Le vilain petit canard et moi, un film d'animation de Michael Hegner et Karsten Kiilerich (2007)
Avec les voix de Bruno Solo (le rat Ratso), M. Pokora (Mosch) et Leslie

Adaptation très libre du conte d'Andersen
Le synopsis :
"Nous connaissons tous l'histoire du caneton qui se transforma en cygne mais ce que la majorité des gens ignore, c'est que ce vilain petit canard fut adopté bien malgré lui par Ratso, un rat des villes réfugié à la campagne... Se faisant passer aux yeux des canards pour le père d'un oeuf égaré, Ratso a l'autorisation de rester dans l'enceinte sécurisée de la basse cour où il s'est réfugié. Mais à un certain prix ! Non seulement, il doit élever le jeune volatile tout juste éclos de cet oeuf, mais il doit aussi remplir les fonctions d'homme à tout faire ! Et puis, il y a le jeune caneton, appelé à juste titre Mosh, que Ratso trouve vraiment énervant, gênant et... laid. Rester dans la cour des canards ne satisfait pas les ambitions de Ratso. Il décide donc de se rendre à la plus grande fête foraine du pays pour y monter son spectacle. Mais il doit emmener Mosh avec lui..."
Mon avis :
Je suis très partagée sur ce film, à vrai dire très déçue. Si l'animation elle-même est très bien faite, l'histoire ne me plaît pas. Quand j'emmène mes filles voir ce genre de film, j'espère un moment de poésie, de rêve, d'émotions, ou de rires. Là, le personnage principal de Ratso a un comportement ignoble, égoïste, roublard, moqueur, utilisant et ridiculisant le "vilain petit canard" et avant lui le petit ver pour son avantage personnel. Moqueries, humiliations, on se demande quand enfin la situation va changer, mais elle ne change pas vraiment. A la fin la morale est sauve quand même, le vilain petit canard prénommé Mosch est devenu un beau cygne, et ne renie pas son père adoptif, l'horrible Ratso, mais jusqu'au bout, celui-ci restera un profiteur égoïste. Je ne m'attendais pas à cela, mais à une jolie histoire. Quant à l'humour tant annoncé, bof, peu de rires dans la salle !
L'avis des filles : Mosquito a eu peur parfois, et a aimé. Anne-Claire, 10 ans : "mouais bof".
Ma note : 2,5/5
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J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque un peu par hasard, parce que j’avais envie d’un livre court, parce que c’est Guillaume Le Touze (que j’avais apprécié dans 
Ah, ce Foenkinos, il m’avait déjà amusée avec le
« Comment font les autres, tous ceux qui ne meurent pas d’amour ? » Cette courte phrase est à elle seule la quatrième de couverture du livre, mais allez savoir, déjà elle me parle et me plaît.
Parfois comme cela sans raison, il me prend l’envie de sortir des rayons [de la bibliothèque dans laquelle je travaille] un livre oublié, un livre dont personne ne veut, qui n’a jamais été emprunté et que bien souvent nous avons choisi dans le bibliobus, l’une de mes bénévoles ou moi-même, avec le souci de varier nos collections. Pourquoi aujourd’hui ce livre plutôt qu’un autre, je ne sais pas. Il n’a pas de couverture illustrée qui pourrait être attirante, elle est sobre et pareille à toutes les couv bleues de chez Stock. Le format est petit et le livre assez fin, ce qui explique peut-être qu’il se perd entre deux plus gros sur une étagère. Alors le titre peut-être ? Nous grandissons, ce nous qui a valeur d’universel ? L’auteur ? Béatrice Rateboeuf, parfaite inconnue, alsacienne né en 1954, qui signait là son premier livre. Parfois ces pêches hasardeuses dans les rayons révèlent des petites pépites, parfois elles ne dévoilent qu’un livre disons, banal. C’est le jeu du hasard.
Synopsis d’allociné :
Tim(othée) fête ses 10 ans avec quelques copains dans sa cité HLM de banlieue. Parfois, il y a des télés qui passent par les fenêtres, quand les voisins du dessus se chamaillent. Et puis il y a le Vieux, en face, un vieux sale et bougon, qui insulte les enfants. Timothée le croise souvent à la supérette, il mange en cachette du chocolat dans les rayons, et il achète toujours la même chose : des boites pour son chat. Et puis un jour, ce n’est pas une télé qui passe par la fenêtre, mais le Vieux. Tim se pose alors bien des questions. Avec sa mère, il va dans l’appartement du Vieux, pour s’occuper du chat. Mais il n’y a jamais eu de chat. Les boîtes, elles étaient pour le p’tit vieux. P't'être, p't'être pas. Ça fout un sacré coup au moral, de ne pas voir la solitude et la misère au pied de sa porte. Et il est toujours trop tard quand on le réalise, car Tim commençait à bien l’aimer, ce p’tit vieux qui lui avait souhaité « bon anniversaire » par la fenêtre. Un peu de temps encore, et ils se seraient apprivoisés tous les deux. Mais c’est fini. Voilà.
C’est l’avis de
Magasin général tome 1 : Marie
Magasin général tome 2 : Serge
Casterman, 2006, 72 pages, prix : 13,95 € chaque