roman intemporel, car l’amour, la famille, le mal-être à l’adolescence, la dépression, sont des sujets éternels et toujours vrais. 

 

Ce premier roman est donc une belle surprise : une vie singulière parfois fantasque, la convocation des souvenirs, la construction d’une enfant puis d’une femme au sein de cette famille aimante en dépit de ses frasques.

 

Rien d’inoubliable ou d’exceptionnel, mais un bon moment de lecture, plaisant et empathique.

 

 

 

Extraits :

« Notre vie ressemblait à un rêve étrange et flou, parfois joyeux, ludique, toujours bordélique, qui ne tarderait pas à s’assombrir, mais bien un rêve, tant la vérité et réalité en étaient absentes. Là encore, et malgré la sensation apparente de liberté, il fallait jouer au mieux l’histoire, accepter les rôles qu’on nous attribuait, fermer les yeux et croire aux contes.

« Au pied de l’arc-en-ciel se dissimule toujours un trésor » nous répétait mon père. Notre univers avait la texture d’un rêve, oui, une enfance rêvée, plutôt qu’une enfance de rêve ».

 

« Pourquoi n’ai-je jamais su quitter les lieux que j’aimais ? Pourquoi est-ce si difficile de les laisser, d’accepter qu’on ne pourra pas les revoir car ils ne nous appartiennent plus, la porte s’est claquée pour toujours, le temps ne fera que nous éloigner, à moins d’être un bon rêveur, celui qui se souvient toujours de ses rêves, de rêves si clairs et précis qu’ils permettent de s’y attarder encore, d’entrer à nouveau dans ces pièces de l’enfance, sans autre clé que le désir constant d’y revenir. »

 

 

 

  Badge Lecteur professionnel

 

 

 

 

Grasset, janvier 2018, 304 pages, prix : 20 €, ISBN : 978-2-246-81384-2

 

 

 

Crédit photo couverture : © éd. Grasset

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La salle de bal – Anna Hope

21 Janvier 2018, 22:10pm

Publié par Laure

Traduit de l’anglais par Elodie Leplat

 

Début 1911, dans le Yorkshire, Ella Fay est internée à l’asile de Sharston pour avoir cassé une vitre dans la filature où elle travaille depuis l’âge de douze ans. Mais elle se défend, ce n’est pas pour autant qu’elle est folle !

 

Elle sympathisera avec Clem, une femme qui s’émancipait un peu trop par la lecture au goût des hommes de son entourage. Leur amitié réciproque leur sera précieuse.

 

John Mulligan, quant à lui, est irlandais, il est interné pour « mélancolie », une dépression après avoir perdu sa femme et sa fille. Il creuse des tombes et travaille aux champs avec son ami Dan Riley, qui l’appelle « Mio Capitane ».

 

L’asile vit en autarcie, les femmes travaillent à la blanchisserie, et les hommes aux travaux extérieurs. Ils vivent dans des pavillons séparés et ne se rencontrent jamais, à l’exception du vendredi, dans la salle de bal, où le médecin Charles Füller, plus musicien que docteur, est persuadé que la musique adoucit les mœurs et peut guérir ou aider les malades à aller mieux. C’est là que John et Ella tomberont amoureux, mais ce n’est guère permis…

 

Un beau roman classique, qui évoque les prémices de l’eugénisme en Angleterre, Churchill avait d’ailleurs pris position pour la stérilisation des « déficients ».

 

Le personnage de Charles est intéressant, toujours sur le fil, trouble, ambivalent, aux actes souvent en contradiction avec ses désirs, basculant finalement vers des choix qu’il rejetait au départ, pour la lumière de la reconnaissance ?

 

Le sort réservé aux patients internés pour des motifs totalement abusifs aujourd’hui fait froid dans le dos, et les « soins » prodigués, les scènes de gavage notamment sont difficilement soutenables.

 

 

J’ai trouvé quelques longueurs et un peu d’ennui au milieu du roman, contrairement à un très bon début et une très bonne fin (qui ose n’être pas aussi facile qu’on aurait pu l’imaginer), mais globalement je l’ai beaucoup aimé, pour l’audace et la détermination de ses personnages, et pour son sujet : l’internement et ses dérives.

 

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018

 

 

 

 

 

 

Gallimard, coll. Du monde entier, septembre 2017, 388 pages, prix : 22 €, ISBN : 978-2-07-268872-0

 

 

 

Crédit photo couverture : © Elisabeth Ansley / Trevillion Images / et éd. Gallimard

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Les Passeurs de livres de Daraya – Delphine Minoui

18 Janvier 2018, 15:52pm

Publié par Laure

C’est en octobre 2015 que Delphine Minoui, grand reporter spécialiste du Moyen-Orient a un premier échange par Skype avec Ahmad Moudjahed, jeune syrien de 23 ans. Ahmad est descendu pour la première fois dans la rue en mars 2011, au début de la révolution syrienne.

 

Il vit à Daraya, « une prison à ciel ouvert à seulement sept kilomètres au Sud-Ouest de Damas » (p.31), une ville fantôme qui est passée de 250 000 habitants avant la révolution à 12 000 habitants en 2015, dont 2000 combattants.

 

Fin 2013, des amis d’Ahmad l’appellent pour exhumer des livres d’une maison en ruines. P. 17 : « Au cœur de la guerre, l’idée lui paraît saugrenue. A quoi bon sauver des livres quand on n’arrive pas à sauver des vies ? Il n’a jamais été grand lecteur. Pour lui, les livres ont le goût du mensonge et de la propagande ».

Mais dès lors, les livres sauvés des décombres pour constituer une bibliothèque secrète deviennent le symbole de leur liberté, et d’une forme de résistance. Il n’est pas question de piller, les jeunes résistants notent autant que possible les noms des propriétaires à l’intérieur des ouvrages, dans l’espoir de pouvoir les restituer après la guerre.

 

 

« Lire pour s’évader. Lire pour se retrouver. Lire pour exister …

Chez les jeunes de Daraya, c’est encore plus que ça. Là-bas, dans l’enclave syrienne, la lecture est aussi un acte de transgression. C’est l’affirmation d’une liberté dont ils ont été si longtemps privés. » (p. 51)

 

La bibliothèque secrète occupe une bonne place au début du livre mais elle laisse assez vite la place à l’histoire plus large du conflit de cette ville assiégée. C’est toute l’horreur des bombardements, du gaz sarin et du napalm, quotidien d’une population et des activistes qui luttent. Fragilité des moyens de communication aussi en temps de guerre, peur, famine, ce document est avant tout un récit des terreurs imposées par le régime de Bachar al-Assad sur la ville.

 

La bibliothèque, aussi surprenante et noble soit cette idée, est un prétexte presque anecdotique au reportage global de Delphine Minoui sur la ville de Daraya. Il était néanmoins nécessaire et important d’entendre – de lire – cette parole de résistants, leur réalité quotidienne, et le courage de ces hommes. Instructif et intéressant.

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018, catégorie Documents

 

 

 

Seuil, octobre 2017, 157 pages, prix : 16 €, ISBN : 978-2-02-136302-9

 

 

 

Crédit photo couverture : © Ahmad Moudjahed / et éd. du Seuil

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Retrouve-moi ! – Anthony Browne

13 Janvier 2018, 14:51pm

Publié par Laure

Traduit de l’anglais par Camille Guénot

 

Poppy et son frère Cyril sont tristes car leur chienne Goldie a disparu. Pour s’occuper et se changer les idées, ils sortent jouer à cache-cache dans la forêt.

 

Comme souvent chez Anthony Browne, l’inquiétude, le frisson et la peur vont naître du dessin et de la situation (Poppy peine à retrouver son frère, trop bien caché) mais rassurez-vous, ça finit toujours bien. Les ombres, ainsi que des éléments inquiétants apparaissent dans le dessin surtout dans les branches d’arbres, d’ailleurs dès la couverture, voyez-vous cette patte d’animal à la racine de l’arbre à côté de laquelle se trouve la petite fille ?

 

Un jeu qui fait peur, un peu, mais un jeu qui stimule l’observation et l’imaginaire des enfants, de cette partie de cache-cache Anthony Browne fait aussi un vrai livre-jeu façon cherche et trouve, car il dissimule des objets et animaux à retrouver, listés en fin d’album.

 

Et puis une surprise aussi, cette « maison » à laquelle on ne s’attendait pas, avec l’immeuble en arrière fond…. Superbe et riche, belle exploitation de la couleur aussi, comme toujours chez Browne !

 

(Dès 5 ans)

 

 

Ed. Kaléidoscope / L’école des loisirs, octobre 2017, 40 pages, prix : 14 €, ISBN : 978-2-877-67941-1

 

 

 

Crédit photo couverture : © Anthony Browne et éd. Kaléidoscope.

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Mon lion blanc – Jim Helmore et Richard Jones (ill.)

12 Janvier 2018, 14:23pm

Publié par Laure

Une petite fille qui se prénomme Margot emménage dans une nouvelle maison avec sa maman, une maison où tout est blanc, les murs, les plafonds, les portes. Elle se sent seule et n’a pas d’amis, jusqu’au jour où elle voit apparaître à ses côtés, dans la maison, un beau et grand lion blanc.

 

C’est l’histoire d’un ami imaginaire qui va redonner confiance en soi à la petite fille, l’aider à s’ouvrir aux autres, à jouer avec de nouveaux camarades et se faire des amis. La petite ne craint plus de sortir de chez elle mais elle aime retrouver son lion blanc quand elle regagne sa chambre.

 

Un peu plus tard, la maman fait venir tous ses amis pour repeindre de couleurs vives et gaies tout l’intérieur de la maison. Mais alors le lion blanc ne pourra plus se fondre sur les murs de la chambre de Margot ? Comment va-t-elle faire ? Il est temps pour le lion de partir, mais elle sait comment le retrouver…

 

Un très bel album doux et coloré (et pas seulement blanc !), qui souligne l’importance d’un ami imaginaire pour accompagner une enfance solitaire, une transition le temps de reprendre ses marques et de s’ouvrir aux autres, plus confiante.

 

Pour petits rêveurs en manque d’amitié (non, pour tous en fait !) dès 4 ans 😊 Idéal aussi pour accompagner un enfant dans un déménagement ou une séparation.

 

 

Albin Michel Jeunesse, novembre 2017, 32 pages, prix : 13,50 €, ISBN : 978-2-226-40148-9

 

 

 

Crédit photo couverture : © Richard Jones et éd. Albin Michel Jeunesse

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Y aura quelqu’un – Thomas Scotto et Csil (ill.)

11 Janvier 2018, 11:20am

Publié par Laure

L’an dernier j’avais découvert la collection « La question (l’album philo) » des éditions Frimousse avec La leçon de Michaël Escoffier et Kris di Giacomo, cette année je poursuis avec « y aura quelqu’un », de Thomas Scotto et Csil.

 

Il faut une lecture attentive de cet album pour ne pas passer à côté, une bonne observation des illustrations qui montrent ce que le texte ne dit pas :

 

Deux personnages se baladent, l’un plus grand et plus costaud, s’adresse au plus petit qui s’appelle Michel. Il lui raconte une histoire farfelue selon laquelle un dragon, qui se révèle finalement être une hirondelle, attaque le Maire, lequel est obligé de faire appel aux pompiers, à la police, et même au président. L’intensité dramatique de l’histoire va crescendo, malgré les tentatives d’intervention répétées de Michel, qui l’interpelle par des « hé ! » (Dont le nombre de e final augmente au fil du texte), tout au long de leur parcours. Mais à chaque fois le grand se contente de répondre : « t’inquiète, y aura quelqu’un… »  Jusqu’à ce que …

 

Michel a tenté d’attirer l’attention sur ce qui se passait autour d’eux : un cerf qui s’est emmêlé les bois dans les branches d’un arbre et qui aurait besoin d’aide, une forêt en feu, une situation anormale au musée, une baleine échouée sur la plage, et ainsi de suite, des situations où leur aide ou intervention serait nécessaire.

 

Mais le grand reste indifférent et poursuit son histoire qui n’intéresse personne.

 

Jusqu’à la leçon qu’il ne manquera pas de prendre….

 

Un album qui suscite donc le débat ensuite, sur l’égoïsme et l’indifférence. Faut-il toujours compter sur les autres ? Y aura-t-il toujours quelqu’un pour vous venir en aide ?

 

Subtil et bien fait, faites confiance aux enfants pour voir les détails qui vous échappent, et à chaque relecture vous y verrez un indice supplémentaire.

 

Je ne connaissais pas du tout l’illustratrice Csil, j’aime bien l’occupation du dessin dans la page, l’utilisation du chemin sur lequel cheminent les deux personnages, comme un fil conducteur vers… chut, je ne vous dis pas la chute.

 

 

Une collection intéressante à suivre.

(à partir de 7/8 ans ?)

 

Éditions Frimousse, coll. La question, août 2017, prix : 18 €, ISBN : 978-2-35241-325-7

 

 

 

Crédit photo couverture : © Csil et éd. Frimousse

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Le renard et l’étoile – Coralie Bickford-Smith

10 Janvier 2018, 10:20am

Publié par Laure

Traduit de l’anglais par Marie Ollier

 

 

J’adore cet album pour ses illustrations très graphiques, ce sont des tableaux magnifiques à chaque double page.

 

Mais le dessin sert aussi une très belle histoire, celle d’un renard qui a toujours vécu à la clarté d’une étoile, SON étoile, sa seule amie, celle qui éclairait tout pour lui et l’aidait ainsi à se nourrir, égayait ses promenades. Mais un jour Étoile a disparu, Renard sombre alors dans la tristesse. Il lui faudra faire le deuil de cette amitié, apprendre à se relever, et retrouver la joie.

 

Un coup de cœur pour la beauté des illustrations !

 

 

 

 

 

 

La couverture de l'édition anglaise :

 

 

 

quelques pages intérieures :

 

 

 

 

 

Feuilleter l’album : ici

 

 

Gallimard jeunesse, septembre 2017, 64 pages, prix : 15 €, ISBN : 978-2-07-508380-5

 

 

 

Crédits photos  : © Coralie Bickford-Smith et éd. Gallimard Jeunesse

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