Les jardins d'Hélène

Août 2019 en couvertures ...

31 Août 2019, 08:48am

Publié par Laure

En août j'ai lu (couvertures cliquables quand elles renvoient à un billet, j'ai été assez flemmarde dans la rédaction ce mois-ci !)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En août j'ai vu :

 

 

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Les mutations – Jorge Comensal

30 Août 2019, 19:57pm

Publié par Laure

Traduit de l’espagnol (Mexique) par Isabelle Gugnon

 

Ce premier roman d’un auteur mexicain est une découverte originale et colorée d’une littérature que je connais peu. Ramón, avocat, est atteint d’une tumeur rare à la langue, qui nécessite son ablation. C’en est fini de sa situation professionnelle et financière par la même occasion. Plus que sa femme et ses enfants adolescents, c’est sa femme de ménage qui se soucie le plus de lui et lui offre un perroquet, qu’il prénomme Bénito, un curieux oiseau qui n’a que des injures salaces dans son vocabulaire. Sa femme craint que le volatile ne soit dangereux en apportant des maladies dans la maison, mais Ramón négocie de le conserver en acceptant d’aller voir une thérapeute, psy spécialisée dans l’accompagnement des malades du cancer, elle-même ancienne malade.

 

Tous les personnages qui gravitent autour de lui sont hauts en couleur et le roman prend des allures de tragi-comédie. Rien de triste en dépit du sujet, au contraire, on se surprend à sourire régulièrement, les ambitions des personnages qui se révèlent y étant pour beaucoup. J’imaginais une place plus importante pour ce volatile rutilant en couverture, et j’ai surtout aimé les monologues intérieurs de Ramón s’adressant à la bestiole, dévoilant ses pensées sans fard.

 

Original et séduisant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les escales, août 2019, 208 pages, prix : 19,90 €, ISBN : 978-2-3656-9449-0

 

 

 

Crédit photo couverture : © Hokus Pokus créations et éd. Les escales

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Premier arrêt avant l’avenir – Jo Witek

28 Août 2019, 10:41am

Publié par Laure

Pierre, dix-huit ans tout frais, vient de réussir son bac. Élève brillant, double lauréat du premier prix au concours général en maths et en physique-chimie, il est issu d’un milieu modeste et un bel exemple de l’ascension sociale par l’école. Méritant, il intègre le St Graal : une prépa à Henri IV à Paris.

 

C’est le jour du départ, et quelque part celui de la bascule dans le monde adulte, où l’insouciance prend fin. Mais la rencontre d’Olympe dans le TGV, une jeune fille extravertie et aux idées anarchistes et révolutionnaires, va venir troubler ses certitudes acquises et son avenir tout tracé.

 

J’ai adoré ce roman, la pertinence des pensées, le héros attachant, les réflexions sur l’asservissement au monde du travail et un modèle économique que beaucoup commencent à renier, et ces petits papillons dans le ventre du premier amour.

 

 

Jo Witek signe ici un magnifique roman initiatique, enthousiasmant et …. brillant. J’ai souvent pensé aux collégiens de 4ème-3ème avec qui je travaille, si message il y a sur les portes que vous ouvrent l’enseignement et l’éducation, mais force est de reconnaître que c’est un roman mature, qui ne donne à voir que des jeunes qui ont une connaissance du monde et une capacité à penser déjà bien avancées, des personnages bien éloignés des jeunes que je rencontre. Peut-être s’adressera-t-il davantage à des lycéens, à partir de la seconde, cet âge où l’on grandit un peu plus dans sa tête !

 

Il en reste ce discours final exceptionnel de Pierre devant sa classe, contraint et forcé par son professeur, sur l’idée qu’il a d’une classe préparatoire, et qui contraste avec le discours à l’ancienne de l’enseignant. Puisse-t-il n’être pas seulement utopiste. Oser être soi et construire avec les autres.

 

Allez les jeunes le monde de demain vous appartient !

 

 

 

Extraits :

p. 9/154 (numérique) : « Le plus dur reste à faire. […] Il a dix-huit ans. Il sait que son avenir est devant, que ce quai de gare n’est qu’une ligne de départ, une rampe de lancement, un plongeoir de dix mètres duquel il va falloir sauter. Il est pugnace, travailleur, résistant, il n’a pas peur, pourtant au bout du quai, il frissonne. Il grelotte en plein mois d’août sous un soleil de plomb.

C’est un grand jour. »

 

p.35/154 (numérique) : « Notre monde est basé sur la loi du plus fort, Pierre, la domination du plus rusé, du plus filou, du mieux né, et tant qu’on en sortira pas de cette spirale infernale qui nie la faiblesse, la différence, le doute, la tendresse, l’empathie, la générosité, l’honnêteté, la bienveillance et la poésie, cette spirale de l’homme fort qui domine tour : femmes, enfants, animaux, eh bien, rien ne changera, ouais, rien ne changera jamais ! »

 

p.81/154 (numérique) : « - Tu vois, poursuit Fabien, les yeux étincelants, je crois que la plupart des gens ont des idées, pas mal d’idées pour améliorer les choses sur cette planète déjà fragilisée, mais notre société menée en force par les lois de la finance empêche la créativité et la libre pensée. Putain, il est temps de ne plus avoir peur, Pierre, tu ne crois pas ? C’est pour ça qu’on part tous les cinq, pour prouver aux adultes que leurs modèles de réussite sociale ne peut-être plus les bons. A nous d’en inventer de nouveaux ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Actes Sud junior, août 2019, 224 pages, prix : 14,90 €, ISBN : 978-2-330-12441-0

 

 

 

Crédit photo couverture : © getty Images / gruizza / et éd. Actes Sud junior

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On ne meurt pas d'amour - Géraldine Dalban-Moreynas

27 Août 2019, 18:13pm

Publié par Laure

Elle emménage dans un loft parisien avec son fiancé, le mariage est prévu dans un an. Elle croise le regard de son voisin, marié, père d'une petite fille. C'est le coup de foudre, le début d'une passion dévorante et dévastatrice, l'enivrement du désir charnel. Classique : adultère, amour, souffrance.

 

L'écriture propre et soignée ne suffit hélas pas à donner assez de souffle à ce récit tant le sujet banal a déjà été maintes fois exploré dans la littérature et au cinéma.

 

On finit par tourner en rond et attendre le ressort dramatique qui réveillerait l'ensemble, mais même la fin, annoncée par quelques indices, est attendue. Sauf peut-être le choix final, qui glace. Il était temps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

éd. Plon, août 2019, 208 pages, prix : 17 €, ISBN : 978-2-259-27910-9

 

 

 

Crédit photo couverture : ©  éditions Plon.

 

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La théorie de l’iceberg – Christopher Bouix

22 Août 2019, 15:18pm

Publié par Laure

Été 1993. Noé, 15 ans, se remet d’un accident de surf dont il a été victime six mois auparavant. Il en garde une phobie pour l’océan et un léger bégaiement.

 

Issu d’un milieu modeste, c’est un élève plutôt réservé. Encouragé par sa professeure de français, il a toujours aimé écrire. Son embauche à la bibliothèque pour du portage à domicile l’été (sur un quiproquo d’identité) et sa rencontre avec un grand écrivain de science-fiction retiré du monde vont lui donner le coup de pouce nécessaire pour participer à un concours de nouvelles. De même sa rencontre avec Lorraine (comme la quiche ? lui demande-t-il lors de leur rencontre) va le sortir de ses retranchements et lui faire vivre ses premiers frémissements amoureux.

 

J’ai aimé la fraicheur du roman, surtout dans ses débuts : héros maladroit, traits d’humour, le lecteur est ferré et en empathie avec lui.

 

Mais à trop vouloir promouvoir les bienfaits de la lecture et de l’écriture, l’auteur en fait peut-être un peu trop au risque d’être contre-productif : les leçons de construction d’un récit de fiction et de points de vue de narration frôlent le cours indigeste pour qui n’embrasse pas la même ambition que Noé. Le grand écrivain qui y va de ses bons conseils tant en technique narrative qu’en classiques incontournables à lire à 15 ans (aucune surprise dans les titres cités), tout cela résonne un peu trop du message à faire passer.

 

Au final, un roman initiatique léger, peut-être un peu trop scolaire et pédagogique, qui plaira avant tout à ceux qui aiment déjà lire et écrire.

 

Le titre « la théorie de l’iceberg » renvoie à l’écriture d’Hemingway, qui favorise l’implicite à l’explicite.

p. 167 : « Il m’a ensuite expliqué la théorie développée par Ernest Hemingway :

- ça s’appelle la théorie de l’iceberg. Selon Hemingway, la force d’une histoire réside dans ce qui est sous-jacent. Tout ce qui n’est pas exprimé mais que le lecteur ressent. Imagine un iceberg. Les sept huitièmes sont sous l’eau. On ne les voit pas. Mais ce sont eux qui portent la masse. En littérature, c’est pareil. C’est toute cette partie immergée, cet ensemble de non-dits, qui fait la force d’un texte. »

 

 

 

Lu dans le cadre du Prix des Lecteurs 13-16 ans de la ville du Mans et du département de la Sarthe 2020.

 

 

 

Gallimard jeunesse, coll. Scripto, septembre 2018, 217 pages, prix: 10,50 €, ISBN : 978-2-07-510723-5

 

 

 

Crédit photo couverture : © Emmanuel Polanco et éd. Gallimard jeunesse

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Longue sécheresse – Cynan Jones

16 Août 2019, 14:05pm

Publié par Laure

Traduit de l’anglais (Pays de Galles) par Mona de Pracontal

 

L’une des vaches de Gareth a disparu. Elle est sur le point de vêler. Inquiet, il part à sa recherche alors que le pays connait une vague de canicule et de sécheresse inhabituelles. Ce parcours sera aussi pour lui celui de l’introspection, le retour sur l’histoire de sa famille, de son couple, de ses enfants, son amour de la terre et des animaux.

 

C’est un roman choral, sa femme Kate livre également ses pensées et secrets, la chronologie est parfois secouée, tout comme leur amour.

 

Il est beaucoup question de maternité, de naissance et de mort, tant chez les animaux que chez les humains.

 

C’est un roman qui déploie la rudesse du monde paysan avec pudeur mais sans en voiler les souffrances, qui dit les douleurs de chacun dans une langue sobre et belle. J’ai beaucoup aimé.

 

 

 

 

Ed. Joëlle Losfeld, octobre 2010, 130 pages, prix : 15,90 €, ISBN : 978-207-078777-7

 

 

 

Crédit photo couverture : © Paul Abbitt / Millenium Images, Londres. / et éd. Joëlle Losfeld

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La grande escapade – Jean-Philippe Blondel

15 Août 2019, 10:46am

Publié par Laure

Je peux bien l’avouer, ce Blondel-là, j’y allais à reculons. Le monde enseignant dans les années 1970 : un sujet qui ne m’intéressait pas vraiment ? J’y ai goûté, ai mis du temps à y trouver ma place, me suis souvent demandé si j’aimais ou pas, verdict : oui, trois fois oui, mais sans doute pas pour les mêmes raisons que d’habitude. Je m’explique.

 

Revenons un peu sur le pitch : 1975, cité scolaire Denis-Diderot, le tout début des classes mixtes, et une époque où les enseignants étaient logés sur place, souvent à l’étage des classes. Un microcosme avec ses règles, ses habitudes, et ses secrets d’alcôve. Les enfants vivent un peu la double peine : à l’école la journée, elle est aussi leur lieu de vie en dehors des cours.

 

Le roman s’ouvre sur une scène d’accroche efficace : Philippe Goubert, dix ans, est suspendu à la corniche du groupe scolaire et peut s’écraser en bas à tout moment : maladroit qu’il est, il fait échouer et condamner le jeu habituel avec ses camarades. L’occasion pour le lecteur de faire connaissance avec les parents. Car dans ce roman il sera surtout question des adultes.  Des jalousies, des désirs secrets, des ragots, et le récit nostalgique ne manquera pas de basculer dans un vaudeville savoureux, la fameuse grande escapade dont je vous laisse la surprise.

 

Réflexions sur l’éducation, les anciens et le modernes dans ce domaine, et un nouvel élan : l’affirmation de la femme.

 

Si l’intrigue en soi ne m’a pas toujours emportée, hormis le délicieux moment à la Feydau et l'observation toujours fine des émotions tout du long, l’écriture de Blondel a gagné en qualité. Si dans ses précédents écrits je me retrouvais davantage dans les histoires, que ce soit celles des adultes en littérature générale ou celles des ados en littérature jeunesse, ici, je trouve que son style a changé, le choix de l’époque peut-être, une langue moins orale, plus classique et travaillée (ou alors je n'y prêtais pas attention mais là elle m'a sauté aux yeux). Qui colle à merveille avec la construction et la dynamique du récit.

 

Donc oui j’ai aimé, davantage pour cette évolution stylistique que pour le récit un brin sociologique d’un milieu qui m’est étranger, et d’une époque révolue.

 

Je peux me tromper, mais je vois bien dans ce roman un premier volume, qui appelle pour moi une suite : la genèse est posée, l’année scolaire évoquée marque le passage de l’enfance à l’adolescence pour le personnage de Philippe Goubert, car finalement, le personnage principal, bien plus que ces couples qui s’emmêlent dans leurs histoires sentimentales et l’évolution du monde enseignant, c’est bien Philippe Goubert, l’alter ego de Jean-Philippe Blondel, non ?

 

Et Philippe Goubert nous laisse sur des débuts de carnets qui ne sont que l’aube d’une nouvelle vie… Et si Philippe Goubert devenait enseignant à son tour ? et écrivain ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Buchet-Chastel, août 2019, 272 pages, prix : 18 €, ISBN : 9782-283-03150-6

 

 

 

Crédit photo couverture : © Libella.

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Les fleurs sauvages – Holly Ringland

5 Août 2019, 11:47am

Publié par Laure

Traduit de l’anglais (Australie) par Anne Damour

 

Illustrations intérieures de Edith Rewa Barrett

 

La petite Alice Hart, neuf ans, vit une enfance malheureuse, en proie à la violence extrême de son père, dont sa mère est victime également. Après un tragique incident, orpheline, elle est recueillie par sa grand-mère, qu’elle ne connait pas. Celle-ci recueille d’ailleurs des femmes que la vie a détruites, et c’est par le biais de la culture et du langage des fleurs sauvages qu’elles pansent leurs blessures morales.

Ce n’est qu’une courte introduction à cette saga foisonnante qui nous présente un personnage attachant, de l’enfance jusqu’à l’âge adulte, qui traversera bien des drames avant de trouver l’apaisement. Résilience, bienveillance sont les mots qui viennent contrebalancer toutes les violences subies. Le pouvoir des livres n’est pas oublié, tout premier refuge de la petite Alice.

 

Une grande fresque romanesque qui prend place dans divers paysages et offre notamment une large place aux terres et traditions aborigènes, qui emporte dans le sillon affectif lié à son héroïne, une grande et belle histoire de femmes et de vie, malgré quelques longueurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

Éditions Mazarine / Librairie Arthème Fayard, mai 2019

 

 

Crédit photo couverture : © Hazel Lam, HarperCollins Design Studio

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Juillet 2019 en couvertures...

31 Juillet 2019, 12:32pm

Publié par Laure

En juillet j'ai lu :

(les images sont cliquables quand elles renvoient à un billet)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Bidochon tome 22 : quelques sourires de-ci delà mais ce n'est plus ce que c'était

 

La fille du temple aux chats : y a bien un chat par-ci par-là mais ça ne parle pas de chats, c'est plutôt pour ados pré-pubères avec pas mal de zooms sur des seins ou des fesses (habillés). Du gentil un peu niais.

 

Open bar 1re tournée : quelques très bonnes pages, mais j'accroche moins aux stories en une page et pas fan du dessin et du gris

 

Je ne mange pas de produits industriels : rien de nouveau sous le soleil, il faut consommer des produits bruts et cuisiner soi-même, et limiter les sucres. A chaque fois je dis que je vais faire des efforts et le lendemain, chassez le naturel il revient au galop wink

 

Les bêtes sauvages : sombre, violent, dur, déprimant, ultracoloré, je n'aime pas le dessin ni la couleur, même si l'univers choisi se tient.

 

Mauvais joueurs : un roman d'apprentissage à la construction intéresse, sur la famille (dysfonctionnelle) mais dont j'ai déjà tout oublié à peine quelques jours après ma lecture.

 

Le fils de l'Ursari : fidèle au roman que j'avais beaucoup aimé, mais forcément synthétique, et pas fan du dessin.

 

Le chemisier : bien aimé, j'entends la polémique de pornographie et image de la femme véhiculée dans les critiques sur le net, mais ce ne fut ma lecture, perçue davantage comme une réaction à une relation de couple moribonde et une affirmation de soi par la sensualité (parfois certes un peu excessive).

 

 

 

 

 

 

En juillet j'ai vu :

 

 

 

 

 

 

 

Un film au charme anglais désuet, lent, et qui se révèle dans sa toute fin.

 

 

Je continue de regarder également la saison 3 de The handmaid's tale, qui pour moi est la saison de trop, bien plus fade, terne et diluée que les deux précédentes.

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Pense aux pierres sous tes pas – Antoine Wauters

31 Juillet 2019, 10:35am

Publié par Laure

Marcio et Léo(nora) sont frère et sœur jumeaux, et mènent une vie rude à la ferme, dans un pays dictatorial non identifié. Soumis à une violence parentale, ils s’échappent mentalement par un lien affectif extrême. Surpris par leur père en pleine relation incestueuse, Léonora sera envoyée dans une autre famille. Au fil des coups d’état et des régimes dictatoriaux, les jumeaux ne cesseront de vivre pleinement, incestueusement ou à l’extérieur, des relations charnelles fortes, dérangeantes, pour affirmer leur propre personnalité, et trouver la liberté.

 

C’est un texte fort que ce « pense aux pierres sous tes pas », injonction du frère à sa sœur dans un moment de fuite, qui rappelle au début néanmoins d’autres œuvres littéraires ayant déjà exploré cette noirceur (je pense notamment à la trilogie d’Agota Kristof, avec son premier volume, le grand cahier, paru en 1986, et qui avait marqué mon adolescence), l’intrigue est dérangeante, pose la question du genre, des choix d’être soi, de l’interdit, de la survie aussi dans un environnement délétère.

 

Un bon roman, qui peut choquer par certains aspects, mais dont la très belle écriture prévaut.

 

 

Pense aux pierres sous tes pas a reçu en janvier 2019 le prix littéraire du 2ème roman décerné par l’association mayennaise Lecture en tête (Laval)

Antoine Wauters est un écrivain belge né à Liège en 1981.

 

 

 

Verdier, août 2018, 182 pages, prix : 15 €, ISBN : 978-2-86432-987-9

 

 

 

Crédit photo couverture : © éditions Verdier

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