Pause café

Pile de livres, huile sur toile 61 x 38
Denis Pesnot, 1996
Rassurez-vous, je lis toujours, c'est bien le problème ! deux pavés en même temps parce qu'il faut les rendre vite ici ou là, un livre plus court quand je veux m'aérer un peu, et une forte inquiétude quand je vois tous les livres qui sont arrivés par la Poste récemment : mes gentilles prêteuses, soyez patientes, car là vraiment je ne m'en sors plus ! Sans compter que je n'ai pas encore ouvert les sept titres du Prix Elle à lire en un mois. Qu'au mois de juin tous les soirs il y a une kermesse, une expo dans les écoles, un gala de danse, un conseil de discipline, un conseil de classe, des conseils d'écoles, une commission permanente, un conseil d'admistration, et qu'en journée il y a le travail, les jours de stage à Angers (à noter seulement pour les 160 km quotidiens) et que parfois aussi je dors. La nuit, ça m'est même indispensable.
J'ai pourtant dormi, mais le café se révèle nécessaire ce matin et à la pause café, de quoi on cause ? du premier ministre qui a donné une conférence hier soir dans le bâtiment où je travaille, de la brigade sécurité et de l'équipe de déminage qui a vérifié ma bibliothèque, des fois que j'aurais caché une bombe dans un bouquin, de la grande salle trop pleine, pendant que moi les gens, vous savez quoi, je regardais tranquillou un épisode de la petite maison dans la prairie avec Mosquito, hi hi hi. Il faut plus qu'un ministre, même premier, pour me faire revenir au bureau le soir, nan mais ! (Je précise que dans ma bourgade, le sieur est candidat aux législatives, ceci expliquant cela), parce que pour voir la campagne sarthoise, quand même, faut une grande envie !
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Projet original que cet album commun Boilet / Takahama ! De Frédéric Boilet j’avais beaucoup aimé
Ce livre est un recueil de deux nouvelles écrites en 1989 mais traduites et publiées en France pour la première fois en 1993, à l’occasion de la
sortie d’un nouveau roman de l’auteur, le musée du silence.
Un soir dans un restaurant chinois, Annabelle, la trentaine, vole une sirène dans un aquarium et l’élève dans sa baignoire. Cette petite
sirène prend de plus en plus de place, dans tous les sens du
Olivia Hunt est renvoyée de chez Universal où elle était productrice. Son petit ami Michael l’a quittée. En même temps, sa petite sœur Maddie (Madeline, 28 ans)
est hospitalisée, atteinte d’une leucémie. La construction du roman est intéressante : une succession de lettres écrites par Olivia, à sa meilleure amie Tina, à sa sœur, à ses parents, aux
acteurs et autres producteurs de cinéma, lettres pour lesquelles nous n’avons jamais les réponses, mais qui permettent de suivre très bien l’avancée de l’histoire. Les prodigieuses aventures, parce que petite fille, elle inventait des histoires pour sa petite sœur, elle lui racontait de prodigieuses
aventures… Déboires, soucis, le ton est souvent drôle et sarcastique, mais voilà, il n’y a pas de déclic pour m’emporter franchement dans ce roman. Je le traîne depuis un bout de temps, je
l’ai lu en alternance avec le polar dont je parlais plus haut, reposé, repris, reposé et aujourd’hui vu la hauteur de ma PAL (et ma gourmandise pour des choses plus alléchantes), non, inutile,
j’abandonne ! (p. 136/344).
Je lis assez peu de romans policiers depuis quelques années, et hélas, ce n’est pas celui-ci qui va me donner envie d’en lire davantage !
J’ai peiné, vraiment, pour le finir. Sans compter que les mises en page de chez Rivages sont denses et les polices de caractères petites ! 350 pages en rivages thriller, c’est bien 500
ailleurs. Mais là n’est pas vraiment la question !

