Départ
Demain je prends le train vers le Sud. Rejoindre la tribu chez belle-maman. Escale dans la ville rose puis arrêt dans la campagne tarnaise, là où l'ADSL n'est pas prêt d'arriver ni mon opérateur de téléphone de capter un signal.
Le plus dur ce soir, va être de choisir les livres à emporter dans les bagages : pas trop pour que ce ne soit pas trop lourd, pas trop pour que tout rentre dans le sac, pas trop parce que j’ai souvent les yeux plus gros que le temps de lire, mais assez parce que j’ai peur d’en manquer ! Mais je suis sûre que les lecteurs savent de quoi je cause…
Allez, préparer l’absence pour le chat le hamster les poissons rouges (maudits enfants qui me font une ménagerie et puis qui c’est qui nourrit qui nettoie hein ?), et quelques vêtements !
A vendredi…. 
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A la ferme, tous les animaux s’entendent bien, sauf Germaine et Lulu, qui se disputent tout le temps. Lulu est une belle poule très dodue, coquette et volubile. Germaine est une poule moche, acariâtre et solitaire. Lulu pond six beaux gros œufs qui donnent naissance à six poussins magnifiques, Germaine un seul tout petit qui devient vite aussi mauvais que sa mère. Les enfants de Lulu se moquent tout le temps du maigrichon mauvais élève de Germaine. C’en est trop, elle décide de se venger ! Elle apporte alors chaque jour de délicieux gâteaux à Lulu qui les adore… jusqu’au jour où la fermière vient au poulailler chercher une poule pour le dîner. Mais prenez donc Lulu, c’est la plus dodue ! Et c’est ainsi que Lulu fut appréciée… pour la dernière fois !
Pomelo est un petit éléphant de jardin, tout petit, tout rose. Il vit sous un pissenlit, et il y est très bien sous son pissenlit ! Avec sa longue longue longue trompe, il vit plein d’aventures, il fait des farces, il s’emmêle dedans. Il y a trois histoires dans ce petit livre : Pomelo est bien sous son pissenlit, Pomelo a peur, et les jours amusants. On fait aussi la connaissance des amis de Pomelo dans son jardin très coloré.
Ce petit livre est une histoire brève et synthétique de la lingerie féminine, mais abondamment illustrée par les sublimes photographies de Philippe Vaurès-Santamaria. On peut regretter le format compact (15 X 17 cm seulement) mais la qualité est au rendez-vous et le prix tout petit : on ne peut pas tout avoir ! L’ouvrage fait la part belle aux parures modernes, si bien que l’on pourrait penser parfois à un catalogue publicitaire ou de VPC, mais l’auteur évite cet écueil
Le chat assassin est de retour, mais voilà, il n’assassine plus rien du tout, et ça c’est bien moins drôle ! 9 ans après le premier volume, Anne Fine nous offre une nouvelle intrigue de Tuffy, un peu tirée par les cheveux cette fois. Les maîtres de Tuffy partent en vacances et confient au pasteur Barnham le soin de faire le chat-sitter pendant une semaine. Mais le pasteur et les chats, ça fait deux ! Sans compter la petite voisine qui rêve d’un minou tout doux à caresser et à déguiser comme une poupée. Voilà Tuffy dans de sales draps.

L’idée était alléchante mais le résultat de me réjouit pas tant que cela. A la mort de sa mère, la narratrice (l’auteur ?) retrouve 39 petits agendas dans lesquels la défunte a noté chaque jour deux trois lignes de ses faits et gestes. Pas un journal intime, non, juste des notes. C’est à partir de ces notes que l’auteur va reconstituer sa vie pendant les années de guerre, de 1939 à 1945. Sa mère était courageuse et moderne : célibataire, entretenant une relation amoureuse avec un homme marié, puis fille mère, la back street parfaite. Sur fond de guerre, c’est l’amour triomphant qui nous est décrit.
Mon petit moustique… Tu comptais les dodos qu’il restait avant le grand jour, tu vérifiais que les bonbons étaient toujours là, la vaisselle de Dora aussi, et hier soir, boum, malade mon mosquito, oh rien de méchant, mais de quoi gâcher quand même ce beau 22 février. On t’a shooté à l’Advil, et en bonne forme finalement, entourée de tes copines malgré les vacances, tu as soufflé, ma reine, tes 5 bougies…
Quelque part dans un village d'Amérique Centrale, un groupe de guérilleros pénètre dans une maison et vole une paire de bottes, lesquelles appartiennent au propriétaire José Alvaro Cruz, fonctionnaire au cadastre. C'en est trop pour Eladio, le vieux domestique qui les surprend. Lorsqu'il se remet du vilain coup qu'ils lui ont donné sur la tête, il décide de partir sur leurs traces et de récupérer coûte que coûte ces bottes. Il y a quelque chose d'absurde dans cette histoire, cette abnégation du vieux serviteur à rejoindre les montagnes. Plus que les bottes à récupérer, c'est d'abord une question d'honneur et d'orgueil : se prouver qu'il est encore capable de quelque chose. Mais la route est longue et les montagnes bien loin, Eladio n'a rien à boire ni à manger, il est fatigué.