Les jardins d'Hélène

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Scarlett et Novak – Alain Damasio

14 Mars 2021, 10:57am

Publié par Laure

Novak est un jeune homme adolescent qui est agressé alors qu’il court tranquillement. Il s’en remet à son brightphone, version plus sophistiquée du smartphone, et à son intelligence artificielle Scarlett. Scarlett sait tout de lui, enregistre tout, et peut prendre toutes les décisions, sur simple commande vocale, avec ses nombreuses applis. Le smartphone de demain. Mais n’est-ce pas justement cette IA et ses données que veulent lui dérober ses agresseurs ?

Un court texte – une soixantaine de pages à peine, 29 en numérique – bien trop court hélas ! A peine le temps de s’installer dans l’histoire que c’est déjà fini. Dommage, j’aurais vraiment aimé plus de développement car l’intrigue fonctionne, le thème est actuel et bien conduit.  

Un récit sur nos addictions aux smartphones, mais aussi à leur potentialité, sans cesse croissante, et à la nécessité de s’en désintoxiquer. Quelques passages violents, une invitation à réfléchir à notre dépendance à nos téléphones.

 

En lisant les pages liminaires on apprend que ce texte a connu une première parution en 2014 sur le site 01net.com. Il y a 7 ans, c’était donc encore plus futuriste…

 

(Dès 13 ans)

 

 

 

 

 

 

Rageot, mars 2021, 65 pages, prix : 4,90 €, ISBN : 978-2-7002-7694-7

 

 

Crédit photo couverture : © Liliwood et éd. Rageot

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La rue qui nous sépare – Célia Samba

23 Février 2021, 15:37pm

Publié par Laure

Noémia a dix-neuf ans et partage une coloc avec son cousin Valentin et la sœur de celui-ci. Étudiante, elle croise chaque jour non loin de chez elle un jeune homme qui fait la manche au pied d’un supermarché. Dès les premières pages le ton est donné, c’est bien une romance qui s’annonce entre elle et Tristan, 21 ans, mais cet amour sera-t-il possible ? Comment annoncer autour d’elle qu’elle est amoureuse d’un SDF ? Comment surmonter les écueils inévitables car il n’est évidemment pas question de pitié… et comment les accidents de la vie peuvent-ils vous conduire là si jeune ?

Les deux héros vont apprendre à se connaitre, mais la réalité quotidienne de Tristan est complexe à appréhender, pas facile de supporter la violence bête et gratuite de quelques-uns.

Le monde de la rue est un sujet peu traité dans les romans, et le choix original de l’autrice est d’avoir proposée deux fins, l’une simple et évidente mais douloureuse, l’autre plus complexe et positive, mais aussi plus guimauve, ça n’en finit plus de finir. C’est ce qui m’a gênée dans ce roman : j’aime qu’un auteur d’une manière générale assume son choix et le fasse pour moi, je ne veux pas qu’on me laisse imaginer la suite d’une fin ouverte, encore moins choisir avec une fin alternative.

Ce premier roman d’une très jeune autrice (23 ans) s’inscrit dans la catégorie romance du young adult, avec quelques phrases guimauves un peu trop mielleuses caractéristiques du genre, heureusement assez rares, un  feel good facile à lire qui plaira à un large public « jeune » ou avide de bons sentiments réconfortants.

 

 

 

 

 

 

Hachette romans, janvier 2021, 384 pages, prix : 18 €, ISBN : 978-2-01-714021-4

 

 

Crédit photo couverture : éd. Hachette romans

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Age tendre – Clémentine Beauvais

10 Janvier 2021, 14:42pm

Publié par Laure

Le service civique est devenu obligatoire le temps d’une année scolaire, entre la classe de troisième et celle de seconde. Valentin Lemonnier, élève introverti et ultrasensible originaire d’Albi dans le sud-ouest de la France, a émis trois vœux de secteurs professionnel et géographique, comme chacun, mais aucun n’a été retenu, c’est ainsi qu’il se retrouve dans une unité Alzheimer dans le Pas-de-Calais, dans les Hauts de France. Il est affecté dans le service années 1960-70 d’une unité Mnémosyne, qui s’attache à reconstituer le décor et le mode de vie de cette période pour les résidents ayant perdu la mémoire.

Contre toute attente il va rapidement s’attacher aux résidents, à ses collègues de travail, et à une mission bien particulière : faire venir chanter Françoise Hardy, mais Françoise Hardy telle qu’elle était dans les années 60, et ça, c’est compliqué.

J’ai adoré l’originalité des trouvailles d’écriture de Clémentine Beauvais : le roman a la forme du rapport de service civique, tel qu’il est rendu aux enseignants qui l’évalueront, à la différence assumée qu’il fait 378 pages au lieu des 30 préconisées, et que Valentin l’assume pleinement : « J’ai dépassé ».

J’ai aimé l’idée des notes additionnelles a posteriori du temps quotidien d’écriture du rapport, mais insérées dans le fil chronologique néanmoins. Age tendre est bien évidemment un roman d’apprentissage empli d’empathie et d’humour. J’ai bien failli tenir mon premier coup de cœur de l’année, mais j’ai fini par y trouver des longueurs : la résolution de la venue de Françoise est transparente très tôt pour le lecteur, inutile de la délayer autant donc, et j’ai fini par trouver longue et ennuyeuse l’histoire personnelle de sa référente de stage, la docteure Sola Perré.

Le héros est attachant, l’idée de reproduction d’une époque au sein d’une unité Alzheimer pose vraiment question dans la prise en charge sociétale aujourd’hui, et le cheminement de Valentin montre combien il « grandit », propre du roman adolescent. Si la fin du service civique marque la fin du roman, j’aurais tellement aimé que le jeu soit joué jusqu’au bout avec le retour de l’enseignant évaluateur…

Un bon roman ado, qui vous fera inévitablement réécouter Françoise Hardy, Birkin et Vartan, la playlist est fournie en exergue.

 

 

Ed. Sarbacane, août 2020, 378 pages, prix : 17 €, ISBN : 978-2-37731-465-2

 

Crédit photo couverture : © Claudine Devey et éd. Sarbacane.

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La section Lucky – Frédéric Schmitter

6 Janvier 2021, 12:53pm

Publié par Laure

Au milieu des années 1980 sur les îles bretonnes du Ponant, un certain Gaspard, « Grand Auteur, Sympathique Pédopsychiatre Au Rire Débile », va initier six adolescents aux jeux d’écriture et de lettres. Vous noterez les prénoms des collégiens, et l’ordre choisi, correspondant aux six voyelles de l’alphabet : Anne, Erwan, Isabelle, Olivier, Urielle et Yves. Par le biais d’exercices, chacun va se surpasser dans cette créativité contrainte, dépassant pour certains leurs angoisses cachées.

La lecture est plaisante et rappelle bien évidemment l’Oulipo, le roman pourrait devenir sans problème un support d’ateliers d’écriture, de l’anagramme au palindrome en passant par toutes sortes de contraintes stylistiques, quant au nombre de lettres ou leur choix. La fin me semble tomber un peu à plat, comme si l’on ne voyait pas comment finir autrement après tant de prouesses. Jusqu’à la table des matières et à l’ordre des chapitres travaillés dans ces mêmes contraintes. Rien n’est laissé au hasard. De la page blanche naitrait l’angoisse alors que la contrainte ouvrirait les portes de la liberté.

Pour ados passionnés d’écriture et adultes aimant les jeux de lettres. Pas si grand public que cela (mais facile à lire), bravo pour l’exercice !

 

 

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Ed. du Rocher, janvier 2021, 152 pages, prix : 14,90 €, ISBN : 978-2-268-10468-3

 

 

Crédit photo couverture : © éd. Du Rocher

 

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RC 2722 – David Moitet

12 Novembre 2020, 13:29pm

Publié par Laure

Un virus et le réchauffement climatique extrême ont décimé la quasi-totalité de la population française. Quelques-uns survivent dans des abris souterrains, une nouvelle organisation s’est mise en place. Oliver s’est aperçu d’une anomalie et pense que certains sont sortis à l’extérieur à de l’abri, et qu’on leur ment au sujet de l’approvisionnement en eau. Sont-ils manipulés ? Il va mener son enquête, peu après la disparition de son frère et la mort de son père. Remonté à la surface, il va rencontrer Tché, une ado comme lui qui va lutter à ses côtés pour retrouver son frère.

Dystopie fantastique, on verra bon nombre de références à l’Histoire et à l’actualité – trop peut-être : Tchernobyl, la Shoah et la déportation avec le tatouage et les camps, les camps de réfugiés et le péril des migrants en mer, un virus qui décime la population, un mur érigé entre deux zones pour empêcher les gens de fuir, le réchauffement climatique et notre immobilisme. D’ailleurs le titre mystérieux s’éclaire dans le texte : RC pour réfugié climatique.

Le roman d’action fonctionne à cent à l’heure et maintient en haleine, la lecture de la mémoire du père d’Oliver apporte à la fois éclairage et moments plus intimes au récit, c’est efficace et bien fait, malgré une fin peut-être un poil trop rapide et quelques scènes assez violentes.

 

Conseillé à partir de 12 ans.

 

 

 

 

 

 

Didier jeunesse, septembre 2020, 301 pages, prix : 15,90 €, ISBN : 978-2-278-09839-2

 

Crédit photo couverture : © éd. Didier Jeunesse

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Darling #automne – Charlotte Erlih et Julien Dufresne-Lamy

25 Octobre 2020, 14:15pm

Publié par Laure

May-Lane et Néo sont jumeaux, ils ne se sont jamais quittés, et pour la première fois au lycée, ils ont demandé à être dans des classes séparées, sans en avertir leurs parents. Leur souhait a été respecté. Ils sont très différents l’un de l’autre, May a été élue la fille la plus populaire de son établissement l’année précédente et remet son titre en jeu, et si elle s’est physiquement beaucoup affinée, Néo est resté en surpoids, plutôt solitaire et geek.

May commence à recevoir des messages anonymes via les réseaux sociaux, en provenance d’un certain Y. D’abord inquiète elle finit par ne pas y être insensible et se demande bien quel garçon suffisamment proche pour la voir ainsi au quotidien peut lui adresser de tels messages. De son côté, Néo utilise ses compétences informatiques pour traquer le mystérieux Y. Une piste s’esquisse pour le lecteur, d’ailleurs amenée plus loin par les auteurs, mais elle se révèle bien évidemment fausse. Le jour de la rencontre venu, la surprise sera immense pour May, et fort déstabilisante… Je ne vous en dis pas plus sous peine de dévoiler l’une des thématiques du roman.

Darling est un roman destiné aux adolescents, qui joue de leurs codes, sans doute est-ce une approche voulue pour séduire ce lectorat. Si les émoticônes et les extraits de conversation sur smartphone illustrent et allègent le propos, le vocabulaire « djeun » est assez vite agaçant pour un lecteur de plus de 25 ans, mais pour plaire aux ados sans doute faut-il parler comme eux, bien que ce ne soit pas une nécessité, la part de cette littérature jeunesse est suffisamment vaste pour le démontrer.

May va évoluer, grandir en quelque sorte, se trouver un combat et un cheval de bataille, tout à son honneur, balayant au passage une réalité sociétale assez désespérante, y compris et surtout peut-être dans cette part de la jeunesse qu’on aimerait plus ouverte et tolérante. Sa lutte va la sortir un peu de la superficialité des échanges quotidiens à l’école, mais la fin, un peu rapide, montre combien la maturité a encore du chemin à faire.

#automne est le 1er volume d’une tétralogie qui se déclinera au fil des saisons. Les premières pages de #hiver sont offertes à la fin et semblent partir sur un tout autre sujet. J’ignore si l’on retrouvera May et son jumeau Néo, ou si l’on partira à la rencontre d’autres adolescents qui ont pour point commun d’être né et de vivre avec les réseaux sociaux, leurs avantages et leurs inconvénients, et toutes les excuses qu’on veut bien y trouver, quel que soit l’âge d’ailleurs.

Une lecture mitigée pour ma part, gênée par le champ lexical choisi et un peu trop omniprésent, mais je n’ai plus l’âge du public-cible depuis longtemps. A voir ce que nous réservera la suite.

 

(dès 14 ans)

 

 

 

 

 

 

Actes Sud junior, septembre 2020, 353 pages, prix : 16,50€, ISBN : 978-2-330-14036-6

 

 

Crédit photo couverture : © Actes Sud junior

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Et le désert disparaîtra – Marie Pavlenko

7 Octobre 2020, 09:21am

Publié par Laure

Le sable a envahi la quasi-totalité de la surface de la Terre. Il n’y a plus d’animaux, ni de sources. Les rares humains rassemblés en tribus nomades boivent de l’eau gélifiée et mangent des barres protéinées. Les hommes chassent : ils partent en quête d’arbres, qu’ils abattent pour vendre le bois. Samaa a 12 ans et rêve de partir avec eux, mais c’est un métier d’hommes. Les femmes restent au campement, nourrissent et entretiennent le lieu de vie.

Samaa décide de suivre les hommes contre l’avis parental, et s’enfuit avec quelques denrées. Une chute va la piéger, blessée, au fond d’un trou. Sauvée par un arbre et une source, elle va lutter pour survivre, sera-t-elle retrouvée avant que ses vivres ne s’épuisent ?

Elle va vivre une expérience unique avec la nature, cette rare nature encore vivante.

Le roman se veut bien sûr une fable écologique, dénonçant les méfaits de l’homme sur le milieu naturel, et ce qui nous attend si nous continuons sans rien faire.

Hélas je n’ai pas réussi à accrocher, j’ai trouvé l’histoire un peu simpliste et longue malgré la brièveté des chapitres et la mise en page très aérée. Le message est beau, mais l’enveloppe est un peu maladroite me semble-t-il.

 

Sélectionné pour le Prix des Lecteurs 2021 13-16 ans de la Ville du Mans et du département de la Sarthe.

 

 

Flammarion jeunesse, janvier 2020, 237 pages, prix : 14€, ISBN : 978-2-0814-9561-6

 

 

Crédit photo couverture : © éd. Flammarion jeunesse.

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L’incroyable voyage de Coyote Sunrise – Dan Gemeinhart

15 Août 2020, 17:29pm

Publié par Laure

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Catherine Nabokov

Coyote Sunrise, jeune ado de 12 ans, parcourt les États-Unis avec son père Rodeo dans un vieux bus scolaire aménagé en maison sur roues pour l’occasion, qu’ils ont d’ailleurs baptisé Yageur (un reste de transport de voyageurs !) A vrai dire ils fuient un drame, le décès accidentel de leur mère (et épouse) et des deux autres filles de la fratrie. Cette vie de nomades sans attaches semble leur convenir, jusqu’à ce que Coyote apprenne par un coup de fil à sa grand-mère que le parc où elle allait enfant allait être détruit. Elle a alors 4 jours pour retourner sur les lieux de leur ancienne vie heureuse, récupérer une boite à souvenirs enterrée là.

Mais elle connaît bien son père, il n’est pas question pour lui de retourner sur le lieu de ses souvenirs. Alors il va falloir ruser. Comme pour adopter Ivan, ce petit chaton trouvé sur un parking de station-service. C’est d’ailleurs sur cet épisode haut en couleurs que débute le roman, campant le personnage, son audace et son franc-parler. Et le voyage sera long, et riche de rencontres, toutes plus surprenantes et attachantes les unes que les autres.

Tous les personnages secondaires, qu’ils aient deux jambes ou quatre pattes, participent de la réussite et de la singularité du voyage, jusqu’aux dernières pages.

Un très bon début, une excellente fin pleine de suspense et de rebondissements, à peine un poil de longueurs en son milieu, ce roman se dévore avec le sourire aux lèvres. Belle leçon de vie de la part de Coyote, car il s’agit bien évidemment ici de surmonter l’épreuve du deuil, et d’accepter de continuer à vivre avec ses fantômes au creux du cœur, et non plus de les fuir. Résilience, peut-être.

 

Road-movie initiatique, un beau roman jeunesse accessible dès 12 ans.

 

PKJ (Pocket Jeunesse), mars 2020, 407 pages, prix : 18,90 €, ISBN : 978-2-266-29628-1

 

 

Crédit photo couverture : © 2019, Celia Krampien / éd. PKJ

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Coltan song (Collectif Black Bone tome 1) – Causse, Urien, Mazas, Jean-Préau

13 Août 2020, 12:25pm

Publié par Laure

Tout est réussi dans ce roman pour ados à partir de 15 ans (et même avant à mon humble avis) : le projet novateur, l’écriture, les thèmes abordés, le collectif d’auteurs, l’intrigue ; j’ai passé un excellent moment de lecture.

Marie Forget, 18 ans à peine, perd sa mère dans un accident de la circulation. Comment Irène, grand reporter aguerrie aux conditions extrêmes dans des pays en guerre a-t-elle pu être bêtement renversée par un bus ?

Irène enquêtait sur les conditions de fabrication d’une nouvelle génération de smartphone, et sur l’exploitation des minerais rares nécessaires à ces technologies. Se pourrait-il qu’elle ait été assassinée ? En se connectant à son ordinateur, sa fille Marie entre en contact avec un hackeur activiste, le jeune Léo, surnommé Hell-O. Qu’a-t-il à voir avec elle ?

Entre passé en Sierra Leone et assassinat de son père qu’elle n’a jamais connu et temps présent en France et en Belgique, c’est une enquête captivante et haletante qui nous est donnée à lire.

Personnages intéressants et attachants, intrigue engagée et informative (avec ce qu’il faut d’émotions et de sentiments aussi !), j’ai dévoré ce roman sans temps mort, et vais poursuivre mon chemin avec Marie, sa marraine Andréa et Léo (ces trois personnages forment le Collectif Black Bone), avec le tome 2, sur l’industrie de la mode.

Le projet éditorial à l’origine de la série est original : 4 personnes se réunissent pour écrire des thrillers lanceurs d’alerte sur des thèmes sociétaux et environnementaux, derrière cette couverture sans nom se cachent Marie Mazas, éditrice free-lance, Maylis Jean-Préau, journaliste indépendante, et Manu Causse et Emmanuelle Urien, deux auteurs déjà bien connus en littérature ado notamment.

Si leurs noms sont en 4ème de couv, ils s’effacent totalement derrière le projet collectif, à tel point que j’ai cru un instant que Black Bone était leur pseudo, alors qu’il s’agit du titre de la série.

Les prochains volumes doivent porter sur l’exploitation dans l’industrie textile, la déforestation, la politique et les démocraties occidentales.

Le métissage, le racisme, les liens familiaux, l’amour naissant font aussi partie des thèmes abordés dans ce premier volume. Riche, vraiment !

 

Nathan, Janvier 2020, 301 pages, prix : 14,95 €, ISBN : 978-2-09-259108-6

 

 

Crédit photo couverture : © Nicolas Vesin et éd. Nathan.

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Les roches rouges - Olivier Adam

14 Juillet 2020, 17:23pm

Publié par Laure

Antoine a dix-huit, a laissé tomber ses études et vit chez ses parents, paumé entre alcool, drogue et médicaments. Quel triste passé porte-t-il déjà sur ses épaules ? Il tombe amoureux de Leila, rencontrée à Pôle Emploi, à peine plus âgée, mariée et mère d’un petit garçon de 3 ans. Victime de violences conjugales, elle va se réfugier chez lui, qui l’emmène se réfugier aux roches rouges, une maison familiale dans le sud-est de la France où se trouve déjà sa sœur ainée qui ne souhaite plus le voir.

 

Des personnages cabossés par la vie malgré leur jeune âge, la dénonciation de violences conjugales, de l’emprise et d’un schéma familial qui se reproduit, la fuite, la peur, les drames qui s’accumulent (on découvre l’accident terrible vécu par la sœur d’Antoine et dont il est responsable), la tension qui monte dans une course poursuite effrénée pour se sauver du malheur, tout est sombre et douloureux dans ce roman d’Olivier Adam, et pourtant… de cette mélancolie qui vous enveloppe à la lecture du journal de Leila, qu’elle tient dans ce carnet offert par Antoine, du récit du jeune homme naissent aussi une lueur d’espoir dans la résilience, la volonté de s’en sortir ensemble, de soigner ses blessures au contact de l’autre, pour chacun des personnages.

 

On en ressort un peu KO, et surpris que ce roman soit publié dans une collection ados-jeunes adultes, il s’adresse pourtant à tous et aurait tout autant sa place en littérature générale.

 

A lire un soir de spleen (et c’est dans ce contexte qu’il m’a fait du bien !) ou si vous ne craignez pas la noirceur de la vie, qu’éclaire le rire du petit Gabi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ed. Robert Laffont, coll. R, juin 2020, 230 pages, prix: 17,90 €, ISBN : 978-2-221-24714-3

 

 

 

Crédit photo couverture : © Photos Stacie Lucas et Ibrahim Mushan pour Unsplash / éd. R.Laffont

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