La disparition de Richard Taylor - Arnaud Cathrine
Richard Taylor a tout pour être heureux : un job à la BBC, une jolie femme, une
petite fille adorable, un appartement de 60 m² dans le centre de Londres, une voisine qui hurle un peu trop fort ses jouissances amoureuses ou solitaires, alors pourquoi, du jour au lendemain,
disparaît-il soudain ?
Arnaud Cathrine nous offre ici un roman polyphonique finement construit, rempli de références, dans lequel divers personnages féminins vont prendre la parole pour tenter de dénouer l’histoire et le devenir de Richard. C’est bien fichu, c’est court, ça se lit tout seul, mais voilà, c’est quand même un peu plombant. Je connaissais cette atmosphère mélancolique et sombre de l’auteur à travers ses romans jeunesse, mais là, entre dépression et drame terrible, ça ne met pas vraiment en joie.
Un homme qui se cherche, qui regarde sa vie de l’extérieur, qui veut casser le moule dans lequel il s’est trop complaisamment coulé.
Mais je reste un peu sceptique, non sur la construction du roman, qui me plaît beaucoup, mais sur le fonds, et cette crise du trentenaire mal dans sa peau qu’on essaie de nous vendre un peu trop souvent dans une littérature dite « de trentenaires » ; lesquels seraient tous désabusés et passablement déprimés, finit par lasser.
A vous de voir !
De très bons articles néanmoins sur le Buzz Littéraire, chez Florinette, Clarabel, LN
Verticales, janv.2007, 194 pages, prix : 17,50 €
Ma note : 2,5/5
Crédit photo couverture : éd. Verticales et Amazon.fr
/image%2F0683481%2F20161028%2Fob_56b2ff_chaussette.jpg)
Samedi aura lieu une
inauguration d’une nouvelle salle sur le territoire de la Communauté de Communes. Du banal, vous me direz, du local où l’on écoute des discours et boit des bulles en mangeant des petits fours.
Sauf quand votre Président de Com’Com vous demande, ainsi qu’à vos collègues de la collectivité, en musique et spectacle vivant, de présenter une animation devant le m’sieur qui vient faire
l’inauguration et tous les élus qui seront là à l’écouter.
Michel, 55 ans, aime Claire, sa femme, et leurs
jumelles de 10 ans, Diane et Chloé. Pourtant il va quitter Claire… Mineure est le récit d’un homme tourmenté par son désir, tombé sous le charme envoûtant d’une jeune Lolita sans
vergogne, la petite Sibylle, 13 ans, copine de ses filles, alors que par un concours de circonstances il s’est trouvé à jouer en double mixte au tennis avec elle. Jeu charmant du chat et de la
souris où Michel résiste et se remémore sans cesse la loi (Sibylle est mineure), provocations aguicheuses de la demoiselle. Bilan de couple, ne peut-on donc plus s’aimer après quelques
années ? :
J’ai reçu ce roman dans la sélection
« documents » du
Synopsis :
Un
petit roman sur l’anorexie/boulimie qui a priori n’avait pas grand-chose pour me concerner et sortir du lot des écrits nombreux sur ce sujet. Mais voilà, Corinne Solliec a une plume pour rendre
vivant, concis et percutant son propos.
Alain, la cinquantaine, est marié et travaille à l’Institut international d’études anthropologiques. Une fois par semaine, il donne des cours à l’Ecole supérieure des métiers du tourisme.
Et là chaque lundi, il croise Odile, la documentaliste de l’école, une femme plus jeune que lui qui l’intrigue par son indépendance. Profitant d’une absence de sa femme, il propose à Odile de
partir en week-end avec lui. Les douceurs espérées de cette escapade en bord de mer se révèlent décevantes et déstabilisantes. Mais soucieux de ne pas brusquer Odile, il accepte ses chastes
propositions, un brin déçu et décontenancé. Odile mettra même fin prématurément au week-end, comme si quelque chose l’avait brusquée. Ce n’est qu’un chapitre plus loin dans le livre qu’on
découvrira le passé pesant d’Odile, pour expliquer son comportement. La fin, dans laquelle Alain retrouve sa grande fille Sophie, m’a parue assez déroutante.

Revoilà
nos 4 amis 4 ans plus tard, avec une ouverture toute semblable à la fin du premier : les pieds dans la piscine, Jeff (Gérard Darmon) en préretraite qui quand même, en a marre de regarder
marcher les fourmis, décide de revenir sur la capitale avec un nouveau projet : écrire un dictionnaire sur le sport et les sportifs, en collaboration avec ses potes. Les situations
amoureuses ont changé, mais toujours se ressemblent, dans leurs chassés-croisés, leurs mensonges et leurs faux-semblants. Le réalisateur semble vouloir nous dire que les amours se suivent, et
qu’aujourd’hui, il n’y a plus d’amour éternel, depuis que l’espérance de vie a dépassé 35 ans ! Tous les couples connaîtront le divorce, et/ou l’adultère, tous aimeront, tous souffriront… (oui,
c'est pas si original que ça !) Nos 4 amis prennent une claque chacun à leur façon, la chance des uns a tourné, et l’on peut parier sans trop se mouiller qu’un cœur des hommes 3 pourrait bien voir le jour, histoire de voir où en est le pari d’Alex et la passion secrète de Manu, tout comme celle affirmée d’Antoine. Un
petit film pour un moment sympa, qui se termine, tout comme le premier, les pieds dans la piscine, après un repas autour d’une grande tablée, et les mêmes chants des grillons..