Prix des lecteurs 13-16 ans : suite
Le 15 juin dernier, je vous donnais le lauréat du 9ème prix des Lecteurs 13-16 ans de la Ville du Mans et du département de la Sarthe. Mais j’ignorais le classement des résultats des votes pour les 10 sélectionnés. Je n’ai à ce jour toujours pas les chiffres (pour savoir s’il y a de grands écarts ou si c’est kif kif !), mais j’ai quand même le palmarès. Je vous le livre donc, puisque cet article avait attisé votre curiosité !
1) Soldat Peaceful
2) La fille au pinceau d’or
3) Bjorn le morphir
4) Tour B2 mon amour
5) Une bouteille dans la mer de Gaza
6) Celui qui n’aimait pas lire
7) Felicidad
8) Leïla les jours
9) Le quatrième soupirail
10) Séraphine
Et pour celles (ou ceux !) qui aiment jouer, je vous donne déjà la sélection 2007 :
(par ordre alphabétique d’auteur)
- Bienne, Gisèle. Le cavalier démonté. Ecole des Loisirs, 9,20€
- Bondoux, Anne-Laure. Pétites. Bayard jeunesse. 11,90 €
- Chabas, Jean-François. L’ange du Namib. Ecole des Loisirs. 9 €
- Cousseau, Alex. Soleil métallique. Rouergue. 9 €
- Desplat-Duc, Anne-Marie. Sorcière blanche. Rageot. 6,70 €
- Galéa, Claudine. Entre les vagues. Rouergue. 6 €
- Lorient, Frédérique. Danseurs de lumière. Mango. 9 €
- Lowry, Lois. Le garçon qui se taisait. Ecole des loisirs. 10 €
- Missonnier, Catherine. L’heure de la vengeance. Rageot. 7,30 €
- Yzac, Adeline. L’enfant à la bouche de silence. Alice jeunesse. 7,50 €
Je n’en ai lu aucun jusqu’à présent, mais Pépites d’Anne-Laure Bondoux a d’excellentes critiques, et elle avait déjà remporté ce prix en 2004 pour son précédent roman Les larmes de l’assassin, chez Bayard jeunesse également. De même je vois bien parti Danseurs de lumière, car là, c’est la collection « Autres mondes » de chez Mango qui carbure, en proposant de très bons romans de science-fiction pour les ados, mais qui plaisent aux plus âgés aussi. D’ailleurs, le prix 2005 était allé à Mosa Wosa de Nathalie Le Gendre, dans cette même collection dont parle d’ailleurs très bien Cathe sur son blog (cf là !)
Au Mans, on aime bien les 24 H : on les décline à toutes les sauces : les 24 heures auto, moto, camions, du livre, des rillettes bientôt (nan je plaisante mais les concours de rillettes ça existe vraiment !) Le 10ème prix des lecteurs 13-16 ans, organisé par l’association des 24H du livre, sera donc officiellement lancé lors de la 25ème Heure, notre salon littéraire annuel à nous. Rendez-vous en octobre pour les festivités. Après on lit, on reçoit les auteurs dans les bibliothèques et les collèges, pour des signatures en librairie, les jeunes votent et en juin 2007 : fin du suspense !
Allez, cette fois je n’ai plus d’excuses, j’ai un an devant moi, et déjà 2 des 10 livres sous la main J mais tant d'autres aussi !
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Encore un roman à ranger dans la case des commencés jamais finis. Grâce à la très bonne critique de
Synopsis : allocine.fr
Il fait gris et il pleut. Non non nous ne sommes pas en novembre. J’entame aujourd’hui ma 35ème année, en voilà 34 d’accomplies. La vie est bien faite parfois : Noël tombe le 25 décembre, facile pour savoir quand j’ai x années et demi, mon anniversaire le 25 juin : voilà qui équilibre pour les cadeaux dans l’année ! 

Il y a longtemps que je voulais lire un roman de Philippe Ségur. Hélas pour moi, Autoportrait à l’ouvre-boîte, seul livre de lui disponible à la bibliothèque, fut une mauvaise pioche. Je n’ai pas été accrochée plus que cela, me forçant à poursuivre, les critiques annonçant une fin intéressante.
Je ne partagerai pas l’enthousiasme des critiques professionnels ni celui de notre référente Clarabel sur ce court roman. (C’est écrit roman sur la couverture et nouvelle sur la page de titre : à vous de choisir !). C’est sans doute la brièveté qui a fait que je suis allée jusqu’au bout, d’ailleurs. Christine joue au bowling, elle est mariée avec Joel. C’est en croisant un type dans la rue sans se souvenir de son nom que l’histoire démarre. Retour sur le passé de Chris. Elle détient le record du baisodrome : 197 hommes en un temps déterminé, une nuit sans doute. Jusqu’au jour où son record est battu par une prostituée. La voilà déstabilisée, à nous raconter les détails sordides des sacs de glace entre les cuisses pour pouvoir marcher le lendemain. Bien sûr il y a un passé à tout cela, mais ô combien attendu : l’absence du père, le viol à 11ans, les amants qui défilent, rien que du banal dans la littérature qui tente d’expliquer ce comportement. Le style est oral, long monologue parlé de Chris. Et l’oreille attentive du mari, qui épaule sans réagir outre mesure. Et l’inaptitude de Chris à trouver le bonheur dans sa vie de couple pourtant stable et heureuse en apparence.
C’est l’histoire presque banale d’une jeune femme amoureuse qui rêve d’avoir un enfant pour prolonger l’amour de son couple. Et son compagnon la soutient, lui aussi désireux d’être père. C’est le récit de l’attente, chaque mois déçue. Puis enfin le bonheur et le drame, la fausse-couche, les nouveaux essais infructueux, la jeune femme est probablement une fille « Distilbène », ce médicament donné aux femmes enceintes (et qu’a dû prendre sa mère) dans les années 60. Dans son obstination à faire naître un enfant, le docteur Gromstein, un gynécologue chaleureux et humain, qui veut l’aider. Jusqu’à lui proposer une solution peu déontologique. (Je suis pour l’adoption, par pour le trafic d’enfant !) Voilà pour la première moitié du roman. Des phrases courtes, efficaces, sobres, des chapitres qui ont pour titre des verbes à l’infinitif tels que désirer, jouir, aimer, vouloir, attendre, croire, perdre, décider, et savoir. Dans la deuxième moitié, une autre femme (d’où le titre au pluriel : Mères) qui va décliner les mêmes verbes, mais pas dans le même ordre. Une jeune femme que l’enfance a blessée, orpheline de mère et au père qui n’a pas su être présent quand il le fallait. Tous les médecins la disent stérile, c’est médicalement expliqué. Jusqu’au jour où elle se retrouve enceinte. Mais voilà, elle ne veut pas d’enfant, jamais, c’est comme ça, viscéral, elle préfère se détruire qu’enfanter. Elle va se terrer chez elle jusqu’à ce que cette « chose » sorte d’elle. Accoucher sous X. Avec le même gynécologue. Et un conjoint qui lui veut devenir père, mais qu’elle a écarté. Vous aurez probablement fait le lien entre les deux histoires. Cette seconde partie est forte, dure, violente, cette femme est tout aussi déterminée que la première, dans un but inverse. Je n’ai pas pu me détacher de ce livre, qu’au départ je trouvais presque banal.
Ce recueil comprend deux nouvelles : l’histoire de Shunkin, et Ashikari, une coupe dans les roseaux, qui dateraient respectivement de 1933 et 1932.
Après il faut tuer José Bové, Jul revient avec une croisade tout aussi drôle. Même plus peut-être. La croisade s’amuse, c’est la lutte américaine du Bien contre le Mal, où chacun en prend pour son grade : Bush est un abruti mangeur de bretzels, Condoleeza Rice joue du piano, un duo de choc pour commander le bombardement du Terroristan où vit Ben Laden, dans la banlieue de Bagboul. Mme Ben Laden tient son journal intime (et fait du shopping en fashion victim sous sa burka, ne ratant pas un potin people), ce qui lui vaudra d’être la nouvelle Bridget Jones quand le couple sera en fuite à Paris. On y croise aussi des vendeurs d’otages, des soldats de l’Onu bien incapables, et une quantité de détails bien vus, essentiellement basés sur des jeux de mots : les galeries Al-Fayette, le général Al-Zheimer, il y a des Molah Donald (McDo) et du Mecca Cola à tous les coins de rue, la prison centrale d’Abou-Mérogis est contrôlée, etc. Tout est tourné en ridicule pour un humour pas toujours très fin, mais une petite demi heure de lecture qui fait sourire (et parfois rire), ça ne se boude pas…