Lou ! (3 tomes parus) - Julien Neel
Comme beaucoup de blogueuses avant moi, je cède à mon tour au charme de la petite Lou !, série jeunesse publiée par Julien Neel chez Glénat (dans la collection Tchô!)
Tome 1 : journal infime
Ce premier tome nous permet de faire connaissance avec les personnages : la jeune Lou, qui vit seule avec sa mère, et un petit chat arrivé là par hasard. Personnellement, j’aime surtout le décalage entre le personnage de la mère et celui de la fille : n’est pas la plus mature la plus âgée des deux ! La mère passe son temps à jouer à la console vidéo, et se remet vite à son travail d’écrivain quand elle entend sa fille rentrer ! La jeune Lou est amoureuse de son voisin Tristan, mais comment le lui dire ? Et si elle exprimait son amour à travers un tableau de sa création ? Et tant pis si ça suscite l’étonnement de sa mère et si son prof d’arts plastiques lui conseille plutôt d’aller voir un psy !
L’album inclut aussi des saynètes un peu à part, détachées du fil de l’histoire, sans doute parues en épisodes dans la revue Tchô !
A noter : les 2ème et 3ème de couv font partie intégrantes de la lecture : chargées mais adorables, présentation des personnages par Lou, sous formes de photos commentées, dessins, bref journal intime (et infime, comme dit le titre)
Un album frais, coloré, drôle, tendre, bref, à lire !
(Ma note : 4/5)
Tome 2 : Mortebouse
On retrouve notre duo mère-fille sur le toit de leur immeuble, qui entonne le « blues des filles seules en été, délaissées, meurtries et fauchées ». C’est pas le tube de l’été, mais ça défoule. Et comme elles sont fauchées, direction Mortebouse pour 15 jours de vacances, le petit village de la grand-mère maternelle de Lou. Là c’est le désespoir, l’ennui à mourir, les parties de Scrabble et le Rubik’s cube retrouvé, transmis de mère en fille, jusqu’à ce que Lou reçoive des nouvelles de Tristan, son amoureux qui avait déménagé en secret à la fin du tome 1. Mais l’été, c’est aussi synonyme d’amour de vacances. La mère retrouve un prétendant de son adolescence, toujours aussi prétentieux, et Lou un gentil joueur de guitare. Mais finalement, rien n’est meilleur que le retour chez soi, surtout quand vous attendent de belles surprises pour vos 13 ans !
Un deuxième album toujours aussi agréable, avec des répliques qui font mouche et qui font rire ! L’ensemble est bien vu, le scénario me semble plus travaillé que dans le premier, vraiment une réussite. Les 2ème et 3ème de couverture participent toujours de la lecture, c’est le petit bonus à savourer : la 2ème nous résume le tome 1 par personnage, et la 3ème est un panorama du tome 2 couleur Mortebouse. Un régal.
Ma note : 5/5
Tome 3 : le cimetière des autobus
Dernier tome paru (en juin 2006) des aventures de la petite Lou. L’immeuble en face du sien, celui où vivait son amoureux Tristan, a été rasé et accueille à présent le cimetière des autobus, dépôt des carcasses des véhicules municipaux. De nouvelles amitiés se forment au collège, alors que Lou n’est pas dans la même classe que Mina, sa meilleure amie depuis la maternelle. Copines au look gothique, crise angoissante de l’adolescence, spleen, et en parallèle, réussite explosive de la mère qu a enfin publié son bouquin et voit son compte en banque remonter : un album que j’ai trouvé moins abouti que les précédents, comme expédié un peu trop rapidement, même s’il reste très agréable à lire ! La 2ème de couverture résume sous forme d’un jeu de l’oie (ici rebaptisé jeu de moi) les deux premiers tomes, et la 3ème de couv, à la fin de l’album, va au-delà des planches et laisse augurer… un quatrième album ? Pour ce tome 3, Lou petite fille est entrée dans les affres de l’adolescence, et ça, c’est jamais facile !
Ma note : 3/5
Chaque volume : 9,40 €
/image%2F0683481%2F20161028%2Fob_56b2ff_chaussette.jpg)


Chers amis, j'ai pitié de votre porte-monnaie : si vous aviez encore un doute sur le charme, l'humour ou la qualité de ce film, j'vous l'dis tout de go : surtout n'y allez pas ! Rarement vu quelque chose d'aussi affligeant.
Oliver Twist, orphelin, est exploité, mal nourri et violenté dans les différentes pensions qui l'accueillent successivement. Un beau jour, il décide de s'enfuir pour Londres. Recueilli par un groupe de voleurs et malfrats, son coeur d'or n'y est pas sa place. Mais lorsqu'il est accusé à tort de vol, il ne dénoncera pas son groupe. Malade, il est recueilli par M. Brownslow, chez qui il connaît une vie bourgeoise toute différente, entouré de livres et de douceur. Mais la troupe de Fagin, de crainte d'être dénoncée, fait tout pour le retrouver...
C’est un petit roman tout simple que ce chaud-froid, à moins que ce ne soit plutôt un récit autobiographique, en tout cas ça se lit tout seul et c’est bien sympathique. 1er roman de la japonaise Yumiko Seki, il a été écrit directement en français, mais l’auteur vit à Paris depuis 1982.
Et bien voilà qui va sans doute être une grande première dans notre petit monde des blogs de lecture : non je n’ai pas aimé le dernier roman d’Alice Ferney. Déjà je n’avais pas réussi à lire son précédent Dans la guerre et l’avais vite abandonné. Alléchée par toutes les bonnes critiques autour des Autres, je me suis empressée de l’entamer, pour assez vite avoir envie de le laisser tomber. Je l’ai interrompu par une autre lecture. Je l’ai repris, et véritablement, je me suis forcée à le finir. Si dans sa construction il est original et dans son style toujours bien écrit (c’est Ferney quand même ! Celle que je défends becs et ongles pour ce que je considère comme un des plus beaux romans d’amour du XXIème siècle : la conversation amoureuse), je trouve les Autres trop long, beaucoup trop long, et surtout redondant. Certes ce sont ces trois parties, choses pensées, choses dites, et choses rapportées qui le veulent, mais je trouve la dernière partie vraiment de trop. D’ailleurs, tous les secrets de famille ou presque sont déjà dévoilés dès la première partie, alors qu’apporte les deux dernières hormis le jeu stylistique ? Je m’y suis ennuyée.
C’est un roman d’une très grande maîtrise scripturale. Un tu narratif qui nous embarque dans le deuil d’une mère, le refus, lancinant, de l’oubli, la perte du fils aimé. Inconsolable elle est et inconsolable elle veut rester. Elle a fait le vide autour d’elle, son mari et ses 3 autres enfants ont quitté la maison pour survivre, la laissant à sa douleur et sans aide puisqu’elle les refuse toutes, sans concessions, surtout envers elle-même. 

Prenez une brochette d’acteurs américains trèèès connus : un Michael Douglas vieillissant, une Kim Basinger aussi surtout quand elle est coincée en 1ère dame des EU, et un soupçon de branchitude avec Kiefer Sutherland (vous savez le Jack Bauer de 24h chrono, il connaît déjà super bien le job) et enfin une belle brune qui pour le coup n’est plus du tout ni housewife ni desespérée (Eva Longoria) et vous avez de quoi faire un film d’action où il faut protéger le président.