Les jardins d'Hélène

Le petit garçon qui voulait être Mary Poppins – Alejandro Palomas

13 Janvier 2020, 11:01am

Publié par Laure

Traduit de l’espagnol par Vanessa Capieu

 

Guillermo, le plus souvent appelé Guille, a 9 ans et une imagination débordante. A son institutrice il répond lors d’un exercice qu’il voudrait plus tard être Mary Poppins, parce que son mot magique supercalifragilisticexpialidocious peut changer la vie. Ses dessins, riches de détails, sont surprenants et alertent son enseignante. Le petit garçon semble heureux dans son monde imaginaire, mais cette attitude cache-t-elle quelque chose ? le père, convoqué, se referme sur lui-même et refuse le dialogue. Il n’apprécie guère les jeux « féminins » de son fils. Et cette maman disparue, en voyage longue durée pour le travail, qu’en est-il réellement ?

 

C’est à travers un roman choral qui donne la parole tantôt au petit garçon tantôt à la psychologue scolaire, à l’enseignante, ou encore au père que le fil de l’intrigue se dénouera.

 

Si le lecteur comprend assez vite l’enjeu du roman (et la raison de l’absence maternelle), la réussite du roman tient dans son cheminement, sa douceur, sa bienveillance, son attention à l’autre, et l’expression des émotions de chacun. Le roman fait également un pas de côté en évoquant le mariage forcé dans d’autres cultures à travers le personnage de la petite Nazia, qui ne pourra participer au spectacle final et jouer le fameux rôle de Mary Poppins, pour des raisons dramatiques.

 

Sans être un grand roman, un hijo (de son titre original que je trouve plus adapté) offre un agréable moment de lecture, qui émeut sans être larmoyant. Une réussite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cherche-Midi, janvier 2020, 224 pages, prix : 20 €, ISBN : 978-2-7491-5863-1

 

 

 

Crédit photo couverture : © éd Le Cherche Midi

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Retour sur l’année 2019 en lectures ….

10 Janvier 2020, 11:30am

Publié par Laure

Image libre de droits

 

 

Quelques chiffres, si inutiles, mais qui participent au rituel...

 

Une année assez semblable à 2018, avec un peu plus de livres lus (146), mais un peu moins de pages (26822). Comme toujours je ne compte pas les albums enfants et romans jeunesse très courts.

 

Si je les avais achetés, j'aurais dépensé 2407 €, mais j'emprunte essentiellement en bibliothèque(s)

 

J’en ai commenté à peine 61 sur le blog et 85 sont restés une simple ligne sur un tableur.

 

Seuls 9 livres sur 146 ont eu la note de 5 étoiles : 5 BD, 1 roman ados, et 3 romans adultes. Ça en dit long sur une certaine tiédeur des parutions à mon goût. Du moins sur le volume de ce que j'ai lu, car bien sûr il y en a tant d'autres non lus !

 

Alors mes coups de cœur 2019, quels sont-ils ?

 

En romans :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En ados :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En BD :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les curieux trouveront l’ensemble de mes lectures dans le fichier ci-dessous.

 

 

Les lectures sur fond rose sont celles non commentées. Les 5 étoiles sont sur fond vert.

Lisez, ou pas, comptez notez classez, ou pas, vivez et profitez de vos proches, c'est bien là l'essentiel. Des bises,

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Le consentement – Vanessa Springora

9 Janvier 2020, 17:01pm

Publié par Laure

Le consentement est le récit autobiographique de V. dans sa relation amoureuse avec G, alors qu’elle avait 14 ans en 1986, et qu’il en avait déjà plus de 50.

 

La presse et les médias font le reste aujourd’hui : ils ont mis des noms sur V. et G, et dénoncé des actes qui vont à l’encontre de la loi. A l’époque tout le monde savait. Mais personne n'a rien dit. Depuis #MeToo la parole des femmes s’est libérée et c’est tant mieux. Mais…

 

Grasset (ou tout autre éditeur) s’engage-t-il désormais à publier tous les récits de toutes les femmes victimes de violences, sexuelles, physiques ou psychologiques ? ça va en faire du monde sur les tables des libraires. Accordera-t-il la même valeur à toutes les paroles de toutes les femmes ?

 

N’y a-t-il pas un opportunisme malsain à sortir aujourd’hui une affaire qui aurait dû se régler depuis bien longtemps devant les tribunaux et dans le cabinet d’un psychothérapeute ? Pourquoi aujourd’hui ? Pourquoi mettre des noms là où Vanessa Springora n’en met pas ?

 

Les présentateurs télé et les éditeurs font aujourd’hui leur mea culpa. Et avant ? Ils étaient aveugles sourds et muets ? Aveuglés par un monde artistique parisianiste à vomir ?

 

On lit ici ou là que Vanessa Springora est courageuse et que son récit a ceci de plus qu’il a une vraie qualité littéraire. Rien qui se remarque en tout cas. Ce n’est pas mal écrit, ça ne se distingue pas non plus. La littérature a bon dos. N’est-ce pas déjà ce que l’on disait au moment des faits quand on voulait fermer les yeux sur le contenu des livres et journaux de G. ?

 

Vanessa Springora ainsi que son éditeur ont-ils émis le souhait de verser leurs droits d’auteur et bénéfices à des associations de protection de l’enfance ou de femmes ? Ce serait louable mais je n’ai à ce jour rien lu ou entendu dans ce sens.

 

Quant au contenu du livre, tout est dit dans la presse, les passages glauques ou sulfureux sont cités dans les meilleures feuilles, l’extrait de l’émission de Pivot où la canadienne Denise Bombardier est la seule à s’émouvoir de la situation tourne en boucle sur le net (et le passage est bien dans le livre), vous pouvez économiser 18 €.

 

J’ai voulu me faire mon propre avis. Eh bien je ne comprends toujours pas les raisons qui ont conduit à cette publication. Je souhaite juste que tout autre victime de n’importe quel autre prédateur sexuel puisse s’exprimer de la même façon, qu’on lui donne les mêmes moyens de le faire, y compris et surtout si elle n’est ni éditrice ni parisienne.

 

Extraits :

p.5/150 (numérique) : « Depuis tant d’années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu’au jour où la solution se présente enfin, là, sous mes yeux, comme une évidence. : prendre le chasseur à son propre piège, l’enfermer dans un livre. »

 

p. 88/150 (numérique) : « G. n’était pas un homme comme les autres. Il avait fait profession de n’avoir de relations sexuelles qu’avec des filles vierges ou des garçons à peine pubères pour en retracer le récit dans ses livres. Comme il était en train de le faire en s’emparant de ma jeunesse à des fins sexuelles et littéraires. Chaque jour, grâce à moi, il assouvissait une passion réprouvée par la loi, et cette victoire, il la brandirait bientôt triomphalement dans un nouveau roman. »

 

p. 119/150 (numérique) : « Les écrivains sont des gens qui ne gagnent pas toujours à être connus. On aurait tort de croire qu’ils sont comme tout le monde. Ils sont bien pires.

Ce sont des vampires.

C’en est fini, pour moi, de toute velléité littéraire.

J’arrête de tenir mon journal.

Je me détourne des livres.

Plus jamais je n’envisage d’écrire. »

 

 

 

Grasset, janvier 2020, 216 pages, prix : 18 €, ISBN : 978-2-246-82269-1

 

 

 

Crédit photo couverture : © éd. Grasset

 

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La vérité sur « dix petits nègres » - Pierre Bayard

8 Janvier 2020, 08:33am

Publié par Laure

Pierre Bayard, déjà coutumier du fait avec qui a tué Roger Ackroyd ? Enquête sur Hamlet et l’Affaire du chien des Baskerville, propose une résolution différente des Dix petits nègres d’Agatha Christie, en donnant la parole au véritable assassin (homme ou femme, la révélation n’arrivera qu’à la toute fin), et en démontrant en quoi la version donnée par Agatha Christie ne fonctionne pas.

 

Pas de crainte si vous n’avez pas lu l’œuvre originale ou si vous ne l’avez plus en tête, Pierre Bayard y revient largement, dans son déroulé, et avec de nombreux extraits, vous ne serez pas perdu.

 

Ici le personnage de l’assassin devient narrateur, doté d’une existence propre, échappant au contrôle de l’auteur, mais on sent trop souvent hélas la voix propre du critique écrivain, surtout dans tous les passages d’analyse littéraire. Passages qui sont ceux qui m’ont le plus intéressée, notamment toute la partie sur les illusions d’optique, les biais cognitifs et les formations de l’inconscient, et qui peuvent s’appliquer à bien d’autres œuvres. Il donne d’ailleurs plusieurs exemples dans la littérature policière classique.  C’est bien Pierre Bayard qui s’exprime alors, et non l’assassin.

 

Quant à la nouvelle solution proposée, elle me laisse assez perplexe aussi, un peu tirée par les cheveux, et au final, on n’a qu’une envie : relire l’original à la lumière de cette nouvelle grille.

 

La lecture nécessite souvent d’être bien concentré (ce n’est pas un roman) et j’ai trouvé l’ensemble un peu poussif, répétitif, et peu convaincant. Ses autres titres sur des résolutions alternatives sont peut-être plus réussis, si j’en crois des avis de lecteurs sur le net.

 

Je ne garderai donc hélas pas grand souvenir de ma lecture…

 

 

Les éditions de Minuit, janvier 2019, 164 pages, prix : 16 €, ISBN : 978-2-7073-4488-5

 

 

 

Crédit photo couverture : © Les éditions de Minuit

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Laissez-moi tranquille … - Galia Bernstein

7 Janvier 2020, 10:53am

Publié par Laure

Leyla est un petit babouin hamadrya, elle a un père, une mère, mais aussi neuf tantes et vingt-trois cousins, et dans cette tribu de singes, le bébé est élevé par tout le clan. C’en est trop pour Leyla, qui aimerait bien un peu de calme et de solitude de temps en temps, alors c’est simple, elle s’en va.

 

Elle va rencontrer un lézard qui est très occupé… à ne rien faire. C’est quoi, faire « rien » ? bonne question ! Le lézard savoure la chaleur du soleil sur sa peau. Leyla apprécie ce moment de calme, et s’en retourne dans sa famille avec la nouvelle de cette rencontre. Elle pourra retourner voir le lézard quand elle le souhaitera, dès qu’elle aura besoin de fuir l’agitation.

 

Un bel album tendre et zen avec le lézard qui initie notre petite héroïne à la méditation. Apprendre à ne rien faire et à faire le vide dans sa tête, c’est parfois nécessaire pour refaire le plein d’énergie !

 

 

J’avais découvert Galia Bernstein avec son album La grande famille (Nathan, août 2018)

 

(dès 3 ans)

 

 

 

 

 

 

Nathan, août 2019, 32 pages, prix : 11,90 €, ISBN : 978-2-09-259073-7

 

 

 

Crédit photo couverture : © Galia Bernstein et éd. Nathan

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Cher corps – Léa Bordier

3 Janvier 2020, 09:29am

Publié par Laure

A l’origine, cher corps, c’est une chaine Youtube, celle de Léa Bordier, qui donne la parole à des femmes de tous âges sur le rapport à leur corps. De ce succès est né ce recueil graphique, qui reprend 12 témoignages de femmes, sous le trait de 12 dessinatrices de bandes dessinées / illustratrices.

 

Les récits et les univers graphiques sont variés, les femmes ont entre 15 et 71 ans, parlent de l’identité sexuelle, de l’anorexie, de l’obésité, du handicap, du tatouage, des blessures physiques et psychologiques, des violences sexuelles, de leur engagement pour la pilule dans les années 70, etc.

 

L’approche est intéressante et riche, mérite l’attention, tant féminine que masculine, toutes générations confondues. Un beau projet !

 

Côté illustration, il y a bien sûr des styles qu’on préfère à d’autres, des ambiances auxquelles on est plus ou moins sensible. Personnellement j’ai beaucoup aimé le dessin d’Eve Gentilhomme, qui est celui qui s’éloigne le plus de la BD classique pour se rapprocher du documentaire illustré, mais ce mélange des genres fait aussi toute la richesse de l’album.

 

 

Emprunté par hasard dans les nouveautés BD de la médiathèque Aragon / Le Mans

 

 

 

Ed. Delcourt, coll. Mirages, mai 2019, 128 pages, prix : 19,99 €, ISBN : 978-2-413-01359-4

 

 

 

Crédit photo couverture : © Eve Gentilhomme et éd. Delcourt

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Décembre 2019 en couvertures ...

31 Décembre 2019, 16:45pm

Publié par Laure

En décembre, j'ai lu (et toujours aussi peu commenté !) :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En décembre j'ai vu :

 

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Signé poète X – Elizabeth Acevedo

29 Décembre 2019, 11:58am

Publié par Laure

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Clémentine Beauvais

 

Xiomara, littéralement « celle qui est prête pour la guerre », 16 ans, a un frère jumeau, Xavier, qu’elle préfère appeler Jumeau. Ils sont le cadeau qui a permis au couple formé par leur parents de ne pas exploser.

Installés à Harlem, ils sont originaires de République Dominicaine. La religion occupe une place essentielle dans leur vie, surtout dans celle de la mère.

Et si les relations mère-fille allaient à peu près bien le temps de l’enfance de Xiomara, il en est bien autrement avec l’apparition de la puberté et des formes généreuses de l’adolescente. Victime de harcèlement, d’injures, de moqueries et blagues salaces, si sa mère veut avant tout la protéger, elle l’enferme dans un carcan insupportable, en lui interdisant toute sortie et fréquentation autres que l’église.

 

C’est dans un cours de slam lancé par sa prof de français et le carnet offert par son jumeau que Xiomara trouvera la force de s’affirmer et de se libérer, la lumière dans la puissance des mots. (P. 47) : « Parfois c’est comme si écrire, c’était le seul moyen de ne pas souffrir ».

 

La force du texte est tout entière dans son écriture en vers libres, courts chapitres de slam, poèmes signés X (pour Xiomara), que le lecteur est souvent tenté de déclamer à voix haute.

 

L’histoire en elle-même aborde des sujets classiques de l’adolescence : le désir sexuel, le premier amour, l’homosexualité, l’opposition au modèle parental, et dans celle-ci en particulier, la religion prédominante qui étouffe et contraint. Cet aspect-là est peut-être celui qui est aujourd’hui le plus éloigné de notre culture française, et encore pas tant que cela si l’on remonte trente ans en arrière.

 

La traduction de Clémentine Beauvais, romancière par ailleurs et spécialiste de la traduction en vers libres, est au top, même si bien évidemment je ne connais pas la VO, il faut néanmoins en souligner la qualité.

 

 

Un roman original et au message fort !

 

 

 

Extraits :

p. 60 : Ce qui

m’apaise

c’est mon carnet,

écrire écrire écrire,

tout ce que j’aurais voulu dire,

transformer en poèmes-lames

toutes mes pensées coupantes,

les imaginer trancher net

mon corps pour

que j’en

sorte.

 

 

 

p. 366 : « Les mots, ça donne la permission

d’être soi-même. De l’être complètement. »

 

 

 

Dès 13/14 ans.

 

 

 

Nathan, août 2019, 381 pages, prix : 16,95 €, ISBN : 978-2-09-258729-4

 

 

 

Crédit photo couverture : © Gabriel Moreno, design Erin Fitzsimmons / Nicolas Vesin et éd. Nathan

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Le goût du baiser – Camille Emmanuelle

27 Décembre 2019, 15:12pm

Publié par Laure

Aurore, 16 ans, en classe de première, n’est « ni une beauté ni une mocheté. Une fille banale, une lycéenne, dans une ville de province normale. Avec des parents normaux. Un bibliothécaire et une secrétaire médicale dans un cabinet de dentiste » (p. 12). Aurore, donc, a un accident de vélo dont elle ressort avec un léger traumatisme crânien et une anosmie doublée d’une agueusie, c’est-à-dire la perte de deux des cinq sens : l’odorat et le goût. Ce handicap invisible ne va pas faciliter sa vie d’adolescente aux prémices de sa vie sexuelle.

 

Une première expérience au cours de laquelle l’absence de ces deux sens lui joue de mauvais tours, qui pose la question du consentement, du respect (de soi et de l’autre), et des conséquences de l’usage des réseaux sociaux aujourd’hui. Mais Aurore en tirera une force exceptionnelle pour se reconstruire et s’ouvrir à un amour sincère et libre.

 

Ce titre inaugure la collection « l’ardeur », destinée aux adolescents de plus de 15 ans, qui explore le désir, la sexualité, les fantasmes mais avant tout le plaisir. On y appelle un chat un chat, le texte de Camille Emmanuelle, spécialiste des sexualités que j’avais découverte avec sa Lettre à celle qui lit mes romances érotiques et qui devrait arrêter tout de suite est frais, vivant, vibrant, plein d’humour et de réflexions pertinentes tant sur le sexe que sur l’amitié et le quotidien des ados. On y ose de vraies et belles scènes érotiques, où le plaisir va de pair avec toutes sortes de pratiques sexuelles, sans pour autant en oublier l’amour.

 

Un texte enjoué et audacieux, comme on les aime, pour des ados bien inscrits dans leur époque. Intelligent, et bien plus réaliste que des romances stéréotypées ou de la pornographie gratuite sur le web.

 

Une collection à suivre, pour le plaisir de la lecture et la qualité du projet éditorial.

 

 

 

 

Thierry Magnier, coll. L’ardeur, octobre 2019, 220 pages, prix :14,90 €, ISBN: 979-10-352-0294-1

 

 

 

Crédit photo couverture : © Cha Gonzalez et éd. Th. Magnier

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Avant de partir – Mi-Jin Jung & Ja-Seon Gu (ill.)

7 Décembre 2019, 16:08pm

Publié par Laure

Une maison isolée dans la forêt, sous la neige.  Des animaux (un chat, un chien, un hamster et une perruche) s’y présentent les uns après les autres, se plaignent auprès du jeune homme qui tient le bar du comportement de leur maître, et leur adressent une lettre. Puis ils partent tous ensemble jusqu’au bord d’une rivière qu’ils devront traverser. Entre temps, leurs maitres ont reçu leur courrier.

 

C’est une BD surprenante qui dit en réalité le passage de la vie à la mort (? ou en tout cas un départ), la maltraitance parfois ou la maladresse de l’homme envers l’animal, la douleur aussi lors de sa perte. Malgré cela c’est d’une douceur apaisante étonnante. C’est clair, doux, feutré. Symbolique. Comme sans doute seuls les Coréens savent le faire.

 

A découvrir, pour sa beauté et sa simplicité épurées.

 

(ados et adultes)

 

 

 

 

 

 

Sarbacane, février 2019, 59 pages, prix : 15 €, ISBN : 978-2-37731-216-0

 

 

 

Crédit photos : © Ja-Seon Gu et éd. Sarbacane

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